Un pionnier oublié de l’histoire de la Nouvelle-France: Guillaume Hébert. A Forgotten ancestor: Guillaume Hébert

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Un pionnier oublié de l’histoire de la Nouvelle-France: Guillaume Hébert

par Robert Bérubé

Guillaume Hébert est né vers 1614 (1608?) à Saint-Germain-des Prés à Paris. Il est le fils de Louis Hébert et de Marie Rollet.

Guillaume, un petit bonhomme, de près de 3 ans, sa mère Marie Rollet, son père Louis Hébert ses sœurs Anne et Guillemette ont quitté Honfleur en France le 11 mars 1617 sur le voilier le Saint-Étienne. À bord, il y avait aussi Samuel de Champlain, son oncle Claude Rollet, et son futur beau-frère Étienne Jonquet. Le voyage dure trois mois et les conditions du voyage sont pénibles! Ils arrivent à Québec le 15 juillet 1617. (Il y a 400 ans)

En 1617, sa sœur Anne Hébert épousa Étienne Jonquet. Malheureusement, Anne est décédée en 1619 (1620) en donnant naissance à un bébé qui est aussi décédé. Anne avait à peine 17 ans.

Le 26 août 1621, sa sœur Marie Guillemette épousa Guillaume Couillard.

Le 23 janvier 1627, son père Louis Hébert décède suite à un accident sur la glace. Guillaume a environ 13 ans!

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Le 16 mai 1629, sa mère Marie Rollet épousa un troisième conjoint, Guillaume Hubou.

L’année 1629, est aussi reconnu par la prise de Québec par les frères Kirke ce qui veut dire que Guillaume a vécu sous l’occupation anglaise.

Le 1er octobre 1634, Guillaume épousa Hélène Desportes, à Québec. Hélène est la fille de Françoise Langlois et de Pierre Desportes. Sa date précise de naissance n’est pas connue. PRDH dit qu’elle est née 1620 à Québec.

Guillaume Hébert et Hélène Desportes sont parents des enfants suivants :

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Joseph 3 novembre 1636 Québec 12 octobre 1660 Québec 1661 Charlotte Depoitiers Buisson
Françoise 23 janvier 1638 Québec 20 novembre 1651 Québec 16 mars 1716 Montmagny Guillaume Fournier
Angélique 2 août 1639 Québec Avant 1666

Le 23 septembre 1639, Guillaume décède à Québec. Nous ne connaissons pas la cause de son décès. Il avait environ 25 ans. Il meurt moins de deux mois, après la naissance du bébé Angélique. Hélène se retrouve veuve avec trois jeunes enfants.

Le 9 janvier 1640, à Québec, Hélène épousa Noël Morin fils de Claude Morin et de Jeanne Moreau.

En 1661, Joseph Hébert, le fils de Guillaume, fut tué par les Iroquois ce qui fait qu’il n’y a pas de descendants du nom de Hébert.

Hélène est décédée le 24 juin 1675 chez son fils à Saint Thomas de la rivière du Sud.

Leur fille Françoise, notre ancêtre devient une sage-femme en 1703.

Guillaume se trouve être méconnu par les gens. Ses parents Louis Hébert et Marie Rollet, sa sœur Guillemette Hébert et son conjoint Guillaume Couillard sont très connus et on retrouve une multitude de biographies à leur sujet. Guillaume et sa sœur Anne sont très peu connus car ils sont décédés jeunes. Pourtant, les deux font partie de la première famille qui a laissé une descendance qui est venue de la France. Ils ont vécu, le voyage dangereux, ils ont connu Champlain, les premiers coureurs de bois et ils étaient les premiers enfants Français à rencontrer les Amérindiens de la région. Guillaume a vécu l’occupation de Québec. De plus, la vie de Guillaume est éclipsée par celle de son épouse qui était une sage-femme et qui a laissé une grande descendance avec son deuxième conjoint.

Suite au décès de Guillaume, Hélène Desportes se trouve pauvre et démunie. Selon Michel Langlois dans « Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Vol II, p. 464 ». L’inventaire des biens fait par le notaire Piraube du 21 octobre 1639, révèle le suivant :

«Sa maison est « assise » à Québec proche de l’église paroissiale. On trouve six boisseaux de bl de sarrasin dans sa grange, plusieurs gerbes de pois « en tas secs lesquelles pourries qu’ elles ne pouvoient estre pour lors remuée pour les compter et qu’a longtemps d’icy elles ne peuvent estre battties à cause du petit nombre de personnes et des urgentes occupations ou sont arrestez tous les jours les habitants de cette nouvelle colonie»

La maison qualifiée d’inhabitable dans cet inventaire réalisé en 1639, est celle reçue lors du partage des biens de son père en 1634.Cet inventaire nous révèle plusieurs faits au sujet de la vie en Nouvelle-France. Francis Back a rédigé un article fort intéressant au sujet des vêtements de Guillaume Hébert énumérés dans l’inventaire, intitulé : « Un pionnier en 1639 » dans Cap-aux-Diamants : la revue d’histoire du Québec , n° 51, 1997, p. 51. Vous pouvez lire cet article à : https://www.erudit.org/fr/revues/cd/1997-n51-cd1042453/8149ac.pdf

J’ai déjà parlé des parents de Guillaume dans les articles ci-dessous. Vous pouvez les consulter à :

Marie Rollet

https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/01/12/marie-rollet-1580-1649-la-premiere-canadienne-the-first-canadienne/

Louis Hébert

https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/01/05/louis-hebert-le-premier-de-nos-ancetres-the-first/

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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Guillaume 10

A Forgotten ancestor: Guillaume Hébert

by Robert Bérubé

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Guillaume Hébert was born around 1614 (1608?) In Saint-Germain-des-Prés in Paris. He is the son of Louis Hébert and Marie Rollet.

Guillaume, a child, almost 3 years old, his mother Marie Rollet, his father Louis Hébert, his sisters Anne and Guillemette left Honfleur in France on 11 March 1617, on the Saint-Etienne. On board, there were also Samuel de Champlain, Guillaume’s uncle Claude Rollet, and his future brother-in-law Étienne Jonquet. The journey lasts three months and the conditions of the journey are difficult! They arrived in Québec City on July 15, 1617. (400 years ago)

.In 1617, his sister Anne Hébert married Étienne Jonquet. Unfortunately, Anne died in 1619 (1620) giving birth to a baby who also died. Anne was only 17 years old.

On August 26, 1621, his sister Marie Guillemette married Guillaume Couillard.

On January 23, 1627, his father Louis Hébert died as a result of an accident by falling on the ice. Guillaume is about 13 years old!

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On May 16, 1629, his mother Marie Rollet married a third spouse, Guillaume Hubou.

The year 1629, is also recognized by the taking of Québec by the brothers Kirke which means that Guillaume lived under the English occupation.

On October 1, 1634, Guillaume married Hélène Desportes in Québec City. Hélène is the daughter of Françoise Langlois and Pierre Desportes. Her precise date of birth is not known. PRDH says she was born in 1620 in Québec City.

Guillaume Hébert and Hélène Desportes are the parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Joseph 3 november 1636 Québec 12 october 1660 Québec 1661 Charlotte Depoitiers Buisson
Françoise 23 jan. 1638 Québec 20 november 1651 Québec 16 march 1716 Montmagny Guillaume Fournier
Angélique 2 aug. 1639 Québec Before 1666

On September 23, 1639, Guillaume died in Québec City. We do not know the cause of his death. He was about 25 years old. He died less than two months after the birth of his child Angélique. Hélène finds herself a widow with three young children.

On January 9, 1640, in Québec City, Hélène married Noël Morin, son of Claude Morin and Jeanne Moreau.

In 1661, Joseph Hébert, son of Guillaume, was killed by the Iroquois, which means that there are no descendants with the name Hébert.

Hélène died on June 24, 1675 at her son’s home in Saint Thomas de la rivière du Sud.

Their daughter Françoise, our ancestor, became a midwife in 1703.

Guillaume happens to be misunderstood by people. His parents, Louis Hébert and Marie Rollet, his sister Guillemette Hébert and her spouse Guillaume Couillard are very well known and we find a multitude of biographies about them. Guillaume and his sister Anne are very little known because they died young. Yet, both are part of the first family that left a descent that came from France. They lived, the dangerous journey across the ocean, they knew Champlain, the first Voyageurs and they were the first French children to meet the Amerindians of the region. Guillaume lived through the occupation of Québec by the English. Moreover, Guillaume’s life was eclipsed by that of his wife, who was a midwife and who left many children with her second husband.

Following the death of Guillaume, Hélène Desportes finds herself, poor and destitute. According to Michel Langlois in “Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, Vol II, p. 464. ” The inventory of the property made by the notary Piraube of October 21, 1639, reveals the following:

“Her house is” situated “in Québec City near the parish church. There are six bushels of buckwheat in her barn, several sheaves of dry peas, which are rotten, that they could not be stirred up to count them, and that for a long time they cannot be beaten because of a small number of people and also because of the urgent occupations of the inhabitants of this new colony ”

The house described as uninhabitable in this inventory made in 1639, is the one received when sharing the property of his father in 1634.This inventory reveals several facts about life in New France. Francis Back wrote a very interesting article about Guillaume Hébert’s clothes listed in the inventory entitled “A Pioneer in 1639” in Cap-aux-Diamants: Québec History Magazine, No. 51, 1997, p. 51. You can read this article at:

https://www.erudit.org/fr/revues/cd/1997-n51-cd1042453/8149ac.pdf

I have already published articles regarding his parents at :

Marie Rollet

https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/01/12/marie-rollet-1580-1649-la-premiere-canadienne-the-first-canadienne/

Louis Hébert

https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/01/05/louis-hebert-le-premier-de-nos-ancetres-the-first/

 

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
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Le 13 novembre 1689 : Le massacre de Lachenaie. November 13, 1689: The Lachenaie Massacre.

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The English version follows the French one.

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Le 13 novembre 1689 : Le massacre de Lachenaie.

par Robert Bérubé

Préambule au massacre...

Voici un résumé très simplifié qui sert de préambule pour comprendre le massacre.

Lorsque les Français arrivent sur le territoire d’Amérique, les Iroquois sont organisés en Confédération des Cinq-Nations : les tribus des Agniers (Mohawks), celle des Onneyouts (Oneida), des Onontagués (Onondaga), des Goyogouins (Cayugas) et les Tsonnontouans (Senecas).

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Il y eut des conflits dès le début entre les Français alliés aux Algonquins et Hurons contre les Iroquois alliés aux Anglais et aux Hollandais. Pour les Européens, le but c’était l’économie. Est-ce que ce serait la France, l’Angleterre, ou la Hollande qui obtiendrait le plus de peaux de castors pour vendre en Europe. Qui contrôlerait le marché? Quel roi deviendrait le plus riche?

Les Européens se sont alliés à des tribus Amérindiennes durant les conflits afin d’obtenir un gain économique. Sans cette aide, ils n’auraient pu assumer le contrôle du marché des peaux de castors.

Il faut se rappeler que les Iroquois de leur côté voulait intégrer les tribus Algonquines, Huronnes et autres à leur nation car leur peuple avait été décimé par des maladies apportées de l’Europe.

Il faut dire et admettre qu’une paix existait entre les Iroquois et les Français depuis 1667.

Cette paix fut brisée par les Français en 1684, lorsque le gouverneur Le Febvre de La Barre a lancé une expédition contre les Tsonnontouans (Senecas) avec 680, Français, 378 guerriers indigènes chrétiens (Iroquois, Abénaquis, Algonquins, Nipissing, Wendat), potentiellement 1000 autres guerriers indigènes du continent et environ 100 coureurs de bois français. L’expédition était un échec dû à une maladie et à l’absence de fournitures. Le gouverneur La Barre fut alors forcé de conclure avec les Iroquois une «paix honteuse».

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Le 13 juin, 1687, la guerre fut déclarée par le ministre de la marine française. Jacques-René de Brisay, gouverneur en 1685 reçoit l’ordre de mettre fin à « la paix honteuse avec les Iroquois ». L’expédition contre les Iroquois quitta Montréal, avec 832 hommes des troupes de la marine, 900 hommes de milice et 400 Indiens alliés. Ils ont capturé des Iroquois neutre pour les empêcher de communiquer aux villages iroquois au sud du lac, la nouvelle de l’approche de l’armée française. En tout, 50 à 60 hommes et 150 femmes et enfants furent emmenés à Montréal. Le gouverneur Jacques-René de Brisay expédia en France, 36 des 58 prisonniers iroquois, pour qu’ils soient envoyés aux galères du roi. De plus, les Français ont brûlé plusieurs villages car les Iroquois s’étaient sauvés dans les bois. Le ravage des communautés a causé une grande famine chez les Iroquois et le résultat fut plusieurs décès.

Le 19 mai 1689, la guerre de la ligue d’Augsbourg commença et cela eut des répercussions sur le territoire américain. (la première guerre intercoloniale). Les Anglais ont encouragé les Iroquois à attaquer les Français.

Le 5 août 1689, les habitants de Lachine furent attaqués. Je parlerai du massacre de Lachine dans un autre article.

Le même scénario est répété le 13 novembre 1689. Plus de 150, Iroquois attaquent le village de Lachenaie, au nord de Montréal, pendant le crépuscule. Le résultat a été une nuit de terreur pour certaines et certains de nos ancêtres!

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Malheureusement, ce ne sont jamais les gens en pouvoir ou ceux qui veulent la guerre qui deviennent victimes de ces conflits. Si tel était le cas, il n’y aurait pas de guerre !

Dans un texte intitulé “Un brin d’histoire” parue dans le journal “La Revue”, Claude Martel nous décrit le suivant : «  le 13 novembre 1689, environ, 1500, Iroquois profitent d’une nuit d’épaisse poudrerie pour faire irruption à Lachenaie et surprendre les habitants dans leur sommeil. Une lettre, écrite par le gouverneur Frontenac quelques jours plus tard, nous informe que les Iroquois ont brûlé et saccagé toutes les habitations jusqu’auprès du fort, et tué tous les habitants, sauf deux, qui ont réussi à se sauver. Le gouverneur enchaîne sur la nécessité d’obtenir des renforts militaires pour «réprimer la fierté et la hardiesse de ces maudits sauvages». Frontenac ordonne à ses soldats de poursuivre les attaquants, mais les résultats sont rarement satisfaisants. Il offre même des primes, dix écus pour un scalp (eh oui! les Français aussi avaient recours au scalp!) et vingt pour les prisonniers anglais! Les troupes françaises se rendront jusqu’au Massachusetts pour châtier l’ennemi ».

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Plusieurs personnes furent tuées sur le coup, certaines ont été emprisonnées et tuées plus tard. Quelques enfants ont été adoptés par des familles iroquoises. Il semblerait que plus de 30 habitants, un tiers de la population de Lachenaie a péri dans ce massacre. Voici les noms des victimes du massacre. Certains chercheurs ajoutent aussi les noms de Marie-Thérèse Hunault, 26 ans et Jean Minson, 17 ans qui ont été tués avant l’attaque du 13 novembre 1689. Les noms noircis sont membres de la famille.

Suzanne Betfer (Bedford) 55 ans Angélique Cottineau, 5 mois Louis Cottineau, 2 ans
Charles Desmarre, 68 ans François Ethier, 36 ans Marie-Françoise Ethier, 2 ans
Jacques Ethier, 6 mois Léonard Ethier, 47 ans Jean-Baptiste Fonteneau, 38 ans
Madeleine Fonteneau, 7 ans Charles Garnier, 5 ans Jeanne Garnier, 6 ans
Julien Garnier, 40 ans Marguerite Garnier, 1 an Michel Garnier, 4 ans
Pierre Garnier, 10 ans Charles Hubou, 35 ans Geneviève Hubou, 33 ans
Gilette Mignolet, 43 ans Jean Muloin, 38 ans Anne Minson, 12 ans
Jean-Baptiste Minson, 12 ans Marguerite Minson, 15 ans Marie-Thérèse Minson, 10 ans
Nicolas Minson, 53 ans Bernard Sauvageau, 8 ans Flavie Sauvageau, 5 ans
Marguerite Sauvageau, 8 ans Marie Sauvageau, 1 an Marie-Thérèse Sauvageau, 7 ans
René Sauvageau, 67 ans

Des 31 victimes identifiées, 15 sont membres de notre famille, y compris la plus vieille femme du groupe, Suzanne Bedford.

Notre ancêtre Suzanne Bedford (Betfer) est née vers 1631, à Gloucester en Angleterre. Elle est la fille de Gilbert Bedford et d’Anne Bonne. Certains avancent que la mère de Suzanne était une huguenote française, ce qui expliquerait le fait que Suzanne s’est rendu en France. Je n’ai trouvé aucune preuve pour appuyer ce fait.

 

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Gloucester UK circa 1700

 

Elle épousa Jean Serne avant 1949. Nous ne connaissons pas la date du mariage, ni la date du décès du conjoint.

Vers 1649, la jeune veuve a immigré en Nouvelle-France.

Le 28 septembre 1649, elle épousa Mathieu Hubou dit Deslongchamps à Québec. Mathieu a été baptisé le 5 mars 1626 à Saint André du Mesnil-Durand dans le Calvados. Il est le fils de Nicolas Hubou et de Madeleine Moulin. Mathieu est le frère de Françoise mariée avec Michel Desorcy, et il est le neveu de Guillaume Hubou troisième époux de Marie Rollet. Mathieu est cité la première fois le 24 novembre 1641, à Sillery. Il est procureur fiscal de la seigneurie de Montréal du 3 avril 1677 au 23 février, 1678.

Mathieu Hubou est décédé le 31 octobre 1678 et il a été enterré le 2 novembre 1678 à Pointe-aux Trembles.

Suzanne Bedford et Mathieu Hubou sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Athanase 2 novembre 1650 Québec entre 1667 et 1681
Mathieu 9 août 1652 Québec 29 mai 1694 Lachenaie 17 janvier 1723 Laval Catherine Goulet
Jean Baptiste 8, 9 août 1654 Québec 25 novembre 1688 Lachenaie 20 avril 1697 Marguerite Goulet
Geneviève 18 avril 1656 Québec 29 octobre 1675 Pointe-aux-Trembles 13 novembre 1689 Julien Garnier
Anne 7 août 1658 Québec 1670                 30 juillet 1691 Montréal 31 janvier 1728 Montréal René Sauvageau (Maisonneuve)Moïse Hilaret
Jacques 1 mai 1660 Québec 15 avril 1676 Montréal
Nicolas 19 juillet 1662 Québec ?
Charles 9 septembre 1664 Québec Cité 21 octobre 1688 Repentigny le 13 novembre 1689
Madeleine 16 janvier 1678 Pointe-aux-Trembles 8 février 1678 Montréal

Suzanne Bedford est décédée soit le 13 novembre 1689, lors du massacre ou peu de temps après, en captivité.

Les enfants de Suzanne Bedford et de Mathieu Hubou et leurs enfants:

Suzanne Bedford avait donné naissance à neuf enfants. Son fils Athanase est décédé entre 1667 et 1681. Son fils Jacques est mort le 15 avril 1676, à Montréal et sa petite dernière Madeleine n’a vécu que quelques semaines. Nous avons peu de renseignements concernant son fils Nicolas, donc, j’assume qu’il est décédé jeune et avant le massacre.

Le jour avant le massacre, le 12 novembre 1689, Suzanne Bedford était mère de cinq enfants adultes (trois fils et deux filles), belle-mère de deux gendres et d’une bru et grand-mère de 13 petits-enfants. Suzanne est veuve depuis onze ans et elle vit avec ses deux fils célibataires, Mathieu âgé de 36 ans et Charles, un jeune homme de 24 ans. En 1694, Mathieu épousa Catherine Goulet.

Son fils Jean-Baptiste est l’époux de Marguerite Goulet. Sa fille Geneviève est l’épouse de Julien Garnier et sa fille Anne, notre ancêtre est la conjointe de René Sauvageau.

Jean-Baptiste et son épouse Marguerite Goulet sont parents d’un bébé d’un mois nommé Jean-Baptiste, fils. La date de leur mariage était le 25 novembre 1688 à Lachenaie.

Geneviève Hubou épousa Julien Garnier le 29 octobre 1675, à la paroisse voisine de Lachenaie, Pointe-aux-Trembles et ils sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Pierre Garnier 1679 le 13 novembre 1689
Geneviève 26 décembre 1680 Lachenaie 24 janvier 1681 Lachenaie
Geneviève 19 février 1682 Repentigny 12 juin 1702 2 mars 1758 L’Assomption Jean Charles Rochon
Jeanne 6 mai 1683 Lachenaie Un Oneyoute
Charles 19 mai 1684 Lachenaie le 13 novembre 1689
Michel 20 octobre 1685 Lachenaie le 13 novembre 1689
Marguerite 21 août 1688 Lachenaie le 13 novembre 1689

Anne Hubou, fille de Suzanne Bedford et de Mathieu Hubou est née le 7 août 1658 à Québec. En 1678, à Québec, elle épousa René Sauvageau dit Maisonneuve. René est né vers 1634 à Saumur (Maine-et-Loire). Il est le fils de Gratien Savageau et René Tabit. Il est arrivé en Nouvelle-France, en 1665 en tant que chirurgien au régiment de Carignan-Salières, compagnie de Dugué. Anne et Mathieu sont aussi nos ancêtres.

 

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Chirurgien: 17e siècle

 

Anne Hubou et René Sauvageau sont parents des enfants suivants:

Marie Anne 1 novembre 1679 Point-aux-Trembles 14 novembre 1696 Montréal 7 septembre 1736 Terrebonne René Bouchard (Vallée)
Marguerite 31 janvier 1681 Repentigny le 13 novembre 1689
Marie Thérèse 25 octobre 1682 Repentigny le 13 novembre 1689
Flavie Anne 20 janvier 1684 Repentigny le 13 novembre 1689
Bernard 7 janvier 1687 Lachenaie le 13 novembre 1689
Marie 21 octobre 1688 Lachenaie le 13 novembre 1689

Le 12 novembre 1689, la famille Bedford-Hubou et les descendants comptent 22 personnes dont neuf adultes et 13 enfants. Le lendemain du massacre, quatre adultes et quatre enfants avaient survécu dont une petite qui avait été enlevée par les Iroquois.

Les cinq victimes adultes sont Suzanne Bedford et son fils Charles Hubou. Selon Diane Tourville dans son site web au sujet de la famille Hubou-Tourville: “Un inventaire de décès du notaire Basset daté du 12 décembre 1689, confirme la mort ou la disparition de Geneviève Hubou et de Julien Garnier, le 13 novembre. Un second document du 1 juin 1691, indique que René Sauvageau a été tué par les Iroquois en 1689”. Nous pouvons confirmer les décès de Suzanne Bedford, de Julien Garnier et René Sauvageau à cause de ce même document. Il y a beaucoup de renseignements sur ce site et je vous encourage à le visiter: http://www.huboutourvillegenealogy.com/wpfr/?p=163

Ce qui est triste c’est que les survivants et les survivantes du massacre ne sont pas mentionnés. L’histoire semble vouloir oublier que 14 personnes de cette famille sont décédées et huit personnes ont survécu et vivent des séquelles de traumatismes!

Des survivants, le fils Mathieu Hubou qui était célibataire épousa Catherine Goulet en 1694.

Jean-Baptiste Hubou qui était premier brigadier des gardes de Monsieur le Général de 1684 à 1688, décède le 20 avril 1697, lors d’une expédition militaire. Son épouse Marguerite Goulet épousa Michel Feuillon en deuxième noces. Le bébé Jean-Baptiste est décédé le 24 décembre 1694, âgé de 5 ans.

Anne Hubou quitte Lachenaie avec sa fille aînée. Elle épousa Moïse Hilaret, le 30 juillet 1691 à Montréal. Elle décède le 31 janvier 1728, à Montréal.

Sa fille Marie Anne Sauvageau, notre ancêtre épousa René Bouchard le 14 novembre 1696 à Terrebonne. Elle meurt le 7 septembre, 1736 à Terrebonne.

Pendant un bout de temps, il semblait que la seule survivante de la famille Garnier était Geneviève Garnier qui est devenue l’épouse de Jean Rocheron (Rochon). Julien Garnier et sa fille Jeanne avaient été faits prisonniers. Julien est décédé avant 1706 et Jeanne avait épousé un Oneyoute.

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Ce qui est triste dans toute guerre et conflits c’est que sont des gens ordinaires qui deviennent victimes à cause de l’avarice des gens en pouvoir!

Il ne semble pas y avoir de monument historique qui parle du massacre de Lachenaie!

Voici la lignée de Suzanne Bedford à moi.

Suzanne Bedford (1631-1689)

Anne Hubou (1658-1728)

Marie Anne Sauvageau (1679-1736)

Marie Anne Bouchard (1706-1779)

Madeleine Boudria (1738-1762)

Pierre Jolivet (Lepine) (1758-1807)

Geneviève Jolivet (Lepine) (1784-1815)

Angélique (Adélaïde) Perrier (1806-1865)

Olive Labrosse (Raymond) (1827-1912)

Cyriac Marion (1862-1949)

Thomas Marion (1895-1982)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

Remerciements:

Martel, Claude (1994), Lachenaie : Du fort à la ville. Ville de Lachenaie.

Martel Claude (2011), “La Revue de cœur et d’action” de Terrebonne du 15 et du 22 novembre 2011.

http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n21916.php

http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n21965.php

Nadon, Mario (1983), Le premier demi-siècle de Lachenaie, Thèse de maîtrise, Université de Montréal.

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November 13, 1689: The Lachenaie Massacre.

by Robert Bérubé

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Preamble to the massacre …

Here is a very simplified summary that serves as a preamble to understand the massacre.

When the French arrived in North America, the Iroquois were organized into the Confederacy of the Five Nations: the tribes of the Mohawks (Agniers), Oneida (Onneyouts), Onondaga (Onontagués), Cayugas (Goyogouins) and Senecas (Tsonnontouans).

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There were conflicts at the outset between the French allied with the Algonquins and the Hurons against the Iroquois allied with the English and the Dutch. For the Europeans, the goal was economics. Would it be France, England, or Holland that would get the most beaver skins to sell in Europe? Who would control the market? Which king would become the richest?

The Europeans allied themselves with the Amerindian tribes during the conflicts in order to obtain an economic gain. Without this aid, they would not have been able to control the market for beaver pelts.

It must be remembered that the Iroquois wanted to integrate the Algonquin, Huron and other tribes into their nation because their people had been decimated by diseases brought from Europe.

It must be said and admitted that a peace existed between the Iroquois and the French since 1667.

This peace was broken by the French in 1684 when the governor Le Febvre de La Barre launched an expedition against the Senecas with 680 French, 378 indigenous Christian warriors (Iroquois, Abenakis, Algonquins, Nipissing, Wendat), potentially 1000 other indigenous warriors of the continent and about 100 French Coureurs de bois. The expedition was a failure due to illness and lack of supplies. Governor La Barre was then forced to conclude with the Iroquois a “shameful peace.”

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On June 13, 1687, the war was declared by the Minister of the French Navy. Jacques-René de Brisay, governor in 1685, was ordered to put an end to “the shameful peace with the Iroquois.” The expedition against the Iroquois left Montréal, with 832 men of the naval troops, 900 militiamen, and 400 allied Indians. They captured neutral Iroquois to prevent them from communicating to the Iroquois villages south of the lake, the news of the approach of the French army. In all, 50 to 60 men and 150 women and children were taken to Montréal. Governor Jacques-René de Brisay sent 36 of the 58 Iroquois prisoners to France, to be sent to the king’s galleys. In addition, the French burned several villages because the Iroquois had fled to the woods. The devastation of the communities caused a great famine among the Iroquois, and the result was several deaths.

On May 19, 1689, the war in the Augsburg League began and this had repercussions on the American territory. (the first intercolonial war). The English encouraged the Iroquois to attack the French.

On August 5, 1689, the inhabitants of Lachine were attacked. I will talk about the Lachine massacre in another article.

The same scenario was repeated on November 13, 1689. More than 150, Iroquois attacked the village of Lachenaie, north of Montreal, during the twilight. The result was a night of terror for some of our ancestors!

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Unfortunately, it is never the people in power or those who want a war that become victims of these conflicts. If that were the case, there would be no war!

Claude Martel, in a text entitled “Un peu d’histoire” (A Bit of History) published in La Revue, describes the following: “On November 13, 1689, about 150, Iroquois took advantage of a night of heavy blowing snow to break in to Lachenaie and to surprise the inhabitants in their sleep. A letter, written by Governor Frontenac a few days later, informs us that the Iroquois burned and ransacked all the dwellings up to the fort, and killed all but two of the inhabitants who managed to escape. The governor chains on the necessity of obtaining military reinforcements to “repress the pride and the boldness of these damned savages”. Frontenac orders his soldiers to prosecute the attackers, but the results are rarely satisfactory. He even offered bonuses, ten crowns for a scalp (yes, the French too had recourse to the scalp!) And twenty for the English prisoners! The French troops will go as far as Massachusetts to chastise the enemy. “

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Several people were killed on the spot, some were imprisoned and later killed. Some children were adopted by Iroquois families. It would seem that more than 30 inhabitants, a third of the population of Lachenaie perished in this massacre. These are the names of the victims of the massacre. Some researchers also add the names of Marie-Thérèse Hunault, 26 years old and Jean Minson, 17 years old who were killed before the attack on November 13, 1689. The names in bold are members of the family.

Suzanne Betfer (Bedford) 55 years Angélique Cottineau, 5 months Louis Cottineau, 2 years
Charles Desmarre, 68 years François Ethier, 36 years Marie-Françoise Ethier, 2 years
Jacques Ethier, 6 months Léonard Ethier, 47 years Jean-Baptiste Fonteneau, 38 years
Madeleine Fonteneau, 7 years Charles Garnier, 5 years Jeanne Garnier, 6 years
Julien Garnier, 40 years Marguerite Garnier, 1 year Michel Garnier, 4 years
Pierre Garnier, 10 years Charles Hubou, 35 years Geneviève Hubou, 33 years
Gilette Mignolet, 43 years Jean Muloin, 38 years Anne Minson, 12 years
Jean-Baptiste Minson, 12 years Marguerite Minson, 15 years Marie-Thérèse Minson, 10 years
Nicolas Minson, 53 years Bernard Sauvageau, 8 years Flavie Sauvageau, 5 years
Marguerite Sauvageau, 8 years Marie Sauvageau, 1 year Marie-Thérèse Sauvageau, 7 years
René Sauvageau, 67 years

Of the 31 identified victims, 15 are members of our family, including the oldest woman in the group, Suzanne Bedford.

Our ancestor Suzanne Bedford (Betfer) was born around 1631 in Gloucester, England. She is the daughter of Gilbert Bedford and Anne Bonne. Some argue that Suzanne’s mother was a French Huguenot, which would explain the fact that Suzanne went to France. I found no evidence to support this

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Gloucester UK circa 1700

She married Jean Serne before 1949. We do not know the date of the marriage, nor the date of the death of the spouse.

 

Around 1649, the young widow immigrated to New France.

On September 28, 1649, she married Mathieu Hubou dit Deslongchamps in Québec City. Mathieu was baptized on March 5,1626 in Saint André du Mesnil-Durand in the Calvados. He is the son of Nicolas Hubou and Madeleine Moulin. Mathieu is the brother of Françoise married to Michel Desorcy, and he is the nephew of Guillaume Hubou, third husband of Marie Rollet. Mathieu was first mentioned on November 24, 1641, at Sillery. He is a “procureur fiscal” (tax attorney)? for the seigneurie of Montréal from April 3, 1677 to February 23, 1678.

Mathieu Hubou died on October 31, 1678 and was buried on November 2, 1678 in Pointe-aux-Trembles.

Suzanne Bedford and Mathieu Hubou are the parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Athanase 2 november 1650 Québec between 1667 and 1681
Mathieu 9 aug. 1652

Québec

29 may 1694 Lachenaie 17 jan. 1723 Laval Catherine Goulet
Jean Baptiste 8, 9 aug. 1654 Québec 25 november 1688 Lachenaie 20 april 1697 Marguerite Goulet
Geneviève 18 april 1656

Québec

29 october 1675 Pointe-aux-Trembles 13 november 1689 Julien Garnier
Anne 7 aug. 1658 Québec 1670

30 july 1691 Montréal

31 jan. 1728 Montréal René Sauvageau (Maisonneuve)

Moïse Hilaret

Jacques 1 may 1660

Québec

15 april 1676

Montréal

Nicolas 19 july 1662 Québec ?
Charles 9 september 1664 Québec le 13 november 1689
Madeleine 16 jan. 1678 Pointe-aux-Trembles 8 feb. 1678 Montréal

Suzanne Bedford, died on November 13, 1689, during the massacre or shortly after, in captivity.

The children of Suzanne Bedford and Mathieu Hubou and their children:

Suzanne Bedford had given birth to nine children. Her son Athanase died between 1667 and 1681. Her son Jacques died on April 15, 1676, in Montréal and her last child Madeleine lived only a few weeks. We have little information concerning her son Nicolas, so I assume that he died young and before the massacre.

The day before the massacre, on November 12, 1689, Suzanne Bedford was the mother of five adult children (three sons and two daughters), a mother-in-law of two sons-in-law and a daughter-in-law and grandmother of 13 grandchildren. Suzanne had been a widow for eleven years and she lives with her two single sons, Mathieu aged 36 and Charles, a young man of 24 years. In 1694, Mathieu married Catherine Goulet.

Her son Jean-Baptiste is the husband of Marguerite Goulet. Her daughter Geneviève is the wife of Julien Garnier and her daughter Anne Hubou, our ancestor, is the spouse of René Sauvageau.

Jean-Baptiste and his wife Marguerite Goulet are the parents of a one-month-old baby named Jean-Baptiste, son. The date of their marriage was November 25, 1688 at Lachenaie.

Geneviève Hubou married Julien Garnier on October 29, 1675, at a neighboring parish of Lachenaie, in Pointe-aux-Trembles and they are the parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Pierre Garnier 1679 le 13 november 1689
Geneviève 26 décember 1680 Lachenaie 24 jan. 1681 Lachenaie
Geneviève 19 feb. 1682 Repentigny 12 june 1702 2 march 1758 L’Assomption Jean Charles Rochon
Jeanne 6 may 1683 Lachenaie An Oneida man
Charles 19 may 1684 Lachenaie le 13 november 1689
Michel 20 october 1685 Lachenaie le 13 november 1689
Marguerite 21 aug. 1688 Lachenaie le 13 november 1689

Anne Hubou, daughter of Suzanne Bedford and Mathieu Hubou was born on August 7, 1658 in Québec City. In 1678, in Québec, she married René Sauvageau dit Maisonneuve. René was born around 1634 in Saumur (Maine-et-Loire). He is the son of Gratien Savageau and René Tabit. He arrived in New France, in 1665 as a surgeon in the regiment of Carignan-Salières, company of Dugué. Anne and Mathieu are also our ancestors.

 

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Surgeon 17th century

 

Anne Hubou and René Sauvageau are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Marie Anne 1 november 1679 Point-aux-Trembles 14 november 1696 Montréal 7 september 1736 Terrebonne René Bouchard (Vallée)
Marguerite 31 jan. 1681 Repentigny le 13 november 1689
Marie Thérèse 25 october 1682 Repentigny le 13 november 1689
Flavie Anne 20 jan. 1684 Repentigny le 13 november 1689
Bernard 7 jan. 1687 Lachenaie le 13 november 1689
Marie 21 october 1688 Lachenaie le 13 november 1689

On November 12, 1689, the Bedford-Hubou family and descendants numbered 22 persons, including nine adults and 13 children. The day after the massacre, four adults and four children survived, including a small one that had been abducted by the Iroquois.

The five adult victims are Suzanne Bedford and her son Charles Hubou. According to Diane Tourville on her website about the Hubou-Tourville family: “An inventory of the death of notary Basset dated 12 December 1689 confirms the death or disappearance of Geneviève Hubou and Julien Garnier on 13 November. A second document of June 1, 1691, indicates that René Sauvageau was killed by the Iroquois in 1689 “. We can confirm the deaths of Suzanne Bedford, Julien Garnier and René Sauvageau because of the same document. There is a lot of information on this site and I encourage you to visit it: http://www.huboutourvillegenealogy.com/wpfr/?p=163

What is sad is that the survivors of the massacre are not mentioned. The story seems to forget that 14 people of this family have died and eight people have survived and are suffering from trauma!

Of the survivors, her son Mathieu Hubou who was single, married Catherine Goulet in 1694.

Jean-Baptiste Hubou, who was the first brigadier of the General’s guards from 1684 to 1688, died on April 20, 1697, during a military expedition. His wife Marguerite Goulet married Michel Feuillon in a second marriage. The baby Jean-Baptiste died on 24 December 1694, aged 5 years.

Anne Hubou left Lachenaie with her eldest daughter. She married Moïses Hilaret on July 30, 1691 in Montréal. She died on January 31, 1728, in Montréal.

Her daughter Marie Anne Sauvageau, our ancestor, married René Bouchard on November 15, 1696 in Terrebonne. She died on September 7, 1736 in Terrebonne.

For a while it seemed that the only survivor of the Garnier family was Geneviève Garnier, who became the wife of Jean Rocheron (Rochon). Julien Garnier and his daughter Jeanne had been taken prisoner. Julien died before 1706 and Jeanne had married an Oneida man.

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What is sad about every war and conflict is that ordinary people become victims because of the greed of the people in power!

There does not seem to be any historical monument regarding the Lachenaie massacre!

Here is Suzanne Bedford’s lineage down to me.

Suzanne Bedford (1631-1689)

Anne Hubou (1658-1728)

Marie Anne Sauvageau (1679-1736)

Marie Anne Bouchard (1706-1779)

Madeleine Boudria (1738-1762)

Pierre Jolivet (Lepine) (1758-1807)

Geneviève Jolivet (Lepine) (1784-1815)

Angélique (Adélaïde) Perrier (1806-1865)

Olive Labrosse (Raymond) (1827-1912)

Cyriac Marion (1862-1949)

Thomas Marion (1895-1982)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

Thanks:

Martel, Claude (1994), Lachenaie : Du fort à la ville. Ville de Lachenaie.

Martel Claude (2011), “La Revue de cœur et d’action” de Terrebonne du 15 et du 22 novembre 2011.

http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n21916.php

http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n21965.php

Nadon, Mario (1983), Le premier demi-siècle de Lachenaie, Thèse de maîtrise, Université de Montréal.

 

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts

Jan Jacques Bloem (Jean Jacquiés dit Leblond): Maître sculpteur: Jan Jacques Bloem. (Jean Jacquiés dit Leblond): Master Sculptor

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The English version follows the French one.

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Jan Jacques Bloem (Jean Jacquiés dit Leblond): Maître sculpteur

par Robert Bérubé

Cette semaine, je vous présente un ancêtre talentueux dans le domaine de la sculpture et de l’art Jan Jacques Bloem. (Jean Jacquiés dit Leblond)

Jan Jacques Bloem est né vers 1688, dans la paroisse de Sainte-Catherine à Bruxelles, en Belgique. Il est le fils de Luc Jacquiés et de Barbe Segris (Seygris). Il est aussi connu sous le nom de Jean Jacquiés dit Leblond.

Jean arrive en Nouvelle-France vers 1712. Il épousa Catherine (Chrétienne) Guillemot (Lalande), le 24 novembre 1715 à Montréal. Catherine est la fille de Marie Madeleine Dupont et de François Guillemot (Lalande). Catherine est née le 28 septembre 1695 à Montréal et elle a été baptisée le lendemain.

Jean et Catherine sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint
Agnès 5 août 1720 Trois-Rivières 23 janvier 1746 Varennes 5 janvier 1770 Varennes Louis Mongeau
Michelle 18 novembre 1722

Trois-Rivières

8 avril 1723 Trois-Rivières
Geneviève 8 mars 1724 Trois-Rivières 21 janvier 1748 L’Assomption 22, 23 juin 1803 L’Assomption Pierre Marsan (Lapierre)

Au 17e siècle et au début du 18e, les communautés religieuses et les citoyens d’importance de la Nouvelle-France importaient des sculptures d’Europe. Un tabernacle commandé pour l’Hôtel-Dieu de Québec, en 1704, est arrivé au pays, 12 ans plus tard! Pour répondre aux besoins des communautés qui fondaient des paroisses et construisaient des chapelles, il fut décidé d’inviter des sculpteurs à venir s’établir dans la colonie.

Les sculpteurs d’Europe, les plus connus en Nouvelle-France sont Denis Mallet d’Alençon, Charles Chabouli de Saint-Rémi de Troyes et Jan Jacques Bloem (Jean Jacquiés dit Leblond), notre ancêtre de Bruxelles. Ces sculpteurs répondent aux besoins d’une communauté en émergence, et ils instaurent un système d’apprentissage dont le but est de former des sculpteurs nés en Nouvelle-France. Parmi les sculpteurs nés en terre d’Amérique, il y a Noël et Pierre-Noël Levasseur qui ont établi des liens avec Jacquiès dit Leblond et autres artisans.

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Jean Jacquiés dit Leblond œuvra surtout dans la région de Trois-Rivières. En 1712, Jacquiès dit Leblond, un protégé de Noël Levasseur, fabrique le retable situé derrière l’autel de la chapelle du couvent des Récollets à Montréal. Ce retable se trouve aujourd’hui dans le choeur de l’église de Saint-Grégoire-de-Nicolet, en face de Trois-Rivières. Le site: “Musée Acadien du Québec et la section Répertoire des régions acadiennes du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand”, dans un texte rédigé par Jeanne-D’Arc Hébert et Barbara Dubuc, nous révèle le suivant: “En 1811, les marguilliers de la paroisse font l’acquisition du tabernacle de l’église des récollets de Montréal, une œuvre attribuée à Charles Chaboulié, et de son retable, pièce maîtresse de l’église, contre lequel le tabernacle est adossé. Cet ornement, créé en 1713 par le sculpteur flamand Jan Jacques Bloem, dit Leblond, vient enrichir le décor de l’église de Saint-Grégoire-le-Grand”.

 

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Musée Acadien du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand

 

Le 2 juin 1713, Jacquiés s’engage à travailler pendant un an pour les récollets de Montréal

Nous apprenons dans un contrat signé par le père Joseph Denys, le 28 juin 1716 que Jacquiés dit Leblond est embauché pour sculpter l’autel des Ursulines de Trois-Rivières. Selon, Maurice Carrier dans le “Dictionnaire Biographique du Canada”: “Le curé de Saint-François-du-Lac, Jean-Baptiste Dugast, lui commanda, le 23 février 1721, un tabernacle semblable « à celui qu’icelui Leblond a ci-devant fait aux révérends Pères Récollets de cette ville [Trois-Rivières] et qui est à présent au maître-autel de leur église ». Outre le bois nécessaire, Jacquiés reçut 350# en monnaie et 20 livres de tabac”.

Avant 1721, Jacquiés, forme des tabernacles, pour les récollets. Il y en a un maintenant à l’église de Saint-Maurice (Champlain). En 1716, il oeuvre pour les Ursulines de Trois-Rivières et en février 1721, il construit un tabernacle pour l’église de Saint-François-du-Lac. Le tabernacle de Saint-François-du-Lac se trouve maintenant au musée d’art de Joliette. Vous pouvez voir une photo du tabernacle dans l’article “Le musée d’art de Joliette” de Laurier Lacroix à file:///C:/Users/Robert/Desktop/18521ac%20musée.pdf

Les sculpteurs du régime français ne se limitent pas aux oeuvres à caractère religieux. Ils reçoivent des commandes pour produire aussi des oeuvres profanes pour des édifices gouvernementaux ou des navires. Je n’ai pas trouvé d’oeuvres, du domaine laïque, que nous pouvons attribuer à Jacquiés.

 

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Musée Acadien du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand

 

Il reste peu de l’oeuvre de notre ancêtre sculpteur. En plus du retable à Saint-Grégoire de Nicolet, il semblerait que seuls deux bas-reliefs destinés à la première église de Yamachiche, représentant “Saint Joseph” et “Saint Simon” sont conservés. Certains affirment que des fragments du tabernacle de Saint-François-du-Lac sont la création de Jacquiés dit Leblond. Il est difficile d’identifier clairement les maîtres de certaines oeuvres, de ce temps.

On dit que les deux tableaux: “Marie-Madeleine repentante” et Madone tenant son enfant” existent encore aujourd’hui, mais je n’ai pas été capable de les trouver. Maurice Carrier raconte le suivant au sujet du style de l’artiste: “On y remarque une absence d’artifices et un certain raidissement qui rappellent en quelque façon la naïveté des maîtres du Moyen Âge. La statue de la Vierge est plus détaillée sans être fignolée. L’ascendance flamande de l’artiste est plus évidente en ses peintures, qui conservent encore une certaine rigidité de composition qu’atténuent agréablement les drapés compliqués et les tons bien distribués”.

Nous pouvons juger de ses talents de sculpteur en regardant la “Vierge à l ‘enfant”, propriété du musée du Québec.

 

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 Musée National des Beaux-Arts du Québec.

 

En ce qui touche le style des artisans de la Nouvelle-France, François-Marc Gagnon dans “Historica Canada: Sculpture” stipule le suivant: “Si les sculpteurs sur bois de la Nouvelle-France reconnaissent les modes et tendances ayant cours en France au XVIIe siècle, les quelques pièces conservées de cette époque nous permettent de croire que le style de la sculpture coloniale est quelque peu différent. Les formes riches et arrondies du baroque français sont généralement remplacées par une robustesse qui rend la sculpture canadienne unique en son genre. Cette caractéristique de la sculpture canadienne-française va perdurer pendant une bonne partie du XIXe siècle, et elle est aussi probablement liée aux qualités et aux limitations du bois, matériau utilisé en Nouvelle-France. À la différence des sculpteurs français, les sculpteurs de la Nouvelle-France ne travaillent pratiquement jamais la pierre”.

Beaucoup de peintures, de sculptures et d’autres oeuvres artisitiques de cette période n’ont pas survécu aux défis des temps. Si vous connaissez d’autres oeuvres de notre ancêtre, maître-sculpteur et peintre s.v.p. me le laisser savoir!

Jean est décédé le 26 décembre 1723, à Sorel, avant la naissance de sa fille Geneviève “d’une longue maladie”. Son épouse était enceinte de notre ancêtre Geneviève et elle était mère aussi d’une petite fille de trois ans, Agnès.

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Sculpteur …d’une longue maladie. 

 

Catherine est décédée le 23 novembre 1734 à Montréal et la sépulture a eu lieu le lendemain. Agnès avait 14 ans et Geneviève seulement dix ans.

Voici la lignée de Jan Jacquiés dit Bloem à moi

Jean Jacquiés fit Leblond (1688-1723)

Geneviève Jacques (1724-1803)

Marie des Anges Marsan (dit Lapierre) (1763-1840)

Joseph Venne (1791- )

Éloïse Venne (1819-1872)

Israël Lepage (1846-1925)

Célina Lepage (1866-1951

Maria Fortin (1903-1999)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

 

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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Jan Jacques Bloem. (Jean Jacquiés dit Leblond): Master Sculptor

by Robert Bérubé

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This week, I present a talented ancestor in the field of sculpture and art, Jan Jacques Bloem. (Jean Jacquiés dit Leblond)

Jan Jacques Bloem was born around 1688, in the parish of Sainte-Catherine in Brussels, Belgium. He is the son of Luc Jacquiés and Barbe Segris (Seygris). He is also known as Jean Jacquiés dit Leblond.

Jean arrived in New France about 1712. He married Catherine (Chrétienne) Guillemot (Lalande) on November 24, 1715 in Montréal. Catherine is the daughter of Marie Madeleine Dupont and François Guillemot (Lalande). Catherine was born on September 28, 1695 in Montréal and was baptized the following day.

Jean and Catherine are parents of the following children:

Name Birth Mariage Death Husband
Agnès 5 aug. 1720 Trois-Rivières 23 jan. 1746 Varennes 5 jan.1770 Varennes Louis Mongeau
Michelle 18 november 1722

Trois-Rivières

8 april 1723 Trois-Rivières
Geneviève 8 march 1724 Trois-Rivières 21 jan. 1748 L’Assomption 22, 23 june 1803 L’Assomption Pierre Marsan (Lapierre)

In the 17th century, and also during the beginning of the 18th, religious communities and important citizens of New France imported sculptures from Europe. A tabernacle ordered for the Hôtel-Dieu de Québec in 1704 arrived 12 years later! To meet the needs of the communities that founded parishes and built chapels, it was decided to invite sculptors to come and settle in the colony.

The most famous sculptors that came from Europe are Denis Mallet from Alençon, Charles Chabouli of Saint-Rémi de Troyes and Jan Jacques Bloem (Jean Jacquiés dit Leblond), our ancestor from Brussels, Belgium. These sculptors respond to the needs of an emerging community, and they set up a learning system designed to train sculptors born in New France. Among the sculptors born on the American continent are Noël and Pierre-Noël Levasseur who have established links with Jacquiès dit Leblond and other artisans.

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Jean Jacquiés dit Leblond worked mainly in the Trois-Rivières region. In 1712, Jacquiès dit Leblond, a protégé of Noël Levasseur, made the altarpiece behind the altar of the chapel of the Récollets convent in Montréal. This altarpiece is now in the choir of the church of Saint-Grégoire-de-Nicolet, opposite Trois-Rivières. The site: “Musée Acadien du Québec and the Directory of Acadian Regions of Québec: Church of Saint-Grégoire-le-Grand”, in a text written by Jeanne-D’Arc Hébert and Barbara Dubuc, reveals the following: “In 1811 , the churchwardens of the parish purchased the tabernacle of the church of the Récollets de Montréal, a work attributed to Charles Chaboulié, and his altarpiece, the centerpiece of the church, against which the tabernacle was leaned. This ornament, created in 1713 by the Flemish sculptor Jan Jacques Bloem, known as Leblond, enriches the decor of the church of Saint-Grégoire-le-Grand.

 

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Musée Acadien du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand

 

On June 2, 1713, Jacquiés pledged to work for a year for the Récollets of Montréal.

We learn in a contract signed by Father Joseph Denys on 28 June 1716 that Jacquiés dit Leblond was hired to sculpt the altar of the Ursulines of Trois-Rivières. According to Maurice Carrier in the “Biographical Dictionary of Canada”: “The priest of Saint-François-du-Lac, Jean-Baptiste Dugast, commissioned him, on February 23, 1721, a tabernacle similar to that which Leblond “before the reverend Fathers Récollets of that city [Trois-Rivières], which is now at the high altar of their church.” Besides the necessary wood, Jacquiés received 350 livres (pounds) in money and 20 pounds of tobacco”.

Before 1721, Jacquiés builds tabernacles, for the Récollets. There is one now at the church of Saint- Maurice (Champlain). In 1716, he worked for the Ursulines of Trois-Rivières and in February 1721, he built a tabernacle for the church of Saint-François-du-Lac. The tabernacle of Saint-François-du-Lac is now in the Joliette Art Museum. You can see a picture of the tabernacle in the article “The Art Museum of Joliette” by Laurier Lacroix at file:///C:/Users/Robert/Desktop/18521ac%20musée.pdf

The sculptors of the French regime are not limited to the works of religious nature only. They receive orders to also produce secular works for government buildings or ships. I have not found works, of the secular domain, which we can attribute to Jacquiés.

 

 

Bécancour Église de Saint-Grégoire66

Musée Acadien du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand

 

There remains little of the work of our ancestor the sculptor. In addition to the altarpiece of Saint-Grégoire de Nicolet, it would seem that only two “bas-reliefs” for the first church of Yamachiche, representing “Saint Joseph” and “Saint Simon” are preserved. Some claim that fragments of the tabernacle of Saint-François-du-Lac are the creation of Jacquiés dit Leblond. It is difficult to clearly identify the authors of certain works from that time period.

It is said that the two paintings: “Mary Magdalene Repentant” and “Madonna holding her child” still exist today, but I have not been able to find them. Maurice Carrier recounts the following regarding the style of Jacquiés “There is an absence of artifices and a certain stiffness that reminds us in some way of the naiveté of the masters of the Middle Ages. The Flemish ancestry of the artist is more evident in his paintings, which still retains a certain rigidity of composition which pleasantly attenuates the complicated draperies and well-distributed tones”.

We can judge his talents as a sculptor by looking at the “Virgin and Child”, owned by the Musée du Québec.

 

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Musée National des Beaux-Arts du Québec.

 

Regarding the style of the craftsmen of New France, François-Marc Gagnon in “Historica Canada: Sculpture” states the following: “If the wood carvers of New France recognize the fashions and trends in France during the17th century, the few preserved pieces of this period allow us to believe that the style of the colonial sculpture is somewhat different. The rich and rounded forms of French Baroque are generally replaced by a sturdiness that makes Canadian sculpture unique. This characteristic of French-Canadian sculpture continued on for much of the 19th century, and is also probably related to the qualities and limitations of wood, a material used in New France. Unlike French sculptors, the sculptors of New France hardly ever work the stone”.

Many paintings, sculptures and other artistic works of this period did not survive the challenges of the times. If you know other works of our ancestor, the master-sculptor and painter please let me know!

Jean died on December 26, 1723, at Sorel, before the birth of his daughter Geneviève “of a long illness”. His wife was pregnant with our ancestor Genevieve and she was also the mother of a three-year-old girl, Agnès.

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sculptor who died “from a long illness.

 

Catherine died on November 23, 1734 in Montréal and the burial took place the following day. Agnès was 14 years old and Genevieve only ten years.

Here is the line of Jan Jacquiés dit Bloem to me.

Jean Jacquiés dit Leblond (1688-1723)

Genevieve Jacques (1724-1803)

Mary of the Angels Marsan (Lapierre) (1763-1840)

Joseph Venne (1791-)

Eloïse Venne (1819-1872)

Israel Lepage (1846-1925)

Célina Lepage (1866-1951)

Maria Fortin (1903-1999)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts

 

1755: Anne Raymond: Une Acadienne déportée sur le Pembroke! 1755: Anne Raymond: an “Acadienne” deported on the Pembroke!

 

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Des Acadiens et Acadienne à Port-Royal (Annapolis Royal) de Samuel Scott en 1751. Ceci est la seule image qui existe démontrant des Acadiens et Acadiennes avant les déportations!

 

The English version follows the French one.

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1755: Anne Raymond: Une Acadienne déportée sur le Pembroke!

par Robert Bérubé

Ce que je trouve d’intéressant lorsque l’on fait nos lignées matrilinéaires c’est l’histoire de personnes qui sont demeurées obscures et cela est triste car certaines d’entre elles ont vécu durant des périodes troublantes de l’histoire de notre famille et de notre pays.

Je vous ai déjà parlé des femmes de ma lignée matrilinéaire donc, celle de ma mère et aujourd’hui, je vous présente une des ancêtres de la lignée matrilinéaire de mon père et sa mère, ma grand-mère Lucienda Fréchette.

La première de la lignée matrilinéaire de ma grand-mère paternelle, Lucienda Fréchette est une Acadienne et elle se nomme Antoinette Landry. Nous ne connaissons pas les noms de ses parents mais son conjoint se nommait Antoine Bourg. Aussi, elle était la soeur de René Landry, l’aîné.

La question à poser est comment se fait-il que la première de la lignée soit Acadienne et la dernière Québécoise? La recherche de ce fait m’a fait découvrir une histoire inoubliable, celle d’Anne Raymond! J’espère que la rédaction de la présente histoire encouragera les Québécois, les Franco-Ontariennes, les Canadiens ainsi que les Américaines de descendance canadienne, les Cayennes et les Cajuns a découvrir les Acadiens et les Acadiennes, qui sont leurs ancêtres. Plusieurs francophones et francophiles pensent que leurs ancêtres sont seulement Québécois! J’avance le fait qu’il y a beaucoup plus de Québécois d’origine acadienne que les gens ne le pensent!

Voici la lignée d’Antoinette Landry à Anne Raymond à Lucienda Fréchette:  (Haplogroupe H : T152C, A263G, 309.1C, 315.1C, C16239G, C16256T, T16311C, T16519C)

Antoinette Landry (1618-1693) (Antoine Bourg)  :

Jeanne Bourg (1659-1701) (Pierre l’Aîné Comeau)

Anne Comeau (1681-1747) (François Raymond)

Anne Raymond (1724-1757) (Joseph Landry)

Marguerite Landry (1752-1830) (Antoine Lesieur Désaulniers)

Louise Lesieur Désaulniers (1781-1848) (Joseph Lesage)

Sophie Lesage (1815-1892) (Louis Lamy)

Julie Lamy (1849-1906) (Joseph Paquin)

Olive Paquin (1876-1925) (Joseph 2 Fréchette)

Lucienda Fréchette (1899-1969) (Alexandre Bérubé fils)

Ses filles Jeannine et Florèse Bérubé, soeurs de mon père Eugène.

Les enfants de Jeannine, Marc et Chantal.

Anne Raymond, fille d’Anne Comeau et de François Raymond est née le 11 février 1724 à Port-Royal en Acadie. Un document dit qu’elle est née le 11 janvier. Le certificat de baptême indique qu’elle fut ondoyée le lendemain, le douzième jour de février par Mr Saint-Seine, maître chirurgien. Elle a été baptisée le 11 juin 1724, à Port-Royal et sa marraine était Marguerite Bourg et son parrain Jacques Doucet. Le baptême en juin explique deux choses, la première la confusion entre les mois, de janvier et de février dans les deux registres et le fait que la vie de la petite était probablement en danger étant donné l’ondoiement et possiblement la date tardive du baptême. Anne est demeurée la petite dernière de la famille suite au décès de son petit frère Pierre né en 1726, qui a vécu seulement quelques jours.

a064b2e1-8718-4988-9c25-7221a41cfd94 Anne Raymond

Baptême

Le 21 janvier 1743, Anne Raymond épousa Joseph Landry dit Fraule. Joseph est né le 31 janvier 1718 et il a été baptisé le 29 mars 1718 à Port-Royal, en Acadie. Joseph est le fils de Jean- Baptiste Landry et d’Anne Petitot dit Saint-Seine (Sincennes).

Anne Raymond et Joseph Landry dit Fraule sont parents de neuf enfants.

Entre leur mariage en 1743 et l’année 1748, la vie semblait assez bien à Port-Royal. Il y avait des naissances, des mariages et quelques décès. Sa mère Anne Comeau est décédée avant le 13 janvier 1747 et son père François est mort le 12 mai 1751, à l’âge de 74 ans! Tout le monde se connaissait et d’une manière ou d’une autre l’on pouvait facilement se trouver un lien de parenté avec la majorité des gens du village.

Lorsque Anne est née en 1724 et Joseph en 1718, l’Acadie appartenait aux Anglais et s’appelait Nova Scotia (Nouvelle-Écosse). Les Acadiens y vivaient sous une occupation anglaise. En 1747, William Shirley, gouverneur du Massachusetts proclama que les Acadiens qui respectaient leur allégeance au roi d’Angleterre pouvaient garder leurs propriétés et vivre sans crainte.

acad41_1rn01_fig1.jpgÀ l’été 1749, le nouveau gouverneur de la Nouvelle-Écosse, Edward Cornwallis arriva et il exigea un serment d’allégeance, sans conditions, de la part des Acadiens. En 1749, il y eut une grande migration d’Anglais et de gens sympathiques à l’Angleterre, en Acadie. En 1750, le colonel Charles Lawrence, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse et ses soldats attaquèrent le village de Beaubassin.

En 1754, Charles Lawrence et William Shirley planifièrent la fin de la présence française en Acadie. En 1755, un plan d’extermination des Acadiennes et des Acadiens fut mis en vigueur!

En octobre 1754, l’abbé Henri Daudin, curé de Port-Royal, maintenant appelé Annapolis Royal, fut emprisonné. L’année 1755, se révélera comme une année de bouleversements et le triomphe pour les auteurs de ce crime, se verrait par le massacre d’un peuple!

Les armes et les petits bateaux des Acadiens de Port-Royal et de Grand Pré furent confisqués en mai 1755. En août et septembre 1755, les journaux des Colonies Anglaises parlent des expulsions comme suit: “cet exploit sera le plus grand qu’aient accompli les Anglais en Amérique”.

Il faut se souvenir que les Acadiens et les Acadiennes étaient des sujets britanniques! De plus, ils faisaient partie d’une population de civiles! En 1755, ils devinrent sans le vouloir, des ennemis hostiles! Les plus chanceux, une petite minorité, étaient traités comme des prisonniers de guerre, les autres deviennent les victimes d’ethnocide!

Dès le mois d’août 1755, des Acadiens et des Acadiennes sont victimes d’emprisonnement, d’abus physiques et psychologiques, de vol et de viol par les soldats. Les autorités les emprisonnent dans le but de les expulser et leurs terres et bétails sont confisqués. Si les captifs s’évadent, on brûle leur maison et on tient leur famille en otage. Dans certains cas les envahisseurs brûlent tout, les maisons, les granges, les églises! On les dépossède de tous leurs biens, on leur vole presque tout!

Les gens de Beaubassin sont les premiers à être déportés le 13 octobre 1755…

…et à la fin novembre 1755, Charles Lawrence, l’auteur de tous ces malheurs, se flattait de son succès! De plus, le 7 janvier 1756, Charles Lawrence est nommé gouverneur en chef de la Nouvelle-Écosse!

Lors des embarquements, les mères portent leurs enfants, d’autres portent les malades, les vieillards et les faibles. Certains quittent avec quelques biens. C’est un monde de folie, de confusion, de malheur et de détresse. De plus, les nouveaux colons anglais prennent possession des fermes, des animaux et du cheptel des familles. Dans certains cas, si les détenus tentent de se sauver on tire dessus dans le but de les blesser ou de les tuer. Les Acadiens et Acadiennes sont maltraités par les soldats et les matelots.

Lors de ce que certains appellent le Grand Dérangement, certains enfants sont enlevés des parents et les familles sont brisées. On emprisonne tout le monde et les gens deviennent des esclaves. On relate que la moitié des déportés périrent à bord des navires, soit par noyade ou maladie. On repère plusieurs naufrages!

Telles étaient les conditions de vie pour nos pauvres ancêtres lors de multiples déportations. Nous avons plusieurs ancêtres surtout du côté de ma mère Huguette Marion et ses deux parents Maria Fortin (Lepage) et Thomas Marion (Chenette) qui ont souffert, à cause de ces actes barbares!

Cependant, Anne Raymond est une ancêtre dans la lignée matrilinéaire de mon père…

Le Pembroke

Le 4 décembre 1755, le Pembroke, un senau (snow) de 42 tonnes, arrive à l’île aux chèvres dans la rivière Dauphin en face de Port-Royal appelé Annapolis Royal par les Anglais. Le 5 décembre les soldats et matelots procèdent à l’embarquement forcé de 32 familles de la région du Cap à Port-Royal. Les 232 habitants Acadiens apprennent qu’ils vont être déplacés dans la colonie anglaise de la Caroline du Nord.

source Dominique Parigot

Source: Dominique Parigot

Paul Delaney, dans son étude exceptionnelle, intitulée: “La reconstitution d’un rôle des passagers du Pembroke” dans les Cahiers de la Société historique acadienne, vol. 35 nos 1 et 2, janvier-juin 2004, avance le propos et il le justifie bien que 36 familles étaient à bord du Pembroke. Ce qui veut dire qu’il y avait 232 prisonniers sur le navire! Vous pouvez retrouver les informations sur le meilleur site internet au sujet des Acadiens, celui de madame Lucie Leblanc Consentino (Acadian Home) à: http://www.acadian-home.org/PD-Pembroke.html

le 8 décembre 1755

Le Pembroke, avec un équipage de huit hommes, lève l’ancre et quitte Port-Royal (Annapolis Royal) en compagnie de six autres vaisseaux transportant des Acadiens et des Acadiennes, y compris une frégate comme escorte, en direction des colonies anglaises.

Le capitaine Abraham Adams, commandant de la goélette, le Warren, a écrit le suivant le 8 décembre 1755, au colonel John Winslow, alors à Halifax: « A cinq heures, ce matin la flotte a fait voile de la rade par un bon vent. Nous avons embarqué 1664 personnes à bord de deux navires, trois senaus et un brigantin partis de l’Ile-aux-Chèvres sous le convoi du sloop de guerre le Baltimore.  Du nombre des habitants du haut de la rivière, environ 300 se sont sauvés dans les bois, et le reste a été expatrié à la grande mortification de quelques-uns de nos amis. » (Placide Gaudet 1908)

Il faut comprendre que les conditions de vie sur un bateau à ce temps ne sont pas ce qu’elles sont aujourd’hui. C’est encore pire, lorsque l’on est prisonnier, sans droits et sans libertés! Les navires sont surchargés de gens, il y a peu de nourriture et l’eau est putride. Tassés les uns sur les autres et enfermé dans la cale, les conditions sanitaires sont absentes à cause du manque d’accès à l’air sain, et aux toilettes, le mal de mer et les maladies. C’est une prison qui engendre la typhoïde, la variole et la fièvre jaune! Psychologiquement, il faut penser au désespoir pour ceux craignant ce que réserve l’avenir, la peur engendrée par les menaces faites par des gens qui semblent dépourvus de respect pour l’humanité et les conditions de vie qui sont loin d’être humanitaire! Est-ce que les abattus peuvent envisager un avenir?

Entre le 8 décembre 1755 et le 8 janvier 1756
Le mauvais temps sépare le Pembroke des autres vaisseaux. Il semblerait que le vaisseau n’est pas loin de la colonie de New York. Un groupe d’Acadiens décident de lutter contre les assaillants. Ils réussissent à maîtriser l’équipage de huit hommes et ils prennent le contrôle du navire. Selon le Pennsylvania Gazette du 6 mars 1756, “les rebelles dirigent le navire vers la baie Sainte-Marie et y demeurent pendant près d’un mois”. Le 4 décembre 1755, le Pembroke avait des provisions pour 139 jours. Ils étaient maintenant des hors-la-loi! Désirant être sain et sauf, ils décident de se rendre à un territoire encore sous contrôle français de l’autre côté de la Baie Française et ils arrivent à l’embouchure de la rivière Saint-Jean, le 8 février 1756. On peut assumer que la moitié des provisions avaient été consommé. On peut soupçonner qu’il y a peut-être une lueur d’espoir pour ces pauvres!

Pourtant, d ‘autres défis les attendent!

Dominique Parigot

Source: Dominique Parigot

Le 8 février 1756: Rivière Saint Jean

Soit le 8 ou le 9 février 1756, un navire anglais se présenta et il y eut une escarmouche et les héros du Pembroke sont vainqueurs, encore une fois, car les ennemis retournèrent à Port-Royal. Craignant que les Anglais reviennent et prennent possession de leur bateau, les Acadiens décidèrent de brûler le Pembroke! Monsieur de Boishébert, commandant des troupes françaises à Cocagne, invita les Acadiens à se déplacer et de remonter la rivière Saint-Jean et de s’établir de façon temporaire au village acadien de Sainte-Anne-des-Pays-Bas, (Fredericton). La route maritime entre Saint-Jean et Sainte-Anne-des-Pays-Bas, n’était pas des plus faciles et il est évident que ce trajet présenta des défis pour nos protagonistes. Les Acadiens du Pembroke envisageaient de passer l’hiver de février au printemps 1756.

Ils ont une forme de liberté, mais la vie n’est pas facile car il y a une pénurie de nourriture. En plus, des 400 personnes déjà établies, il fallait nourrir un autre groupe de 232 personnes. Les survivants du Pembroke voudraient bien se rendre à Québec. Suite à une demande de leur part, Vaudreuil leur répond le 6 août 1756 de se rendre à Miramichi! Nous savons qu’ils sont encore à Sainte-Anne-des-Pays-Bas durant l’été car Prudent Robichaud y décéda avant le départ pour Québec! (source :Placide Gaudet)

André-Carl Vachon dans son livre: “Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec 1755-1775”, avance que les passagers du Pembroke se sont séparés en trois groupes distincts. Le premier groupe de personnes remonta la rivière Saint-Jean et ils s’établirent à Kamouraska. Un deuxième, se rendit au camp de l’Espérance à Miramichi, tel qu’accepté par Vaudreuil. La troisième entité alla à Ristigouche et à Caraquet.

Entre la fin août et décembre 1756: Arrivée à Miramichi

L’intention des survivants était de passer l’hiver à Miramichi de décembre 1756 à mars 1757 après de se rendre à Québec. J’ai l’impression qu’ils pensaient trouver de meilleures conditions de vie à cause de la chasse et pêche ainsi que l’accès aux navires venant de Québec et de France.

Mais les conditions de vie et de survivance sont pires à Miramichi. Certains écrits révèlent qu’au moins 1,000 personnes sont mortes de malnutrition, de faim et de maladie au camp Espérance en 1756. Il est évident qu’il y a une disette générale en Acadie française et en Nouvelle-France. On apprend que les Acadiens de Miramichi devaient manger des peaux de boeuf, pour survivre.

Dès mai 1757, Boishébert renvoie 120 Acadiens à Québec, car il ne peut les nourrir. Le premier convoi des gens de Miramichi arrivant à Québec en 1757 a lieu le 13 juin. Un autre groupe du Pembroke arriva vers le 10 juillet 1757.

Vers le 18 août 1757, notre ancêtre Anne Raymond et son conjoint Joseph Landry et leurs enfants arrivèrent à Québec avec près de 150 autres Acadiens! Selon André-Carl Vachon, ils arrivèrent sur le navire, le Rameau!

acad41_1rn01_fig2.jpgLe 18 août 1757: Québec

Dans cette aventure, maintenant devenue une odyssée des plus tragiques, nos ancêtres ont peut-être encore espoir que cette guerre entre les Anglais et les Français des anciens pays se terminera sous peu et qu’ils pourront retourner dans le pays de leur naissance, l’Acadie; peut-être, ils espèrent de se créer un nouveau chez soi en Nouvelle-France mais leur épopée de plus d’un an et six mois n’est pas encore terminée. Ils sont épuisés, elles souffrent de malnutrition, ils ont vu la famine, elles ont ressenti le froid car elles sont sans abri et ils connaissent la misère et partout elles voient la mort.

À Québec et en Nouvelle-France, plusieurs personnes aident, mais il y a aussi la corruption par certains de la dite élite au détriment des pauvres Acadiens. Je vous encourage à lire le livre de Vachon qui décrit bien cette exploitation.

Un nouveau défi, se présente, une épidémie de petite variole (picote), et certains blâme les réfugiés acadiens en disant qu’ils sont catalyseurs de cette maladie ce qui est faux. Vachon retrace l’origine de cette épidémie à l’équipage du navire le Léopard, dont le port d’origine était Brest et qui est arrivé à Québec le 31 mai 1756. Les vivres du Léopard furent distribués aux Acadiens affaiblis par la famine et la malnutrition le 17 juin 1756. Les Acadiens deviennent en contact avec des matelots infectés! Le Léopard est brûlé le 29 août 1756. Entre novembre 1757 et le 1er mars 1758, on peut repérer 330 certificats de décès, à l’église Notre-Dame de Québec. Ce nombre exclut les Acadiens morts à l’extérieur de Québec, à l’Hôtel-Dieu et dans d’autres paroisses. Près de 1300, Acadiens s’étaient réfugiés à Québec, durant cette période de temps

Le 26 décembre 1757, notre ancêtre Anne Raymond est décédée à Québec. Elle a été enterrée le lendemain. Elle était une jeune femme de 33 ans.

Son conjoint Joseph Landry dit Fraule est décédé le 3 juin 1786 à Maskinongé.

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Décès d’Anne

La première fois que j’ai lu le registre concernant le décès d’Anne Raymond, (il y a quelques années) je suis demeuré estomaqué et j’ai été triste pendant un bout de temps. Lorsque j’ai constaté que le curé avait ajouté le mot Acadienne au document, j’ai commencé à vérifier toutes les pages avant et après la mention de mon ancêtre et c’est à ce moment que j’ai compris les malheurs éprouvés par les Acadiennes et Acadiens. À ce temps, je ne connaissais pas l’histoire du Pembroke et lorsque j’ai découvert que ma “petite Anne” figurait dans cette odyssée, je savais qu’un jour, je raconterais son histoire.

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Des pages et des pages de décès d’Acadiennes et d’Acadiens!

 

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Ce que je viens de présenter c’est l’histoire publiée dans différentes recherches. Dans la prochaine partie je veux vous parler des pertes humaines, éprouvées par Anne et sa famille ce qui explique mon choix d’appeler cette tragédie, un génocide au lieu d’une déportation ou un grand dérangement!

Avant ce pogrom de destruction humaine, la mortalité infantile était très basse à Port-Royal ce qui fait que nous savons que les enfants des familles acadiennes étaient vivants le 4 décembre 1755. Les registres qui contiennent les renseignements au sujet des naissances, mariages et décès aident à reconstruire une famille.

Il y avait 32 familles comprenant 232 habitants sur le Pembroke et je voulais identifier tous les proches de Anne Raymond et son conjoint Joseph Landry dit Fraule. En premier lieu, il y a leurs huit enfants. Ensuite, il y les frères de Anne ainsi que leurs épouses et enfants. Il y aussi les parents de Joseph Landry dit Fraule et les frères, les soeurs et leurs conjointes et conjoints ainsi que leurs enfants à considérer. Les parents d’Anne étaient décédés. Ceci veut dire qu’Anne Raymond avait près de 40 proches parents sur le Pembroke. Il y avait aussi des cousins germains, des grands oncles et grandes tantes mais je ne les ai pas considéré dans ma recherche. Il y a aussi certains membres des familles qui n’étaient pas sur le Pembroke. Je parlerai d’eux plus tard.

Voici les enfants d’Anne Raymond et de Joseph Landry dit Fraule (no 15 Delaney)

PR= Port-Royal

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Anne Landry 4, 5 novembre 1743 PR
Joseph dit Frot 1744 (1750) 6 février 1775 Louiseville 19 janvier 1819 Maskinongé (9) (11) Antoinette Lampron Lacharité
Jean Janvier 1746 PR
Madeleine 24 avril 1748 PR 8 février 1773 Sorel 12, 14 octobre 1809 Sorel Pierre Hétu dit Éthier
Marie 24 avril 1748 PR
Marie Anne 1750 PR 7 juin 1773 Louiseville

11 janvier 1785 Maskinongé

22, 23 novembre 1820 Maskinongé Barnabé Masson

Jean Baptiste Biron

Marguerite * 15, 16 mai 1752 PR 8 juillet 1776 Yamachiche 20 octobre 1830 Louiseville (26, 28 ) Antoine Désaulniers Lesieur
Charles-Élysée 30 octobre 1754 PR
Marie Thérèse 21 septembre 1757 Québec 22 septembre 1757 Québec

Anne a donné naissance à neuf enfants. Huit de ses enfants, son conjoint et elle ont été déportés en même temps. La plus vieille des huit enfants déportés, Anne avait 12 ans et le plus jeune, à ce temps, Charles était un bébé d’un peu plus d’un an. La plus jeune de la famille, Marie Thérèse est née en exil, dans la ville de Québec, le 21 septembre 1757 et elle est décédée le lendemain. Elle n’était pas sur le Pembroke. Elle a été probablement conçue en janvier 1757 et peut-être plus tard, (à Miramichi) ce qui voudrait dire qu’elle serait née prématurément!

Des neuf enfants, seulement quatre de ceux-ci ont survécu à la déportation, à la prise du Pembroke, à l’exil à Saint-Jean, à Sainte-Anne-des-Pays-Bas, à Miramichi, à Québec, ainsi qu’au décès de leur mère. J’avance le principe que si les quatre enfants qui sont décédés seraient morts à Québec ou en Nouvelle-France qu’ils seraient inscrits dans les registres. Delaney indique qu’Anne, Jean, Marie et Charles-Élysée étaient sur le Pembroke. J’assume qu’ils sont décédés entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et leur arrivée à Québec, le 18 août 1757. Malheureusement, aucun document indique la date de décès. Cinq de ses neuf enfants sont décédés.

Madeleine, Joseph, Marie Anne et notre ancêtre Marguerite ont vécu la déportation, la prise du bateau le Pembroke, le vie en exil à Saint-Jean, à Sainte-Anne-des-Pays-Bas, à Miramichi, l’arrivée à Québec, la variole, la malnutrition, le décès de leurs frères et soeurs et le décès de leur mère. Joseph Landry avait près de 13 ans, Madeleine Landry avait plus de 9 ans, Marie Anne était âgée d’environ 7 ans et Marguerite notre ancêtre avait 5 ans lorsque leur mère est décédée.

Les parents d’Anne Raymond étaient François Raymond et d’Anne Comeau. Leurs enfants étaient:

PR=Port-Royal

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Jean Baptiste Raymond (19m) 4 décembre 1710 PR 23 octobre 1730 PR 26 décembre 1757

Québec

Josephte d’Entremont (19f)
François Raymond 18 avril 1713 PR 22 avril 1748 Grand Pré 13 déc. 1758 (Duke Williams) Cécile Landry
Joseph Raymond (20m) 7 décembre 1716 PR 13 janvier 1747 PR 17,18 nov. 1768 St Joachim Josephte Landry (20f)
Charles Raymond (18m) 16 juillet 1719 PR 24 nov. 1749 PR 25, 26 déc 1791 Deschambault Madeleine Petitot Sincennes (18f)
Jacques Raymond 25 juillet 1721 PR 3 février 1749 PR 4 janvier 1803 Yamaska Marie Claire Pellerin
Anne Raymond (15f) 11 février 1724 PR 21 janvier 1743 Port Royal 26, 27 décembre 1757 Québec Joseph Landry dit Fraule (15m)

Sur le Pembroke ont été embarqués trois des cinq frères d’Anne Raymond ainsi que leurs épouses et enfants. Delaney les identifient comme les familles (19), Jean Baptiste Raymond (20), Joseph Raymond et (18), Charles Raymond.

Famille (19) Jean Baptiste Raymond et Josephte Mius d’Azy d’Entremont:

Note: Cette famille est la seule famille du Pembroke qui selon certaines sources semblerait avoir remonté la rivière Saint-Jean pour s’établir à Kamouraska avec d’autres familles Acadiennes. J’avancerai plutôt que certains des enfants de Jean Baptiste Raymond de Marie Josephte Mius d’Azy ont fait le trajet mais les parents se sont rendus à l’Île Saint-Jean. Un fait certain est que les parents étaient le premier du Pembroke à arriver à Québec, le 27 août 1756.

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Jean Baptiste Raymond (19m)

père

1, 4 décembre 1710 PR 23 octobre 1730 PR 26 décembre 1757 Québec Josephte Mius d’Azy d’Entremont (19f)
Josephte Mius d’Azy d’Entremont (19f) mère 1706 PR 23 octobre 1730 PR d 14 déc.1757 Québec Jean Baptiste (19m) Raymond
François 13 décembre 1731 PR 18 janvier 1753Port Royal Déporté Massachusetts Isabelle Richard
Marie Anne 1734 1756 Riv St Jean 10 septembre 1757 Kamouraska Joseph Boucher
Marie Joseph 28 janvier 1736 PR
Anne 6,8 avril 1738 PR 21 juin 1762 Kamouraska 17 avril 1771 Kamouraska Michel Gueret dit Dumont
Marguerite 6, 8 avril 1738 PR 4,5 décembre 1757 Québec
Jean-Baptiste 10 11 août 1740 PR 11 janvier 1768 Kamouraska 14 16 février 1802 Kamouraska Catherine Boucher
Joseph 25 août 1742 PR
Pierre 12,13 juin 1746 PR 14,15 décembre 1757 Québec
Cécile Vénérande 18 août 1748 PR 19, 20 décembre 1757 Québec
Félicité 23,24 février 1751 PR
Brigitte 1753 PR 13 décembre 1757 Québec
Rosalie Avril 1755 7,8 septembre 1756 Québec

Le fils François n’était pas sur le Pembroke. Donc, il y avait 11 enfants sur le navire. Les deux parents sont décédés en 1757 à Québec. Seulement, deux enfants ont survécu. Des neuf qui sont décédés nous pouvons identifier la sépulture de six. Nous ne pouvons pas trouver la sépulture de Marie Joseph, de Joseph et de Félicité et j’assume qu’ils sont décédés entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et leur arrivée à Québec, le 26 août 1756.

Famille (20) Joseph Raymond et Josephte Landry:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Joseph Raymond (20m) père 7 décembre 1716 PR 13 janvier 1747 PR 17, 18 nov. 1768 St Joachim Josephte Landry (20f)
Josephte Landry (20f ) mère 21 avril 1718 PR 13 janvier 1747 PR 5 février 1758 Québec Joseph Raymond (20m)
Marie Josephte 29 avril 1747 PR
Joseph 20 avril 1750 PR 2 août 1773 Saint Joachim Montmorency Après 1800 Josephte Rancourt
Pierre David 14 décembre 1752 PR 5 février 1758 Québec

La mère est décédée, le père 10 ans plus tard. Seulement Joseph a survécu. Pierre David est décédé en 1758 et Marie Josephte est décédée entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et leur arrivée à Québec, le 18 août 1757.

Famille (18) Charles Raymond et Madeleine Saint Cennes (Sincennes)

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Charles Raymond (18m) père 16 juillet 1719 PR 24 nov. 1749 PR 25, 26 déc 1791 Deschambault Madeleine Sincennes (18f)
Madeleine Sincennes (18f) mère 25 décembre 1722 PR 24 nov. 1749 PR 1, 2 novembre 1805 Charles Raymond (18m)
Marie Josephte 8 septembre 1750 PR
Isabelle 20, 21 septembre 1753 PR 6 février 1787 Deschambault 12 septembre 1807 Deschambault Simon Gauthier
Marguerite 1756 7, 8 septembre 1758
Marie 1757 1777 1790 Eustache Belisle
Louis 1762 Deschambault 1793 Marguerite Mayrand
Charles 1764 1784 Françoise Montambault

Les parents ont survécu ainsi qu’Isabelle. Marguerite est décédée à Québec et Marie Josephte est décédée entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et leur arrivée à Québec, le 18 août 1757. Trois enfants sont nés après 1757.

Les beaux-parents d’Anne Raymond, Jean Baptiste Landry et Anne Petitot dit Saint Seine (Sincennes) étaient aussi sur le même bateau.

Famille (14) Jean Baptiste Landry et Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes)

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Jean-Baptiste Landry (14h) père 1693 Port-Royal 11 janvier 1717 Port-Royal 23, 24 décembre 1757 Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes) (14f)
Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes) (14f) mère 1695 Port-Royal 11 janvier 1717 Port-Royal 15 16 mai 1759 Québec Jean-Baptiste Landry (14h)
Joseph dit Fraule (15h) (voir ci-haut) 31 janvier 1718 PR

29 mars 1718 b

21 janvier 1743 PR 3 juin 1786 Maskinongé Anne Raymond (15f)
Jean Baptiste Landry 1721 Port Toulouse 1744 Avant 1749 ?? Marie Comeau
Pierre Landry dit Penot (16m) : voir après (16) 1723 30 juin 1751 PR

26 janvier 1761 L’Assomption

Le 5, 6 mars 1804 Maskinongé Euphrosine Doucet Maillard (16 f)

Isabelle Leblanc

Claude Landry 1725 P Toulouse Avant 1755
Charles Landry 1733 P Toulouse 8 avril 1758 Québec
Marie Josephe Landry 17, 18 aout 1734 PR
Anne Landry 1739 20 décembre 1757 Québec
Marguerite Landry 9 10, mars 1739 PR 8 février 1762 Sorel 18, 20 décembre 1809 Maskinongé Charles-Élysée Doucet

Les deux parents sont décédés peu de temps après leur arrivée à Québec. Marie-Josephte Landry est décédée entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et son arrivée à Québec, le 18 août 1757. Anne Landry est décédée le 20 décembre 1757. Charles Landry est décédé le 8 avril 1758, à Québec. Joseph, Pierre et Marguerite sont considérés dans d’autres tableaux. Des deux parents et quatre enfants considérés dans cette famille, numéro 14, seulement Marguerite a survécu.

Famille (16) Pierre-Jacques Landry et Euphrosine Doucet (Maillard)

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Pierre Landry (16m) père 1723 30 juin 1751 PR

26 janvier 1761 L’Assomption

Le 5, 6 mars 1804 Maskinongé Euphrosine Doucet Maillard (16f)

Isabelle Leblanc

Euphrosine Doucet Maillard (16f) mère

(soeur de 22 et 23)

5 janvier 1723 PR 30 juin 1751 PR Avant le 9 juillet 1758 Pierre Landry (16m)
Joseph Landry dit Penot 1752 13 février 1778 Sorel Le 7, 9 juin 1834
Pierre 1754 8, 9 juillet 1758 Québec

Dans cette famille la mère est décédée avant le 9 juillet 1758, date du décès de son fils Pierre. Le fils Joseph Landry dit Penot a survécu ainsi que le père qui en deuxième noces est devenu père de six autres enfants.

Je n’ai pas considéré les données concernant la soeur de Jean-Baptiste Landry, Marguerite Landry (4f) épouse de Denis Petitot dit Sincennes (4m) frère d’Anne Petitot dit Sincennes. (Deux frères mariés au deux soeurs) Je n’ai pas considéré non plus ses frères Claude Landry (17h) époux de Marie Babineau (17f ), ni Joseph Landry (21h) époux de Jeanne Robichaud (21f) et leurs enfants car ils étaient les grands-oncles et grandes tantes et cousins d’Anne Raymond et de Joseph Landry dit Fraule!

Bien entendu dans cette communauté acadienne plusieurs personnes étaient parentes. Je m’attarde ici seulement aux enfants, aux parents, aux frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, neveux et nièces d’Anne Raymond et de son conjoint Joseph Landry dit Fraule, qui ont été déportés sur le Pembroke.

Le 5 décembre 1755, environ 44 membres de cette famille ont été forcés malgré eux d’embarquer sur un navire qui devait les mener à la perdition. En dedans de peu de temps près de 29 de ces braves personnes ont péri! De plus un des frères d’Anne, François Raymond et toute sa famille se sont noyés dans le naufrage du Duke Williams! Une autre histoire qui doit être racontée. Je ne connais pas le destin de son frère Jacques, ni de certains neveux et nièces qui ont été déportés.

Les décès de la famille Raymond-Landry.

Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa fille Anne Landry.
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de son fils Jean Landry.
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa fille Marie Landry.
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de son fils Charles-Élysée Landry.
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa nièce Josephte Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de son neveu Joseph Raymond, (fils de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa nièce Félicité Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa nièce Marie Josephte Raymond, (fille de Joseph Raymond et Josephte Landry)
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa nièce Marie Josephte Raymond (fille de Charles Raymond et Madeleine Saint-Seine (Sincennes)
Le 7 septembre 1756 Décès de sa nièce Rosalie (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
1757
Le 10 septembre 1757 Décès de sa nièce Marie-Anne Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) mortes en donnant naissance à Kamouraska.
Le 21 septembre 1757 Naissance de sa fille Marie-Thérèse Landry à Québec
Le 22 septembre 1757 Décès de sa fille Marie-Thérèse Landry à Québec
Novembre 1757 Début de l’épidémie de picote ou petite variole à Québec
Le 4 décembre 1757 Décès de sa nièce Marguerite Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) à Québec.
Le 13 décembre 1757 Décès de sa nièce Brigitte Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) à Québec.
Le 14 décembre 1757 Décès de sa belle-soeur Josephte Mius d’Azy à Québec. (épouse de J.B. Raymond) à Québec
Le 14 décembre 1757 Décès de son neveu Pierre Raymond, (fils de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) à Québec
Le 19 décembre 1757 Décès de sa nièce Cécile Vénérande Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
Le 20 décembre 1757 Décès de sa belle-soeur Anne Landry à Québec.
Le 23 décembre 1757 Décès de son beau-père Jean-Baptiste Landry dit Fraule à Québec. Sépulture le lendemain.
Le 26 décembre 1757 Décès de son frère Jean Baptiste Raymond à Québec.
Le 26 décembre 1757 Décès de Anne Raymond à Québec. Sépulture le lendemain.
Le 5 février 1758 Décès de sa belle-soeur Josephte Landry à Québec (épouse de Joseph Raymond)
Le 5 février 1758 Décès de son neveu Pierre David Raymond à Québec, (fils de Joseph Raymond et Josephte Landry)
Le 1 mars 1758 Fin de l’épidémie de picote ou petite variole à Québec
Le 8 avril 1758 Décès de son beau-frère Charles Landry à Québec.
Le 8 juillet 1758 Décès de son neveu Pierre Landry (fils de son beau-frère Pierre Landry et Euphrosine Doucet Maillard)
Avant le 9 juillet Décès de sa belle-soeur Euphrosine Doucet Maillard
Le 7 septembre 1758 Décès de sa nièce Marguerite Raymond (fille de Charles Raymond et Madeleine Petitot Saint-Seine (Sincennes)
Le 15 mai 1759 Décès de sa belle-mère Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes)
Remerciements:

Monsieur Stephen White: auteur du Dictionnaire généalogique des familles Acadiennes

Monsieur Paul Delaney: auteur de : “La reconstitution d’un rôle des passagers du Pembroke” dans les Cahiers de la Société historique acadienne, vol. 35 nos 1 et 2, janvier-juin 2004.

Madame Lucie Leblanc Consentino: auteur du meilleur site au sujet des Acadiens à (Acadian Home) à: http://www.acadian-home.org/PD-Pembroke.html

Monsieur Placide Gaudet pour tous ses écrits.

Monsieur André-Carl Vachon: auteur de “Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec 1755-1775”

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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Acadians at Port-Royal (Annapolis Royal) by Samuel Scott in 1751. This is the only image that exists that depicts Acadians before the deportations!

1755 Anne Raymond: an “Acadienne” deported on the Pembroke!

by Robert Bérubé

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What I find interesting when making my matrilinear lineages is the story of people who have remained obscure and this is sad because some of them have lived through troubling times in the history of our family and that of our country.

I have already told you about the women of my matrilinear lineage, (my mother’s line) and today I present to you one of the ancestors of the matrilineal lineage of my father and his mother, my grandmother Lucienda Fréchette.

The first woman of the lineage of my paternal grandmother, Lucienda Fréchette is an Acadian and she is named Antoinette Landry. We do not know the names of her parents, but her spouse was Antoine Bourg. Also, she was the sister of René Landry dit l’Aîné

The question one asks is how is it that the first woman of the lineage is Acadian and the last one is from Québec? The search for this fact made me discover an unforgettable history, that of Anne Raymond! I hope that the writing of this story will encourage Québécois, Canadians as well as American women of Canadian descent, Cayenne and Cajuns to discover the Acadians who are their ancestors. Many Francophones and Francophiles think that their ancestors are only from Québec! I suggest that there are many more Québécois of Acadian origin than people think!

Here is the lineage of Antoinette Landry to Anne Raymond to Lucienda Fréchette:

(Haplogroupe H : T152C, A263G, 309.1C, 315.1C, C16239G, C16256T, T16311C, T16519C)

Antoinette Landry (1618-1693) (Antoine Bourg)

Jeanne Bourg (1659-1701) (Pierre l’Aîné Comeau)

Anne Comeau (1681-1747) (François Raymond)

Anne Raymond (1724-1757) (Joseph Landry)

Marguerite Landry (1752-1830) (Antoine Lesieur Désaulniers)

Louise Lesieur Désaulniers (1781-1848) (Joseph Lesage)

Sophie Lesage (1815-1892) (Louis Lamy)

Julie Lamy (1849-1906) (Joseph Paquin)

Olive Paquin (1876-1925) (Joseph 2 Fréchette)

Lucienda Fréchette (1899-1969) (Alexandre Bérubé fils)

Her daughters Jeannine and Florèse Bérubé, sisters of my father Eugène.

The children of Jeannine, Marc and Chantal.

Anne Raymond, daughter of Anne Comeau and François Raymond was born on February 11, 1724 in Port-Royal in Acadia. A document says she was born on January 11th. The certificate of baptism indicates that she was “ondoyée” (conditional baptism) the next day, on the twelfth day of February by Mr. Saint-Seine, master surgeon. She was baptized on June 11, 1724, in Port-Royal and her godmother was Marguerite Bourg and her godfather, Jacques Doucet. The baptism in June explains two things, it explains the confusion between the months, January and February in both registers and the fact that the life of the little one was probably in danger given the conditional baptism and possibly the late date of baptism. Anne remained the last child of the family following the death of her little brother Pierre, born in 1726, who lived only a few days.

 

a064b2e1-8718-4988-9c25-7221a41cfd94 Anne Raymond

Baptismal record

 

On January 21, 1743, Anne Raymond married Joseph Landry dit Fraule, (known as Fraule). Joseph was born on January 31, 1718 and was baptized on March 29, 1718 in Port-Royal, Acadie. Joseph is the son of Jean-Baptiste Landry and Anne Petitot dit Saint-Seine (Sincennes).

Anne Raymond and Joseph Landry dit Fraule are parents of nine children.

Between their marriage in 1743 and the year 1748, life seemed pretty good at Port-Royal. There were births, marriages and a few deaths. Her mother, Anne Comeau died before January 13, 1747 and her father François died on May 12, 1751, at the age of 74! Everyone knew each other and in one way or another, one could easily find a kinship with the majority of the people of the village.

When Anne was born in 1724 and Joseph in 1718, Acadia belonged to the English and was called Nova Scotia. The Acadians lived there under an English occupation. In 1747, William Shirley, governor of Massachusetts, proclaimed that the Acadians who respected their allegiance to the King of England could keep their properties and live without fear.

In the summer of 1749, the new governor of Nova Scotia, Edward Cornwallis, arrived and demanded an oath of allegiance, without conditions from the Acadians. In 1749 there was a great migration of English and people friendly to England, to Acadia. In 1750, Colonel Charles Lawrence, lieutenant governor of Nova Scotia and his soldiers attacked the village of Beaubassin.

In 1754, Charles Lawrence and William Shirley planned the end of the French presence in Acadia. In 1755, a plan for the extermination of the Acadians was put in place!

acad41_1rn01_fig1In October 1754, Father Henri Daudin, parish priest of Port-Royal, now called Annapolis Royal, was imprisoned. The year 1755, will reveal itself as a year of upheavals and of triumph for the authors of this crime would be seen by the massacre of a people!

The arms and small boats of the Acadians of Port-Royal and Grand-Pré were confiscated in May 1755. In August and September 1755, the British Colonial Newspapers talked about expulsions as follows: “This exploit will be the greatest achievement of the English in America “.

It must be remembered that the Acadians were British subjects! Besides, they were part of a civilian population! In 1755, they unwittingly became hostile enemies! The luckiest, a small minority, was treated like prisoners of war, the others became the victims of ethnocide!

As early as August 1755, Acadians were subjected to imprisonment, physical and psychological abuse, robbery and rape by soldiers. The authorities imprison them for the purpose of expelling them and their lands and cattle are confiscated. If the captives escape, they burn their homes and their families are held hostage. In some cases the invaders burn everything, the houses, the barns, the churches! Acadians are dispossessed of all their possessions, because the aggressors, they steal almost everything!

The people of Beaubassin were the first to be deported on October 13, 1755 …

… and at the end of November 1755, Charles Lawrence, the principal author of all these misfortunes, flattered himself with his success! In addition, on January 7, 1756, Charles Lawrence was appointed Governor-in-Chief of Nova Scotia!

During embarkations, mothers carry their children, others carry the sick, the old and the weak. Some leave with some goods. It is a world of madness, confusion, misery and distress. Moreover, the new English settlers took possession of the farms, the animals and the livestock of the families. In some cases, if the inmates try to escape, they are shot at with the intention of hurting or killing them. Acadians are ill-treated by soldiers and sailors.

In what some call the Great Upheaval, some children are abducted from parents and families are broken. Everyone is imprisoned and people become slaves. It is reported that half of the deportees perished on board ships, either by drowning or sickness. We see several shipwrecks!

Such were the conditions of life for our poor ancestors during multiple deportations. We have several ancestors, especially on the side of my mother Huguette Marion and her two parents Maria Fortin (Lepage) and Thomas Marion (Chenette) who suffered, because of these barbaric acts!

However, Anne Raymond is an ancestor in my father’s matrilineal line.

The Pembroke

On December 4, 1755, the Pembroke, a 42 tonne “snow”, arrived at Goat Island in the Dauphin River opposite Port Royal called Annapolis Royal by the English. On December 5, soldiers and sailors were forcibly embarked 32 families from Cape Town and Port-Royal. The 232 Acadian residents learn that they will be moved to the English colony of North Carolina.

 

source Dominique Parigot

Source: Dominique Parigot

 

Paul Delaney, in his exceptional study, entitled “The Reconstruction of the Pembroke Passenger Role” in the Cahiers de la Société historique acadienne, Vol. 35, Nos. 1 and 2, January-June 2004, suggests and he justifies that 36 families were aboard the Pembroke. Which means that there were 232 prisoners on the ship! You can find information about this document on the best website about the Acadians, that of Lucie Leblanc Consentino (Acadian Home) at: http://www.acadian-home.org/PD-Pembroke.html

December 8, 1755

The Pembroke, with a crew of eight men, anchored and departed Port Royal (Annapolis Royal) along with six other vessels carrying Acadians, including a frigate escort, to the British colonies.

Captain Abraham Adams, Commander of the schooner, Warren, wrote the following on Dec. 8, 1755, to Colonel John Winslow, then in Halifax: “At five o’clock this morning the fleet sailed from the harbor by a good wind . We embarked 1664 people aboard two ships, three snows and a brigantine from Ile-aux-Chèvres under the convoy of the war sloop, Baltimore. Of the inhabitants of the upper part of the river, about 300 have fled into the woods, and the rest have been expatriated to the great mortification of some of our friends.” (Placide Gaudet 1908)

It must be understood that the living conditions on a boat at that time are not what they are today. It is even worse, when one is a prisoner, without rights and freedoms! The ships are overloaded with people, there is little food and the water is putrid. Piled on top of each other and locked in the hold, sanitary conditions are absent due to lack of access to clean air and to toilets. Seasickness and diseases are common in conditions like these. It is a prison that generates typhoid, smallpox and yellow fever! Psychologically, we must think of despair for those who fear the future, one engendered by the threats made by people who seem to be devoid of respect for humanity and living conditions that are far from being human! Can slaughtered people consider a future?

Between December 8, 1755 and January 8, 1756

The bad weather separates the Pembroke from the other ships. It would seem that the ship is not far from the colony of New York. A group of Acadians decided to fight against the assailants. They managed to master the crew of eight men and took control of the ship. According to the Pennsylvania Gazette of March 6, 1756, “the rebels directed the ship to St. Mary’s Bay and remain there for almost a month.” On December 4, 1755, the Pembroke had provisions for 139 days. They were now outlaws! Desiring to be safe and sound, they decided to go into a territory still under French control on the other side of the French Bay and arrived at the mouth of the Saint John River on February 8, 1756. It can be assumed that half of the provisions had been consumed. One may suspect that there is perhaps a ray of hope for these poor people!

Yet there are other challenges!

 

Dominique Parigot

Source: Dominique Parigot

 

February 8, 1756: Saint John River

On February 8 or 9, 1756, an English ship appeared and there was a skirmish and the heroes of the Pembroke were once again victorious, for the enemy returned to Port Royal. Fearing that the English would return and take possession of their boat, the Acadians decided to burn the Pembroke! Mr. de Boishébert, commander of the French troops at Cocagne, invited the Acadians to move and to go up the Saint John River and to settle temporarily in the Acadian village of Sainte-Anne-des-Pays-Bas, (Fredericton). The route between Saint-John and Sainte-Anne-des-Pays-Bas was not the easiest and it is obvious that this journey presented challenges for our protagonists. The Acadians of the Pembroke were planning to spend the winter there, from February to the spring of 1756.

They may have a form of freedom, but life is not easy because there is a shortage of food. In addition, to the 400 already established in Sainte-Anne, it was now necessary to feed another group of 232 people. The survivors of the Pembroke would like to go to Québec City. Following a request from them, Vaudreuil replied to them on August 6, 1756, to go to Miramichi! We know that they are still in Sainte-Anne-des-Pays-Bas during the summer because Prudent Robichaud died there before the departure for Quebec! (Source: Placide Gaudet)

André-Carl Vachon in his book “Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec 1755-1775” (The Deportations of the Acadians and Their Arrival in Quebec 1755-1775), suggests that the Pembroke passengers separated themselves into three distinct groups. The first group of people ascended the Saint John River and settled in Kamouraska. A second, went to the camp Espérance (Hope) at Miramichi, as accepted by Vaudreuil. The third entity went to Ristigouche and Caraquet.

Between the end of August and December 1756: Arrival in Miramichi

The intention of the survivors was to spend the winter in Miramichi from December 1756 to March 1757 then go to Québec City. My impression is that they thought they would find better living conditions because of hunting and fishing and access to ships coming from Québec and France.

But the conditions of life and survival are worse in Miramichi. Some writings reveal that at least 1,000 people died of malnutrition, hunger and disease at Camp Espérance in 1756. It is obvious that there is a general dearth in French Acadia and New France. We learn that the Acadians of Miramichi had to eat beef skins to survive.

As early as May 1757, Boishébert returned 120 Acadians to Québec, for he could not feed them. The first convoy of people from Miramichi arriving in Québec City in 1757 took place on June 13th. Another group from the Pembroke arrived on July 10, 1757.

On August 18, 1757, our ancestor Anne Raymond and her spouse Joseph Landry and their children arrived in Québec City with nearly 150 other Acadians! According to André-Carl Vachon, they arrived on the ship, the Rameau!

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August 18, 1757: Québec City

In this adventure, now a most tragic odyssey, our ancestors may still have hoped that this war between the English and the French of the old countries would end soon and that they would be able to return to the country of their birth, Acadia; Perhaps, they hope to create a new home in New France but their epic journey of more than a year and six months is not yet finished. They are exhausted, they suffer from malnutrition, they have seen famine, they have felt the cold because they are homeless and they know misery and everywhere they see death.

In Québec and in New France, many people help, but there is also corruption by some of the so-called elite to the detriment of the poor Acadians. I encourage you to read Vachon’s book which describes this exploitation.

A new challenge is an epidemic of smallpox, and some blame the Acadian refugees by saying that they are catalysts for this disease, which is false. Vachon traces the origin of this epidemic to the crew of the ship the Leopard, whose port of origin was Brest and who arrived in Québec City on May 31, 1756. The Leopard’s supplies were distributed to Acadians weakened by famine and malnutrition June 17, 1756. Acadians come into contact with infected sailors! The Leopard was burned on August 29, 1756. Between November 1757 and March 1, 1758, there were 330 death notices made at Notre-Dame de Québec. This number excludes Acadians who died outside Québec City, the Hôtel-Dieu and in other parishes. Nearly 1300, Acadians had taken refuge in Québec, during this period of time.

On December 26, 1757, our ancestor Anne Raymond died in Québec City. She was buried the next day. She was a young woman of 33 years.

Her spouse Joseph Landry dit Fraule died on 3 June in Maskinongé.

 

Anne Raymond 1

Death Record

 

The first time I read the register about the death of Anne Raymond, (a few years ago) I was stunned and sad for a while. When I found that the priest had added the word “Acadienne” to the document, I began to check all the pages before and after the mention of my ancestor and it was at this moment that I understood the misfortunes experienced by the Acadians. At that time, I did not know the history of the Pembroke and when I discovered that my “dear little Anne” was a part of this odyssey, I knew that one day I would tell her story.

Anne Raymond 2a

 

Anne Raymond 2b

Pages and pages of Acadian that died…

 

What I have just presented is the story published in various researches and documents. In the next part I want to tell you about the loss of life, experienced by Anne and her family, which explains my choice to call this tragedy, a genocide instead of a deportation or a great upheaval!

Before this pogrom of human destruction, infant mortality was very low in Port-Royal, which means that we know that the children of Acadian families were alive on December 4, 1755. The registries that contain information about births, marriages and deaths help reconstruct the history of a family.

There were 32 families with 232 inhabitants on the Pembroke and I wanted to identify all the relatives of Anne Raymond and her spouse Joseph Landry dit Fraule. First, there are their eight children. Then there are the brothers of Anne and their wives and children. There are also the parents of Joseph Landry dit Fraule and the brothers, sisters and their spouses and their children to consider. Anne’s parents had died. This means that Anne Raymond had close to 40 close relatives on the Pembroke. There were also first cousins, great uncles and aunts but I did not consider them in my research. There are also some members of families who were not on the Pembroke. I’ll talk about them later.

Following are the children of Anne Raymond and Joseph Landry dit Fraule: (No. 15 Delaney)

PR= Port-Royal

Name Birth Marriage Death Spouse
Anne Landry 4, 5 november 1743 PR
Joseph dit Frot 1744 (1750) 6 feb. 1775 Louiseville 19 janvier 1819 Maskinongé (9) (11) Antoinette Lampron Lacharité
Jean Jan.1746 PR
Madeleine 24 april 1748 PR 8 feb. 1773 Sorel 12, 14 oct. 1809 Sorel Pierre Hétu dit Éthier
Marie 24 april 1748 PR
Marie Anne 1750 PR 7 june 1773 Louiseville

11 janv.1785 Maskinongé

22, 23 november 1820 Maskinongé Barnabé Masson

Jean Baptiste Biron

Marguerite * 15, 16 may 1752 PR 8 july 1776 Yamachiche 20 october 1830 Louiseville (26, 28 ) Antoine Désaulniers Lesieur
Charles-Élysée 30 october 1754 PR
Marie Thérèse 21 september 1757 Québec 22 september 1757 Québec

Anne gave birth to nine children. Eight of her children, her spouse and herself were deported at the same time. The oldest of the eight deported children, Anne was 12 years old and the youngest, at that time, Charles was a baby a little over a year old. The youngest member of the family, Marie Thérèse was born in exile in Québec City on September 21, 1757 and she died the following day. She was not on the Pembroke. She was probably conceived in January 1757 and perhaps later (in Miramichi) which would mean that she would have been born prematurely!

Of the nine children, only four of them survived deportation, the capture of the Pembroke, exile in Saint John, Sainte-Anne-des-Pays-Bas, Miramichi, Québec, and the death of their mother. I am suggesting that if the four children who died would have died in Québec or in New France, they would be recorded in the registers. Delaney indicates that Anne, Jean, Marie and Charles-Élysée were on the Pembroke. I assume that they died between December 5, 1755, the date of embarkation and their arrival in Québec City, August 18, 1757. Unfortunately, no document indicates the date of death. Five of her nine children died.

Madeleine, Joseph, Marie Anne and our ancestor Marguerite lived through the deportation, the capture of the Pembroke, the life in exile in Saint-Jean, Sainte-Anne-des-Pays-Bas, Miramichi,, smallpox, malnutrition, the death of their siblings and the death of their mother. Joseph Landry was almost 13 years old, Madeleine Landry was over 9 years old, Marie Anne was about 7 years old and Marguerite our ancestor was 5 years old when their mother died.

Anne Raymond’s parents were François Raymond and Anne Comeau. Their children were:

PR = Port Royal

Name Birth Marriage Death Spouse
Jean Baptiste Raymond (19m) 4 décember 1710 PR 23 october 1730 PR 26 décember 1757

Québec

Josephte d’Entremont (19f)
François Raymond 18 april 1713 PR 22 april 1748 Grand Pré 13 déc. 1758 (Duke Williams) Cécile Landry
Joseph Raymond (20m) 7 décember 1716 PR 13 jan. 1747 PR 17,18 nov. 1768 St Joachim Josephte Landry (20f)
Charles Raymond (18m) 16 july 1719 PR 24 nov. 1749 PR 25, 26 déc 1791 Deschambault Madeleine Petitot Sincennes (18f)
Jacques Raymond 25 july 1721 PR 3 feb 1749 PR 4 jan. 1803 Yamaska Marie Claire Pellerin
Anne Raymond (15f) 11 feb. 1724 PR 21 jan. 1743 Port Royal 26, 27 déc. 1757 Québec Joseph Landry dit Fraule (15m)

On the Pembroke were embarked three of the five brothers of Anne Raymond as well as their wives and children. Delaney identified them as families (19): Jean Baptiste Raymond (20): Joseph Raymond and (18): Charles Raymond.

Family (19) Jean Baptiste Raymond and Josephte Mius d’Azy d’Entremont:

Note: This family is the only family from the Pembroke, which, according to some sources seems to have traveled up the Saint John River to settle in Kamouraska with other Acadian families. I will rather say that some of the children of Jean-Baptiste Raymond of Marie Josephte Mius d’Azy made the journey, but the parents went to Île Saint-Jean. It is certain that the parents were the first of the Pembroke to arrive at Québec on August 27, 1756.

Name Birth Marriage Death Spouse
Jean Baptiste Raymond (19m)

father

1, 4 décember1710 PR 23 october 1730 PR 26 décember 1757 Québec Josephte Mius d’Azy d’Entremont (19f)
Josephte Mius d’Azy d’Entremont (19f) mother 1706 PR 23 october 1730 PR d 14 déc.1757 Québec Jean Baptiste (19m) Raymond
François 13 décember 1731 PR 18 jan. 1753Port Royal Déported to Massachusetts Isabelle Richard
Marie Anne 1734 1756 St Jean River 10 september 1757 Kamouraska Joseph Boucher
Marie Joseph 28 jan. 1736 PR
Anne 6,8 april 1738 PR 21 june 1762 Kamouraska 17 april 1771 Kamouraska Michel Gueret dit Dumont
Marguerite 6, 8 april 1738 PR 4,5 décember 1757 Québec
Jean-Baptiste 10 11 aug. 1740 PR 11 jan. 1768 Kamouraska 14 16 feb. 1802 Kamouraska Catherine Boucher
Joseph 25 aug. 1742 PR
Pierre 12,13 june 1746 PR 14,15 décember 1757 Québec
Cécile Vénérande 18 aug. 1748 PR 19, 20 décember 1757 Québec
Félicité 23,24 feb. 1751 PR
Brigitte 1753 PR 13 décember 1757 Québec
Rosalie April 1755 7,8 september 1756 Québec

Francois was not on the Pembroke. So there were 11 children on the ship. Both parents died in 1757 in Québec City. Only two children survived. Of the nine who died, we can identify the burial of six. We cannot find the death certificates of Marie Joseph, Joseph and Félicité and I assume that they died between December 5, 1755, the date of embarkation and their arrival in Quebec City on August 26, 1756.

Family (20) Joseph Raymond and Josephte Landry:

Name Birth Marriage Death Spouse
Joseph Raymond (20m) father 7 décember 1716 PR 13 jan. 1747 PR 17, 18 nov. 1768 St Joachim Josephte Landry (20f)
Josephte Landry (20f ) mother 21 april 1718 PR 13 jan. 1747 PR 5 feb. 1758 Québec Joseph Raymond (20m)
Marie Josephte 29 april 1747 PR
Joseph 20 april 1750 PR 2 aug. 1773 Saint Joachim Montmorency Après 1800 Josephte Rancourt
Pierre David 14 décember 1752 PR 5 feb. 1758 Québec

The mother died, the father died 10 years later. Only Joseph survived. Pierre David died in 1758 and Marie Josephte died between December 5, 1755, the date of embarkation and their arrival in Québec City on 18 August 1757.

Family (18) Charles Raymond and Madeleine Saint Cennes (Sincennes)

Name Birth Marriage Death Spouse
Charles Raymond (18m) father 16 july 1719 PR 24 nov. 1749 PR 25, 26 déc 1791 Deschambault Madeleine Sincennes (18f)
Madeleine Sincennes (18f) mother 25 décember 1722 PR 24 nov. 1749 PR 1, 2 november 1805 Charles Raymond (18m)
Marie Josephte 8 september 1750 PR
Isabelle 20, 21 september 1753 PR 6 feb 1787 Deschambault 12 september 1807 Deschambault Simon Gauthier
Marguerite 1756 7, 8 september 1758
Marie 1757 1777 1790 Eustache Belisle
Louis 1762 Deschambault 1793 Marguerite Mayrand
Charles 1764 1784 Françoise Montambault

The parents survived as well as Isabelle. Marguerite died in Québec City and Marie Josephte died between December 5 1755, the date of embarkation and their arrival in Québec City on August 18, 1757. Three children were born after 1757.

The in-laws of Anne Raymond, Jean Baptiste Landry and Anne Petitot known as Saint Seine (Sincennes) were also on the same boat.

Family (14) Jean Baptiste Landry and Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes)

Name Birth Marriage Death Spouse
Jean-Baptiste Landry (14h) père 1693 Port-Royal 11 jan. 1717 Port-Royal 23, 24 décember 1757 Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes) (14f)
Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes) (14f) mère 1695 Port-Royal 11 jan. 1717 Port-Royal 15 16 may 1759 Québec Jean-Baptiste Landry (14h)
Joseph dit Fraule (15h) (see above) 31 jan.1718 PR

29 march 1718 b

21 jan. 1743 PR 3 june 1786 Maskinongé Anne Raymond (15f)
Jean Baptiste Landry 1721 Port Toulouse 1744 before 1749 ?? Marie Comeau
Pierre Landry dit Penot (16m) : see after (16) 1723 30 june 1751 PR

26 jan. 1761 L’Assomption

Le 5, 6 march 1804 Maskinongé Euphrosine Doucet Maillard (16 f)

Isabelle Leblanc

Claude Landry 1725 P Toulouse Before 1755
Charles Landry 1733 P Toulouse 8 april 1758 Québec
Marie Josephe Landry 17, 18 aug. 1734 PR
Anne Landry 1739 20 décember 1757 Québec
Marguerite Landry 9 10, march 1739 PR 8 feb. 1762 Sorel 18, 20 décember 1809 Maskinongé Charles-Élysée Doucet

Both parents died shortly after arriving in Québec City. Marie-Josephte Landry died between December 5, 1755, the date of embarkation and her arrival in Québec City, on 18 August 1757. Anne Landry died on December 20, 1757. Charles Landry died on April 8, 1758 in Québec City. Joseph, Pierre and Marguerite are considered in other tables. Of the two parents and four children considered in this family, number 14, only Marguerite survived.

Family (16) Pierre-Jacques Landry and Euphrosine Doucet (Maillard)

Name Birth Marriage Death Spouse
Pierre Landry (16m) father 1723 30 june 1751 PR

26 jan. 1761 L’Assomption

Le 5, 6 march 1804 Maskinongé Euphrosine Doucet Maillard (16f)

Isabelle Leblanc

Euphrosine Doucet Maillard (16f) mother 5 jan. 1723 PR 30 june 1751 PR Before le 9 july 1758 Pierre Landry (16m)
Joseph Landry dit Penot 1752 13 feb. 1778 Sorel Le 7, 9 june 1834
Pierre 1754 8, 9 july 1758 Québec

In this family the mother died before July 9, 1758, the date of the death of her son Pierre. The son Joseph Landry dit Penot survived as well as the father who in a second marriage became the father of six other children.

I did not consider the data concerning the sister of Jean-Baptiste Landry, Marguerite Landry (4f) wife of Denis Petitot dit Sincennes (4m) brother of Anne Petitot dit Sincennes. (Two brothers married to two sisters) I did not consider either his brothers, Claude Landry (17h) husband of Marie Babineau (17f) or Joseph Landry (21h) husband of Jeanne Robichaud (21f) and their children because they were the great uncles and great aunts and cousins ​​of Anne Raymond and Joseph Landry dit Fraule! There would be a lot more tragedy to deal with!

Of course, in this Acadian community, several people were related. I focus here only on children, parents, brothers and sisters, brothers-in-law, nieces and nephews of Anne Raymond and her spouse Joseph Landry dit Fraule, who were deported on the Pembroke.

On December 5, 1755, about 44 members of this family were forced in spite of themselves, to embark on a ship which was to lead them to perdition. Within a short time nearly 29 of these brave people perished! In addition, one of Anne’s brothers, François Raymond and all his family drowned in the shipwreck of the Duke Williams. Another story that needs to be told! I do not know the fate of her brother Jacques, nor of certain nephews and nieces who were deported.

The deaths of the Raymond-Landry family.

Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her daughter Anne Landry.
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her son Jean Landry.
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her daughter Marie Landry.
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her son Charles-Élysée Landry.
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her niece Josephte Raymond (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her nephew Joseph Raymond, (son J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her niece Félicité Raymond (fille de J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her niece Marie Josephte Raymond, (daughter of Joseph Raymond and Josephte Landry)
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her niece Marie Josephte Raymond (daughter of Charles Raymond and Madeleine Saint-Seine (Sincennes)
Le 7 septembre 1756 Death of her niece Rosalie (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
1757
Le 10 septembre 1757 Death of her niece Marie-Anne Raymond (daughter of J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) after the birth of her child in Kamouraska.
Le 21 septembre 1757 Birth of her daughter Marie-Thérèse Landry in Québec
Le 22 septembre 1757 Death of her daughter Marie-Thérèse Landry in Québec
Novembre 1757 Start of smallpox epidemic in Québec
Le 4 décembre 1757 Death of her niece Marguerite Raymond (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy) à Québec.
Le 13 décembre 1757 Death of her niece Brigitte Raymond (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy) à Québec.
Le 14 décembre 1757 Death of her sister-in-law Josephte Mius d’Azy à Québec. (wife of J.B. Raymond) à Québec
Le 14 décembre 1757 Death of her nephew Pierre Raymond, (son of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy) à Québec
Le 19 décembre 1757 Death of her niece Cécile Vénérande Raymond (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
Le 20 décembre 1757 Death of her sister-in-law Anne Landry in Québec.
Le 23 décembre 1757 Death of her father in-law, Jean-Baptiste Landry dit Fraule in Québec.
Le 26 décembre 1757 Death of her brother Jean Baptiste Raymond in Québec.
Le 26 décembre 1757 Death of Anne Raymond in Québec.
Le 5 février 1758 Death of her sister-in-law Josephte Landry in Québec (spouse of Joseph Raymond)
Le 5 février 1758 Death of her nephew Pierre David Raymond à Québec, (son of Joseph Raymond et Josephte Landry)
Le 1 mars 1758 End of smallpox epidemic in Québec
Le 8 avril 1758 Death of her brother-in-law, Charles Landry in Québec.
Le 8 juillet 1758 Death of her nephew Pierre Landry (son of Pierre Landry et Euphrosine Doucet Maillard)
Avant le 9 juillet Death of her sister-in-law, Euphrosine Doucet Maillard
Le 7 septembre 1758 Death of her niece Marguerite Raymond (daughter of Charles Raymond and Madeleine Petitot Saint-Seine (Sincennes)
Le 15 mai 1759 Death of her mother-in-law,Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes)
I wish to thank:

Monsieur Stephen White: auteur du Dictionnaire généalogique des familles Acadiennes

Monsieur Paul Delaney: auteur de : “La reconstitution d’un rôle des passagers du Pembroke” dans les Cahiers de la Société historique acadienne, vol. 35 nos 1 et 2, janvier-juin 2004.

Madame Lucie Leblanc Consentino: auteur du meilleur site au sujet des Acadiens à (Acadian Home) à: http://www.acadian-home.org/PD-Pembroke.html

Monsieur Placide Gaudet pour tous ses écrits.

Monsieur André-Carl Vachon: auteur de “Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec 1755-1775”

 

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts

 

 

 

 

 

 

Marie Pichon imprimeure…et ses conjoints Philippe Gaultier et Charles Sevestre, imprimeurs! Marie Pichon: A Family of Printers and Publishers!

QFGa0011

Marie Pichon imprimeure… et ses conjoints Philippe Gaultier et Charles Sevestre, imprimeurs!

par Robert Bérubé

The English version follows the French one.

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Philippe Gaultier est né vers 1592 à Clermont-Ferrand. Il est le fils de Thibault Gaultier et d’Anne Curier.

Le 10 juin 1618, à Saint-Sulpice de Paris, il épousa Marie Pichon.

Marie Pichon est née vers 1598, à Saint Germain de Paris. Elle est la fille de Philippe Pichon et de Médarde Vacquemoulin. Philipe épousa Médarde Vacquemoulin, le 28 décembre 1588, à Paris. Philippe Pichon est un maître tourneur en bois.

Philippe Gaultier et Marie Pichon sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Guillaume dit Lachenaye 1618? (1622) Saint Étienne du Mont, Paris 19 octobre 1648 Québec 26 juillet 1657 Québec Esther De Lambour (Lafeuille)
Claude 22 déc. 1623       Saint Étienne du Mont, Paris
Catherine

 

8 juillet 1626 Saint Étienne du Mont, Paris 13 mai 1638 Québec Après le 3 août 1702 Québec Denis Duquet
Charles dit Boisverdun 2 octobre 1628 Saint Étienne du Mont, Paris 1 août 1656 Québec 29 février 1703 Sainte Foy (ou le 9) Catherine Camus (Le Camus)
Jean Le 5 octobre 1630

Philippe Gaultier est un maître imprimeur à Paris. En novembre 1612, il avait été reçu apprenti à Paris. Le 27 mai 1618, il demeure à l’Île du Palais, rue Traversante. Il devient maître imprimeur le 9 janvier 1625. Il tient boutique rue des Amandiers, à l’enseigne du Pélican, ensuite sur le Pont Neuf, du Côté des Augustins et en 1631 au Palais.

stacks-image-17E3E4D Vieillard

En 1625, il imprime au moins quatre livres dont “L’Entretient des Vieillards ou Miroir dans lequel ils verront les avantages de leur âge pour leur consolation”. En 1626, il en imprime quatre autres dont “La Cognoissance de la bonne et mauvaise fortune” de Djabir ibn Hayyan ibn ‘Abd Allah al Küfi ai Sufu, dit Geber. En 1627, “Les fleurs du grand Guidon” est un des cinq livres imprimés. De 1628 à 1631 nous repérons au moins six livres imprimés. Gaultier imprime en français, en latin et en langue arabe.

Philippe Gauthier décède et est enterré le (13?) 31 août 1631 à Paris. Sa sépulture est à Saint Étienne du Mont. Avant son décès, il avait commencé l’impression d’un livre.

Devenue veuve, Marie Pichon complète l’impression de ce livre en 1632 donc, elle devient imprimeure. Le titre du livre est “La conférence et entrevuë d’Hippocrate et de Démocrite, tirée du grec et commentée par Marcellin Bompart”. (sic)

stacks-image-ED2D565 veuve Gauthier

Vers 1632, la veuve Marie Pichon épousa Charles Sevestre à Paris.

Charles Sevestre est le fils de Charles Sevestre, père et de Marguerite Petitpas. Il est né le 17 janvier 1609, à Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme.

Marie Pichon et Charles Sevestre sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Marie Denise 29 octobre 1632 Saint Étienne du Mont, Paris 18 juin 1646 Québec              4 août 1659 Québec 14 décembre 1700        Québec Antoine Martin Montpellier Philippe Neveu
Marguerite av. 1635 France 8 avril 1652 Québec 26 novembre 1720 Ste Anne Beaupré Étienne Lessard
Ignace dit Desrochers 12 novembre 1636 Québec 22 juin 1661 Québec
Marie Madeleine 2 janvier 1639 Québec 22 octobre 1653 Québec   22 février 1672 Québec 7 novembre 1706 Québec Jacques Loyer Latour          Louis de Niort
Jeanne 29 décembre 1641 Québec 5 janvier 1648 Québec
Catherine 25 juillet 1644 (1645?) Québec 19 février 1658 Québec 24 janvier 1670 Québec Louis Rouer Devilleray
Charles III 20 novembre 1646 Québec 5 avril 1661 Montréal

Charles est né dans une famille d’imprimeurs et de libraires. Son père aussi nommé Charles Sevestre avait imprimé plus de 40 livres. Parmi les plus connus sont: “Les jours et les nuicts du sr de la Fontan (Jean de la Fontaine)” en 1606, “Les essais de Michel seigneur de Montaigne” en 1608 et 1611, “La Toyson d’or en 1612”.

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Je vous encourage à visiter la page extraordinaire au sujet des imprimeurs Philippe Gaultier, Charles Sevestre et les ancêtres de Charles Sevestre créée par Denis Savard à: http://savart.info/ (Famille Gaultier et Savard)

Charles Sevestre fils, est reçu maître imprimeur à Paris le 19 mai 1633. Entre 1632 et 1634, il publie au moins 14 livres dont : “Le second tome du Parnasse des chansons à danser” et “l’Ouverture de L’escolle de philosophie transmutatoire metallique”.

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Il est difficile de comprendre pourquoi Marie Pichon, son conjoint Charles Sevestre, ses enfants, Guillaume, Catherine et Charles Gauthier et Denise et Marguerite Sevestre ont décidé de venir s’établir en Nouvelle-France, en 1636. En plus, sa belle-mère Marguerite Petitpas et ses beaux-frères Thomas, Jacques et Étienne Sevestre faisaient partie de l’aventure! De plus, Marie a quitté la France et elle était enceinte, car son fils Ignace est né le 12 novembre 1636. Ces imprimeurs, imprégnés dans un monde de culture à Paris, semblent avoir été obligés d’abandonner la pratique de leur métier car il n’y a pas d’imprimeries en Nouvelle-France.

Les affaires des imprimeurs Sevestre semblaient prospères en France mais ils ont été victimes de leurs propres maladresses. Selon Jacques Mathieu et Eugen Kedl dans “Les Plaines d’Abraham: le culte de l’idéal” les Sevestre, “publièrent quelques traités d’alchimie et des écrits de religion huguenote et calviniste, orientations que le parlement de Paris condamne avec force dans les années 1630. La famille Sevestre préféra vraisemblablement s’expatrier dans une lointaine colonie et s’y faire oublier”.

L’arrivée de la famille Pichon-Gauthier-Sevestre augmentait la population chétive d’Européens en Nouvelle-France. La mère des frères Sevestre, Marguerite Petitpas née vers 1585 est décédée quatre ans après la traversée, le 13 septembre 1640, “en sa cabane au Cap Diamant”!

Charles Pichon, notre ancêtre, est le seul frère à laisser une descendance sur le territoire de l’Amérique. Le PRDH, identifie deux frères et ils sont Jacques et Étienne. En plus des deux le fichier Origines identifie Thomas comme frère.  Certains affirment “qu’on perd la trace de Thomas peu de temps après son arrivée en Nouvelle-France”.

En 1641, Charles Sevestre est un « habitant demeurant aud. Québec ». En 1645, il est commis du magasin. Le 23 août 1648, il se fait élire syndic de la Communauté des Habitants. Il initie les travaux de la première église de Trois-Rivières en 1649. Le 8 mai 1651, il devient le premier juge-prévôt de la seigneurie de Lauzon. En 1651, il occupe la position de lieutenant particulier, civil et criminel, de la Sénéchaussée de Québec. Durant sa vie active en Nouvelle-France, il a acquis plusieurs territoires. Il a fait au moins trois voyages aller-retour en France pour régler des affaires de famille.

En reconnaissant les réalités difficiles pour les femmes de la nouvelle colonie, il suffit d’observer les faits suivants : Catherine Gaultier avait 12 ans lorsqu’elle a épousé Denis Duquet qui en avait 23! Elle devient veuve en 1675 et, elle se fait connaître comme une femme d’affaires exceptionnelle. Denise Sevestre a 14 ans et son conjoint Antoine Martin dit Montpellier en a 58, lors de son premier mariage! Presque trois mois après le décès d’Antoine, elle épouse Philippe Neveu, elle a 27 ans et lui en a 25. Nous apprenons le fait qu’elle est « séparée de bien » d’avec Philippe quelques années avant son décès! Marguerite Sevestre a 16 ans lorsqu’elle épousa Étienne Lessard, 29 ans. Madeleine en a 14, et Jacques Loyer en a 27. Catherine a 14 ans et Louis Rouer en a 29 lors de son mariage!

Charles Sevestre fils est décédé le 8 décembre, 1657 et il a été enterré le lendemain, sous son banc d’église.

À la suite du décès de Charles Sevestre, une dispute a eu lieu entre les enfants héritiers de Charles. Les terres des Plaines d’Abraham étaient divisées entre Denise Sevestre, Marguerite Sevestre et Catherine Sevestre. C’est Catherine qui hérita des terres!

Les enfants de Marie Pichon, Claude et Jean Gaultier sont probablement décédés en bas âge en France, son fils Guillaume Gaultier est décédé le 26 juillet 1657. Sa fille Jeanne Sevestre est morte à l’âge de sept ans. Son gendre Antoine Martin est décédé en 1659, cependant, il était 12 ans plus vieux que sa belle-mère. Sa plus grande tristesse est probablement le décès de son plus jeune fils, Charles III, qui s’est noyé près de Montréal, le 5 avril 1661. Son corps n’a pas été trouvé et Marie est morte moins d’un mois après.

Marie décède le 3 mai, 1661 à Québec. Elle est enterrée le lendemain sous son banc, dans l’église, près de son conjoint. Son fils Ignace est décédé le 22 juin de la même année! Il a été tué dans une attaque Iroquoise.

Marie Pichon est l’ancêtre de certains Gaultier, des Duquet, de certains Martin, des Neveu et des Lessard. Il n’y a pas de descendance Sevestre!

La personne qui m’a fait découvrir les trois ancêtres présentés aujourd’hui est madame Marie Vaillancourt par son site “Petites histoires de nos ancêtres en Nouvelle-France”. Les histoires fascinantes de madame Vaillancourt ont définitivement influencé ma décision de rédiger la petite histoire de mes ancêtres sur le présent blogue!

Dans son histoire “Imprimeurs à Paris” elle parle des trois ancêtres. http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/

Marie Vaillancourt fait aussi référence à un autre site, celui de monsieur Denis Savard. Un excellent site qui se démarque par les recherches poussées de monsieur Savard. http://savart.info/imprimeurs/ et en particulier http://savart.info/gaultier/gaultier2/

Je remercie madame Vaillancourt et monsieur Savard d’avoir partagé le fruit de leurs recherches!

Il y a quatre lignées de descendance de Marie Pichon à moi.

Gaultier-Blain-moi Gaultier-Fréchette-moi
Marie Pichon

Charles Gaultier (Boisverdun)

Claire-Françoise Gaultier (Boisverdun)

Pierre Aubertin

Marie Josphte Aubertin

Louis Quay (Éthier-Dragon)

Jean Baptiste Quay (Éthier-Dragon)

Zoé Quay (Éthier-Dragon)

Marguerite Blain

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Marie Pichon

Catherine Gaultier

Pierre Duquette

Anne Duquette

Anne Marguerite Thomas

Marie Anne Papilleau (Périgny)

François Lefebvre (Villemure)

Pélagie Lefebvre (Villemure)

Félicité Rivard (Laglanderie)

Joseph 1 Fréchette

Joseph 2 Hermidas Fréchette

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Gaultier-Fortin-moi Sevestre-Fréchette-moi
Catherine Gaultier

Françoise Duquette

Louis Joseph Morel (de la Durantaye)

Charles Alexandre Morel (de la Durantaye)

Charles Joseph Morel (de la Durantaye)

Jean Marie Morel (de la Durantaye) (Briand)

Xavier Briand

Lidia Briand

Pierre 2 Fortin

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

Marie Pichon

Denise Sevestre

Madeleine Neveu

Madeleine Cadieux

Madeleine Michaud

Jeanne Dionne

Louis 2 Dubé

Vincent Dubé

Olive Dubé

Joseph Paquin

Olive Paquin

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

Pour les intéressées et intéressés, je vous encourage à vous inscrire à mon site Facebook! https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

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Marie Pichon, Philippe Gaultier and Charles Sevestre : A Family of Printers and Publishers!

by Robert Bérubé

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Philippe Gaultier, was born in 1592 in Clermont-Ferrand, France. He is the son of Thibault Gaultier and Anne Curier.

On June 10th, 1618, in Saint-Sulpice of Paris, he married Marie Pichon. Marie Pichon was born around 1598, in Saint Germain of Paris. She is the daughter of Philippe Pichon and Médarde Vacquemoulin. Philipe married Médarde Vacquemoulin on December 28th, 1588, in Paris. Philippe Pichon is a master wood turner.

Philippe Gaultier and Marie Pichon are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Guillaume dit Lachenaye 1618? (1622) Saint Étienne du Mont, Paris 19 oct. 1648 Québec 26 july 1657 Québec Esther Delambour (Lafeuille)
Claude 22 déc. 1623 Saint Étienne du Mont, Paris
Catherine 8 july 1626 Saint Étienne du Mont, Paris 13 may 1638 Québec After Aug. 3, 1702 Québec Denis Duquet
Charles dit Boisverdun 2 oct. 1628 Saint Étienne du Mont, Paris 1 aug. 1656 Québec 29 feb. 1703 Sainte Foy (or 9th) Catherine Camus (Le Camus)
Jean 5 oct.1630

Philippe Gaultier is a master printer in Paris. In November, 1612, he had been accepted as an apprentice in Paris. On May 27th, 1618, he lived on Île du Palais, on Traversante Street. He became a master printer on January 9th, 1625. He owned a shop on “rue des Amandiers in Paris” at the “enseigne (sign) du Pélican”. After this he had a boutique on Pont Neuf on the Côté of the Augustins and in 1631 at the Palace.

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In 1625, he published at least four books, of which “L’Entretient des Vieillards ou Miroir dans lequel ils verront les avantages de leur âge pour leur consolation”. In 1626, he prints four others among which “La Cognoissance de la bonne et mauvaise fortune” de Djabir ibn Hayyan ibn ‘Abd Allah al Küfi ai Sufu, dit Geber. En 1627, “Les fleurs du grand Guidon” is one of five printed books. From 1628 till 1631 we identify at least six printed books. Gaultier prints in French, in Latin and in the Arabic language.

Philippe Gauthier dies and is buried (13?) on August 31st, 1631 in Paris. His burial is at Saint-Étienne-du-Mont. Before he died, he had started the publication of a book.

The widow, Marie Pichon completes the printing of this book in 1632 thus, she becomes a woman publisher. The title of the book is “La conférence et entrevuë d’Hippocrate et de Démocrite, tirée du grec et commentée par Marcellin Bompart”. (sic)

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In 1632, the widow Marie Pichon married Charles Sevestre in Paris.

Charles Sevestre is the son of Charles Sevestre, father and of Marguerite Petitpas. He was born on January 17th, 1609 in Clermont-Ferrand, Puy-de-Dôme.

Marie Pichon and Charles Sevestre are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Marie Denise 29 october1632 Saint Étienne du Mont Paris 18 june 1646 Québec              4 aug. 1659 Québec 14 déc. 1700 Québec Antoine Martin Montpellier Philippe Neveu
Marguerite before 1635 France 8 april 1652 Québec 26 november 1720 Ste Anne Beaupré Étienne Lessard
Ignace dit Desrochers 12 november 1636 Québec 22 june 1661 Québec
Marie Madeleine 2 jan. 1639 Québec 22 october 1653 Québec            22 feb. 1672 Québec 7 november 1706 Québec Jacques Loyer Latour        Louis de Niort
Jeanne 29 décember 1641 Québec 5 jan. 1648 Québec
Catherine 25 july 1644 (1645?) Québec 19 feb. 1658 Québec 24 jan. 1670 Québec Louis Rouer Devilleray
Charles III 20 november 1646 Québec 5 april 1661 Montréal

Charles was born in a family of printers and booksellers. His father, Charles Sevestre senior had printed more than 40 books. Among the most known are: “Les jours et les nuicts du sr de la Fontan (Jean de la Fontaine)” in 1606, “Les essais de Michel seigneur de Montaigne” in 1608 and 1611, “La Toyson d’or” en 1612.

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I encourage you to visit a page of exceptional quality, regarding the printers Philippe Gaultier, Charles Sevestre and the ancestors of Charles Sevestre created by Denis Savard in: http: / savart.info / (Gaultier et Savard family).

Charles Sevestre son was recognised as a master printer in Paris on May 19th, 1633. Between 1632 and 1634, he publishes at least 14 books among which: “Le second tome du Parnasse des chansons à danser” et “l’Ouverture de L’escolle de philosophie transmutatoire metallique”.

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It is difficult to understand why Marie Pichon, her spouse Charles Sevestre, her children, Guillaume, Catherine and Charles Gautier and Denise and Marguerite Sevestre decided to establish themselves in Nouvelle-France, in 1636. Besides, her mother-in-law Marguerite Petitpas and her brothers-in-law Thomas, Jacques and Étienne Sevestre were part of the adventure! Furthermore, Marie left France and she was pregnant because her son Ignace was born on November 12th, 1636. These printers (publishers) left a world of culture in Paris and it seems that they had been obliged to abandon their trades because there are no printing houses in Nouvelle-France.

The business affairs of the printers Sevestre seemed prosperous in France, but they were victims of their own clumsiness. According to Jacques Mathieu and Eugen Kedl in “Les Plaines d’Abraham: le culte de l’idéal” Sevestre, “published some treatises of alchemy and the papers of the Huguenot and Calvinist religion , and orientations which the parliament of Paris condemns with force in the 1630s. The Sevestre family most probably preferred to emigrate in a distant one colony and be forgotten”.

The arrival of the Pichon-Gauthier-Sevestre family augmented significantly the small European population The mother of the Sevestre brothers, Marguerite Petitpas born in 1585 died four years after her arrival, on September 13th, 1640, “in her hut on the Cape Diamant”!

Charles Pichon, our ancestor, is the only brother to leave a descendance on the North American territory. The PRDH, identifies two brothers and they are Jacques and Étienne. Besides these two, the fichier “Origines” also recognizes Thomas “whose trace was lost in Nouvelle-France”.

In 1641, Charles Sevestre is a “habitant living in Québec”. In 1645, he is the merchant of the store. On August 23rd, 1648, he is elected as the “syndic de la Communauté des Habitants” (the management agent of the Community of the habitants). He initiates the building of the first church of Trois-Rivières in 1649. On May 8th, 1651, he becomes the first judge-provost of the seigneury of Lauzon. In 1651, he occupies the position of the “particulier” civil and criminal lieutenant, of the sénéchaussée of Quebec. In Nouvelle-France, he acquired several territories. He made three return journeys to France to settle family affairs.

To recognize difficult realities for the women of the new colony, one only needs to observe the following facts: Catherine Gaultier, was 12 years old when she married Denis Duquet who was 23! She becomes a widow in 1675 and became known as an exceptional businesswoman. Denise Sevestre is 14 years old and her spouse Antoine Martin dit Montpellier is 58 years of age! Almost three months after the death of Antoine, she became the spouse of Philippe Neveu, She is 27 years old and he is 25. We learn the fact that she ” is separated from from Philippe a few years before her death! (Séparation de biens) Marguerite Sevestre is 16 years old when she marries Étienne Lessard, aged 29. Madeleine is 14 whereas Jacques Loyer is 27 years old. Catherine is 14 years and Louis Rouer is 29 when they marry!

Charles Sevestre died on December 8th, 1657 and was buried the next day, under his church pew.

Following the death of Charles Sevestre, a quarrel took place between the children who were the heirs. The lands that he owned on the Plains of Abraham were divided between Denise Sevestre, Marguerite Sevestre and Catherine Sevestre. They agreed to hold a lottery to see which one of the three would get the land. It is Catherine, who inherited the properties.

The children of Marie Pichon, Claude and Jean Gaultier probably died very young in France, her son Guillaume Gaultier died on July 26th, 1657. His daughter Jeanne Sevestre died at the age of seven. Her son-in-law Antoine Martin died in 1659, however, he was 12 years older than his mother-in-law. Her biggest sadness is probably the death of her youngest son, Charles III, who drowned himself near Montréal, on April 5th, 1661. His body was not found and Marie died less than a month later.

Marie dies on May 3rd, 1661 in Québec. She is buried the next day under her bench in the church near her spouse. Her son Ignace died on June 22nd of the same year! He was killed in an attack by the Iroquois.

Marie Pichon is the ancestor of certain Gaultier, the Duquet, certain Martin, the Neveu and Lessard. There are no Sévestre descendants!

The person who made me discover the three ancestors that I write about today is madame Marie Vaillancourt in her site : “Petites histoires de nos ancêtres en Nouvelle-France”. (Short stories of our ancestors in Nouvelle-France”. Madame Vaillancourt’s fascinating stories definitively influenced my decision to draft the short stories about my ancestors on the present blog! In her story ‘Imprimeurs à Paris” (Printers in Paris) she speaks about these three ancestors. http://histoiresdancetres.com/vaillancourt/imprimeurs-a-paris/

Vaillancourt made reference also to another site, that of the Monsieur Denis Savard. An excellent site which distinguishes itself by Monsieur Savard’s advanced research. http://savart.info/imprimeurs/ and in particular http://savart.info/gaultier/gaultier2/

I thank madame Vaillancourt and Monsieur Savard for having shared their research.

There are four lines that come down to me!

Gaultier-Blain-me Gaultier-Fréchette-me
Marie Pichon

Charles Gaultier (Boisverdun)

Claire-Françoise Gaultier (Boisverdun)

Pierre Aubertin

Marie Josphte Aubertin

Louis Quay (Éthier-Dragon)

Jean Baptiste Quay (Éthier-Dragon)

Zoé Quay (Éthier-Dragon)

Marguerite Blain

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Marie Pichon

Catherine Gaultier

Pierre Duquette

Anne Duquette

Anne Marguerite Thomas

Marie Anne Papilleau (Périgny)

François Lefebvre (Villemure)

Pélagie Lefebvre (Villemure)

Félicité Rivard (Laglanderie)

Joseph 1 Fréchette

Joseph 2 Hermidas Fréchette

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Gaultier-Fortin-me Sevestre-Fréchette-me
Catherine Gaultier

Françoise Duquette

Louis Joseph Morel (de la Durantaye)

Charles Alexandre Morel (de la Durantaye)

Charles Joseph Morel (de la Durantaye)

Jean Marie Morel (de la Durantaye) (Briand)

Xavier Briand

Lidia Briand

Pierre 2 Fortin

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

Marie Pichon

Denise Sevestre

Madeleine Neveu

Madeleine Cadieux

Madeleine Michaud

Jeanne Dionne

Louis 2 Dubé

Vincent Dubé

Olive Dubé

Joseph Paquin

Olive Paquin

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts

 

Pierre Renaud dit Canard: Entrepreneur et Maître-Maçon. Pierre Renaud dit Canard, Building Contractor and Master-Mason

 

Maison a gauche

 

Pierre Renaud dit Canard, (Reno, Renault) Entrepreneur et Maître-Maçon

par Robert Bérubé

The English version follows the French one.

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Dans notre histoire, plusieurs de nos ancêtres ont été oubliés et on ne reconnaît pas leurs talents et leurs contributions à la société du temps qui deviendra notre histoire!

Pierre Renaud dit Canard est né le 3 octobre 1699 à Gros Pin faisant partie aujourd’hui de la ville de Charlesbourg. Il a été baptisé le même jour à Saint Charles de Charlesbourg. Il est le fils de Michel Renaud dit Canard et de Marie Renée Réaume.

Le 21 février 1729, à l’Ange Gardien, il épousa Marie Catherine Gariépy, fille de Louis Gariépy et de Catherine Aubert. Marie Catherine est née et a été baptisée le 4 février 1705, à l’Ange-Gardien.

Les ancêtres de Pierre Renaud dit Canard en Nouvelle France sont les personnes nommées ci-dessous. Les caractères en gras indiquent les noms des migrants.

Mathurin Renaud 1

Gabrielle Routy

François Pelletier

Michelle Lachalle*

Jean Réaume

Marie Chevalier

François Chevreau **

Antoinette Thalu ***

Mathurin 2 Renaud

Marie Pelletier

René Réaume

Marie Chevreau

Michel Renaud dit Canard

Marie Renée Réaume

Pierre Renaud dit Canard

* aussi nommée Chaslier ** aussi nommé Catherin *** aussi nommée Étiennette Jallu

Pierre Renaud dit Canard et Marie Catherine Gariépy sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Pierre 28 novembre 1729 Québec 1 septembre 1730 Québec
Pierre Simon 12 février 1731 Québec 26 janvier 1808 Beauport Prêtre : ordonné le 30 mars 1754
Louis 17 décembre 1732 Québec 22 mai 1733 Québec
Marie Louise 19 juin 1734 Québec 14 juillet 1735 Québec
Madeleine Marguerite 27 septembre 1736 Québec
Marie Marguerite 10 avril 1738 Québec 15 février 1762 Beauport 1 janvier 1781 Louiseville Jean Baptiste Desjarlais
Marie Angélique 21 février 1740 Québec 21 novembre 1763 Charlesbourg 22 août 1824?? Alexis Leclerc
Marie Jeanne 14 août 1741 Québec 16 janvier 1765 Beauport 29 avril 1824 Charlesbourg Raphaël Giroux
Marie Josephe 14 octobre 1745 Québec 27 février 1775 Charlesbourg 24 mars 1825 Charlesbourg Jean Marie Renaud Canard
Marie Charlotte 6 juin 1749 Québec

Pierre Renaud dit Canard est un entrepreneur et un maître-maçon. En 1729, il dirige la construction, la réfection et la finition de nombreux édifices de la ville de Québec. Deux de ses oeuvres les plus connues sont l’église de Cap-Santé et une maison bâtie, en 1752, pour le marchand Jean-Baptiste Chevalier à Québec. Il a aussi construit le moulin à vent de l’Hôpital-Général-de-Québec.

Le moulin à vent:

En 1709, les religieuses font ériger un premier moulin à vent en bois. En 1730, après avoir constaté le mauvais état de la structure en bois, elles décident de la remplacer par une tour en pierre. La maçonnerie est réalisée par Pierre Renault et la menuiserie, par Joseph Arnois. Les travaux sont terminés avant 1731. Le moulin à vent de l’Hôpital-Général-de-Québec est représentatif du moulin-tour, et ce qui le distingue est une tour massive en maçonnerie de pierre capuchonnée d’un toit conique et incorporant trois niveaux. Ce modèle est le plus répandu en Nouvelle-France.

Il y avait 18 moulins de ce genre construits à Québec, celui-ci est le seul ayant survécu!

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Marie-Claude Côté 2003 Ministère de la Culture et de Communications

Selon madame Raymonde Gauthier, auteure de la biographie de notre ancêtre dans le “Dictionnaire biographique du Canada”, Pierre Renaud, dit Canard, “appartient à la seconde génération de maçons formée en Nouvelle-France qui se distingua de leurs prédécesseurs par leur faculté d’adapter leur technique aux ressources et au climat du pays. Au XVIIIe siècle, l’industrie de la construction n’était pas des plus florissantes à Québec et les grands entrepreneurs ne pouvaient pas y être très nombreux.”

Maison Chevalier:

En 1676, suite à l’incendie qui ravage la basse-ville, Jean Soullard reconstruit sa maison. Dans les années 1720, une partie de la résidence devient une auberge. L’édifice sert ensuite aux activités commerciales de François-Étienne Cugnet, qui l’a acheté en 1735. L’édifice est en ruine lorsque Jean-Baptiste Chevalier, l’achète en 1752. Situé près des chantiers navals de la ville de Québec, il le remplace par une nouvelle résidence érigée par l’entrepreneur Pierre Renaud dit Canard. Pierre construisit une maison en pierres qui consiste de deux étages et s’ouvrait, à l’origine, sur la rue du Cul-de-Sac. La maison est achevée en 1753! Elle est saccagée lors du siège de Québec en 1759. L’entrepreneur Pierre Delestre dit Beaujour assisté du menuisier Charles Coignac et du charpentier Jean Jeanson, la restaurent après la Conquête. Achevée en 1762, la demeure accueille comme auparavant le magasin et l’entrepôt de Chevalier ainsi que des logements. Cette oeuvre de construction est aujourd’hui accolée aux deux maisons voisines, et l’ensemble est connu sous le nom de maison Chevalier.

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Maquette de Michel Bergeron et Danielle Gosselin; Idra Labrie, photo; Vianney Guindon, plan: Musée de la Civilisation

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 1865 James George Parks: Musée McCord  Gérard Morisset 1954 Archives du Québec Jean-François Rodrigue  2006: Ministère de la Culture et des Communications

 

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 Gilbert Bochenek Gérard Morisset et Luc Noppen 1954: Archives du Québec Jean-François Rodrigue  2006: Ministère de la Culture et des Communications

L’Église Sainte-Famille de Cap-Santé:

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1806 Dessin de Sempronius Stretton : Archives publiques du Canada

L’église de Sainte-Famille, un sanctuaire catholique du rite latin a été construit de 1754 à 1767. L’édifice est inscrit au Registre du patrimoine culturel du Québec et est classé comme immeuble patrimonial. La fiche du site donne la description suivante: “D’un volume imposant, l’édifice en pierre aux murs élevés présente un plan en croix latine composé d’une nef à un vaisseau, d’un transept et d’un choeur plus étroit terminé par une abside en hémicycle. Sa façade monumentale, flanquée de deux tours surmontées de clochers, est animée d’une grande porte, de trois oculus et de trois niches aménagées dans le pignon. La sacristie est greffée à l’abside dans le prolongement du choeur. De plan rectangulaire et à un étage et demi, elle est coiffée, à l’instar de l’église, d’un toit à deux versants légèrement retroussé. L’église fait partie d’un ensemble religieux comprenant notamment un cimetière et un presbytère. Érigée au coeur du noyau ancien de la ville de Cap-Santé, elle s’élève sur une terrasse à proximité du fleuve Saint-Laurent”.

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1778 Cap Santé Archives Canada  1778 église  Cap Santé 1842 Bartlett Archives Canada  1842 église

Si vous voulez repérer les textes concernant la valeur patrimoniale, les éléments caractéristiques de l’édifice, les informations historiques, l’emplacement et des références concernant ce monument imposant de la Nouvelle-France veuillez vous référer au site suivant: http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=92698&type=bien#.WYj7pLpFzIV

Malheureusement, nulle part dans les textes de Patrimoine Culturel qui parlent de l’église, allez-vous trouver le nom de notre ancêtre Pierre Renaud dit Canard, comme maçon ou entrepreneur du bâtiment! Dans la section des personnes associées on retrouve 13 personnes et le groupe Hobbs Manufacturing! Si ce n’était pas de l’écrit de madame Raymonde Gauthier notre ancêtre aurait été relégué à l’oubli! Pour être juste envers les auteurs du Répertoire du Patrimoine Culturel du Québec, ils ont une biographie de Pierre Renaud dit Canard, dans lequel l’église est mentionnée mais il n’y a pas de liens avec le site sur l’église! http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=7912&type=pge#.WYs5fLpFzIU

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 Carte postale  Pierre Lahoud 2004 Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003
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Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003 Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003

Pour confirmer les informations du Dictionnaire Biographique du Canada, je me suis référé au livre: “Histoire du Cap-Santé depuis la fondation de cette paroisse jusqu’à 1830” par l’abbé Félix Gatien. Ce qui est intéressant à apprendre c’est que Pierre Renaud dit Canard a commencé la construction de l’église et de la sacristie sans contrat écrit. Le sept juin 1756, M. Fillion, curé de la paroisse et Pierre Renaud, maçon et entrepreneur de l’église, rédigent un contrat écrit: “pour assurer et confirmer les conditions de ce qui n’avait d’abord été fait que verbalement entre le susdit M. Fillion et le susdit Renaud, au sujet de l’église commencée, et ce, pour plus grande sûreté tant d’une part que de l’autre, et pour éviter tout différend dans la suite.”

Pierre Renaud s’oblige à “bâtir solidement l’église, et répond de la solidité, moyennant la somme de douze livres, la livre de vingt sols, la toise courante, c’est-à-dire mise dans son épaisseur, devant toiser le vide comme le plein, compris dans cette somme de douze livres les crépis et les enduits. Le dit maître Renaud s’oblige de parachever ce bâtiment commencé, le plus tôt qu’il sera possible, suivant que les circonstances le requerront”.

M. Fillion, de son côté, s’oblige “à lui fournir sur les lieux tous les matériaux nécessaires, les manœuvres dont il aura besoin pour ne point perdre de temps; il s’oblige à faire tous ses efforts pour que la bâtisse ne traîne pas en longueur, ce qui nuirait à la solidité des murs ; enfui M. Fillion promet de faire achever ladite bâtisse dans l’année 1758, à moins d’en être empêché par quelques causes majeures; de payer l’ouvrier au fur et à mesure que l’ouvrage avancera, et de faire le parfait paiement de tout l’ouvrage, l’année qui suivra son achèvement”.

Il est évident que Filion voulait voir l’église terminée en dedans de quatre ans. La construction a été terminée en 1767.

Le 17 mai 1763, Pierre Renaud, maçon et entrepreneur de l’église, signe un nouveau document dans lequel est rédigé le suivant: “vu les circonstances qui ont retardé la bâtisse de l’église il consent que M. Fillion fasse continuer son église par qui bon lui semblera, à condition que lorsque l’ouvrage sera terminé, le toisage de la partie faite par lui étant fait, cette partie lui sera payée selon son marché, déduction faite du prix des crépis et enduits”.

Lorsque Pierre signa ce document les “longs-pans, le rond-point et la sacristie étaient faits; le comble était posé sur les murs, mais non couvert; le rond-point seul était couvert en planches et en bardeaux, et supportait déjà le clocher”. Il semblerait que le prix de la toise de maçonnerie avait augmenté ce qui occasionna l’abandon de la fin du projet par Renaud dit Canard.

En 1763, il ne restait que le portail et les tours à faire. Le maître-maçon, Décarreau termina les ouvrages. Nous pouvons conclure que Pierre Renaud dit Canard avait accompli le plus gros du projet et devrait être reconnu pour cela.

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 Québec Original Cap-Santé  Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003  Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003  Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003

Les circonstances qui avaient retardé le projet étaient: le manque d’argent, la guerre de la Conquête car les habitants avaient été appelé aux armes, la construction du fort Jacques-Cartier, le siège et la prise de Québec, l’invasion du pays par l’ennemi, les craintes, les incertitudes sur l’état futur des choses jusqu’à la paix, et la cession du pays en 1763 et finalement, la famine causée par les ravages des sauterelles, l’année même du siège.

Pierre Renaud dit Canard est décédé le 14 juin 1774 et il a été enterré le lendemain à Charlesbourg. Son épouse Marie Catherine Gariépy est décédée le 25 novembre 1783 à l’Hôpital Général de Québec et elle a été enterrée le 27.

Il laisse à ses héritiers trois terrains dans la ville de Québec, où il avait habité quelques années, en plus de ses terres au Gros-Pin (Charlesbourg).

Voici la ligne de descendance de Pierre à moi:

Pierre Renaud dit Canard (1699-1774)

Marguerite Renaud dit Canard (1738-1781)

Josephte Desjarlais (1766-1838)

Joseph Lesage (1787-1864)

Sophie Lesage (1815-1892)

Julie Lamy (1849-1906)

Olive Paquin (1876-1925)

Lucienda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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Maison a gauche

Pierre Renaud dit Canard, (Reno, Renault) Building Contractor and Master-Mason

by Robert Bérubé

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In our family history, many of our ancestors have been forgotten and we do not recognize their talents and their contributions to the society of their time, which becomes our history!

Pierre Renaud dit Canard was born on October 3, 1699 in Gros Pin, today part of the city of Charlesbourg. He was baptized the same day at Saint Charles de Charlesbourg. He is the son of Michel Renaud dit Canard and Marie Renée Réaume.

On February 21, 1729, at  l’Ange Gardien, he married Marie Catherine Gariépy, daughter of Louis Gariépy and Catherine Aubert. Marie Catherine was born and was baptized on February 4, 1705, at l’Ange-Gardien.

The ancestors of Pierre Renaud dit Canard in New France are the persons named below. The characters in bold indicate the names of the migrants.

Mathurin 1 Renaud

Gabrielle Routy

François Pelletier

Michelle Lachalle*

Jean Réaume

Marie Chevalier

François Chevreau **

Antoinette Thalu ***

Mathurin 2 Renaud

Marie Pelletier

René Réaume

Marie Chevreau

Michel Renaud dit Canard

Marie Renée Réaume

Pierre Renaud dit Canard

* also named Chaslier ** also named Catherin *** also named Étiennette Jallu

Pierre Renaud dit Canard and Marie Catherine Gariépy are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Pierre 28 nov. 1729 Québec 1 sept. 1730 Québec
Pierre Simon 12 february 1731 Québec 26 jan. 1808 Beauport Priest : ordained  march 30, 1754
Louis 17 dec. 1732 Québec 22 may 1733 Québec
Marie Louise 19 june 1734 Québec 14 july 1735 Québec
Madeleine Marguerite 27 sept. 1736 Québec
Marie Marguerite 10 april 1738 Québec 15 february 1762 Beauport 1 jan. 1781 Louiseville Jean Baptiste Desjarlais
Marie Angélique 21 february 1740 Québec 21 nov. 1763 Charlesbourg 22 aug.1824?? Alexis Leclerc
Marie Jeanne 14 aug. 1741 Québec 16 jan. 1765 Beauport 29 april 1824 Charlesbourg Raphaël Giroux
Marie Josephe 14 oct. 1745 Québec 27 feb. 1775 Charlesbourg 24 march 1825 Charlesbourg Jean Marie Renaud Canard
Marie Charlotte 6 june 1749 Québec

Pierre Renaud dit Canard is an entrepreneur and a master-mason. In 1729, he directed the construction, restoration and finishing of numerous buildings in Québec City. Two of his best known works are the church of Cap-Santé and a house built in 1752 for the merchant Jean-Baptiste Chevalier in Québec. He also built the windmill at Hôpital-Général-de-Québec.

The windmill:

In 1709, the nuns set up a first wooden windmill. In 1730, because of the poor condition of the wooden structure, they decided to replace it with a stone tower. The masonry is made by Pierre Renault and the carpentry, by Joseph Arnois. The work was completed before 1731. The windmill of the Hôpital-Général-de-Québec is a good representation of what is called a mill-tower. What distinguishes it is a massive stone masonry tower hooded with a conical roof and incorporating three levels. This model was widespread in New France.

There were 18 such mills built in Québec, and this is the only surviving one!

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Marie-Claude Côté 2003 Ministère de la Culture et de Communications

According to Raymonde Gauthier, author of the biography of our ancestor in the “Dictionary of Canadian Biography”, Pierre Renaud dit Canard, “belongs to the second generation of masons formed in New France who distinguished themselves from their predecessors by their faculty to adapt their technique to the country’s resources and climate. In the eighteenth century, the construction industry was not the most prosperous in Québec City and the great entrepreneurs could not be very numerous”.

Maison Chevalier:

In 1676, following the fire that ravaged the lower town of Québec City, Jean Soullard rebuilt his house. In the 1720s, part of the residence became an inn. The building was then used for the commercial activities of François-Étienne Cugnet, who bought it in 1735. The building was in ruins when Jean-Baptiste Chevalier bought it in 1752. Located near the shipyards of Québec City, he replaces it with a new residence erected by the entrepreneur Pierre Renaud dit Canard. Pierre built a stone house consisting of two floors and originally opened on the Rue du Cul-de-Sac. The house was completed in 1753! It was sacked during the siege of Québec in 1759. Entrepreneur Pierre Delestre dit Beaujour assisted by carpenter Charles Coignac and carpenter Jean Jeanson, restored it after the Conquest. Completed in 1762, the house as it did before, housed the store and the warehouse of Chevalier as well as housing. This work of construction is nowadays contiguous to the two neighboring houses, and the whole series of buildings is known under the name of Maison Chevalier. (house)

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Maquette de Michel Bergeron et Danielle Gosselin; Idra Labrie Photo Vianney Guindon, plan Musée de la Civilisation

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 1865 James George Parks: Musée McCord  Gérard Morisset 1954 Archives du Québec Jean-François Rodrigue  2006 Ministère de la Culture et des Communications

 

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 Gilbert Bochenek  Gérard Morisset et Luc Noppen 1954 Archives du Québec Jean-François Rodrigue  2006 Ministère de la Culture et des Communications

L’Église Sainte-Famille de Cap-Santé: (The Holy Family Church)

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1806 Drawing by Sempronius Stretton: Archives publiques du Canada

Église Sainte-Famille (Church), a Catholic sanctuary of the Latin rite, was built from 1754 to 1767. The building is registered in the Québec Cultural Heritage Register and is classified as a heritage building. The site description gives the following description: “The imposing volume of the stone building with its high walls has a Latin cross plan consisting of a nave to a ship, a transept and a narrower choir is finished with a semicircular apse. Its monumental facade, flanked by two towers surmounted by steeples, is “animated” by a large door, three oculus and three niches arranged in the gable. The sacristy is grafted to the apse in the continuation of the choir. It is rectangular and one and a half storeys high and, like the church, has a roof with two sides slightly turned up. The church is part of a religious complex, including a cemetery and a rectory. Erected in the heart of the ancient nucleus of the city of Cap-Santé, it rises on a terrace near the St. Lawrence River “.

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1778 Cap Santé Archives Canada  1778 Church  Cap Santé 1842 Bartlett Archives Canada  1842 Church

If you want to locate the texts concerning the heritage value, the characteristic features of the building, the historical information, the location and references for this imposing monument of New France, please refer to the following site: http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?

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 Carte postale  Pierre Lahoud 2004 Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003
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Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003 Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003

Unfortunately, nowhere in the Cultural Heritage texts that speak of the church, will you find the name of our ancestor Pierre Renaud dit Canard, as a mason or as the building contractor! In the “associates” section there are 13 people and the Hobbs Manufacturing that are mentionned! If it were not for the writings of Madame Raymonde Gauthier, our ancestor would have been relegated to oblivion! To be fair to the authors of the Directory of Cultural Heritage of Québec, they have a biography of Pierre Renaud dit Canard, in which the church is mentioned but there are no links to the site regarding the church! http://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=7912&type=pge#.WYkq6LpFzIV

To confirm the information in the “Dictionary of Canadian Biography”, I referred to the book “History of Cape-Santé since the founding of this parish until 1830” by Father Félix Gatien. What is interesting to learn is that Pierre Renaud dit Canard began building the church and the sacristy without a written contract. On June 7, 1756, Mr. Fillion, pastor of the parish and Pierre Renaud, a mason and the contractor of the church, wrote a written contract: “to ensure and confirm the conditions of what was initially done only verbally, between the aforesaid Mr. Fillion and the aforesaid Renaud, concerning the church already begun, and this for greater security both on one hand and the other, and to avoid any dispute thereafter. “

Pierre Renaud binds himself “to build the church solidly, and to answer for solidity, by means of the sum of twelve pounds, the pound of twenty sols, the current toe, that is to say put in its thickness, to toiser the void as full, included in this sum of twelve pounds the plasters. The said master Renaud is obliged to complete this building which has begun, as soon as possible, as circumstances require. “

M. Fillion, on his part, is obliged “to furnish him on the spot with all the necessary materials, the maneuvers that he will need, in order not to waste time; he is obliged to make every effort to ensure that the building does not drag along, which would be detrimental to the solidity of the walls; Mr. Fillion promised to have the said building completed in the year 1758, unless prevented by some major causes; to pay the laborer as the work progresses, and to make the full payment of the whole work in the year following its completion. “

It is evident that the priest Filion wanted to see the church completed within four years. The church was completed in 1767.

On May 17, 1763, Pierre Renaud, a mason and contractor of the church, signs a new document in which the following is written: “considering the circumstances that delayed the building of the church, he agrees that Mr. Fillion (priest) will continue the construction of his church by whom he wants, provided that when the work is done the portion of the part made by him (Renaud)  shall be paid, according to the market, after deduction of the price of plaster and mortar. “

When Pierre signed this document, the long sections, the roundabout and the sacristy were made. The roof was laid on the walls, but not covered. The roundabout alone was covered with planks and shingles, and already supported the bell-tower. It would seem that the price of the masonry tower had increased, which caused the end of the project to be abandoned by Renaud dit Canard.

In 1763, only the gate and towers were left. The master-mason Decarreau finished the works. We can conclude that Pierre Renaud dit Canard had accomplished most of the project and he should be recognized for it.

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 Québec Original Cap-Santé  Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003  Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003  Conseil du patrimoine religieux du Québec 2003

The circumstances which had delayed the project were: lack of money, the war of the Conquest, for the inhabitants had been called to arms, the construction of Fort Jacques-Cartier, the siege and capture of Québec, the invasion of the country by the enemy, fears, uncertainties about the future state of affairs until peace, and the cession of the country in 1763, and finally the famine caused by the devastation of locusts in the year of the siege itself.

Pierre Renaud dit Canard died on June 14, 1774 and was buried the next day in Charlesbourg. His wife Marie Catherine Gariépy died on November 25, 1783 at the Hôpital Général de Québec and she was buried on the 27th.

He left to his heirs three lots in the city of Québec, where he had lived a few years, in addition to his land at Gros-Pin (Charlesbourg).

Here are Pierre Renaud’s descendants down to me:

Pierre Renaud dit Canard (1699-1774)

Marguerite Renaud dit Canard (1738-1781)

Josephte Desjarlais (1766-1838)

Joseph Lesage (1787-1864)

Sophie Lesage (1815-1892)

Julie Lamy (1849-1906)

Olive Paquin (1876-1925)

Lucienda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts

 

Françoise Garnier: Européenne. Françoise Garnier: European.

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The English version follows the French one.

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Françoise Garnier: Européenne.

par Robert Bérubé

Cette semaine je parle de Françoise Garnier. Cette migrante à la Nouvelle-France est l’ancêtre de plusieurs Québécois(es), Canadiens (nes) et Américains (nes). Son histoire devient importante car plusieurs personnes ont fabulé au sujet des ses origines! La chose la plus frustrante pour ceux qui font des recherches généalogiques sérieuses c’est de voir certaines personnes créer des biographies fictives, sans fondement. Encore pire, c’est lorsque ces personnes sont confrontées à la réalité avec des preuves à l’appui et ils persistent à promouvoir leurs fausses réalités!

Dans la famille, nous avons deux ancêtres Amérindiennes. Du côté de mon père Eugène Bérubé, nous avons sa grand-mère Marguerite Blain qui assure le status d’Algonquin à ceux qui en ont fait demande. Elle est une descendante de Marie Mite8ameg8ke, notre aïeule algonquine! Du côté de ma mère Huguette Marion, nous avons Anne Ouestnorourest dite Petitous, de la région de l’Acadie.

Cependant, je retrouve dans la généalogie de certains cousins et cousines plusieurs personnes identifiées comme étant Amérindiens et Amérindiennes ou Métis. Je vous informe que les Belhumeur, Jeanne Aubois, Radegonde Lambert, les soeurs Françoise et Marguerite Langlois, Catherine Pillard et finalement Françoise Garnier (Grenier) sont Européens! Ils ne sont ni Amérindiens, ni Métis!

Ce que je trouve le plus triste c’est que certaines personnes ont payé de belles sommes d’argent pour faire découvrir des ancêtres Amérindiens et l’information est pourrie! Pour certains le commerce de fausses informations est très lucratif!

Des historiens et généalogistes informés ont écrit des articles justes et informatifs prouvant le fait que Françoise Garnier est Européenne. En particulier Madame Dominique Ritchot a écrit un très bon article (en anglais) bien recherché dans lequel elle prouve sans équivoque ce fait. Vous pouvez le consulter à : http://vraifauxgenealogie.blogspot.ca/2014/11/the-myth-of-francoise-garnier-grenier.html.

Les résultats de tests ADN prouvent que Françoise Garnier est Européenne. Malgré ceci, il y a des gens qui persistent encore à dire qu’elle est Amérindienne. Certains affirment que les tests A.D.N. sont fautifs, que les chercheurs et les historiens sont racistes, ou bien qu’ils et elles exercent une discrimination systémique. Ils avancent le fait que les politiciens et les gens en pouvoir ne veulent pas reconnaître les droits des Amérindiens et des Métis. Cette dernière question fait partie d’un autre débat.

Nous devons reconnaître les droits des Amérindiens, des Métis et des Inuits! Il y a encore beaucoup de travail à faire et beaucoup de défis à surmonter. Un de ces défis est de protéger les droits des autochtones par des faux demandeurs qui se disent autochtones sans preuves réelles.

Donc, dans le présent document je vais me servir comme source principale, du cas de Françoise Garnier qui a été présenté aux Algonquins de l’Ontario. Dans cette instance, Françoise Garnier a été reconnue comme Européenne et non Algonquine! Est-ce que les pessimistes vont accuser les Algonquins d’être racistes dans la détermination des leurs? J’espère que non!

Nous ne connaissons ni la date de naissance de Françoise Garnier, ni son pays d’origine, ni les noms de ses parents! Certains estiment qu’elle serait née vers 1605.

Elle est une des premières Européennes à venir s’établir en Nouvelle-France. Nous savons qu’elle est arrivée avant le mois de juillet 1634. Elle fait donc, partie du groupe que certains nomment “les devancières” ou “ les filles à marier”.

Le 24 juillet 1634, elle épousa Noël Langlois à Québec. Le prêtre qui a rédigé le document est le père Charles Lallemant. Le certificat de mariage ne donne pas les noms des parents. Le document ne dit PAS qu’elle est Amérindienne comme certains le prétendent!

Langlois-Garnier (mariage 1634)

Le certificat de naissance de Françoise n’a pas encore été repéré. Ni le lieu de sa naissance, ni les noms de ses parents ont été inscrits sur le certificat de mariage avec Noël Langlois. Certains avancent que l’absence de ces renseignements détermine une origine d’Amérindienne ou de Métisse. Cette façon de penser est fausse et cela ne prouve pas des origines amérindiennes.

Étant donné qu’elle est arrivée pendant le temps de Champlain où les mariages entre Français et Autochtones n’étaient pas découragés, si elle était autochtone, le prêtre Charles Lallemant et d’autres personnes auraient noté cette union entre les cultures dans les documents au sujet de notre ancêtre.

Dans les unions entre les femmes autochtones et les migrants, les documents ont souvent indiqué le nom autochtone de la femme telles Marie Manitouabouich et Marie Mite8ameg8ke (Miteouamigoukoue). Dans d’autres cas, elles ont été identifiés par leur nation comme “Algonquine” ou par les termes “Sauvage”, “Sauvagesse” ou “Sauvages”.

Noël Langlois est le fils de Guillaume Langlois et de Jeanne Millet. Le PRDH précise qu’il serait né vers 1605 à Saint Léonard des Parcs dans l’évêché de Sees, en Normandie.

Noël Langlois serait aussi arrivé en Nouvelle-France avant juillet 1634.

Françoise Garnier et Noël Langlois sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Robert 18 juillet 1635 Québec 19 juin 1654 Québec
Marie 19 août 1636 Québec
Anne 2 septembre 1637 Québec 19 novembre 1649

Québec

16 mars 1704 Rivière Ouelle Jean Pelletier
Marguerite 3 septembre 1639 Québec 22 octobre 1653 Québec 24 septembre 1697 Beauport Paul Vachon
Jean 24 février 1641 Québec 19 octobre 1665 Château-Richer 25 août 1687 Québec Charlotte Bélanger
Jeanne 1 janvier 1643 Québec 9 janvier 1656 Québec René Chevalier
Isabelle 21 février 1645 Québec 6 novembre 1662 Québec 18 novembre 1696 Cap St Ignace Louis Côté
Marie 30 septembre 1646 Québec 10 août 1660 Québec 14 août 1687 Québec François Miville
Jean 1648 5 décembre 1675 21 octobre 1690 Hôtel-Dieu Québec Marie Courville Cadieux
Noël 7 décembre 1651 Québec 27 octobre 1673 avant cette date 8 octobre 1693 Beauport Aimée Caron

AUCUN des certificats de naissance, de mariage ou de décès de ces enfants, précise que la mère des enfants Langlois, Françoise Garnier est Amérindienne.

AUCUN des recensements ou autres documents qui touchent les membres de cette famille mentionne le fait qu’ils sont Algonquins.

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Les biographies qui parlent de Françoise Garnier et de Noël Langlois, ne donnent pas beaucoup de renseignements au sujet de la famille.

Françoise et Noël n’ont jamais vécu sur les territoires algonquins!

Le 31 octobre 1665, Françoise fait don de ses biens à son époux et elle consent à ce qu’il donne une partie de sa terre de Beauport à ses fils Jean et Noël.

Le lendemain, le 1er novembre 1665, Françoise Langlois décède à Québec. D’aucune façon le certificat de décès mentionne le fait que Françoise Garnier est Amérindienne.

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Certaines personnes semblent vouloir insinuer certaines causes néfastes concernant la mort de Françoise. De mon côté, j’avance le fait que si sa mort tragique n’avait pas été un accident mais un meurtre que cet assassinat aurait été bien documenté! Donc, le décès de Françoise Garnier est tragique mais les détails ne sont pas révélés! Michel Langlois écrit le suivant: “Elle connaît une fin tragique dont nous ignorons les détails!” Inutile de fabuler!

Le 27 juillet 1666 Noël Langlois épousa Marie Crevet. Il décède le 14 juillet, 1684 et il fut enterré le lendemain.

Un groupe de personnes avait demandé de reconnaître Françoise Garnier en tant qu’ancêtre Algonquine. Les répondants dans cette affaire étaient les Algonquins de l’Ontario représentés par les membre de la “Pikwanagan First Nations”. Le 12 mai 2013, l’honorable James B. Chadwick, Q. C, a rendu sa décision. Il n’a pas accepté d’ajouter le nom de Françoise Garnier en tant qu’ancêtre Algonquine.

Les personnes revendiquant un droit autochtone doivent prouver leur droit. Les tribunaux ont reconnu que les Amérindiens ont transmis leur histoire d’une génération à l’autre au moyen d’histoires orales et ce, à travers des siècles. Donc, il est important de considérer l’histoire orale pour déterminer l’identification. Cependant, si on compte seulement l’histoire orale, tout le monde devient Amérindien! L’histoire orale est considérée lorsque soutenue par des documents primaires et secondaires.

Ce qui est intéressant à voir dans le jugement écrit ce sont les arguments avancés dans la demande de reconnaissance de Françoise Garnier en tant qu’ancêtre Algonquine. Certains affirment que l’histoire familiale transmise de bouche à oreille indique une origine amérindienne. Ils disent qu’ils ont une apparence amérindienne. Ils préconisent avoir adopté les modes de vie autochtones traditionnels en participant activement aux communautés autochtones, en utilisant la médecine naturelle, en chassant et pêchant, en confectionnant des tambours et par la connaissance des chants traditionnels.

Pour défendre la souveraineté des droits des Algonquins. il faut peut-être aussi considérer les répliques suivantes:

En ce qui concerne l’histoire familiale transmise de bouche à oreille indiquant une origine amérindienne. Les commentaires présentés étaient:

Mes grands-parents, mes parents et ma parenté ont toujours dit que nous avions du sang amérindien dans notre héritage. Certains membres de la famille ont été informés qu’ils étaient définitivement «indiens» et d’autres ont été informées qu’ils ne l’étaient pas”.

Enfant nos parents nous disaient de ne pas dire aux gens que nous étions Amérindiens parce que nous serions victimes de discrimination et les gens se moqueraient de nous”.

Ceci est une triste réalité qui a touché plusieurs familles amérindiennes! Cependant, ceci ne prouve pas l’origine amérindienne. À l’inverse ceci peut aussi dire que la famille avait rejeté le mode de vie amérindien.

Une bonne partie des francophones, des descendants des premiers Français ont au moins un ancêtre Amérindien. Pour mettre les choses en perspective, je vous parle de mes deux ancêtres amérindiennes: Marie Mitagouégoukoue et Anne Ouestnorourest dite Petitous. Marie et Anne sont mes ancêtres à la onzième génération ce qui veut dire qu’elles sont deux parmi 1024 personnes. Il est vrai que certains ancêtres reviennent à plus d’une reprise cependant, il demeure que l’origine amérindienne demeure infinitésimale. Si on parle de leurs parents, il y en quatre mais à la douzième génération cela se compare à 2,048 personnes. En ce qui concerne les enfants de ses mariages exogames, Madeleine Couc Lafleur et Marie Martin font partie d’un ensemble de 512 personnes.

Il faut se demander aussi si pour certaines personnes la remarque “Enfant nos parents nous disaient de ne pas dire aux gens que nous étions Amérindiens”, ne fait pas partie des dictons ou légendes d’une génération de gens! Cette explication est de la même veine que : “Ce sont les “sauvages” qui apportaient les nouveau-nés”. Des remarques que j’ai beaucoup entendues dans ma jeunesse! Une étude approfondie au sujet de ces dictons, et de ces histoires serait à effectuer!

Pour ce qui est de l’apparence amérindienne. Personne ne peut déterminer l’origine de quelqu’un selon l’apparence. Il y a des études qui ont été faites à ce sujet. J’ai grandi non loin du territoire de Garden Village et il y avait plusieurs personnes qui étaient blondes et rousses aux yeux bleus! Lorsque j’affiche les photos de mes arrière-grands-parents et demande aux gens de reconnaître ceux qui sont de descendance amérindienne, les gens se trompent car les deux qui sont Amérindiens ont les yeux pâles, la peau blanche et ils sont blonds! Une parente affirmait que notre arrière-grand-père maternel était certainement amérindien car ses pommettes de joues étaient élevées. Il ne l’est pas et c’est un de mes beaux-frères qui lui fit remarquer que ses joues semblent élevées car il ne portait pas de dentiers, ce qui était vrai!

Pour ceux qui préconisent avoir adopté les modes de vie autochtones traditionnels, ceci ne prouve aucunement le fait que les personnes sont autochtones mais plutôt qu’ils ont une sensibilité à la culture. Plusieurs hommes de la Nouvelle-France étaient coureurs de bois, engagés et voyageurs. (Voir l’article au sujet de Jacques Hertel et de Nicolas Marsolet à: https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/06/22/jacques-hertel-et-nicolas-marsolet-coureurs-de-bois-jacques-hertel-and-nicolas-marsolet-coureurs-de-bois/, et les premiers coureurs de bois à https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/06/15/les-premiers-coureurs-de-bois-1608-1630-the-first-coureurs-de-bois/

Plusieurs femmes des débuts de la colonie entretenaient une très bonne relation avec les femmes autochtones. Marie Rollet la première de nos ancêtres a partagé ses connaissances mais elle a aussi bénéficiée du savoir des Amérindiennes. Voir :https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/01/12/marie-rollet-1580-1649-la-premiere-canadienne-the-first-canadienne/

Nous avons même certains ancêtres qui avaient été enlevés par les Iroquois et ils sont revenus quelques années plus tard. L’exemple le plus connu est notre ancêtre Pierre Esprit Radisson. Étant donné qu’ils ont vécu avec les Amérindiens est ce qu’ils deviennent membres de la Nation?  Voir: https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/04/27/1646-linfluence-de-marguerite-hayet-aupres-des-explorateurs-radisson-et-desgroseillers-the-influence-of-marguerite-hayet-on-the-explorers-radisson-and-desgroseillers/

Plusieurs Québécois, Acadiens et Canadiens-Français raffolent de la chasse et de la pêche et ils vivent en symbiose avec la nature. Le fait d’adopter les modes vies autochtones ne donne pas le status à une personne qui n’est pas Amérindienne.

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Pendant des siècles, les Amérindiens, y compris les Algonquins, ont toujours eu une tradition inclusive et d’accueil . Ils ont accepté et adopté dans leurs communautés des membres d’autres nations. Dans la présente cause, le représentant des Premières Nations de Pikwakanagan a souligné aux nombreux partisans des requérants, que les Algonquins ont estimé que c’était leur devoir et leur obligation de s’assurer que quiconque demandait le patrimoine algonquin était en fait un véritable Algonquin et ce avec raison! Il a souligné qu’ils n’étaient pas en chasse aux sorcières. Il a également commenté les dangers de s’appuyer sur l’histoire orale pour établir le patrimoine algonquin. Par l’application de l’histoire orale, tout le monde est indien.

En ce qui concerne les documents, la question soumise était si l’on pouvait déterminer que Louis Langlois né en 1742, fils d’un Pierre Langlois et de Madeleine Algonquine était un descendant de Françoise Garnier et de Noël Langlois.

Aucun des trois fils, Jean 1, Jean 2 et Noël ne semblaient avoir un fils ou un petit-fils qui était Jean Langlois, Huron. Les documents liés aux concessions à ce Jean Langlois en 1733, 1745, 1758 et 1764 et le baptême de Louis Langlois en 1742, suggèrent que l’enfant baptisé, Louis Langlois était Algonquin et que Jean Langlois, s’il était autochtone, était probablement Huron. Aucun lien généalogique n’a été établi entre ces deux personnes et Françoise Garnier et les preuves documentaires indiquent fortement qu’il n’y a pas de liens entre elles.

L’histoire orale a un rôle important à jouer avec la documentation historique. L’histoire orale est offerte pour établir que les gens sont autochtones. L’histoire orale doit être considérée conjointement avec des documents primaires et secondaires. Dans le cas présent, les documents primaires et secondaires n’appuient pas l’histoire orale donc, la demande a été rejetée!

Du côté de mon grand-père paternel Alexandre Bérubé, Françoise Garnier est notre ancêtre, cinq fois! Du côté de ma grand-mère paternelle Lucienda Fréchette, Françoise est trois fois une ancêtre. Ma grand-mère Maria Fortin est descendante de Françoise à trois reprises.

Françoise Garnier

Marie Langlois

Anne Miville Deschênes

Charlotte Dubé

Marie Charlotte Morin

Madeleine Anne Miville Deschênes

Marie Claire Gagnon

Alexandre 1 Bérubé

Jean-Baptiste Bérubé

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Anne Pelletier

Anne Lizotte

François 2 Ouellet

François 3 Ouellet

Joseph François Ouellet

Angèle Marguerite Ouellet

Jean-Baptiste Bérubé

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Charles 1 Pelletier

Marie Anne Pelletier

Geneviève Chouinard

Scholastique Courberon D’Amours

Clarisse Saint-Pierre

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Jean Pelletier

Jean-Baptiste Pelletier

Madeleine Pelletier

Jean-Baptiste Courberon D’Amours

Scholastique Courberon D’Amours

Clarisse Saint-Pierre

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Charles 1 Pelletier

Charles 2 Pelletier

Joseph Marie Pelletier

Modeste Pelletier

André Saint-Pierre

Clarisse Saint-Pierre

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Marie Pelletier

Marie Anne Gerbert

Marie Rosalie Cloutier

Jean François Bélanger

Marguerite Bélanger

Antoine Paquin

Joseph Paquin

Olive Paquin

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Marie Langlois

Anne Miville Deschênes

Augustin Dubé

Louis 1 Dubé

Louis 2 Dubé

Vincent Dubé

Olive Dubé

Joseph Paquin

Olive Paquin

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Marie Langlois

Françoise Miville

Pierre 2 Richard

Jean Baptiste Richard

Marie Anne Richard

Angélique Maillet

Marie Régnier

Olive Dubé

Joseph Paquin

Olive Paquin

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Anne Pelletier

Françoise Lizotte

Marie Anne Ouellet

Marie France Pinel

Jean Marie Morel (de la Durantaye) Briand

Xavier Briand

Lidya Briand

Pierre 2 Fortin

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Jean Langlois

Marie Madeleine Langlois

Joachim Leclerc dit Francoeur

Angélique Leclerc

Jean François 2 Mignier (Lagacé)

Louise Mignier (Lagacé)

Pierre 1 Fortin

Pierre 2 Fortin

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Jean Pelletier

Jean-Baptiste Pelletier

Marguerite Pelletier

Jean François 1 Mignier (Lagacé)

Jean François 2 Mignier (Lagacé)

Louise Mignier (Lagacé)

Pierre 1 Fortin

Pierre 2 Fortin

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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Françoise Garnier: European!

by Robert Bérubé

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This week I am talking about Françoise Garnier. This migrant to New France is the ancestor of many Québécois, Canadians and Americans. Her history becomes important because many people have made fables about her origins! The most frustrating thing for those who do serious genealogical research is to see some people create fictitious and groundless biographies. Even worse is when these people are confronted with facts and supporting evidence and they persist in promoting their false realities!

In our family, we have two Amerindian ancestors. On the side of my father Eugène Bérubé, we have his grandmother, Marguerite Blain who ensures the status of Algonquin to those who have made the request for it. She is a descendant of Marie Mite8ameg8ke, our Algonquin ancestor! On the side of my mother Huguette Marion, we have Anne Ouestnorourest dite Petitous, a Native of Acadia.

However, I find in the genealogy of some cousins ​​several people identified as Amerindians or Métis. I inform you that the Belhumeur, Jeanne Aubois, Radegonde Lambert, the sisters, Françoise and Marguerite Langlois, Catherine Pillard and finally Françoise Garnier (Grenier) are Europeans! They are neither Amerindians nor Métis!

What I find most sad is that some people have paid beautiful sums of money to discover Amerindian ancestors and the information is rotten! For some this trade of false information is lucrative.

Informed historians and genealogists have written fair and informative articles proving the fact that Françoise Garnier is European. In particular Madame. Dominique Ritchot wrote a very good article (in English) that is well researched in which she proves unequivocally her facts, You can consult it at: http://vraifauxgenealogie.blogspot.ca/2014/11/the-myth-of-francoise-garnier-grenier.html.

The results of DNA tests prove that Françoise Garnier is European. Despite this, there are people who still persist in saying that she is a Native American. Some argue that DNA tests are not without fault, that researchers and historians are racist, or that the researchers discriminate in a systemic way. They argue that politicians and people in power do not want to recognize the rights of Amerindians and Métis. This last issue is part of another debate, at another time.

We must recognize the rights of Amerindians, Métis and Inuit! There is still much work to be done and many challenges to overcome. One of these challenges is to protect aboriginal rights by false claimants who claim to be Aboriginal without real evidence.

So in this document I will use as my main source, the case of Françoise Garnier that was presented to the Algonquins of Ontario. In this instance, Françoise Garnier was recognized as European and not Algonquin! Will the pessimists accuse the Algonquins of being racist in their determination? I hope not!

We do not know the date of birth of Françoise Garnier, her country of origin, nor the names of her parents! Some believe she would have been born about 1605.

She is one of the first European women to come to New France. We know that she arrived before July 1634. She is part of the group that some call “les devancières” (the predecessors) or “les filles à marier” (girls to be married).

On July 24, 1634, she married Noël Langlois in Québec City. The priest who wrote the document is Father Charles Lallemant. The marriage certificate does not give the names of the parents. The document does NOT say that she is Native American, as some claim!

Françoise’s birth certificate has not yet been located. Neither the place of her birth nor the names of her parents were inscribed on the marriage certificate with Noël Langlois. Some argue that the absence of this information determines an Amerindian or Métis origin. This way of thinking is false and it does not prove Amerindian origins.

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Given that she arrived during Champlain’s time when French-Aboriginal marriages were not discouraged, if she was a native, priest Charles Lallemant and others would have noticed this union between cultures in documents regarding our ancestor.

In the unions between Aboriginal women and migrants, the documents often indicated the woman’s aboriginal name such as Marie Manitouabouich and Marie Mite8ameg8ke (Miteouamigoukoue). In other cases, they have been identified by their nation as “Algonquin” or by the words “Sauvage” or “Sauvages” (Savage or Savages).

Noël Langlois is the son of Guillaume Langlois and Jeanne Millet. The PRDH states that he was born around 1605 at Saint Léonard des Parcs in the Bishopric of Sees, in Normandy.

Noël Langlois would also have arrived in New France before July 1634.

Françoise Garnier and Noël Langlois are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Robert 18 july 1635 Québec 19 june 1654 Québec
Marie 19 aug. 1636 Québec
Anne 2 sept. 1637 Québec 19 nov. 1649

Québec

16 march 1704 Rivière Ouelle Jean Pelletier
Marguerite 3 sept. 1639 Québec 22 oct. 1653 Québec 24 sept. 1697 Beauport Paul Vachon
Jean 24 feb. 1641 Québec 19 oct. 1665 Château-Richer 25 aug. 1687 Québec Charlotte Bélanger
Jeanne 1 jan. 1643 Québec 9 jan. 1656 Québec René Chevalier
Isabelle 21 feb. 1645 Québec 6 nov. 1662 Québec 18 nov. 1696 Cap St Ignace Louis Côté
Marie 30 sept. 1646 Québec 10 aug. 1660 Québec 14 aug. 1687 Québec François Miville
Jean 1648 5 dec. 1675 21 oct. 1690 Hôtel-Dieu Québec Marie Courville Cadieux
Noël 7 dec. 1651 Québec 27 oct. 1673 avant cette date 8 oct.1693 Beauport Aimée Caron

NONE of the birth, marriage or death certificates of these children, specifies that the mother of the Langlois children, Françoise Garnier is Native American.

NONE of the censuses or other documents that affect the members of this family mentions the fact that they are Algonquins.

Biographies about Françoise Garnier and Noël Langlois do not give much information about the family.

Françoise and Noël have never lived in the Algonquin territories!

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On October 31, 1665, Françoise donated her property to her husband and consented to give a portion of her land from Beauport to her sons Jean and Noël.

The next day, on November 1, 1665, Françoise Langlois died in Québec City. In no way does the death certificate mention the fact that Françoise Garnier is Native.

Some people seem to insinuate some of the detrimental causes of Francoise’s death. For my part, I submit that if this tragic death had not been an accident, but a murder that this assassination would have been well documented! So the death of Françoise Garnier is tragic, but the details are not revealed! Michel Langlois writes the following: “She knows a tragic end whose details, we do not know!” So we should not create fiction.

On July 27, 1666 Noël Langlois married Marie Crevet. He died on 14 July 1684 and was buried the next day.

langlois 2

A group of people had asked to recognize Françoise Garnier as an Algonquin ancestor. Respondents in this case were the Algonquins of Ontario represented by members of the “Pikwanagan First Nations”. On May 12, 2013, the Honorable James B. Chadwick, QC, rendered his decision. He did not agree to add the name of Françoise Garnier as an Algonquin ancestor.

Individuals claiming an Aboriginal right must prove their right. The courts have recognized that Amerindians have passed down their history from one generation to the next through oral histories over the centuries. So, it is important to consider oral history to determine identification. However, if only oral history is taken into account, everyone becomes an Algonquin! Oral history is considered when supported by primary and secondary documents.

What is interesting to see in the written judgment are the arguments put forward in Françoise Garnier’s application for recognition as an Algonquin ancestor. Some say that the family history transmitted by word of mouth indicates an Amerindian origin. They say they have a Native American appearance. They advocate adopting traditional indigenous lifestyles by actively participating in indigenous communities, using natural medicine, hunting and fishing, drumming, and traditional songs.

To defend the sovereignty of Algonquin rights. It may also be necessary to consider the following replies:

As far as family history is transmitted by word-of-mouth indicating an Amerindian origin. The comments were:

“My grandparents, my parents and my relatives always said that we had Amerindian blood in our heritage. Some family members were informed that they were definitely “Indian” and others were informed that they were not “.

“As a child our parents told us not to tell people that we were Amerindians because we would be discriminated against and people would laugh at us”.

This is a sad reality that has affected many Amerindian families! However, this does not prove the Amerindian origin. On the contrary, this may also mean that the family had rejected the Native way of life.

Many of the Québécois and French Canadians, descendants of the first French have at least one Native American ancestor. To put things in perspective, I twill talk about my two Amerindian ancestors: Marie Mitagouégoukoue and Anne Ouestnorouest dite Petitous. Marie and Anne are my ancestors in the eleventh generation which means they are two among 1024 people. It is true that some ancestors show more than once, however, the fact remains that the Amerindian origin remains infinitesimal. If we talk about their parents, there are four of them, but in the twelfth generation this compares to 2,048 people. As for the children of these exogamous marriages, Madeleine Couc Lafleur and Marie Martin belong to a group of 512 people.

Québec 2

We must also ask ourselves if for some people the remark “As children our parents told us not to tell people that we were Amerindians”, is not part of the sayings or legends of a generation of people! This explanation is in the same vein as: “It is the” savages “who brought the newborns”. Comments that I heard a lot in my youth! An in-depth study of these sayings, and these stories should be made!

As for the Amerindian appearance. No one can determine the origin of someone according to appearance. There are studies that have been done on this. I grew up not far from the Garden Village territory and there were several people who were blond and red-haired with blue eyes! When I post the pictures of my great-grandparents and ask people to recognize those of Amerindian descent, people identify the wrong ones because both Amerindians have pale eyes, white skin and they are blond! One relative claimed that our maternal great-grandfather was certainly Amerindian because his cheekbones were high. He is not, and it was one of my brothers-in-law who pointed out to her that his cheeks seemed high because he did not wear dentures.

For those who advocate traditional Aboriginal lifestyles, this does not prove the fact that people are indigenous but rather that they have a sensitivity to culture. Several men of New France were Coureurs de bois, Engagés and Voyageurs. (See the article about Jacques Hertel and Nicolas Marsolet at: https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/06/22/jacques-hertel-et-nicolas-marsolet-coureurs-de-bois-jacques-hertel-and-nicolas-marsolet-coureurs-de-bois/ and about the first Coureurs de bois at: https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/06/15/les-premiers-coureurs-de-bois-1608-1630-the-first-coureurs-de-bois/

Many of the early women in the colony had established relationships with aboriginal women. Marie Rollet, the first of our ancestors shared knowledge, but she also benefitted from the information that was shared by these women. See: https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/01/12/marie-rollet-1580-1649-la-premiere-canadienne-the-first-canadienne/

We even had certain ancestors who had been abducted by the Iroquois and returned a few years later. The best known example is our ancestor Pierre Esprit Radisson. These ancestors lived with the Amerindians does that make them part of the Nation? See: https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/04/27/1646-linfluence-de-marguerite-hayet-aupres-des-explorateurs-radisson-et-desgroseillers-the-influence-of-marguerite-hayet-on-the-explorers-radisson-and-desgroseillers/

 

Many Québécois, Acadians and French Canadians love hunting and fishing, and they live in symbiosis with nature. Adopting the aboriginal ways does not give status to a person who is not Native.

For centuries, Amerindians, including the Algonquins, have always had a tradition of acceptance and inclusiveness. They have accepted and adopted in their community members of other nations. In this case the Pikwakanagan First Nation representative pointed out to many of the applicants’ supporters that the Algonquins felt it was their duty to ensure that anyone who applied for Algonquin heritage was in fact a true Algonquin and with reason! He pointed out that they were not witch hunting. He also commented on the dangers of relying on oral history to establish Algonquin heritage. By the application of oral history, everyone is Indian.

As for the documents, the question was whether Louis Langlois, born in 1742, son of Pierre Langlois and Madeleine Algonquine, was a descendant of Françoise Garnier and Noel Langlois.

None of the three sons, Jean 1, Jean 2 and Noël, seemed to have a son or a grandson who was Jean Langlois, Huron. The documents relating to the concessions to this Jean Langlois in 1733, 1745, 1758 and 1764 and the baptism of Louis Langlois in 1742 suggest that the baptized child, Louis Langlois was Algonquin and that Jean Langlois, if he was an Aboriginal, was probably Huron . No genealogical link has been established between these two persons and Françoise Garnier and the documentary evidence strongly indicates that there are no links between them.

Oral history has an important role to play with historical documentation. Oral history is offered to establish that people are Aboriginal. Oral history should be considered in conjunction with primary and secondary documents. In this case, the primary and secondary documents do not support oral history so the application was rejected!

On the side of my paternal grandfather Alexandre Bérubé, Françoise Garnier is our ancestor, five times! On the side of my paternal grandmother Lucienda Fréchette, Françoise is three times an ancestor. My grandmother Maria Fortin is a descendant of Françoise three times.

Françoise Garnier

Marie Langlois

Anne Miville Deschênes

Charlotte Dubé

Marie Charlotte Morin

Madeleine Anne Miville Deschênes

Marie Claire Gagnon

Alexandre 1 Bérubé

Jean-Baptiste Bérubé

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Anne Pelletier

Anne Lizotte

François 2 Ouellet

François 3 Ouellet

Joseph François Ouellet

Angèle Marguerite Ouellet

Jean-Baptiste Bérubé

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Charles 1 Pelletier

Marie Anne Pelletier

Geneviève Chouinard

Scholastique Courberon D’Amours

Clarisse Saint-Pierre

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Jean Pelletier

Jean-Baptiste Pelletier

Madeleine Pelletier

Jean-Baptiste Courberon D’Amours

Scholastique Courberon D’Amours

Clarisse Saint-Pierre

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Charles 1 Pelletier

Charles 2 Pelletier

Joseph Marie Pelletier

Modeste Pelletier

André Saint-Pierre

Clarisse Saint-Pierre

Alexandre père Bérubé

Alexandre fils Bérubé

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Marie Pelletier

Marie Anne Gerbert

Marie Rosalie Cloutier

Jean François Bélanger

Marguerite Bélanger

Antoine Paquin

Joseph Paquin

Olive Paquin

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Marie Langlois

Anne Miville Deschênes

Augustin Dubé

Louis 1 Dubé

Louis 2 Dubé

Vincent Dubé

Olive Dubé

Joseph Paquin

Olive Paquin

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Marie Langlois

Françoise Miville

Pierre 2 Richard

Jean Baptiste Richard

Marie Anne Richard

Angélique Maillet

Marie Régnier

Olive Dubé

Joseph Paquin

Olive Paquin

Lucienda Fréchette

Eugène Bérubé

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Anne Pelletier

Françoise Lizotte

Marie Anne Ouellet

Marie France Pinel

Jean Marie Morel (de la Durantaye) Briand

Xavier Briand

Lidya Briand

Pierre 2 Fortin

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Jean Langlois

Marie Madeleine Langlois

Joachim Leclerc dit Francoeur

Angélique Leclerc

Jean François 2 Mignier (Lagacé)

Louise Mignier (Lagacé)

Pierre 1 Fortin

Pierre 2 Fortin

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

Françoise Garnier

Anne Langlois

Jean Pelletier

Jean-Baptiste Pelletier

Marguerite Pelletier

Jean François 1 Mignier (Lagacé)

Jean François 2 Mignier (Lagacé)

Louise Mignier (Lagacé)

Pierre 1 Fortin

Pierre 2 Fortin

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts

 

 

 

 

 

 

 

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1755: Alexis Chenette : Le dernier des Acadiens. 1755 : Alexis Chenette : The Last of the Acadians.

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The English version follows the French one.

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1755: Alexis Chenette : Le dernier des Acadiens.

par Robert Bérubé

J’affirme que lorsqu’on a un certain succès à obtenir des résultats en généalogie c’est parce que nous sommes debout sur les épaules de géants! Un de mes géants est monsieur Joseph Chenette de la Floride qui depuis des années, se sacrifie corps et âme à découvrir la biographie d’Alexis Chenette. Je le remercie de son dévouement et j’admire son zèle!

Lorsque j’étais très jeune ma mère me parlait d’un événement historique sérieux qui avait bouleversé plusieurs membres de notre famille. Elle appelait cette catastrophe la déportation des Acadiens. Maman mentionnait aussi qu’un des ancêtres déportés s’appelait Alexis Chenette. Cinquante ans plus tard, je constate que j’ai plusieurs ancêtres qui ont été prisonniers de ce que certains nomment “Le Grand Dérangement”. Ayant fait plusieurs découvertes au sujet des souffrances, des défis et des malheurs qu’ont éprouvés mes ancêtres Acadiens, je trouve que déportation et dérangement ne sont pas des termes assez justes ou assez forts pour décrire ce séisme humain. Des mots plus exacts et pertinents seraient des crimes contre l’humanité ou bien un génocide. Les politiciens n’aimeront peut-être pas cette nomenclature mais les faits justifient ma terminologie.

Dans un texte ultérieur, je tenterai de parler de tous mes ancêtres acadiens qui ont été prisonniers et survivants de ce crime. Aujourd’hui j’aimerais parler d’Alexis Chenette…

Il est difficile de trouver des documents concernant les naissances, mariages et décès des Acadiens qui vivaient avant 1755 car les Anglais ont presque tout détruit. En généalogie, il est préférable de trouver des documents originaux qui prouvent les faits.

Nous ne pouvons pas trouver un certificat de naissance concernant Alexis. Donc, nous ne pouvons pas dire avec certitude le nom de ses parents, ni l’endroit il est né.

Le recensement de 1801 de Saint Denis au Québec, nous révèle qu’Alexis a 57 ans et que son épouse Marguerite Brault est âgée de 55 ans. Donc, Alexis est né vers 1743-1744 et Marguerite vers 1745-1746. Nous pouvons déterminer qu’Alexis avait environ 11 ou 12 ans, lors des événements de 1755.

Le prochain document nous révélant des renseignements est le certificat de la réhabilitation de mariage du 6 septembre 1767, à l’Assomption. Celui-ci ne donne pas les noms des parents mais nous révèle le suivant, une dispense des 3 bans de mariage. En plus le document dit :

«…entre Alexis Chenet et Marguerite Brot lesquels ayant été conduits de l’Acadie à Boston ou ils auraient été détenus prisonniers environ douze ans. Se seraient pris l’un et l’autre pour mari et femme en présence de (témoins) Pierre Brot, Pierre Dupuy, Michel Dupuis, François Dupuis…les pères et mères des conjoints morts (ou absents).

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 Réhabilitation du mariage partie 1 Réhabilitation du mariage partie 2 Réhabilitation du mariage partie (Copie complète)

Le document nous confirme qu’Alexis et Marguerite sont des Acadiens et qu’ils avaient été expulsés et exilés à Boston et détenus prisonniers pendant une période de 12 ans. Il n’y a pas mentions d’enfants dans les pages précédentes, ni dans les pages suivant la mention du mariage réhabilité. Nous assumons qu’aucun enfant est né avant la réhabilitation du mariage.

Les certificats de naissance de leurs enfants nous révèlent qu’en février 1768, Alexis et Marguerite ne vivaient plus à l’Assomption mais plutôt à Saint Ours. Trois de leurs enfants sont nés à Saint Ours : Angélique, Rose (Marthe) et Geneviève. Entre le 3 mars 1771 et le 23 janvier 1773, ils sont déménagés à Saint Denis. Les neuf autres enfants sont nés et baptisés à Saint Denis sauf Antoine, qui a été baptisé à Saint Antoine qui est de l’autre côté de la rivière Richelieu. Tous, sauf un des enfants, se sont mariés à Saint Denis. Presque tous les enfants sont décédés à Saint Denis. Marguerite et Alexis sont aussi décédés au même endroit.

Le dernier document officiel qui nous donne des renseignements concernant Alexis est le certificat de décès. Alexis est décédé le 11 décembre et son inhumation est le 14 décembre 1842, à Saint Denis. On mentionne qu’il est veuf de Marguerite Brault et que « vivant il était cultivateur en cette paroisse. On le dit âgé de près de 100 ans. Ce qui place sa date de naissance vers 1742-1743.

Suite à son décès deux articles de journaux sont parus. Un en français intitulé « Mort du dernier des Acadiens en Canada » dans le journal « La Minerve » du jeudi 29? décembre 1842. Celui en anglais est paru plus tard, et est une traduction de l’article en français: « Death of the Last of the Acadians ». On dit d’Alexis qu’il est un vénérable patriarche. Qu’il « fut un des ceux qui vit tous ses compatriotes chassés de leur terre natale et transportés dans les colonies anglaises » Qu’il fut mis à bord d’une frégate anglaise et retenu comme matelot pendant 12 ans. On ajoute qu’il se fixa à Saint Denis et ce fut lui qui coupa le premier arbre et défricha la quatrième concession de Saint Denis. Il laisse neuf enfants et 71 arrière-petits-enfants.

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 La Minerve  Mort du dernier des Acadiens en Canada  Death of the Last of the Acadian

Il y aussi d’autres documents que je considère des ressources importantes l’on mentionne Alexis Chenet.

Le livre « St-Denis » mentionne le fait suivant :

« Beaucoup d’autres ne se sont pas laissé transporter si tôt à leur dernière demeure. Alexis Chenette et François Mailloux, les plus tenaces jusqu’alors, ne sont décédés tous deux qu’à l’âge de cent ans, en 1842 et 1848. » p.40.

Dans le même livre, il y plusieurs mentions au sujet de la révolte des Patriotes à Saint Denis. Ceci est la preuve qu’Alexis a vécu à travers deux événements historiques significatifs pour les francophones et les Acadiens : Le crime contre l’humanité en Acadie, mieux connu comme étant Le Grand Dérangement  et la Rébellion des Patriotes. De plus, un des fils d’Alexis a été impliqué dans l’affaire de la cassette! Dans un des textes au sujet d’Alexis, il est dit qu’il haïssait tellement les Anglais pour la destruction et les torts faits à lui et sa famille que s’il avait été plus jeune lors de la rébellion qu’il aurait été un participant très actif. Difficile à prouver car il n’y a pas de documents à cet égard et Alexis était âgé de près de 94 ans.

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 Retour des Acadiens  Bataille de Saint Denis  Bataille de Saint Denis
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 Demande d’Alexis La Cassette ou le Coffre- fort  La Cassette ou le Coffre- fort

Un document dans lequel Alexis demande un dédommagement à cause de la Rébellion existe. Plusieurs personnes et même des Patriotes ont fait des réclames. Ce qui est intéressant c’est le commentaire écrit dans le : Copy of the Report of the Commissioners Appointed in Lower Canada to Inquire Into the Losses Sustained During the Late Rebellion. 1840.

69: Alexis Chenette, père, of St. Denis – –

This is a loyal Canadian, more than a hundred years old; he was robbed and cruelly treated by the rebels on the day after the affair at St. Denis.

François Lafleche, proprietor of one farm, is proved to have been concerned in this outrage and robbery.

70: Scholastique Chenette, of St. Denis.

This case, not being closed, will be hereafter reported

Traduction: Copie du rapport des commissaires nommés dans le Bas-Canada pour se renseigner sur les pertes subies lors de la rébellion tardive de 1840
69: Alexis Chenette, père, de Saint-Denis – –

C’est un Canadien fidèle, âgé de plus de cent ans; Il a été volé et cruellement traité par les rebelles le lendemain de l’affaire à St. Denis.

François Laflèche, propriétaire d’une ferme, s’est avéré concerné par cet outrage et son vol qualifié.

70: Scholastique Chenette, de Saint-Denis.

Cette affaire, qui ne sera pas fermée, sera par la suite déclarée

La conclusion de ces deux affaires n’est pas révélée!

Alexis Chenette et Marguerite Brault sont parents des enfants suivants :

Nom et conjoint (e) Naissance Mariage Décès – sépulture
Angélique           Jean Marie Richard Le 18, 19 février 1768 Saint Ours Le 21 janvier 1799 Saint Denis Le 1, 3 avril 1855 Saint Denis
Rose (Marthe)Charles Gaudet Le 26 novembre 1769 Saint Ours Le 27 juillet 1801 Saint Denis Le 25, 27 avril 1849 Saint Denis
Geneviève Germain Talon (L’espérance) Le 2, 3 mars 1771 Saint Ours Le 19 septembre 1791 Saint Denis Le 20, 23 mai 1859 Saint Denis
Scholastique Cajetan Leblanc Le 23, 24 janvier 1773 Saint Denis Le 22 septembre 1794 Saint Denis Le 3, 5 août 1846 Saint Denis
Élisabeth Joseph Bousquet Le 12 septembre 1774 Saint Denis Le 26 septembre 1808 Saint Denis Le 4 6 juillet 1860 Saint Denis
Alexis 2   Marguerite Giguère Le 1, 2 février 1776 Saint Denis Le 21 octobre 1799 Saint Denis Après 1825.
Joseph      Françoise Gaudette Agathe Girouard Le 29 avril 1778 Saint Antoine Le 5 novembre 1801 Saint Denis Le 30 octobre 1809 Saint Denis Le 2, 5 septembre 1857 Saint Denis
Jean Baptiste Le 24, 25 février 1780 Saint Denis Le 24, 25 avril 1781 Saint Denis
Pierre    Marguerite Vigeant Le 20 janvier 1782 Saint Denis Le 26 novembre 1804 Saint Denis Le 6 août 1832 Saint Charles (Richelieu)
Jean Baptiste 2 Marguerite Chapdelaine Le 31 mai, 1 juin 1784 Saint Denis Le 19 septembre 1808 Saint Ours Le 21, 23 juillet 1836 Saint Denis
Olivier Le 3, 4 mai 1786 Saint Denis Le 17, 18 sept. 1786 Saint Denis
Séraphin  Élisabeth Gaudette Le 15 mai 1791 Saint Denis Le 23 juin 1813 Saint Denis Le 30 déc. 1870, s 2 janvier 1871 Notre Dame Montréal

Alexis Chenet et Marguerite Brault ne sont PAS mentionnés par Stephen White dans son “Dictionnaire Généalogique  des Familles Acadiennes” pourtant Alexis Chenet et Marguerite Brault sont clairement identifiés comme étant des Acadiens dans le certificat de réhabilitation de mariage du 6 septembre 1767, à l’Assomption. La raison de l’exclusion est que les recherches pour ce premier dictionnaire s’arrêtent à l’année 1714. Donc, nous attendons la parution du prochain dictionnaire. Placide Gaudet dans ses recherches mentionne le couple Chenette-Brault. De plus, il nomme les parents d’Alexis Chenette.

Plusieurs personnes recherchent l’histoire d’Alexis Chenette et certains partagent des renseignements erronés. Il y a au moins six personnes qui ont effectué des recherches étoffées, ou ont partagés le récit, concernant Alexis Chenette. Le premier est un monsieur Joseph Chenette de l’État de Floride, le deuxième Louis Chenette, oncle de ce Joseph de Floride. La troisième est Laura Lacasse Chenette-Comeau, la quatrième est Cécile Gosselin et la cinquième est ma mère Huguette Marion (et son père Thomas Marion et sa sœur Edwidge Marion). Le sixième, un monsieur Stéphane Chenette ne figure pas dans le présent discours, car il n’a pas pas partagé une version de la “fameuse histoire de l’ancêtre”. Cependant, Stéphane Chenette a colligé plusieurs documents d’intérêt pour la famille Chenette et ses recherches sont solides!

Étant donné la pénurie de renseignements concernant les ancêtres, j’ai consulté les sources secondaires ou tertiaires ci-haut mentionnées dans le but d’identifier ce qui est commun entre les sources.

Joseph Chenette de Floride a obtenu ses renseignements de son grand-père, Joseph A. Zenon Chenette. Ce Zenon Chenette avait écrit une histoire des Chenette. On peut trouver une version de cette histoire dans la bibliothèque Tolland au Connecticut. Apparemment Zénon avait utilisé les recherches de sa sœur, Marie Louise Chenette, qu’il avait obtenu d’elle vers 1900. Zénon et Marie Louise avaient appris les histoires de leur père qui avait connu et parlé à Alexis avant sa mort. Joseph Chenette de Floride a amassé une grande collection de renseignements.

Louis Chenette, oncle de Joseph de Floride avait donné un récit écrit de son père Joseph au prêtre Hector Hébert du Holy Cross College. Ce récit se trouve à la bibliothèque de Tolland Connecticut. La lettre de Louis Chenette est à l’origine d’une erreur. Il identifie Alexis comme étant Joseph. Hector Hébert correspondait avec le père Clarence d’Entremont au sujet d’Alexis.

Laura Lacasse Chenette a obtenu ses renseignements de sa grand-tante qui connaissait Alexis. Cécile Gosselin a probablement obtenu ses renseignements de Laura Lacasse Chenette donc, nous devons les considérer comme un seul et unique renseignement. Une copie des recherches de Laura Lacasse Chenette se trouve à la bibliothèque du Séminaire de Saint-Hyacinthe et un peu partout sur l’internet. Des copies des recherches de Cécile Gosselin sont à la Société généalogique de Montréal. Il se pourrait que Placide Gaudet eût obtenu ses renseignements de Laura Lacasse Chenette.

Placide Gaudet dans ses recherches et notes écrites vers 1900 avait aussi identifié Joseph Chenette et Isabelle Thibodeau comme parents d’Alexis. Cette documentation se trouve aux Archives nationales d’Ottawa. Placide Gaudet note le microfilm H-2529 (écrit à la main) et H-2520 (dactylographié).

Donc, il y a trois chroniques distinctes, la première celle de Zénon, son frère Louis et leur sœur Louise; celle de Laura Lacasse et de Cécile Gosselin et celle de la grand-mère paternelle de ma mère, Fernande Chenette dont le père Joseph Chenette fils de Séraphin connaissait bien son grand-père, Alexis. Ce Joseph Chenette avait 18 ans lorsque son grand-père Alexis est décédé. Cette histoire des Acadiens nous a tellement été raconté que mon cousin Denis Marion avaient l’impression (comme je l’avais été avant mes recherches) que presque tous nos ancêtres du côté Marion, étaient Acadiens.

Il faut noter que les sources de Zenon Chenette, Laura Lacasse Chenette et Fernande Chenette étaient indépendantes les unes des autres. Il appert que différents petits-enfants d’Alexis ont rapporté l’histoire à leurs descendants. Les trois biographies ont des variances mais les trois relatent une grande histoire tragique de la déportation des Acadiens.

Les trois chronologies racontent que les parents d’Alexis Chenette se nommaient Joseph Chenette et Isabelle Thibodeau. Cependant, il n’y a aucun certificat de baptême, de mariage, de décès ni aucun recensement ou document légal qui corrobore ce fait.

Pour recréer l’histoire ci-dessous, j’ai seulement inclus les faits retrouvés dans les trois anecdotes. Je mentionnerai l’inclusion des différences.

Les souvenirs d’Alexis Chenette.

Les témoignages parlent d’Alexis, de sa mère et d’un frère. Certains mentionnent que le frère était plus jeune, d’autres disent plus vieux.

Alexis a été emprisonné vers l’âge de 12 ans par les Anglais. Il a été expulsé de Pisaquid (Pigaquit) dans la région de Grand Pré en 1755 .

Il a été séparé de sa mère et de son frère Il faisait très froid. Il donna à son frère un manteau rouge pour le garder au chaud. Sa mère a tenté de retourner à la maison et de repérer leurs biens, mais le chien l’a retenue. Elle a vu les Anglais brûler leur maison.

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 Scènes de la catastrophe!  …selon des artistes!

Son frère est monté trop vite de la cale et les Anglais ont mis son frère sur un autre navire. Sa mère est morte sur le rivage. C’était la dernière fois qu’il voyait sa famille.

(La mère est probablement morte à Boston. À cause d’un ouragan, des bateaux de Grand Pré ont été rassemblés dans ce port. Les morts et les malades ont été jetés sur la rive).

Il a été détenu pendant huit ans comme mousse (marin). S’il travaillait au ralenti il était fouetté comme un esclave. Lors d’escales à des ports, Alexis était emprisonné dans la calle. Il tentait de garder son Français en récitant les prières enseignées par sa mère. Environ huit ans plus tard, il a été libéré et a vécu à l’extérieur de Boston. C’est là Marguerite Brault et lui se sont pris comme époux. La pratique était de se marier devant des témoins, dans les bois, sans curé et ce, à cause des interdictions car ils étaient des prisonniers.

Marguerite avait huit ans lors de son emprisonnement. Elle a d’abord été gardée à Nantucket avant d’être envoyée dans la région de Boston.

Avec le traité de Paris en 1763, les Acadiens étaient libres de partir. Certains ont décidé de renter en France, d’autres étaient incapables de voyager et sont restés sur place. Plusieurs Acadiens ont abouti en Louisiane et d’autres au Québec.

Initialement j’avais écrit: Pour ce qui est d’Alexis et de Marguerite, nous ne savons pas s’ils ont parcouru la route terrestre jusqu’au lac Champlain comme l’ont fait plusieurs voisins de Saint-Denis ou de l’Assomption, ou s’ils ont quitté sur un navire parti du Connecticut avec d’autres Acadiens en 1766.

L’auteur du livre: “Les Acadiens déportés qui acceptèrent l’offre de Murray” (Tracadie, La Grande Marée, 2016, p. 234) André Carl Vachon me partagea le suivant: “Selon mes recherches, Alexis Chenet et Marguerite Breau/Brault étaient passagers sur la goélette Abigail allant à Québec, sous le commandement du capitaine Samuel Sinclair. Le départ de Boston était vers le 17 mai 1767 et l’arrivée au port de Québec, était le 18 juin 1767″. 

Selon l’histoire de Zénon, Alexis a été déposé par les Anglais à Sorel. Qu’il a reçu 50 cents et qu’il était pieds nus. Mais cette escale pourrait être autant Boston après son esclavage sur le navire.

Isabelle Thibodeau, mère de Joseph Chenette?

Nous n’avons aucune preuve tangible du nom de la mère d’Alexis Chenette. Joseph Chenette de Floride a effectué une recherche monumentale. Il a repéré le certificat de mariage de Joseph Thibodeau (fils de Simon) et de Marie Roslie Migneau du 26 juin 1804, à Saint Denis qui indique qu’Alexis Chenette est le cousin de Joseph Thibodeau. Or, Marguerite Brault n’est pas la cousine. L’épouse de Joseph, Marie Rosalie Mageau et la mère de celui-ci, ne sont pas Acadiennes, ce qui veut dire qu’Alexis est cousin des Thibodeau par sa mère Isabelle Thibodeau. Cette Isabelle est l’épouse d’un autre Thibodeau, nommé Benjamin. Si ce lien s’avère juste, Alexis serait le fils d’Isabelle soit par une relation naturelle ou par un mariage non inscrit. Ceci voudrait dire que Firmin Grégoire Thibodeau est son demi-frère. Cette Isabelle est la fille de Philippe Thibodeau et d’Isabelle Vincent. Elle serait née vers 1725 et non 1738 comme le préconisent certains sites! Un rappel ceci n’est pas une preuve définie! Cette découverte par Joseph Chenette devrait être entérinée par les spécialistes de l’histoire de l’Acadie avant de l’affirmer comme preuve.

Pour déterminer le père et le grand-père Chenette, il n’y a pas encore assez de preuves concluantes pour justifier ou même suggérer un nom pour le père et le grand-père Chenette!

Marguerite Brault est décédée le 4 novembre 1809 à Saint Denis et Alexis le 11 décembre 1842. Sa sépulture a eu lieu à Saint Denis, le 14 décembre de la même année.

Notre ancêtre acadien a perdu ses parents et sa famille. De plus, on a volé les territoires et les possessions des gens de ce peuple. Dans le cas d’Alexis on l’a enlevé, rendu prisonnier et esclave et torturé. De plus, il a vu sa mère mourir et son frère disparaître à cause de ce crime. Les Acadiens et Acadiennes n’étaient pas soldats et ils n’avaient pas déclaré la guerre. Il est difficile de comprendre pourquoi des êtres humains vont bafouer des innocents. Ce qui est encore plus difficile c’est qu’encore aujourd’hui il y a des politiciens, des politiciennes et même des gens ordinaires qui refusent de reconnaître cette triste histoire au sujet de nos ancêtres.

Pour nous les descendants d’Alexis Chenette, nous avons perdu de notre histoire. Il est fort probable que les preuves donnant les noms des parents et des ancêtres d’Alexis Chenette ne seront jamais trouvées! Ce serait une grande victoire si l’on pouvait identifier les ancêtres d’Alexis. De façon poétique, il faudrait peut-être dire que le navire d’Alexis et de sa famille n’est pas encore rendu au port des Acadiens!

Voici la descendance d’Alexis à moi!

Alexis Chenette = Marguerite Brault

Séraphin Chenette = Élisabeth Gaudette

Joseph Chenette = Stéphanie Mousseau

Fernande Chenette = Cyriac 2 Marion

Thomas Marion = Maria Fortin

Huguette Marion = Eugène Bérubé

Robert Bérubé = Michele Barbara

Dans le petit village j’ai grandi, il y a plusieurs familles Gaudette. Les Gaudette et les Chenette se connaissent et sont parents depuis longtemps. Étant donné que Clara Chenette est la soeur de Fernande Chenette, mon arrière-grand-mère, j’ajoute la lignée pour mes cousins et cousines.

Alexis Chenette = Marguerite Brault

Séraphin Chenette = Élisabeth Gaudette

Joseph Chenette = Stéphanie Mousseau

Clara Chenette = Raphaël Gaudette (13 enfants dont 3 ci-dessous)

Arthur Gaudette = Florida Tessier Ligourie Gaudette = Alice Tessier Lionel Gaudette = Florida Legault
Laurier Gaudette = Hélène Tétrault                     Claudette Gaudette =Marcel Laframboise                Gilbert Gaudette = Raymonde Champagne Plusieurs autres Jeanne Gaudette = Thomas Marion fils                Plusieurs autres Guy Gaudette                 Gilles Gaudette          Paulette Gaudette         Anita Gaudette etc. Plusieurs autres

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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1755 Alexis Chenette: The Last of the Acadians

by Robert Bérubé

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I assert that when you have some success in getting results in genealogy it is because you are standing on the shoulders of giants! One of my giants is Mr. Joseph Chenette of Florida who for years has sacrificed body and soul to discover the biography of Alexis Chenette. I thank him for his devotion and admire his zeal!

When I was very young my mother told me about a serious historical event that had upset the lives several members of our family. She called this disaster the deportation of the Acadians. Maman also mentioned that one of the deported ancestors was Alexis Chenette. Fifty years later, I find that I have several ancestors who have been prisoners of what some call “The Great Disturbance”. Having made several discoveries about the sufferings, challenges and misfortunes that have been experienced by my Acadian ancestors, I find that deportation, disruption and disturbance are not strong enough terms to describe this human catastrophe. More accurate and relevant words would be crimes against humanity or genocide. Politicians may not like this nomenclature, but the facts justify my terminology.

In a later text, I will try to talk about all my Acadian ancestors who were prisoners and survivors of this crime. Today, I would like to talk about Alexis Chenette …

It is difficult to find records concerning the births, marriages and deaths of the Acadians who lived before 1755 because the English have almost destroyed everything. In genealogy, it is better to find original documents that prove the facts.

We cannot find a birth certificate for Alexis. So we can not state with certainty the name of his parents, nor the place where he was born.

The 1801 census of Saint Denis in Québec reveals that Alexis is 57 years old and his wife Marguerite Brault is 55 years old. So Alexis was born about 1743-1744 and Marguerite around 1745-1746. We can determine that Alexis was about 11 or 12 years old, during the events of 1755.

The next document revealing information is the certificate of marriage rehabilitation of September 6, 1767, at the village of Assumption. This one does not give the names of the parents, but reveals the following, a dispensation of the 3 marriage bans. In addition the document says:

« …between Alexis Chenet and Marguerite Brot who had been taken from Acadia to Boston where they would have been held prisoners about twelve years. They would have taken each other for husband and wife in the presence of (witnesses) Pierre Brost, Pierre Dupuy, Michel Dupuis, François Dupuis. The fathers and mothers of the spouses are dead (or absent) »

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 Rehabilitation of the marriage part 1 Rehabilitation of the marriage part 2 Rehabilitation of the marriage (Complete)

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The document confirms that Alexis and Marguerite are Acadians and that they were expelled and exiled to Boston and detained as prisoners for a period of 12 years. There are no mentions of children in the preceding pages, nor in the pages following the mention of the rehabilitated marriage. We assume that no child was born before the rehabilitation of the marriage.

The birth certificates of their children reveal that in February 1768, Alexis and Marguerite no longer lived in Assumption but rather in Saint Ours. Three of their children were born at Saint Ours: Angélique, Rose (Marthe) and Geneviève. Between March 3, 1771 and January 23, 1773, they moved to Saint Denis. The nine other children were born and baptized at Saint Denis except Antoine, who was baptized at Saint Antoine which is on the other side of the Richelieu River. All but one of the children married in Saint Denis. Almost all the children died in Saint Denis. Marguerite and Alexis also died in the same place.

The last official document that gives us information about Alexis is the death certificate. Alexis died on December 11 and his burial is on December 14, 1842 in Saint Denis. It is mentioned that he is a widower of Marguerite Brault and that “alive, he was a farmer in this parish. He is said to be nearly 100 years old. This places his date of birth around 1742-1743.

Following his death two newspaper articles were published. One in French entitled Mort du dernier des Acadiens en Canada” in the newspaper “La Minerve” on Thursday 29? December 1842. The English one appeared later, and is a translation of the article in French: “Death of the Last of the Acadians”. Alexis is said to be a venerable patriarch. That he “was one of those who saw all his compatriots driven from their native land and transported to the English colonies.” That he was placed on board an English frigate and held prisoner as a sailor for 12 years. It is added that he settled at Saint Denis and it was he who cut the first tree and cleared the fourth concession of Saint Denis. He left nine children and 71 grandchildren.

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 La Minerve  Mort du dernier des Acadiens en Canada  Death of the Last of the Acadians

There are also other documents that I consider important resources mentioning Alexis Chenet.

The book “St-Denis” mentions the following fact: “Many others did not allow themselves to be transported so early to their last abode. Alexis Chenette and Francois Mailloux, who were the most tenacious until then, both died only at the age of one hundred in 1842 and 1848. “

In the same book, there are several mentions concerning the revolt of the Patriotes in Saint Denis. This is proof that Alexis lived through two significant historical events for Francophones and Acadians: A Crime against Humanity in Acadia, better known as The Great Upheaval and the Rebellion of the Patriots. In addition, one of Alexis’ sons was involved in the case of the cassette (wooden box)! In one of the texts about Alexis it is said that he hated the English so much for the destruction and the wrongs done to him and his family that if he had been younger during the rebellion he would have been an active participant. This is difficult to prove because there are no documents and Alexis was nearly 94 years old.

 

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 Acadians returning  Battle of  Saint Denis  Battle of  Saint Denis
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 Alexis’ request The Cassette or Safe. Story in French1  The Cassette or Safe.

A document in which Alexis asks for compensation for the Rebellion exists. Several people and even Patriots had made requests. What is interesting is the commentary in the “Copy of the Report of the Commissioners Appointed in Lower Canada to Inquire Into the Losses Sustained During the Late Rebellion” 1840.

69: Alexis Chenette, père, of St. Denis – –

This is a loyal Canadian, more than a hundred years old; he was robbed and cruelly treated by the rebels on the day after the affair at St. Denis.

François Lafleche, proprietor of one farm, is proved to have been concerned in this outrage and robbery.

70: Scholastique Chenette, of St. Denis.

This case, not being closed, will be hereafter reported

The conclusion of these cases is not revealed!

Alexis Chenette and Marguerite Brault are parents of the following children:

Name and spouse Birth Marriage Death – Burial
Angélique

Jean Marie Richard

18, 19 feb. 1768 Saint Ours 21 jan, 1799 Saint Denis 1, 3 april 1855 Saint Denis
Rose (Marthe)

Charles Gaudet

26 nov.1769 Saint Ours 27 july 1801 Saint Denis 25, 27 april 1849 Saint Denis
Geneviève

Germain Talon (L’espérance)

2, 3 march 1771 Saint Ours 19 sept. 1791 Saint Denis 20, 23 may 1859 Saint Denis
Scholastique

Cajetan Leblanc

23, 24 jan. 1773 Saint Denis 22 sept. 1794 Saint Denis 3, 5 aug. 1846 Saint Denis
Élisabeth

Joseph Bousquet

12 sept.1774 Saint Denis 26 sept. 1808 Saint Denis 4 6 july 1860 Saint Denis
Alexis 2

Marguerite Giguère

1, 2 feb. 1776 Saint Denis 21 oct. 1799 Saint Denis After1825.
Joseph

Françoise Gaudette

Agathe Girouard

29 april 1778 Saint Antoine 5 nov. 1801 Saint Denis

30 oct. 1809 Saint Denis

2, 5 sept. 1857 Saint Denis
Jean Baptiste 24, 25 feb. 1780 Saint Denis 24, 25 april 1781 Saint Denis
Pierre

Marguerite Vigeant

20 jan. 1782 Saint Denis 26 nov. 1804 Saint Denis 6 aug. 1832 Saint Charles (Richelieu)
Jean Baptiste 2

Marguerite Chapdelaine

31 may, 1 june 1784 Saint Denis 19 sept. 1808 Saint Ours 21, 23 july 1836 Saint Denis
Olivier 3, 4 may 1786 Saint Denis 17, 18 september 1786 Saint Denis
Séraphin

Élisabeth Gaudette

15 may 1791 Saint Denis 23 june 1813 Saint Denis 30 déc. 1870, s 2 jan. 1871 Notre Dame Montréal

Alexis Chenet and Marguerite Brault are NOT mentioned by Stephen White in his Dictionnaire Généalogique  des Familles Acadiennes” (Acadian Families Genealogical Dictionary) yet Alexis Chenet and Marguerite Brault are clearly identified as Acadians in the marriage rehabilitation certificate of September 6, 1767, at Assumption. The reason for the exclusion is that the research for this first dictionary stopped in 1714.  Placide Gaudet in his research mentions the couple Chenette-Brault. In addition, he names the parents of Alexis Chenette.

Many people research the story of Alexis Chenette and some share misinformation. There are at least six people who have done extensive research, or have shared the story, about Alexis Chenette. The first is a gentleman, Joseph Chenette of the State of Florida, the second Louis Chenette, uncle of this Joseph of Florida. The third is Laura Lacasse Chenette-Comeau, the fourth is Cécile Gosselin and the fifth is my mother Huguette Marion (and her father Thomas Marion and his sister Edwidge Marion). The sixth, a Mr. Stéphane Chenette will not appear in this discourse because he did not share a version of the “famous history of the ancestor”. However, Stéphane Chenette has collected several documents of interest for the Chenette family and his research is solid.

Given the lack of ancestral information, I have consulted the above-mentioned secondary or tertiary sources in order to identify what is common among the sources.

Joseph Chenette of Florida obtained his information from his grandfather, Joseph A. Zenon Chenette. This Zenon Chenette had written a story about the Chenette. A version of this story can be found in the Tolland Library in Connecticut. Apparently Zenon had used the research of his sister, Marie Louise Chenette, whom he had obtained from her around 1900. Zenon and Marie Louise had learned the stories from their father who had known and spoken to Alexis before his death. Joseph Chenette of Florida has amassed a great collection of information.

Louis Chenette, uncle of Joseph of Florida had given a written account of his father Joseph to the priest Hector Hebert of Holy Cross College. This story can be found in the Tolland, Connecticut Library. The letter of Louis Chenette is at the origin of an error. He identifies Alexis as Joseph. Hector Hébert corresponded with Father Clarence D’Entremont about Alexis.

Laura Lacasse Chenette got her information from her great-aunt who knew Alexis. Cécile Gosselin probably got her information from Laura Lacasse Chenette, so we have to look at these as one piece of information. A copy of Laura Lacasse Chenette’s research can be found in the library of the Saint-Hyacinthe Seminary and on the Internet. Copies of Cécile Gosselin’s research are at the Société généalogique de Montréal. Placide Gaudet may have obtained his information from Laura Lacasse Chenette.

Placide Gaudet in his research and notes written about 1900 had also identified Joseph Chenette and Isabelle Thibodeau as parents of Alexis. This documentation can be found at the National Archives of Ottawa. Placide Gaudet notes, microfilm H-2529 (handwritten) and H-2520 (typed).

So there are three distinct chronicles, the first one that of Zenon, his brother Louis and their sister Louise; That of Laura Lacasse and Cécile Gosselin, and that of my mother’s paternal grandmother, Fernande Chenette, whose father, Joseph Chenette, son of Séraphin, was well acquainted with his grandfather, Alexis. This Joseph Chenette was 18 years old when his grandfather Alexis died. This story of the Acadian, was told so much that my cousin Denis Marion had the impression (as I had been before my research) that almost all of our ancestors on the Marion side were Acadians.

It should be noted that the sources of Zenon Chenette, Laura Lacasse Chenette and Fernande Chenette were independent of one another. It appears that various grandchildren of Alexis have reported the story to their descendants. The three biographies have variances, but the three relate a great tragic history of the deportation of the Acadians.

The three chronologies tell that the parents of Alexis Chenette were Joseph Chenette and Isabelle Thibodeau. However, there is no certificate of baptism, marriage, death or any census or legal document that corroborates this fact.

To recreate the story below, I only included the facts found in the three anecdotes. I will mention the inclusion of differences.

The memories of Alexis Chenette.

The testimony speaks of Alexis, his mother and a brother. Some mention that the brother was younger, others say older.

Alexis was imprisoned at the age of 12, by the English. He was expelled from Pisaquid (Pigaquit) in the Grand Pré area in 1755.

He was separated from his mother and his brother. It was very cold. He gave his brother a red coat to keep him warm. Her mother tried to go home and find their belongings, but the dog prevented her from doing so. She saw the English burn their house.

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 Scenes of the catastrophe!  …as depicted by artists!

His brother got up too quickly from the hold and the English put his brother on another ship. His mother died on the shore. It was the last time he saw his family.

(The mother probably died in Boston.) Because of a hurricane, Grand Pré boats were gathered in the harbor, and the dead and sick were thrown on the shore.

He was detained for eight years as a ship boy (sailor). If he worked slowly, he was whipped like a slave. When stopping at ports, Alexis was imprisoned in the hold. He tried to keep his French by reciting the prayers taught by his mother. About eight years later, he was released and lived outside of Boston. That’s where Marguerite Brault and he got married. The practice was to marry with witnesses in the woods, without a parish priest because of the prohibitions because they were prisoners.

Marguerite was eight years old when he was imprisoned. She was first kept in Nantucket before being sent to the Boston area.

With the Treaty of Paris in 1763, the Acadians were free to leave. Some decided to return to France, others were unable to travel and remained there. Several Acadians ended up in Louisiana and others in Québec.

I initially had published the following: “As for Alexis and Marguerite, we do not know whether they traveled the land route to Lake Champlain as did several neighbors of Saint-Denis or Assumption, or whether they left on a ship from Connecticut with other Acadians in 1766.”

The author of the book “Les Acadiens déportés qui acceptèrent l’offre de Murray” (Tracadie, La Grande Marée, 2016, p. 234) ( The Acadians who accepted Murray’s offer), André Carl Vachon shared the following : ” According to his research, Alexis Chenet and Marguerite Breau/Brault were passengers on the  schooner Abigail, that went to Québec, and Samuel Sinclair was the captain. They left Boston around May 17, 1767 and arrived at the Québec city port on June 18, 1767¨. 

According to the history of Zenon, Alexis was dropped by the English at Sorel. That he got 50 cents and that he was barefoot. But this stopover could be as much Boston after his enslavement on the ship.

Isabelle Thibodeau, mother of Joseph Chenette?

We have no tangible proof of the name of Alexis Chenette’s mother. Joseph Chenette of Florida has carried out a monumental research. He found the marriage certificate of Joseph Thibodeau (son of Simon) and Marie Roslie Migneau of June 26, 1804, in Saint Denis which indicates that Alexis Chenette is the cousin of Joseph Thibodeau. Now, Marguerite Brault is not the cousin. Joseph’s wife, Marie Rosalie Mageau and his mother, are not Acadian, which means that Alexis is a cousin of Thibodeau by his mother Isabelle Thibodeau. This Isabelle is the wife of another Thibodeau named Benjamin. If this link is correct, Alexis would be the son of Isabelle either by a natural relationship or by an unregistered marriage. This would mean that Firmin Grégoire Thibodeau is his half-brother. This Isabelle is the daughter of Philippe Thibodeau and Isabelle Vincent. She was born about 1725 and not 1738, as suggested by certain sites! A reminder! This is not a definite proof! This discovery by Joseph Chenette should be endorsed by scholars of the history of Acadia before we accept it as fact!

As for the Chenette father and grandfather, there is not enough conclusive evidence to justify or even suggest a name for the father and grandfather Chenette!

Marguerite Brault died on November 4, 1809 in Saint Denis and Alexis on December 11, 1842. His burial took place in Saint Denis on December 14, of the same year.

Our Acadian ancestor lost his parents and family. In addition, the territories and possessions of his family were stolen. In the case of Alexis he was taken away, made a prisoner, enslaved and tortured. In addition, he saw his mother die and his brother disappear because of this crime. The Acadians were not soldiers and they had not declared war. It is difficult to understand why human beings will violate innocent people. What is even more difficult is that even today there are politicians, and even ordinary people who refuse to recognize this sad story about our ancestors.

For us the descendants of Alexis Chenette, we lost our history. It is very likely that the proofs, giving the names of the parents and ancestors of Alexis Chenette will never be found! It would be a great victory if we could identify the ancestors of Alexis. Poetically, it may be necessary to say that that Alexis and hisfamily’s ship has not yet returned to the port of Acadia!

Here’ are Alexis’s descendants down to me.

Alexis Chenette = Marguerite Brault

Séraphin Chenette = Elisabeth Gaudette

Joseph Chenette = Stéphanie Mousseau

Fernande Chenette = Cyriac 2 Marion

Thomas Marion = Maria Fortin

Huguette Marion = Eugène Bérubé

Robert Bérubé = Michele Barbara

In the small village where I grew up, there are several Gaudette families. The Gaudette and the Chenette know each other and have been relatives for a long time. Given that Clara Chenette is the sister of Fernande Chenette, my great-grandmother, I added the lineage for my cousins.

Alexis Chenette = Marguerite Brault

Séraphin Chenette = Elisabeth Gaudette

Joseph Chenette = Stéphanie Mousseau

Clara Chenette = Raphaël Gaudette (13 children including 3 below)

Arthur Gaudette = Florida Tessier Ligourie Gaudette = Alice Tessier Lionel Gaudette = Florida Legault
Laurier Gaudette = Hélène Tétrault

Claudette Gaudette =Marcel Laframboise

Gilbert Gaudette = Raymonde Champagne

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Jeanne Gaudette =Thomas fils Marion

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Guy Gaudette

Gilles Gaudette

Paulette Gaudette

Anita Gaudette etc.

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts

 

 

 

 

Mathilde de Flandre, une ancêtre royale. Mathilde de Flandre, a royal ancestor

The English version follows the French one.

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Une fausse tapisserie racontant le mariage de Mathilde de Flandres à Guillaume le Conquérant.

Mathilde de Flandres, une ancêtre royale.

par Robert Bérubé

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Un jeune membre de la famille me demanda si nous avions des ancêtres royaux et si j’étais pour écrire au sujet de ses anciens, dans un de mes textes. Étant donné que la plupart des gens parlent presque toujours de Charlemagne, de Rollon (Rolf) ou de Guillaume le Conquérant comme aînés des dynasties, j’ai décidé de partager la vie d’une femme, Mathilde princesse de Flandre, duchesse de Normandie et reine consort d’Angleterre.

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La raison pour laquelle j’ai choisi Mathilde de Flandre en tant que personnage historique et royal à vous présenter c’est qu’elle était une femme puissante et intelligente. Elle a régné en Normandie et en Angleterre pendant les absences de Guillaume le Conquérant. Elle a été la première Reine d’Angleterre à prononcer des jugements conjointement avec le roi, Guillaume. Donc, son pouvoir était presque égal à celui du roi. Elle est jugée comme étant une des trois femmes ayant le plus d’influence durant le Moyen Âge en France et en Europe.

Mathilde de Flandre née vers 1031, en Flandre, est la fille d’Adèle de France, comtesse de Corbie et de Baudouin V (le Pieux), de Lille , comte de Flandre. Elle est par sa mère, petite-fille du roi de France, Robert II. Elle est la sœur des comtes de Flandre, Baudouin VI, de Mons, et Robert Ier, le Frison. Elle est la nièce du roi de France, Henri Ier.

Vers 1050, elle épousa le duc de Normandie, Guillaume le Bâtard, fils illégitime de Robert Ier, le Magnifique, duc de Normandie, et d’Arlette de Falaise. Guillaume est né à Falaise en 1027. Le mariage a lieu à Rouen, la capitale du duché de Normandie. Guillaume devient plus tard Guillaume le Conquérant, roi d’Angleterre.

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Les négociations pour leur mariage débutent dès 1048, mais en octobre 1049, au concile de Reims, le pape Léon IX, n’a pas accepté, ni bénit, cette union. Il justifiait cette interdiction en affirmant que les deux étaient des descendants du chef Viking Rolf (Rollon), créateur du duché de Normandie. Une réalité plus probable serait qu’il jugeait cette union politique comme étant néfaste à son propre pouvoir.

Ce mariage était une alliance politique. La filiation de Mathilde était considérée comme importante. En plus d’être la fille du comte de Flandre, on retrouve parmi ses ancêtres, Charlemagne, couronné empereur du Saint Empire romain germanique en l’an 800 et Alfred le grand, roi d’Angleterre. Ces ancêtres étaient importants si Guillaume voulait appuyer ses revendications sur le trône anglais!

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Vers 1050, Mathilde et Guillaume unissent leur destiné. En 1059, le pape Nicolas II, valide le mariage à condition que les deux réparent l’affront d’un mariage sans l’assentiment du pape précédent, en construisant chacun son abbaye. Mathilde fonde alors l’abbaye aux Dames de Caen, dédiée à la Sainte-Trinité, et Guillaume fonde l’abbaye aux Hommes dédiée à saint Étienne. L’église monastique est dédicacée le 18 juin 1066. La fondation de l’église Notre-Dame du Pré de Quevilly leur est aussi attribuée.

 

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Abbaye aux Dames de Caen, Sainte Trinité

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Mathilde de Flandre et Guillaume le Conquérant ont huit ou neuf enfants, quatre garçons et quatre ou cinq filles :

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e) Renseignements
Robert II Courteheuse, duc de Normandie 1051-52 1100 1134 Sibylle de Conversano Emprisonné à vie à partir de 1106.
Adélise Adelida 1113 avant Nonne à Saint-Léger de Préaux Devient nonne après plusieurs tentatives ratées de mariage
Cécile 1126 Oblate à l’abbaye aux Dames de Caen Devient abbesse en 1113
Richard 1058-69 1074 Ordres à Caen Tué dans un accident de chasse
Guillaume le Roux 1060 1100 Roi d’Angleterre de 1087 à 1100, tué dans un accident de chasse
Constance 1061-65 1086 13 août 1090 Alain IV Fergent de Cornouailles, duc de Bretagne et comte de Rennes, Empoisonnée?
Adèle 1067 1080-85 1137 Étienne Henri, comte de Blois-Chartre
Henri I Beauclerc 1068 1135 Plusieurs épouses ou concubines Édith (Mathilde) de l’Écosse Adélize (Adélaïde) de Louvain Roi d’Angleterre et duc de Normandie
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La fille Mathilde est mentionnée dans le “Domesday Book”, cependant Orderic Vital et Guillaume de Malmesbury, chroniqueurs et historiens du Moyen Âge, n’en parlent pas. Elle est mentionnée comme fille de Guillaume dans la nécrologie des chroniques de Saint Niçaise de Meulan.

Certaines généalogies prétendent qu’Agathe et Guntrade seraient aussi des filles de Mathilde de Flandre et de Guillaume le Conquérant mais cela est improbable. Les dernières recherches affirment que Gundrade a été faussement identifiée comme une fille du couple.

Certains affirment qu’Agathe et Mathilde seraient la même personne. Agathe, est seulement mentionnée par Orderic Vital. Elle pourrait être une des filles déjà mentionnées plus haut ou bien elle n’a jamais existé. Ceux qui en parlent en font une fiancée d’Harold II d’Angleterre, et ensuite d’Alphonse VI de Castille.

Il semblerait que Mathilde de Flandre a de bonnes relations avec tous ses enfants. Elle est très proche de son aîné Robert. Celui-ci se dispute avec son père et il s’exile en France. Cette situation délicate entre son fils et son conjoint la place dans un arrangement complexe. En bonne mère, elle envoie de l’argent et de l’or aux dépens de son mari Guillaume mais quand il découvre ce fait, Guillaume menace de blessures le messager qu’elle utilise.

 

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Tapisserie de Bayeux

 

Lors de la conquête normande de l’Angleterre, Mathilde est régente du duché de Normandie, et elle s’acquitte de cette tâche avec succès. Elle travaille de concert avec son fils Robert ainsi que les conseillers Roger II de Montgommery et Roger de Beaumont. Elle contribue à la flotte d’invasion en donnant un bateau nommé Mora. On retrouve ce vaisseau sur la “Tapisserie de Bayeux”.

 

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Tapisserie de Bayeux

 

En 1068, jour de la Pentecôte, elle se fait couronner reine de l’Angleterre à Westminster. Suite à ceci, elle s’occupe de la régence de la Normandie durant de nombreuses années. Reine du Moyen Âge, elle assume un rôle actif dans la gérance du duché et dans l’administration de ses nombreuses terres. Elle garde une relation d’influence auprès de l’évêque Guy d’Amiens, et elle entretient une correspondance avec le pape Grégoire VII.

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La conquête de l’Angleterre lui apporte de nombreuses terres et fait d’elle une riche propriétaire avec des terres dans huit comtés. Elle fait divers dons aux abbayes de Saint-Évroult, Corneille, Cluny et La Trinité de Caen.

Mathilde tombe malade durant l’été et meurt le 2 novembre 1083. Elle est inhumée dans l’église de La Trinité ou l’Abbaye aux Dames, à Caen.

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Mathilde lègue toutes ses terres anglaises et son argent à son fils Henri, futur roi d’Angleterre. Elle donne sa couronne et son sceptre aux religieuses de La Trinité.

Sa tombe subsiste encore de nos jours et porte l’inscription suivante (traduction):

“Cette belle tombe abrite dignement, Mathilde, de mœurs insignes et de lignage royal. Le duc de Flandre était son père, et sa mère Adèle, fille du roi des Francs Robert, et sœur d’Henri qui posséda le trône royal. Unie en mariage au magnifique roi Guillaume, elle fonda cette abbaye, et fit construire cette église, qu’elle dota de tellement de terres et d’ornements dignes et qu’elle prit soin de consacrer. Consolatrice des pauvres, amie de la piété, en dispersant ses trésors, elle fut pauvre pour elle-même et riche avec les pauvres. Ainsi elle gagna la vie éternelle, le premier jour de novembre après les lueurs de prime.”

Guillaume meurt en 1084 à Rouen, des conséquences d’une chute à cheval. Sa dépouille a été inhumée à l’Abbaye aux Hommes.

Plusieurs fables et fausses légendes circulent au sujet de Mathilde. Les ossements de Mathilde, conservés à l’abbaye aux Dames de Caen, ont été exhumés et étudiés en 1961. Certaines sources ont faussement rapporté qu’elle était très courte ou même naine. Sa taille, calculée à partir de son fémur et de son tibia, a été estimée être de 152 cm, (4.98688 pieds) ce qui était probablement au-dessus de la moyenne de son temps. L’examen de son squelette montre aussi qu’elle était fluette et fort mince. En revanche, certains avancent que si elle avait été aussi petite que les faux témoignages le préconisent, elle n’aurait pas été capable de donner naissance à autant d’enfants!

Dès le XIIIe siècle, des textes racontent les malheurs hypothétiques de Mathilde. Le récit le plus connu rappelle qu’au moment d’apprendre le mariage proposé avec le duc de Normandie, Mathilde déclare refuser d’épouser “un bâtard”. Vexé, Guillaume s’introduit dans sa chambre, la jette à terre, la foule aux pieds jusqu’à ce qu’elle consente au mariage.

Une autre interprétation de cette histoire chimérique raconte qu’après avoir entendu ce commentaire, Guillaume est monté à cheval de Normandie à Bruges, a trouvé Mathilde en route vers l’église. Il l’a traînée hors de son cheval par ses longues tresses, et il l’a jeté dans la rue, devant tous présents. Ensuite, il s’est retiré.

Un troisième apocryphe indique que Guillaume est monté à cheval jusqu’à la maison du père de Mathilde, à Lille. Une fois arrivé, il l’a jetée au sol dans sa chambre, encore une fois en la prenant par les tresses et il l’a violemment battu, avant de quitter. Le père de Mathilde, Baudoin s’est senti méprisé mais, avant de pouvoir tirer les épées, Mathilde a réglé la problématique en acceptant d’épouser son abuseur!

Il faut constater que les nouvelles fausses et exagérées ne datent pas d’aujourd’hui!

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Un autre racontar de véracité douteuse veut que la rue Froide à Caen s’appelle ainsi en raison du cancan suivant: un jour, Guillaume se fâche contre Mathilde. Il attache les cheveux de, celle-ci à la queue d’un cheval et traîne son épouse dans la rue Froide sous les yeux des habitants qui regardent le drame…froidement.

La Heimskringla, une saga islandaise rapporte aussi les agressions du duc de Normandie à l’égard de son épouse. Avant de partir pour l’Angleterre en 1066, Guillaume éventre Mathilde en la frappant à coups de couteau. Mathilde s’écroule morte. La réalité c’est que Mathilde a vécu longtemps après ce départ vers l’Angleterre, car elle meurt en 1083.

L’historien Michel de Bouard considère ces divers récits comme des fables. Il propose que le but de ces histoires est la satire. Il affirme que les historiens n’ont découvert aucune maîtresse, ni aucun enfant illégitime à Guillaume le Conquérant. De plus, il semble avoir été un mari fidèle et les historiens proposent le fait que Mathilde et Guillaume étaient heureux dans leurs relations de mariage.

Jadis, on attribuait à Mathilde la réalisation de la très célèbre “Tapisserie de Bayeux” ou “Tapisserie de la Reine Mathilde”. Mais cette thèse est aujourd’hui abandonnée. La Tapisserie de Bayeux est en réalité une broderie qui relate comment Guillaume, le duc de Normandie, s’est emparé de l’Angleterre en 1066. Il s’agit d’un témoignage sur un épisode important de l’histoire de l’Europe. La tapisserie aurait été réalisée entre 1066 et 1077. Les historiens n’ont pas encore déterminé le responsable de cette tapisserie. Il vaut la peine de voir cette tapisserie, même sur YouTube!

 

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Guillaume (Tapisserie de Bayeux)

 

Une grande partie de francophones de l’Amérique du Nord et les descendants des pionniers de la Nouvelle-France peuvent retrouver au moins un ancêtre royal voire même un roi ou une reine. Lorsque tu en trouves un, il y en a d’autres qui apparaissent. J’ai tenté de trouver une lignée ancestrale pour chacun de mes huit arrières-grands-parents qui menaient jusqu’à Mathilde de Flandre. Dans les cas de Marguerite Blain épouse d’Alexandre Bérubé père et Fernande Chenette épouse de Cyriac Marion fils, je n’ai pas encore trouvé d’ancêtres royaux. Ceci ne veut pas dire qu’il y en pas car, dans le cas de ces deux femmes, je n’ai pas terminé mes recherches. Pour ce qui reste des six autres arrières-grands-parents, j’ai repéré des lignes royales qui descendent jusqu’à certains de leurs premiers parents en Nouvelle-France qui étaient des migrants. Catherine de Baillon est l’ancêtre d’Alexandre Bérubé père (Marguerite Blain) et de Pierre Fortin (Célina Lepage). Anne Le Neuf est l’ancêtre de Joseph Fréchette, fils et aussi de son épouse Olive Paquin. Charles de Saint Étienne de la Tour est l’ancêtre de Cyriac Marion fils (Fernande Chenette) et Toussaint Ledran est l’ancêtre de Célina Lepage (Pierre Fortin).

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Plusieurs de ces migrants, pionniers de la Nouvelle-France ont plus d’une ligne qui mène soit à Charlemagne, à Rollon (Rolf) et à Mathilde de Flandre. J’ai seulement choisi une ascendance par personne. J’espère que ce ne sont pas des branches erronées!

Sachez que lorsque vous avez étudié l’histoire de la France et de l’Angleterre en tant qu’élève ou étudiant que certains des personnages illustres figurant dans les manuels d’histoire, étaient vos parents.

Étant plutôt républicain que monarchiste, mon grand plaisir à étudier les vies de la noblesse est de découvrir l’histoire contemporaine des anciens. En plus de la politique, il y a l’art, l’architecture, les conflits, les guerres, les traditions, en somme la vie du temps! Les quelques gouttes de sang royal dans mon être ne me méritent pas encore un thrône, ni un sceptre, ni une couronne! Hélas!

Un danger à éviter c’est que certains sites font remonter les lignées jusqu’à Jésus-Christ et ses ancêtres! D’autres jusqu’au Pharaons d’Égypte. En ce moment, il est très difficile de prouver ces dynasties. Il ne faut surtout pas prendre les désirs de certains chercheurs naïfs, pour des réalités!

Certaines filiations touchant notre famille n’ont pas encore été validées et acceptées. Quelques-unes pourraient être fausses. C’est la raison pour laquelle je n’ai pas inclus l’ascendance de nos patriarches Olivier Morel, Julien de Sévigny, Jean Sicard de Carufel et Mathieu D’Amours!

Donc, voici quelques descendances issues de Mathilde de Flandre, à mes migrants et migrantes de la Nouvelle France et de l’Acadie, à moi! (et mes descendantes et descendants)

Descendances issues de Mathilde de Flandre aux migrantes et migrants de la Nouvelle France: Catherine de Baillon et ses fils Charles et Jean Miville Deschênes, Toussaint Ledran, Anne Le Neuf et ses deux filles Marie et Anne Desrosiers et Charles Amador de Saint Étienne de la Tour.

Baillon à Bérubé Baillon à Fortin Ledran à Lepage
1 Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant
2 Adèle de Normandie = Étienne Henri de Blois Adèle de Normandie = Étienne Henri de Blois Adèle de Normandie = Étienne II Henri Blois
3 Thibaud IV Le Grand = Maude de Carinthie Thibaud IV Le Grand = Maude de Carinthie Thibaud IV = de Blois = Mathilde de Carinthie
4 Adèle de Blois de Champagne = Louis VII Le Jeune Adèle de Blois de Champagne = Louis VII Le Jeune Alix (Adèle) de Champagne = Louis VII de France
5 Philippe II Auguste = Isabelle de Flandre Philippe II Auguste = Isabelle de Flandre Philippe II Auguste de France = Isabelle de Hainaut
6 Marie de France = Henri de Brabant Marie de France = Henri de Brabant Louis VIII de France = Blanche de Castille
7 Élisabeth de Brabant = Thierry de Clèves Élisabeth de Brabant = Thierry de Clèves Robert de France = Mathilde de Brabant
8 Mathilde de Clèves = Gérard de Luxembourg Mathilde de Clèves = Gérard de Luxembourg Robert II d’Artois = Amicie de Courtenay
9 Marguerite de Luxembourg = Jean III de Ghistelles Marguerite de Luxembourg = Jean III de Ghistelles Philippe I d’Artois = Blanche de Bretagne
10 Jean IV de Ghistelles = Marie de Haverskerke Jean IV de Ghistelles = Marie de Haverskerke Catherine d’Artois = Jean de Ponthieu
11 Roger de Ghistelles = Marguerite de Dudzeele Roger de Ghistelles = Marguerite de Dudzeele Blanche de Ponthieu = Jean de Harcourt
12 Isabelle de Ghistelles = Arnould VI de Gavre Isabelle de Ghistelles = Arnould VI de Gavre Jeanne d’Harcourt = Raoul de Coucy
13 Catherine de Gavre-d’Escornaix = Guy I Le Bouteillier Catherine de Gavre-d’Escornaix = Guy I Le Bouteillier Blanche de Coucy = Hugues II de Roucy
14 Guy II Le Bouteillier = Isabeau Morhier Guy II Le Bouteillier = Isabeau Morhier Jean VI de Roucy = Isabelle de Montagu
15 Jean Le Bouteillier = Marie de Venois Jean Le Bouteillier = Marie de Venois Jeanne de Roucy = Robert de Sarrebruche
16 Bénigne Le Bouteillier = Jacques de Maillard Bénigne Le Bouteillier = Jacques de Maillard Jeanne de Sarrebruche = Christophe de Barbançon
17 Miles Nicolas Maillard = Marie Morant Miles Nicolas Maillard = Marie Morant François de Barbançon = Françoise de Villiers
18 Renée Maillard = Adam Baillon Renée Maillard = Adam Baillon Marguerite de Barbançon = Robert de Joyeuse
19 Alphonse de Baillon = Louise de Marle Alphonse de Baillon = Louise de Marle François de Joyeuse = Nicole Françoise de Beauvais
20 Catherine de Baillon = Jacques Miville-Deschênes Catherine de Baillon = Jacques Miville-Deschênes Jean de Joyeuse = Nicole des Ancherins
21 Charles Miville Deschênes = Marthe Vallée Jean Miville Deschênes = Madeleine Dubé Louise de Joyeyse = Charles de Longueval
22 Joseph Miville Deschênes = Charlotte Morin Jean Bernard Miville-Deschênes = Françoise Soucy Antoinette de Longueval = Guillaume Couvent
23 Madeleine Anne Miville = Jean Joseph Gagnon Joseph Bernard Miville-Deschênes = Catherine Mignier Lagacé Charlotte Couvent = Louis Ledran
24 Marie Claire Gagnon = Jean Bénoni Bérubé Josephte Miville-Deschênes = Pierre Choret Toussaint Ledran = Louise Menacier
25 Alexandre 1 Bérubé = Angèle Marguerite Ouellet Osite Choret = Xavier Briand Marie Ledran = Louis Roy
26 Jean Baptiste Bérubé = Clarisse Saint Pierre Lydia Briand = Pierre Fortin 1 Jean Baptiste Roy = Jeanne Bizeux (Larose)
27 Alexandre Bérubé père = Marguerite Blain Pierre Fortin 2 = Célina Lepage Marie Anne Roy = Jean Claude Poliquin
28 Alexandre Bérubé fils = Lucienda Fréchette Maria Fortin = Thomas Marion Joseph Poliquin = Marie Louise Fourmoy
29 Eugène Bérubé = Huguette Marion Huguette Marion = Eugène Bérubé Marie Poliquin = Louis Augustin Racette
30 Robert Bérubé = Michele Barbara Robert Bérubé = Michele Barbara Eulalie Racette = Louis Moisan
31 Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez Euphémie Moisan = Israël Lepage
32 Omar Lopez fils et Isabella Lopez Omar Lopez fils et Isabella Lopez Célina Lepage = Pierre Fortin
33 Maria Fortin = Thomas Marion
34 Huguette Marion = Eugène Bérubé
35 Robert Bérubé = Michele Barbara
36 Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez
37 Omar Lopez fils et        Isabella Lopez
Anne Le Neuf à Marie Desrosiers à Fréchette Anne Le Neuf à Anne Desrosiers à Paquin Charles Amador de Saint Étienne de la Tour (Marion)
1 Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant Mathilde de Flandres = Guillaume le Conquérant
2 Henri I Beauclerc Henri I Beauclerc Adèle de Normandie = Étienne II de Blois
3 Alix (Aline) FitzRoy = Mathieu I de Montmorency Alix (Aline) FitzRoy = Mathieu I de Montmorency Thibaud IV de Blois = Mathilde De Carinthie
4 Bouchard V de Montmorency = Laurence de Hainaut Bouchard V de Montmorency = Laurence de Hainaut Adèle de Champagne = Louis VII de France
5 Alix de Montmorency = Simon IV de Montfort Alix de Montmorency = Simon IV de Montfort Philippe II Auguste = Isabelle de Hainaut
6 Guy de Montfort = Pétronille de Bigorre Guy de Montfort = Pétronille de Bigorre Louis VIII le Lion = Blanche de Castille
7 Pétronille (Peronnelle) de Montfort = Raoul Paynel-Tesson Pétronille (Peronnelle) de Montfort = Raoul Paynel-Tesson Louis IX = Marguerite de Provence
8 Jean I Tesson Jean I Tesson Robert de Clermont = Béatrice de Bourgogne
9 Jean II Tesson = Thomasse Jean II Tesson = Thomasse Louis I de Bourbon = Marie d’Avesnes (Haynaut)
10 Isabelle Tesson = Roland III de Vassy Isabelle Tesson = Roland III de Vassy Marguerite de Bourbon = Jean II de Sully
11 Jeanne de Vassy = Robert Roussé Jeanne de Vassy = Robert Roussé Louis I Sully = Isabeau de Craon
12 Perette Roussé = Jean de la Poterie Perette Roussé = Jean de la Poterie Marie de Sully = Guy VI de la Trémouille
13 Almaric de la Poterie = Philipotte de Lignon Almaric de la Poterie = Philipotte de Lignon Georges de la Trémouille
14 Jean de la Poterie = Perrette de Roussel Jean de la Poterie = Perrette de Roussel Marie de la Trémouille = Jean de Salazar
15 Jeanne de la Poterie = Jean de Saont Germain Jeanne de la Poterie = Jean de Saont Germain Hector de Salazar = Hélène de Chastellus
16 Olivier de Saint Germain = Jeanne de Rouellé Olivier de Saint Germain = Jeanne de Rouellé (Christian) de Salazar
17 François de Saint Germain = Hélène de Corday François de Saint Germain = Hélène de Corday Hector de Salazar = Antoinette de Courcelles
18 Olivier de Saint Germain = Françoise de Breul Olivier de Saint Germain = Françoise de Breul Marie de Salazar Claude de Saint Étienne de la Tour
19 Venotte (Stevenotte) de Saint Germain = Gervais Le Marchand Venotte (Stevenotte) de Saint Germain = Gervais Le Marchand Charles Amador de Saint Étienne de la Tour = Jeanne Motin
20 Jeanne Le Marchand = Mathieu Le Neuf Jeanne Le Marchand = Mathieu Le Neuf Marie de Saint Étienne de la Tour = Alexandre Le Borgne
21 Michel Le Neuf Michel Le Neuf Marie Le Borgne = Alexandre Girouard
22 Anne Le Neuf = Antoine Desrosiers Anne Le Neuf = Antoine Desrosiers Jeanne Girouard = François 1 Forest
23 Marie Desrosiers = Alexandre Rault Anne Desrosiers = Jacques Turcot Françoise 2 Forest = Félicité Dugas
24 Anne Rault = Nicolas Toutant Madeleine Jacquette Turcot = Jean Baptiste 2 Dussault (Toupin) Isabelle Forest = Jean Baptiste Marion
25 Geneviève Toutant = Jean Baptiste Rivard (Laglanderie) Jean Baptiste 1 Dussault (Toupin) = Marie Catherine Veronneau Cyriaque Marion = Olive Raymond (Labrosse)
26 François I Rivard (Laglanderie) = Ursule Ledroit (Drouet) Catherine Dussault (Toupin) = François Lamy Cyriac Marion = Fernande Chenette
27 François 2 Rivard (Laglanderie) = Pélagie Lefebvre (Villemure) Joseph Lamy = Monique Gouin Thomas Marion = Maria Fortin
28 Félicité Rivard (Laglanderie) = Zéphirin Fréchette Louis Lamy = Sophie Lesage Huguette Marion = Eugène Bérubé
29 Joseph I Fréchette = Louise Auger Lemaître Julie Lamy = Joseph Paquin Robert Bérubé = Michele Barbara
30 Joseph 2 Fréchette = Olive Paquin Olive Paquin = Joseph 2 Fréchette Stéphanie Bérubé et  Véronique Bérubé = Omar Lopez
31 Lucienda Fréchette = Alexandre Bérubé Lucienda Fréchette = Alexandre Bérubé Omar Lopez fils et         Isabella Lopez
32 Eugène Bérubé = Huguette Marion Eugène Bérubé = Huguette Marion
33 Robert Bérubé = Michele Barbara Robert Bérubé = Michele Barbara
34 Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez
35 Omar Lopez fils et Isabella Lopez Omar Lopez fils et Isabella Lopez

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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A “false tapestry” of Mathilde and William

 

Mathilde de Flandre, a royal ancestor.

by Robert Bérubé

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A young member of the family asked me if we had royal ancestors and if I was to write about those elders in one of my texts. Given that most people almost always speak of Charlemagne, Rollon (Rolf) or William the Conqueror as the elders of the dynasties, I decided to share the life of a woman, Mathilde, Princess of Flanders, Duchess of Normandy and Queen consort of England.

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The reason why I chose Mathilde of Flanders as an historical and royal person to present to you is that she was a powerful and intelligent woman. She reigned in Normandy and England during the absences of William the Conqueror. She was the first Queen of England to pronounce judgments jointly with the king, William. So her empowerment was almost equal to that of the King. She is perceived as one of the three most powerful women of the Middle Ages, in France and Europe.

Mathilde of Flanders, born about 1031, in Flanders, is the daughter of Adèle of France, Countess of Corbie and of Baudouin V (the Pious), of Lille, count of Flanders. She is by her mother, grand daughter of the King of France, Robert II. She is the sister of the Counts of Flanders, Baldwin VI of Mons, and Robert I, the Frisian. She is the niece of the King of France, Henri I.

About 1050 she married the Duke of Normandy, William, the Bastard, the illegitimate son of Robert I, the Magnificent, Duke of Normandy, and Arlette de Falaise. William was born in Falaise in 1027. The marriage takes place in Rouen, the capital of the Duchy of Normandy. He later became William the Conqueror, King of England.

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Negotiations for their marriage began in 1048, but in October 1049, at the Council of Reims, Pope Leo IX, did not accept or bless this union. He justified this prohibition by asserting that both were descendants of the Viking leader Rolf (Rollon), creator of the Duchy of Normandy. A more probable reality would be that he considered this political union to be detrimental to his own power.

This marriage was a political alliance. The filiation of Mathilde was considered important. In addition to being the daughter of the Count of Flanders, one finds among her ancestors, Charlemagne, crowned emperor of the Holy Roman Empire in the year 800 and Alfred the great King of England. These ancestors were important, if William wanted to support his claims to the English throne!

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About 1050, Mathilde and William unite their destiny. In 1059, Pope Nicholas II, validates the marriage provided that both make amends for the affront of a marriage without the assent of the previous pope, by each building an abbey. Mathilde then founded the Abbey of the Ladies of Caen, dedicated to the Holy Trinity, and William founded the Abbey for Men dedicated to Saint Stephen. The monastic church was dedicated on 18 June 1066. The foundation of the church of Notre-Dame du Pré de Quevilly is also attributed to them.

 

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Abbey of the Ladies of Caen, the Holy Trinity

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Mathilde of Flanders and William the Conqueror have eight or nine children, four boys and four or five girls.

Name Birth Marirage Death Spouse Information
Robert II Courteheuse Duke of Normandy 1051-52 1100 1134 Sibyl of Conversano Imprisoned for life from 1106 onwards
Adélise Adelida 1113 avant Nun at Saint-Léger de Préaux Became a nun after many failed marriage proposals
Cécile 1126 Oblate at the Abbey of the Ladies of Caen Becomes abbess in 1113
Richard 1058-69 1074 Orders in Caen Killed in a hunting accident
Guillaume le Roux 1060 1100 King of England from 1087 to 1100. Killed in a hunting accident
Constance 1061-65 1086 13 août 1090 Alain IV Fergent of Cornwall, duke of Britanny and Earl of Rennes Poisonned?
Adèle 1067 1080-85 1137 Étienne Henri, earl of Blois-Chartre
Henri I Beauclerc 1068 1135 Several wives or concubines   Edith (Mathilde) of Scotland Adélize (Adélaïde) from Leuven King of England and Duke of Normandy
Mathilde ??? (Maude) 1113

The daughter Mathilde is mentioned in the “Domesday Book,” however Orderic Vital and William of Malmesbury, chroniclers and historians of the Middle Ages, do not mention her. She is mentioned as the daughter of Guillaume in the obituary of the chronicles of Saint Niçaise de Meulan.

Some genealogies claim that Agathe and Guntrade would also be daughters of Mathilde of Flanders and William the Conqueror but this is unlikely. The latest research claims that Gundrade was falsely identified as such.

Some say that Agathe and Mathilde would be the same person. Agathe, is only mentioned by Orderic Vital. She could be one of the girls already mentioned above or she never existed. Those who speak of her make a fiancée of Harold II of England, and then of Alfonso VI of Castille.

It seems that Mathilde of Flanders has good relations with all her children. She is very close to her eldest son Robert. The latter quarreled with his father and went into exile in France. This delicate situation between her son and her spouse places her, in a complex arrangement. As a good mother, she sends money and gold at the expense of her husband William, but when he discovers this fact, William threatens to wound the messenger.

 

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Tapestry of Bayeux

 

During the Norman conquest of England, Mathilde was regent of the duchy of Normandy, and she accomplished this task with success. She works in concert with her son Robert as well as counselors, Roger II de Montgomery and Roger de Beaumont. She contributes to the invasion fleet of England by giving William a boat named Mora. We can find this ship on the “Tapestry of Bayeux”.

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In 1068, on the day of Pentecost, she was crowned queen of England at Westminster. Following this, she took care of the Regency of Normandy for many years. As a Queen of the Middle Ages, she assumed an active role in the management of the duchy and in the administration of its many lands. She maintained a relationship of influence with Bishop Guy d’Amiens, and she maintained a correspondence with Pope Gregory VII.

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The conquest of England brought her many lands and made her a rich landowner in eight counties. She donated various gifts to the abbeys of Saint-Évroult, Corneille, Cluny and La Trinité de Caen.

Mathilde became ill during the summer and dies on November 2, 1083. She is buried in the church of La Trinité or the Abbaye aux Dames in Caen.

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Mathilde bequeathed all her English lands and her money to her son Henry, the future King of England. She gave her crown and scepter to the nuns of La Trinité.

Her grave still exists today and bears the following inscription: (translation)

“This beautiful tomb shelters with dignity, Mathilde, of royal lineage. The Duke of Flanders was her father, and her mother Adèle, daughter of the King of the Franks, Robert, and sister of Henry, who possessed the royal throne. United in marriage to the magnificent King William, she founded this abbey, and built this church, which she endowed with so much land and worthy ornaments, and which she took care to consecrate. Consoler of the poor, a friend of piety, scattering her treasures, she was poor for herself and rich with the poor. So she gained eternal life on the first day of November.”

William died in 1084 in Rouen, the consequences of a fall on horseback. His remains were buried at the Abbaye aux Hommes.

Many fables and false legends circulate about Mathilde. The bones of Mathilde, preserved in the Abbey of the Ladies of Caen, were exhumed and studied in 1961. Some sources falsely reported that she was very short or even a dwarf. Her size, calculated from her femur and tibia, was estimated to be 152 cm (4.98688 feet) which was probably above the average of the time. The examination of her skeleton also shows that she was slender and very thin. On the other hand, some argue that if she had been as small as the false testimony advocates, she would not have been able to give birth to so many children

As early as the 13th century, texts recount the hypothetical misfortunes of Mathilde. The best known story recalls that when Mathilde, when learning the proposed marriage with the Duke of Normandy, declared she refused to marry a “bastard”. Offended, William enters her chambers, throws her to the ground, keeps her under his foot until she agrees to the marriage.

Another interpretation of this chimerical story states that after hearing this comment, William mounted a horse from Normandy to Bruges, found Mathilde on her way to the church. He dragged her from her horse by her long tresses, and he threw her into the street before all present. Then he left!

A third apocrypha indicates that Guillaume mounted his horse to go to the house of Mathilde’s father in Lille. Once he arrived, he threw her to the floor in her room, again taking her by the braids and he violently beat her, before leaving. Mathilde’s father, Baudoin felt contempt, but before he could draw the swords, Mathilde settled the problem by agreeing to marry her abuser!

It must be noted that false and exaggerated news are not contemporary, but have existed for centuries.

 

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Coins of William as King of England and Duke of Normandy

 

Another narrative of doubtful veracity is that Rue Froide (Cold Street) in Caen is so called because of the following rumour: one day, Guillaume becomes angry with Mathilde. He ties her hair to the tail of a horse and drags his wife into the Rue Froide in front of the locals who watch the drama…coldly.

The Heimskringla, an Icelandic saga, also reports the attacks of the Duke of Normandy on his wife. Before leaving for England in 1066, William disembowelled Mathilde, stabbing her with a knife. Mathilde collapses dead. The reality is that Mathilde lived long after this departure to England, since she died in 1083.

The historian Michel de Bouard considers these various stories as fables. He proposes that the purpose of these stories is satire. He affirms that historians have discovered no mistress, no illegitimate child attributed to William the Conqueror. Moreover, he seems to have been a faithful husband and historians propose the fact that Mathilde and William were happy in their marriage relations.

In the past, Mathilde was credited with the realization of the very famous “Tapestry of Bayeux” or Tapestry of Queen Mathilde. But this thesis is now abandoned. The Bayeux Tapestry is in reality an embroidery which tells how William, the Duke of Normandy, seized England in 1066. It is a testimony on an important episode in the history of Europe . The tapestry would have been realized between 1066 and 1077. The historians have not yet determined the person in charge of this tapestry. This tapestry is worth seeing, even on YouTube!

 

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Depiction of William on the Tapestry of Bayeux

 

A large part of North American francophones and the descendants of the pioneers of New France can find at least one royal ancestor or even a king or queen. When you find one, there are others that appear. I tried to find an ancestral lineage for my eight great-grandparents who led up to Mathilde of Flanders. In the cases of Marguerite Blain wife of Alexandre Bérubé, father and Fernande Chenette wife of Cyriac Marion junior, I have not yet found any royal ancestors. This does not mean that there is none, because in the case of these two women, I have not finished my research. As for the rest of the other six great-grandparents, I spotted royal lines that go down to some of their first parents in New France who were migrants. Catherine de Baillon is the ancestor of Alexandre Bérubé father (Marguerite Blain) and Pierre Fortin (Célina Lepage). Anne Le Neuf is the ancestor of Joseph Fréchette, son and also of his wife Olive Paquin. Charles de Saint-Étienne de la Tour is the ancestor of Cyriac Marion son (Fernande Chenette) and Toussaint Ledran is the ancestor of Célina Lepage (Pierre Fortin).

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Many of these migrants, pioneers of New France, have more than one line that leads either to Charlemagne, Rollon (Rolf) and Mathilde of Flanders. I only chose one ancestor per person. I hope they are not erroneous branches!

Know that when you studied the history of France and England as a student that some of the illustrious characters featured in the history textbooks were your relatives.

Being a republican and not a monarchist my great pleasure in studying the lives of the nobility is to discover contemporary history of my relatives. In addition to politics, there are art, architecture, conflicts, wars, traditions, that describes the life of time! The few drops of royal blood in my being does not merit me a throne, nor a scepter, nor a crown! Alas!

A danger to be avoided is that certain sites ascend the lines to Jesus Christ and his ancestors! Others to the Pharaohs of Egypt. At the moment, it is very difficult to prove these dynasties. We must not take the desires of any naïve researchers, for realities!

Certain affiliations affecting our family have not yet been validated and accepted. Some might be false. That’s why I did not include the ancestry of our patriarchs Olivier Morel, Julien de Sévigny, Jean Sicard de Carufel and Mathieu D’Amours!

So here are some descendants from Mathilde of Flanders, to my migrants of New France and Acadia, to me! (And my descendants).

Descendants from Mathilde de Flandre to migrants and migrants from New France: Catherine de Baillon and her sons Charles and Jean Miville Deschênes, Toussaint Ledran, Anne Le Neuf and her two daughters Marie and Anne Desrosiers and Charles Amador from Saint Étienne de la Tour.

Baillon to Bérubé Baillon to Fortin Ledran to Lepage
1 Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant
2 Adèle de Normandie = Étienne Henri de Blois Adèle de Normandie = Étienne Henri de Blois Adèle de Normandie = Étienne II Henri Blois
3 Thibaud IV Le Grand = Maude de Carinthie Thibaud IV Le Grand = Maude de Carinthie Thibaud IV = de Blois = Mathilde de Carinthie
4 Adèle de Blois de Champagne = Louis VII Le Jeune Adèle de Blois de Champagne = Louis VII Le Jeune Alix (Adèle) de Champagne = Louis VII de France
5 Philippe II Auguste = Isabelle de Flandre Philippe II Auguste = Isabelle de Flandre Philippe II Auguste de France = Isabelle de Hainaut
6 Marie de France = Henri de Brabant Marie de France = Henri de Brabant Louis VIII de France = Blanche de Castille
7 Élisabeth de Brabant = Thierry de Clèves Élisabeth de Brabant = Thierry de Clèves Robert de France = Mathilde de Brabant
8 Mathilde de Clèves = Gérard de Luxembourg Mathilde de Clèves = Gérard de Luxembourg Robert II d’Artois = Amicie de Courtenay
9 Marguerite de Luxembourg = Jean III de Ghistelles Marguerite de Luxembourg = Jean III de Ghistelles Philippe I d’Artois = Blanche de Bretagne
10 Jean IV de Ghistelles = Marie de Haverskerke Jean IV de Ghistelles = Marie de Haverskerke Catherine d’Artois = Jean de Ponthieu
11 Roger de Ghistelles = Marguerite de Dudzeele Roger de Ghistelles = Marguerite de Dudzeele Blanche de Ponthieu = Jean de Harcourt
12 Isabelle de Ghistelles = Arnould VI de Gavre Isabelle de Ghistelles = Arnould VI de Gavre Jeanne d’Harcourt = Raoul de Coucy
13 Catherine de Gavre-d’Escornaix = Guy I Le Bouteillier Catherine de Gavre-d’Escornaix = Guy I Le Bouteillier Blanche de Coucy = Hugues II de Roucy
14 Guy II Le Bouteillier = Isabeau Morhier Guy II Le Bouteillier = Isabeau Morhier Jean VI de Roucy = Isabelle de Montagu
15 Jean Le Bouteillier = Marie de Venois Jean Le Bouteillier = Marie de Venois Jeanne de Roucy = Robert de Sarrebruche
16 Bénigne Le Bouteillier = Jacques de Maillard Bénigne Le Bouteillier = Jacques de Maillard Jeanne de Sarrebruche = Christophe de Barbançon
17 Miles Nicolas Maillard = Marie Morant Miles Nicolas Maillard = Marie Morant François de Barbançon = Françoise de Villiers
18 Renée Maillard = Adam Baillon Renée Maillard = Adam Baillon Marguerite de Barbançon = Robert de Joyeuse
19 Alphonse de Baillon = Louise de Marle Alphonse de Baillon = Louise de Marle François de Joyeuse = Nicole Françoise de Beauvais
20 Catherine de Baillon = Jacques Miville-Deschênes Catherine de Baillon = Jacques Miville-Deschênes Jean de Joyeuse = Nicole des Ancherins
21 Charles Miville Deschênes = Marthe Vallée Jean Miville Deschênes = Madeleine Dubé Louise de Joyeyse = Charles de Longueval
22 Joseph Miville Deschênes = Charlotte Morin Jean Bernard Miville-Deschênes = Françoise Soucy Antoinette de Longueval = Guillaume Couvent
23 Madeleine Anne Miville = Jean Joseph Gagnon Joseph Bernard Miville-Deschênes = Catherine Mignier Lagacé Charlotte Couvent = Louis Ledran
24 Marie Claire Gagnon = Jean Bénoni Bérubé Josephte Miville-Deschênes = Pierre Choret Toussaint Ledran = Louise Menacier
25 Alexandre 1 Bérubé = Angèle Marguerite Ouellet Osite Choret = Xavier Briand Marie Ledran = Louis Roy
26 Jean Baptiste Bérubé = Clarisse Saint Pierre Lydia Briand = Pierre Fortin 1 Jean Baptiste Roy = Jeanne Bizeux (Larose)
27 Alexandre Bérubé père = Marguerite Blain Pierre Fortin 2 = Célina Lepage Marie Anne Roy = Jean Claude Poliquin
28 Alexandre Bérubé fils = Lucienda Fréchette Maria Fortin = Thomas Marion Joseph Poliquin = Marie Louise Fourmoy
29 Eugène Bérubé = Huguette Marion Huguette Marion = Eugène Bérubé Marie Poliquin = Louis Augustin Racette
30 Robert Bérubé = Michele Barbara Robert Bérubé = Michele Barbara Eulalie Racette = Louis Moisan
31 Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez Euphémie Moisan = Israël Lepage
32 Omar Lopez fils  et Isabella Lopez Omar Lopez fils  et Isabella Lopez Célina Lepage = Pierre Fortin
33 Maria Fortin = Thomas Marion
34 Huguette Marion = Eugène Bérubé
35 Robert Bérubé = Michele Barbara
36 Stéphanie Bérubé  et Véronique Bérubé = Omar Lopez
37 Omar Lopez fils et        Isabella Lopez
Anne Le Neuf to Marie Desrosiers à Fréchette Anne Le Neuf to Anne Desrosiers à Paquin Charles Amador de Saint Étienne de la Tour to Marion
1 Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant Mathilde de Flandre = Guillaume le Conquérant Mathilde de Flandres = Guillaume le Conquérant
2 Henri I Beauclerc Henri I Beauclerc Adèle de Normandie = Étienne II de Blois
3 Alix (Aline) FitzRoy = Mathieu I de Montmorency Alix (Aline) FitzRoy = Mathieu I de Montmorency Thibaud IV de Blois = Mathilde De Carinthie
4 Bouchard V de Montmorency = Laurence de Hainaut Bouchard V de Montmorency = Laurence de Hainaut Adèle de Champagne = Louis VII de France
5 Alix de Montmorency = Simon IV de Montfort Alix de Montmorency = Simon IV de Montfort Philippe II Auguste = Isabelle de Hainaut
6 Guy de Montfort = Pétronille de Bigorre Guy de Montfort = Pétronille de Bigorre Louis VIII le Lion = Blanche de Castille
7 Pétronille (Peronnelle) de Montfort = Raoul Paynel-Tesson Pétronille (Peronnelle) de Montfort = Raoul Paynel-Tesson Louis IX = Marguerite de Provence
8 Jean I Tesson Jean I Tesson Robert de Clermont = Béatrice de Bourgogne
9 Jean II Tesson = Thomasse Jean II Tesson = Thomasse Louis I de Bourbon = Marie d’Avesnes (Haynaut)
10 Isabelle Tesson = Roland III de Vassy Isabelle Tesson = Roland III de Vassy Marguerite de Bourbon = Jean II de Sully
11 Jeanne de Vassy = Robert Roussé Jeanne de Vassy = Robert Roussé Louis I Sully = Isabeau de Craon
12 Perette Roussé = Jean de la Poterie Perette Roussé = Jean de la Poterie Marie de Sully = Guy VI de la Trémouille
13 Almaric de la Poterie = Philipotte de Lignon Almaric de la Poterie = Philipotte de Lignon Georges de la Trémouille
14 Jean de la Poterie = Perrette de Roussel Jean de la Poterie = Perrette de Roussel Marie de la Trémouille = Jean de Salazar
15 Jeanne de la Poterie = Jean de Saont Germain Jeanne de la Poterie = Jean de Saont Germain Hector de Salazar = Hélène de Chastellus
16 Olivier de Saint Germain = Jeanne de Rouellé Olivier de Saint Germain = Jeanne de Rouellé (Christian) de Salazar
17 François de Saint Germain = Hélène de Corday François de Saint Germain = Hélène de Corday Hector de Salazar = Antoinette de Courcelles
18 Olivier de Saint Germain = Françoise de Breul Olivier de Saint Germain = Françoise de Breul Marie de Salazar Claude de Saint Étienne de la Tour
19 Venotte (Stevenotte) de Saint Germain = Gervais Le Marchand Venotte (Stevenotte) de Saint Germain = Gervais Le Marchand Charles Amador de Saint Étienne de la Tour = Jeanne Motin
20 Jeanne Le Marchand = Mathieu Le Neuf Jeanne Le Marchand = Mathieu Le Neuf Marie de Saint Étienne de la Tour = Alexandre Le Borgne
21 Michel Le Neuf Michel Le Neuf Marie Le Borgne = Alexandre Girouard
22 Anne Le Neuf = Antoine Desrosiers Anne Le Neuf = Antoine Desrosiers Jeanne Girouard = François 1 Forest
23 Marie Desrosiers = Alexandre Rault Anne Desrosiers = Jacques Turcot Françoise 2 Forest = Félicité Dugas
24 Anne Rault = Nicolas Toutant Madeleine Jacquette Turcot = Jean Baptiste 2 Dussault (Toupin) Isabelle Forest = Jean Baptiste Marion
25 Geneviève Toutant = Jean Baptiste Rivard (Laglanderie) Jean Baptiste 1 Dussault (Toupin) = Marie Catherine Veronneau Cyriaque Marion = Olive Raymond (Labrosse)
26 François I Rivard (Laglanderie) = Ursule Ledroit (Drouet) Catherine Dussault (Toupin) = François Lamy Cyriac Marion = Fernande Chenette
27 François 2 Rivard (Laglanderie) = Pélagie Lefebvre (Villemure) Joseph Lamy = Monique Gouin Thomas Marion = Maria Fortin
28 Félicité Rivard (Laglanderie) = Zéphirin Fréchette Louis Lamy = Sophie Lesage Huguette Marion = Eugène Bérubé
29 Joseph I Fréchette = Louise Auger Lemaître Julie Lamy = Joseph Paquin Robert Bérubé = Michele Barbara
30 Joseph 2 Fréchette = Olive Paquin Olive Paquin = Joseph 2 Fréchette Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez
31 Lucienda Fréchette = Alexandre Bérubé Lucienda Fréchette = Alexandre Bérubé Omar Lopez fils et          Isabella Lopez
32 Eugène Bérubé = Huguette Marion Eugène Bérubé = Huguette Marion
33 Robert Bérubé = Michele Barbara Robert Bérubé = Michele Barbara
34 Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez Stéphanie Bérubé et Véronique Bérubé = Omar Lopez
35 Omar Lopez fils et Isabella Lopez Omar Lopez fils et Isabella Lopez

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1650: Les péripéties de Soeur Saint Michel, Ursuline. The Adventures of Sister Saint Michel, Ursuline.

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The English version follows the French one

1650: Les péripéties de Soeur Saint Michel, Ursuline.

par Robert Bérubé

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Une jeune femme, notre ancêtre, serait arrivée vers 1650 à Québec. Certains historiens disent qu’elle est arrivée avec Jeanne Mance, le 8 septembre 1650, mais nous n’avons pas de preuves à ce sujet. Il est évident que tôt après son arrivée, elle a fait demande et elle est devenue postulante chez les Ursulines de Québec. Son nom de postulante était Soeur Saint Michel. Elle était à ce moment précis, non pas une fille à marier mais une fille de Dieu.

Le monastère des Ursulines existait à Québec depuis 1639. Il était le plus grand de la colonie. Selon les descriptions du monastère vers 1650, il y avait un dortoir, une chapelle et des parloirs où les religieuses éduquaient les Amérindiens. Il y avait des granges autour du Monastère. Ces ce que Soeur Saint Michel aurait vu!

Quelques mois plus tard, le 30 décembre 1650, le couvent des Ursulines a été détruit par les flammes. Voici le récit captivant de Mère Marie de l’Incarnation parlant des événements qui ont mené au feu et aux conséquences du désastre. Nous pouvons retrouver ce récit dans les écrits de Marie de l’Incarnation. La version suivante a été repéré dans le texte: L’incendie du monastère des Ursulines dans le document “La ville de Québec sous le régime français” à http://www.boitearecettes.com/ville_de_quebec/08-06-23.htm

L’INCENDIE DU MONASTÈRE DES URSULINES

Source: Les Ursulines de Québec, récit de la Mère Marie de l’Incarnation.

En ce trentième de décembre 1650, en l’octave de la naissance de Notre-Seigneur, il nous voulut faire part des souffrances et des pauvretés de sa crèche en la manière que je vais dire. Une bonne sœur, ayant à boulanger le lendemain, disposa ses levains et enferma du charbon allumé dans le pétrin, de crainte qu’ils ne gelassent. Son dessein était d’ôter le feu avant que de se coucher; mais comme elle n’avait pas coutume d’user du feu en cette occasion, elle s’en oublia facilement. Le pétrin était si bien étoupé de tous côtés, qu’une sœur étant allée en ce lieu sur les huit heures du soir, ne vit aucune marque qu’il y eût du feu. Or, sur le minuit, le charbon ayant séché le pétrin, qui était de bois de pin naturellement onctueux, y mit le feu et embrasa incontinent la boulangerie et les caves où nous avions mis en réserve toutes nos provisions pour l’année. Le feu s’étant pris à tout cela s’éleva aussitôt aux planchers et gagna l’escalier qui était justement sous le séminaire où la Mère des Séraphins était couchée pour garder ses filles. Elle s’éveilla en sursaut au bruit et au pétillement du feu, et se leva tout à coup s’imaginant qu’on lui disait: ” Levez-vous promptement, sauvez vos filles, elles vont brûler toutes vives! ” En effet, le feu avait déjà percé les planchers, et les flammes entraient dans la chambre où elles faisaient un grand jour.

Alors, tout effrayée, elle crie à ses filles : ” Sauvez-vous, sauvez-vous!” De là, elle monte au dortoir pour éveiller la communauté, ce qu’elle fit d’une voix si lamentable qu’au même moment chacune fut en place: l’une va à la cloche pour appeler le secours, les autres se mettent en devoir d’éteindre le feu. Moi, au lieu d’y travailler, je cours dire aux Sœurs qu’il fallait tout abandonner, que le mal était sans remède. Je voulus monter au lieu où j’avais mis les étoffes et les autres commodités pour les Sœurs, ayant dans l’esprit qu’elles s’étaient sauvées à demi nues et qu’il fallait de quoi les couvrir; mais Dieu me fit perdre cette pensée pour suivre celle de sauver les papiers d’affaires de notre communauté. Je les jette par la fenêtre de notre chambre avec ce qui se trouva sous ma main. Le peu de temps que j’employai à cela me sauva la vie, car en moins d’un Miserere, le feu entrait déjà non seulement au dortoir et au lieu où je voulais aller et où je fusse demeurée, mais encore au long du toit de la maison et dans les offices d’en bas. Enfin, j’étais entre deux feux, un troisième me suivait comme un torrent, et pour me sauver, il me fallut passer sous la cloche dont la fonte coulait et sous laquelle je pensai être ensevelie. J’évitai donc ces dangers, mais peu s’en fallût que je ne fusse étouffée de la fumée.

La Mère assistante avec notre Sœur Saint-Laurent avaient rompu la grille, qui n’était que de bois, afin de se sauver avec une partie des enfants qui étaient montés au dortoir. Il n’y eut pourtant que les plus grandes qui se sauvèrent. Les petites étant encore dans le danger, la Sœur Saint-Ignace fit une réflexion, savoir si elle pourrait en conscience donner sa vie pour sauver ces petites innocentes, car le feu était déjà aux cloisons. Elle entre généreusement dans la chambre, elle les sauve, et au même temps les planchers croulèrent. J’étais encore dans les dortoirs, où voyant qu’il n’y avait plus rien à faire pour moi, et que j’allais périr, je fis une inclination à mon crucifix, acquiesçant aux ordres de la divine Providence et lui faisant un abandon de tout, je me sauvai par le parloir qui était au bout du dortoir.

Enfin, tout fut embrasé en moins d’une heure, et tout ce que nous possédions d’habits, de vivres, de meubles et de semblables fut consumé en moins de deux heures. Tous qui nous voyaient fondaient en larmes de nous voir réduites à extrémité. Un honnête homme ne pouvant comprendre comment on pouvait porter un tel coup sans en faire paraître de la douleur par quelque démonstration extérieure dit tout haut:” II faut que ces filles-là soient folles ou qu’elles aient un grand amour de Dieu.” Celui qui nous a touchées de sa main sait ce qui en est, et ce que sa bonté opéra pour lors dans nos cœurs.”

Cet incendie a ravagé la totalité du Monastère, ne laissant debout que les murs et les granges. Les soeurs Hospitalières, reçoivent les Ursulines à leur couvent et leur fournissent vêtements et nourriture. Les Ursulines viennent ensuite loger dans une petite maison que Madame de la Peltrie s’est fait construire près du monastère. La communauté décida de rebâtir le Monastère à partir des fondations de l’ancien, en l’agrandissant un peu pour mieux répondre aux nouveaux besoins.

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 Habit des Ursulines Cabane pour dormir.

Vivre cette catastrophe a probablement été très difficile pour toutes les religieuses et pensionnaires impliquées y compris notre ancêtre Soeur Saint Michel. Elles se sont sauvées des proies des flammes pour sortir dans la neige à peine vêtue et pieds nus.

Une soeur converse, jeune novice, avait décidé de placer des braises, sous la huche pour empêcher la pâte à pain de geler. Elle avait oublié d’enlever les braises avant de se coucher et le feu enflamma la huche et ensuite tout le monastère!

Plusieurs chercheurs et historiens affirment que soeur Saint Michel est la jeune novice qui a commencé le feu. Bien qu’il n’y ait pas de novices d’identifiées dans la liste des religieuses, le terme s’applique aussi à une religieuse qui quitte avant de prononcer ses voeux. Certains accusent Charlotte Barré de Saint Ignace mais cette religieuse avait fait sa profession de foi en 1648. Certains établissent un lien de causation entre le feu et le départ de Soeur Saint Michel.

Soeur Saint Michel, mieux connue par son nom de Françoise Capel (Cape, Capelle) a quitté le couvent le 3 mai 1651 et elle est allée vivre à l’Île-d’Orléans avec Éléonore de Grandmaison, la veuve de François de Chavigny. Le départ de Soeur Saint Michel a été assez important pour recevoir une mention dans les Relations des Jésuites. En quittant le couvent, elle n’était plus fille de Dieu mais fille à marier!

D’une manière ou de l’autre qu’elle soit coupable par accident ou qu’elle soit accusée François Capel a vécu le sinistre et la destruction du feu et elle a dû apprendre à composer avec cette triste réalité.

Françoise Capel est née vers 1626 à Cesny aux Vignes à Caen, en Normandie. Elle est la fille de Julien Capel et de Laurence Lecomte.

Le 25 avril 1651, elle passa un contrat de mariage sous seing privé à Trois-Rivières avec Jean Turcot, fils de François Turcot et de Josephe Puinandeau. La première mention de Jean en Nouvelle France, est en 1647. Il savait signer son nom.

Le 19 août 1652, il est pris par les Iroquois à Trois-Rivières et il connut une mort tragique aux mains des Iroquois. Il aurait été amené et martyrisé dans le pays des Iroquois. On retrouve des descriptions de faits de cet incident dans plusieurs livres d’histoire qui sont inspirés par les Relations des Jésuites.

Un parti de cent vingt Iroquois avait fait quelques prisonniers et enlevé des bestiaux. M. Du Plessis-Bochart, gouverneur des Trois-Rivières, voulant les reprendre et chasser les maraudeurs, fit embarquer sur des chaloupes quarante ou cinquante Français avec une douzaine de Sauvages. À deux lieues au-dessus du fort, il aperçut des Iroquois cachés dans des broussailles sur la lisière de la forêt; il était dangereux d’essayer de les atteindre dans leur retraite car la grève était bordée de marécages qui rendaient la descente fort difficile. Malgré les représentations que lui adressèrent plusieurs anciens habitants sur le danger de suivre les Iroquois dans les bois, il donna l’ordre de débarquer et de marcher à l’ennemi. Lui-même s’avança à la tête de ses hommes; mais, embarrassés par les difficultés du terrain et placés à découvert, les Français tombaient sous le feu d’adversaires qu’ils ne pouvaient ni voir ni approcher. Dans cette tentative désespérée, M. Du Plessis fut tué avec quinze de ses hommes; plusieurs restèrent prisonniers et les autres, se jetant dans leurs chaloupes, allèrent porter cette triste nouvelle aux Trois-Rivières…

…Peu de jours après ce désastre, des Français, étant allés visiter le lieu du combat, trouvèrent sur un bouclier iroquois ces mots écrits avec du charbon: Normanville, Francheville, Poisson, La Palme, Turcot, Chaillou, Saint-Germain, Onneiochronnons et Agnechronnons. Je n’ai encore perdu qu’un ongle.

Jean Baptiste Antoine Ferland : Cours d’histoires du Canada. volume 1, pp. 405-406.

En plus de Turcot, nous avons un autre ancêtre qui est décédé dans ce conflit et c’est le sieur Jean Véron de Grandmesnil, époux de Marguerite Hayet. Vous pouvez lire l’histoire de Marguerite Hayet dans le texte : 1646 : L’influence de Marguerite Hayet auprès des explorateurs Radisson et Des Groseillers à https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/04/27/1646-linfluence-de-marguerite-hayet-aupres-des-explorateurs-radisson-et-desgroseillers-the-influence-of-marguerite-hayet-on-the-explorers-radisson-and-desgroseillers/

Nous assumons que Jean Turcot est décédé le 19 août 1652 ou peu de temps après. Son fils Jacques est né 16 jours plus tard. Cette période de temps en était une de difficultés et de défis pour notre ancêtre Françoise Capel.

Françoise Capel et Jean Turcot sont parents d’un fils.

Nom Naissance Mariage Décès Conjointe
Jacques Turcot 4 septembre 1652 Trois Rivières 4 avril 1674 6 avril 1699 Champlain Anne Desrosiers

Le 9 novembre 1653, Françoise Capel, jeune veuve passa un deuxième contrat de mariage chez le notaire Ameau avec Jacques Lucas dit Lépine. Jacques est le fils de Martin Lucas et de Renée Hereber de Port, Normandie. Le contrat de mariage stipule que Jacques Lucas gardera le fils de Françoise, Jacques Turcot, comme s’il était le sien. Donc, Françoise et le petit Jacques sont allé vivre avec Jacques Lucas au Cap-de-La-Madeleine. Françoise loua son ancienne demeure à Michel Serois.

Françoise Capel et Jacques Lucas dit Lépine sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Marie Lucas 22 janvier 1655 Trois Rivières 10 novembre 1671 Batiscan 29 novembre 1700 Trois Rivières Louis Fafard Longval
François Lucas(Dontigny) 24 février 1658 Trois Rivières 12 janvier 1695 Champlain 15 mars 1699 Champlain Madeleine Beaudoin

Jacques Lucas est aussi tué par un Iroquois le 12 septembre 1659. Le “Journal des Jésuites” de septembre-octobre 1659, rapporte le suivant:

Iroquois tuent un françois.

Fuyard pris

Un françois nommé l’Épine tué aux Trois Rivières par les Yroquois, peut etre par l’un des deux qui s’éftoient éfchappés des prifons de Quebek, dont l’un a efté repris. p. 266

Notre jeune Françoise devient veuve une seconde fois avec deux jeunes enfants et un bébé!

Le 1 février 1660, Françoise passa un troisième contrat de mariage chez le notaire Ameau avec Jacques Marchand. (LeMarchand) Nous ne connaissons pas les noms des parents de Jacques, ni son lieu d’origine. Selon certains, il est né à Caen ou près de Caen en Normandie, vers 1638. À 18 ans, il s’engage auprès de François Peron, de La Rochelle, pour venir travailler en Nouvelle France pour une période de trois ans, au salaire de 75 livres par an. Le contrat se passe chez le notaire Cherbonnier. La traversée se fait sur le navire le Taureau. Le départ a lieu le 30 avril, 1656 et l’arrivée, à Québec est le 15 juin de la même année.

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Françoise Capel et Jacques Marchand sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Marie Madeleine Marchand 12 décembre 1660 Trois Rivières 1 mars 1688 Batiscan            6 octobre 1715 Montréal 15 décembre 1722 Montréal Jean Maillet 1696            René Legardeur
Françoise Marchand 1663 8 novembre 1683 La Pérade 17 février 1740 Trois Rivières Jean Baptiste Fafard
Marguerite Marchand 1664 1664
Alexis Marchand 1666 Trois Rivières 18 février 1697 Batiscan          19 août 1703 Trois Rivières 31 mai 1738 Batiscan Catherine Rivard      Jeanne Testard

Le 24 mars 1666, Jacques obtient une concession des Jésuites et en 1669, il déménage à Batiscan, pour une trentaine d’années, avec Françoise Capel et les enfants.

Jacques est décédé le 6 octobre 1695 lors d’un voyage d’affaires à Trois-Rivières où il est inhumé dans l’église, en face de la porte.

Françoise Capel décède le 19 avril 1699, et sa sépulture est le 20, à Champlain. Elle meurt un peu plus d’un mois après le décès de son fils François Lucas (Dontigny) et 13 jours après le décès de son fils Jacques Turcot. Elle est décédée chez sa bru Anne Desrosiers, veuve de JacquesTurcot. Françoise est pionnière de Trois Rivières.

Il est évident que Françoise a vécu plusieurs péripéties dans sa vie. Elle a quitté sa terre natale et a traversé l’Atlantique dans des conditions périlleuses. Elle a tenté la vie de religion mais elle abandonna cette vocation suite à un grand feu et selon certains, elle avait causé l’incendie. Ses deux premiers conjoints sont décédés aux mains d’Iroquois. Sa fille Marguerite est décédée jeune. Nous ne connaissons pas les causes du décès de son troisième conjoint. Les deux dernières grandes douleurs ont été la mort de ses deux fils quelques semaines avant son propre décès.

La rue Françoise-Capel a été nommée pour honorer la mémoire de Françoise Capel, novice chez les Ursulines de Québec sous le nom de sœur Saint-Michel, épouse de Jean Turcot en premières noces, de Jacques Lucas dit Lépine en secondes noces et de Jacques Le Marchand en troisièmes noces. Elle est l’ancêtre des familles Turcotte, Lépine, Dontigny et Marchand établies à Cap-de-la-Madeleine.

Voici la descendance de Françoise Capel jusqu’à moi.

Françoise Capel (1626-1699)

Jacques Turcot (1652-1699)

Madeleine Jacquette Turcot (1685-1723)

Jean Baptiste Dussault (Toupin) (1707-1780)

Catherine Dussault (1753-1837)

Joseph Lamy (1780-1848)

Louis Lamy (1813-1855)

Julie Lamy (1849-1906)

Olive Paquin (1876-1925)

Lucinda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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First residence of the Ursulines de Québec in 1639.

 

1650: The adventures of Sister Saint Michel, Ursuline.

by Robert Bérubé

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A young woman, our ancestor, would have arrived around 1650, in Québec City. Some historians say that she came with Jeanne Mance on September 8, 1650, but we have no evidence of this. It is obvious that soon after her arrival, she applied and she became a postulant at the Ursulines of Québec. Her postulant name was Sister Saint Michel. She was at that moment not a  fille à marier (a marriageable girl), but a maiden of God.

The monastery of the Ursulines had existed in Québec since 1639. It was the largest one of the colony. According to the descriptions of the monastery, around 1650, there was a dormitory, a chapel and a parlour room where the nuns educated the Amerindians. There were barns around the Monastery. This is what Sister Saint Michel would have seen at that time.

A few months later, on December 30, 1650, the convent of the Ursulines was destroyed by flames. Here is the captivating narrative of Mère Marie de l’Incarnation talking about the events that led to the fire and the consequences of the disaster. We can trace this account in the writings of Marie de l’Incarnation. The following version was found in the text: “L’incendie du monastère des Ursulines” in the document “La ville de Québec sous le régime français” (The Conflagration of the Ursulines Monastery in the document “The City of Quebec under the French Regime”) at (in French) http://www.boitearecettes.com/ville_de_quebec/08-06-23.htm

FIRE OF THE URSULINE MONASTERY

Source: Les Ursulines de Québec, story of Mère Marie de l’Incarnation.

On this thirtieth of December, 1650, in the octave of the birth of Our Lord, who wished to tell us of the sufferings and poverty of his crib in the manner I am about to speak. A good sister, having to bake the next day, laid out her leaven and locked up the lighted coal in the bread hamper (hutch) for fear that it might freeze. Her design was to take the embers out before going to bed; But as she was not accustomed to use fire in this circumstance, she easily forgot about it. The kneader (for dough) was so well stuck on all sides, that a sister having gone to this place at eight o’clock in the evening, saw no sign that there was a fire. Now, at midnight, the embers (charcoal), which had dried the kneader, which was of pine-wood, naturally unctuous, set fire to it, and immediately burned the bakery and the cellars, where we had placed all our provisions for the year, in reserve. The fire, caught up in all of this, and immediately rose to the floors, and reached the staircase, which was precisely under the seminary where Mère des Séraphims was lying watching her daughters. She awoke, startled at the noise and the crackling of the fire, and suddenly stood up and imagined that someone was saying to her: “Get up quickly, save your daughters, they will burn alive!” Fire had already pierced the floors, and the flames entered the room where they were making it look like daylight.

Then, quite afraid, she cries to her daughters: “Save yourself, save yourself!” From there, she goes up to the dormitory to awaken the community, which she did in such a lamentable voice that at the same time each one was in place: one goes to the bell to call for help, the others set about to dutifully extinguish the fire. Instead of working, I go and tell the Sisters that we must abandon everything, that this evil has no remedy. I wanted to go up to the place where I had put the clothes and other conveniences for the Sisters, having in mind that they had run away half naked, and that it was necessary to cover them; but God made me lose that thought to follow that of saving the business papers of our community. I threw them out of the window of our room with my hand. The little time I spent on it, saved my life, for in less than one Miserere the fire was already entering not only at the dormitory and the place where I wanted to go and where I would have remained but it entered the roof of the house and in the offices below. At last I was between two fires, a third, followed me like a torrent, and to save myself, I had to pass under the bell, the cast-iron of which was melting and I thought that it would bury me. So I avoided these dangers, but I was choking on smoke.

The Mother who was assisting our Sister Saint Laurent had broken the grating, which was only of wood, in order to save herself with some of the children who had gone to the dormitory. Yet, only the oldest fled. As the little ones were still in danger, Sister Saint Ignatius reflected on whether she could consciously give her life to save these innocent little ones, for the fire was already on the walls. She generously enters the room, she saves them, and at the same time the floors crumbled. I was still in the dormitories, and seeing that there was nothing more to do for me, and that I was about to perish, I made an inclination to my crucifix, acquiescing to the orders of the Divine Providence, abandoning everything, I ran away by the parlor which was at the end of the dormitory.

At last everything was burnt in less than an hour, and all that we had of clothes, provisions, furniture, and the like were consumed in less than two hours. Everyone who saw us burst into tears at seeing us reduced to extremity. An honest man could not understand how one could bear such a blow without making pain appear, by some external demonstration said aloud: “These girls must be crazy or have a great love of God.” The one who touched us with his hand knows what is, and what his goodness then worked in our hearts. “

This fire ravaged the entire Monastery, leaving only the walls and barns standing. The Hospitalières nuns receive the Ursulines at their convent and provide them with clothing and food. The Ursulines then came to live in a little house which Madame de la Peltrie had built near the monastery. The community decided to rebuild the monastery from the foundations of the old one, enlarging it a little, to better meet the new needs.

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 Ursuline costume  History of Québec  “Cabane” a cabin where the  sisters slept.

Living through this disaster had probably been very difficult for all the nuns and residents involved, including our ancestor Sister Saint Michel. They escaped from the prey of the flames to go out in the snow, barefoot and partially clothed.

A converse sister, a young novice, had decided to place embers under the crib to prevent the dough from freezing. She had forgotten to remove the embers before going to bed and the fire ignited the crib and then the whole monastery!

Several researchers and historians claim that Sister Saint Michel is the young novice who started the fire. Although there are no novices identified in the list of nuns, the term also applies to a nun who leaves before pronouncing her vows. Some accuse Charlotte Barre of Saint Ignatius but this nun made her profession of faith in 1648, so she is not the one. Many establish a causal link between the fire and the departure of Sister Saint Michel.

Sister Saint Michel, better known by her name as Françoise Capel (Cape, Capelle) left the convent on May 3, 1651 and went to live on Île d’Orléans with Éléonore de Grandmaison, the widow of François de Chavigny. The departure of Sister Saint Michel was important enough to receive a mention in the Jesuit Relations. When she left the convent she was no longer a maiden of God, but a fille à marier! (a girl to be married)

In one way or another, if she is guilty by causing this catastrophe or if she is falsely accused Françoise Capel lived through the sinister and destructive fire and she had to learn to deal with this sad reality.

Françoise Capel was born around 1626 in Cesny aux Vignes in Caen in Normandy. She is the daughter of Julien Capel and Laurence Lecomte.

On April 25, 1651, she entered into a private marriage contract at Trois-Rivières with Jean Turcot, son of François Turcot and Josephe Puinandeau. The first mention of Jean in New France, is in 1647. He knew how to sign his name.

On August 19, 1652, he was captured by the Iroquois at Trois-Rivières, and he was killed by them. He was believed to have been brought and martyred in the land of the Iroquois. Descriptions of the facts of this incident can be found in several history books inspired by the Jesuit Relations.

A party of one hundred and twenty Iroquois had taken some prisoners and carried off the cattle. M. Du Plessis-Bochart, governor of the Trois-Rivières, wishing to take them back and drive away the marauders, sent forty or fifty Frenchmen with a dozen “Sauvages” (Savages) on boats. Two leagues above the fort, he perceived the Iroquois hidden in brushwood on the edge of the forest; It was dangerous to try to reach them in their retreat because the land was lined with swamps which made the descent very difficult. In spite of the representations made by several former inhabitants about the danger of following the Iroquois in the woods, he gave orders to disembark and march to the enemy. He himself advanced at the head of his men; But, embarrassed by the difficulties of the ground and exposed, the French fell under the fire of adversaries, whom they could neither see nor approach. In this desperate attempt M. Du Plessis was killed with fifteen of his men; Several remained prisoners, and the others, throwing themselves into their boats, went to carry the sad news to Trois-Rivieres.

A few days after this disaster, the French, having gone to visit the place of combat, found on an Iroquois shield these words written with coal: Normanville, Francheville, Poisson, La Palme, Turcot, Chaillou, Saint-Germain, Onneiochronnons and Agnechronnons. I have only lost one nail…

Jean Baptiste Antoine Ferland: Cours d’histoire du Canda (History of Canada). Volume 1, pp. 405-406.

In addition to Turcot, we have another ancestor who died in this conflict and he is the Jean Véron de Grandmesnil, husband of Marguerite Hayet. You can read the story of Marguerite Hayet in the text: 1646: Marguerite Hayet’s Influence with Radisson and Des Groseillers at https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/04/27/1646-linfluence-de-marguerite-hayet-aupres-des-explorateurs-radisson-et-desgroseillers-the-influence-of-marguerite-hayet-on-the-explorers-radisson-and-desgroseillers/

We assume that Jean Turcot died on August 19, 1652 or shortly after. His son Jacques was born 16 days later. This period of time was one of difficulties and challenges for our ancestor Françoise Capel.

Françoise Capel and Jean Turcot are parents to one son.

Name Birth Marriage Death Spouse
Jacques Turcot 4 september 1652 Trois Rivières 4 april 1674 6 april 1699 Champlain Anne Desrosiers

On November 9, 1653, Françoise Capel, a young widow, passed a second marriage contract with notary Ameau with Jacques Lucas dit Lépine. Jacques is the son of Martin Lucas and Renée Hereber of Port, Normandy. The marriage contract stipulates that Jacques Lucas will keep Francoise’s son, Jacques Turcot as if he were his. So Françoise and little Jacques went to live with Jacques Lucas in Cap-de-la-Madeleine. Francoise rented her former home to Michel Serois.

Françoise Capel and Jacques Lucas dit Lépine are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Marie Lucas 22 jan. 1655 Trois Rivières 10 nov. 1671 Batiscan 29 nov. 1700 Trois Rivières Louis Fafard Longval
François Lucas(Dontigny) 24 feb. 1658 Trois Rivières 12 jan. 1695 Champlain 15 march 1699 Champlain Madeleine Beaudoin

Jacques Lucas was also killed by an Iroquois on September 12, 1659. The “Journal des Jésuites” of September-October 1659, reports the following:

Iroquois kill a Frenchman.

Fugitive caught

A Frenchman named Lepine, killed at the Trois Rivières by the Yroquois, may be by one of the two who escaped from the prisons of Quebek, one of which was picked up again. p. 266

Our young Françoise becomes a widow a second time with two young children and a baby!

On February 1, 1660, Françoise passed a third marriage contract with the notary Ameau with Jacques Marchand. (LeMarchand) We do not know the names of Jacques’s parents, nor his place of origin. According to some, he was born in Caen or near Caen in Normandy, around 1638. At 18 years old, he enlisted with François Peron of La Rochelle to work in Nouvelle France for a period of three years at the salary of 75 pounds per year. The contract takes place at the notary Cherbonnier. He crosses the Atlantic on the ship Le Taureau. The departure takes place on April 30, 1656, and the arrival in Québec City is June 15 of the same year.

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Françoise Capel and Jacques Marchand are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Marie Madeleine Marchand 12 dec. 1660 Trois Rivières 1 march 1688 Batiscan            6 oct. 1715 Montréal 15 déc. 1722 Montréal Jean Maillet

René Legardeur

Françoise Marchand 1663 8 nov. 1683 La Pérade 17 feb. 1740 Trois Rivières Jean Baptiste Fafard
Marguerite Marchand 1664 1664
Alexis Marchand 1666 Trois Rivières 18 feb. 1697 Batiscan          19 aug. 1703 Trois Rivières 31 may 1738 Batiscan Catherine Rivard

Jeanne Testard

On March 24, 1666, Jacques obtained a concession from the Jesuits, and in 1669 he moved to Batiscan, for about thirty years, with Françoise Capel and the children.

Jacques died on 6 October 1695 on a business trip to Trois-Rivières where he was buried in the church opposite the door.

Françoise Capel died on April 19, 1699, and her burial was on the 20th at Champlain. She died a little more than a month after the death of her son François Lucas (Dontigny) and 13 days after the death of her son Jacques Turcot. She died at her daughter-in-law’s house, Anne Desrosiers, widow of Jacques Turcot. Françoise is a pioneer of Trois Rivières.

It is evident that Françoise has lived several vicissitudes in her life. She left her native land and crossed the Atlantic in perilous conditions. She attempted religious life, but abandoned her vocation after a great fire and, according to some, she had caused the fire. Her first two spouses died at the hands of Iroquois. Her daughter Marguerite died young. We do not know the causes of the death of her third spouse. The last two great painful situations in her life were the death of her two sons a few weeks before her own death.

Rue-Françoise-Capel (street) was named to honor the memory of Francoise Capel, a novice at the Ursulines of Québec City under the name of Sister Saint-Michel, wife of Jean Turcot in a first marriage, Jacques Lucas dit Lépine in a second marriage, and Jacques Marchand in a third one. She is the ancestor of the families Turcotte, Lépine, Dontigny and Marchand established in Cap-de-la-Madeleine.

Here are the descendants of Françoise Capel to me.

Françoise Capel (1626-1699)

Jacques Turcot (1652-1699)

Madeleine Jacquette Turcot (1685-1723)

Jean Baptiste Dussault (Toupin) (1707-1780)

Catherine Dussault (1753-1837)

Joseph Lamy (1780-1848)

Louis Lamy (1813-1855)

Julie Lamy (1849-1906)

Olive Paquin (1876-1925)

Lucinda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

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