Mathurine Desbordes et ses trois conjoints. Mathurine Desbordes and Her Three Husbands.

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The English version follows the French one.

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Mathurine Desbordes et ses trois conjoints.

par Robert Bérubé

Mathurine Desbordes est née vers 1635. Elle est la fille de Marie Catureau et de Jacques Desbordes de Marans, Aunis.

Le 20 juin 1647, un contrat de mariage est passé devant le notaire André Roy, à Marans. Ce document uni Mathurine Desbordes et Pierre Guiberge (Thibierge). Pierre est originaire de l’Île-d’Elbe, en Vendée et Mathurine Desbordes vient de Chagnolet, entre Dompierre et La Rochelle. L’acte précise que le couple demeure à Maillé en Vendée, le jour du contrat. Nous ne connaissons pas les parents de Pierre Guiberge.

Mathurine et Pierre sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint
Jeanne Guiberge (Thibierge) Avant 1655 23 juillet 1669 Montréal 3 décembre 1728 Montréal Pierre Cabassier
Marie Entre le 2 juillet et le 7 septembre 1659 en mer.

Dans son “Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, tome 1”, Michel Langlois indique que les Desbordes-Guiberge sont parents de quatre enfants et que deux garçons sont restés en France. Je n’ai pas été capable de trouver les deux frères Desbordes-Guiberge.

Selon PRDH, le 5 juin 1659, Mathurine DesBordes et son époux Pierre Guiberge sont engagés à La Rochelle par Jeanne Mance pour l’Hôtel-Dieu de Montréal. Selon Archange Godbout, voici l’engagement des Guiberge-Desbordes.

Pierre GUIBERGE et Mathurine DESBORDES et leurs deux filles, Jeanne et Marie GUIBERGE, le couple s’engage à payer 225L à Mlle MANCE. Ces dernières sont mentionnées sur le Rôle « pour Mr SOUART »

Monsieur Guy Perron dans son blogue intitulé: “168- L’expédition du navire Le Saint-André en 1659” classifie les Guiberge-Desbordes et leurs filles comme étant des émigrants autonomes et non des engagés! Je vous conseille de lire ce blogue qui est très recherché et des plus intéressants! https://lebloguedeguyperron.wordpress.com/2017/07/02/168-lexpedition-du-navire-le-saint-andre-pour-le-canada-en-1659/

La famille embarque à La Rochelle, sur le navire “Le Saint-André”, le 29 juin 1659. Le départ est le 2 juillet. Il y a environ deux cents passagers. Cent neuf d’entre eux vont à Montréal, soient quarante-sept femmes mariées et filles, (huit enfants, deux sulpiciens, trois hospitalières, trois institutrices) et soixante-deux hommes et jeunes gens. Environ dix-sept filles et quelques colons vont à Québec.

Le voyage dure près de 10 semaines. L’eau et la nourriture manquent et une contagion attaque tous les passagers et provoque plusieurs décès. Treize corps sont jetés dans la mer. De plus, le navire “essuya les plus furieuses tempêtes et fut en danger évident de périr”.

Le Saint-André arriva à Québec le 7 septembre en soirée et le débarquement se fit le lendemain. Nous apprenons que Pierre Guiberge et leur fille Marie sont décédés en mer durant la traversée de la France à la Nouvelle-France, donc, entre le 2 juillet et le 7 septembre 1659. À leur arrivée, l’hôpital de Québec est rempli de malades et les autres voyageurs et voyageuses sont logés dans la maison qui sert d’entrepôt, en attendant de partir sur de petits navires pour Ville-Marie. Plusieurs personnes sont décédées à l’hôpital de Québec.

Le 29 septembre 1659, Mathurine et sa fille Jeanne arrivent à Montréal. Jeanne Mance leur avait avancé, devant le notaire Demontreau de La Rochelle, la somme de 225 livres pour leur passage jusqu’à Montréal. Mathurine obtiendra quittance le 10 novembre 1669, des sommes avancées par Jeanne Mance.

Le 24 avril 1660, le contrat de mariage de Mathurine Desbordes et de Pierre Bissonnet est signé devant le notaire Bénigne Basset. Pierre est le fils de Jacques Bissonnet et de Guillemette Desbiens, de Saint-Pierre de la Roche-sur-Yon.. Le mariage a eu lieu le 3 mai 1660, à Montréal. Pierre est né vers 1626, à la paroisse Saint-Pierre, La-Roche-sur-Yon, au Poitou. Il est meunier.

Mathurine Desbordes et Pierre Bissonnet sont parents d’un fils.

Nom Naissance Mariage Décès Conjointe
Jacques Bissonnet

(Voyageur)

28 avril 1661 Montréal 22 janvier 1691 Trois-Rivières 20 avril 1743 Trois-Rivières Perrine Lepelle Lahaie

En 1661, un nouveau colon connaissant Bissonnet en France s’étonne de le trouver marié, puisqu’il a déjà une épouse vivante en France. Elle se nomme Marie Allaire et elle demeure à Poiré-sur-Vie, en Vendée. De plus, Bissonnet n’est pas discret car il avait raconté en 1659 qu’il s’était marié en France en 1648 et qu’il avait quitté son épouse après un mois car elle était une sorcière.

Cette nouvelle se répand rapidement et Bissonnet est accusé de bigamie. Le mariage avec Mathurine est annulé le 1er août 1663, à Montréal. par le prêtre Gabriel Souart. Pierre Bissonnet s’exile à Charlesbourg près de Québec.

Plus tard, Pierre Bissonnet apprend que son épouse Marie Allaire est décédée en France et il épousa Marie Dallon (Dalone) à Québec le 9 octobre 1668. Ils sont parents de sept enfants. Il semblerait que Pierre a aussi à sa charge son fils Jacques, fils de Mathurine car il l’engage pour une période de neuf ans à Jean Dubuc afin qu’il lui apprenne à cultiver et à labourer la terre, en 1668. Nous savons que le petit Jacques Bissonnet ne vit ni avec son père, ni sa mère lors du recensement de 1667 car son nom n’apparaît pas sur les deux listes parentales. Il semblerait qu’il vivait chez son parrain Jacques Boivin. Pierre Bissonnet est décédé le 7 août 1687, et il est enterré le lendemain à la Pointe-de-Lévy (Lauzon).

Ce que je trouve injuste à l’égard de Jacques Bissonnet c’est que le PRDH de l’université de Montréal le considère comme étant illégitime. Ils ne reconnaissent pas le mariage de Mathurine et de Pierre. Lorsque Jacques est né, ses parents étaient mariés! En le déclarant comme étant un enfant né en dehors de l’union du mariage, ils faussent l’histoire car l’annulation de mariage fait partie des registres de Notre-Dame. De plus, je trouve répréhensible dans nos temps modernes qu’une université adopte des principes d’une ancienne catholicité qui rendent les enfants adultérins!

Ce qui est intéressant c’est que Mathurine contracte mariage avec Michel Bouvier, le 30 juillet 1663, deux jours avant l’annulation de mariage. Le premier des bans de mariage a aussi été fait avant l’annulation de mariage.

Dans le registre de l’église Notre-Dame de Montréal, il y a trois pages dévouées à l’annulation de mariage et une quatrième consacrée au mariage Desbordes-Bouvier.

Nous apprenons que Mathurine Desbordes fait une requête verbale pour une annulation de mariage. Le curé G. Souart procède à une enquête et il inscrit les témoignages de trois hommes. Gilles Lauzon précise que: “que le nommé Pierre Besonet ayant pris la fuite de ce lieu pour cause dudit crime d’être marié deux fois fut rencontré par le bac du sieur LeBer dans lequel il allait à Québec dans l’île de Ste Thérèse d’ il partit dans un canot de bois pour aller joindre leur bâtiment ou étant entré il se jette en sa présence à genoux devant feu le Sieur Lambert Closse, Major de ce lieu auquel il avoua qu’il avait quitté sa femme en France parce qu’elle avait le nom d’être sorcière”. Ceci s’est déroulé avant le décès de Lambert Closse mort le 6 février 1662.

De son côté, sous serment Pierre Chauvin dit: “que le nommé Pierre Bessonnet lui dit un soir ou deux devant que de s’enfuir de ce lieu en sa maison, Qu’il avait quitté sa femme de France à cause qu’elle avait le renom d’être sorcière et que quand il serait à Québec il ne l’avouerait pas de peur d’être puni”

Et finalement, Jacques Boivin rapporte que Pierre Bessonnet a dit: “qu’il était marié, il y avait onze ans en France et qu’il n’avait ménagé qu’un mois avec sa femme et qu’il l’avait quitté parce qu’elle avait le renom d’être sorcière”.

G. Souart prêtre, déclare le mariage nul et il permet à ladite “Mathurine des bordes de se marier à qui bon lui semblera”.

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Mathurine Desbordes épousa Michel Bouvier le 16 août 1663 à Montréal, 15 jours, après son annulation de mariage.

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Il semblerait que la bigamie de Pierre Bissonnet est connue dès 1661. Cependant, ce n’est que le 3 septembre 1664, que le Conseil Souverain ordonne d’appréhender Bissonnet et de l’emprisonner dans la prison royale.

“Le 3 septembre 1664 – Ordre au premier huissier requis de prendre au corps Pierre Bissonet, accusé d’être marié en France et à Montréal”. Source: Jugements et délibérations du Conseil Souverain de la Nouvelle-France, volume 1, p. 1041

Je n’ai pas trouvé de documents m’indiquant si Pierre Bissonnet a été emprisonné, s’il a eu une amende ou une punition quelconque. Les archives demeurent muettes à cet égard!

Michel Bouvier est le fils de Louis Bouvier et d’Anne Darondeau. Michel Bouvier avait été baptisé le 29 juillet 1633, à Saint-Thomas de La Flèche, Sarthe.

Michel Bouvier s’était engagé envers Monsieur de la Duversière, le 15 avril 1653 à venir travailler à Montréal. Il faisait donc parti de la Grande Recrue. Le 20 juin 1653, au moment de partir, Michel Bouvier reconnaît avoir reçu 98 livres comme avance de gages et de salaire.Il arrive à Québec le 22 septembre 1653 avec Maisonneuve et ses recrues. Ils arrivent à Montréal, le 16 novembre suivant. Pour en connaître davantage au sujet des péripéties de cette traversée et la Grande Recrue voir: https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/03/09/1653-la-grande-recrue-de-montreal-1653-the-great-recruitment-for-montreal/

À son arrivée, il est défricheur et maçon. Il retourne en France le 14 octobre 1658 et il est revenu en Nouvelle-France sur le Saint-André avec la recrue de 1659. Il s’est engagé pour Claude Robutel. Il a probablement fait la connaissance de Mathurine Desbordes et de son premier conjoint, Pierre Guiberge sur le bateau.

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Mathurine Desbordes et Michel Bouvier sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjointe
Suzanne 24 juin 1664 Montréal 16 avril 1681 Montréal 19 avril 1736 Rivière-des-Prairies Louis Brien (Desrochers)
Urbain

engagé ouest 13 juin 1695

12 juillet 1666 Montréal 15 mai 1690 Montréal

19 avril 1694 Montréal

20 juin 1700 Montréal Geneviève Devanchy

Marguerite Chicoine

Jean 3 février 1669 Montréal 26 septembre 1696 Montréal Marguerite Cadieux
Jean 2 18 juin 1671 Montréal 25 juin 1671 Montréal

En tant que maître maçon, Michel travaille souvent en compagnie de Jean Milot et d’Urbain Brossard. Il a construit les maisons de Pierre Chauvin, du sieur Mollat, de Simon Guillory entre autres.

Dans le recensement de 1666, Michel se nomme Mathieu et il a 30 ans. Mathurine a en 32, Jeanne Tiberge a 10 ans et Suzanne Bouvier a 2 ans. (PRDH)

Lors du recensement de 1667, Michel Bouvier (30 ans) vivait avec son épouse Mathurine Desbordes (34 ans), et leurs enfants : Jeanne Guiberge, âgée de 10 ans, Suzanne Bouvier 3 ans, Urbain Bouvier un an, sur le lot No 173 dudit cadastre, qui mesurait 44 pieds de front, par la profondeur jusqu’au jardin de l’hôpital, lieu où le maçon avait construit sa maison. Il possédait, un fusil et une vache.

Lors du recensement de 1681, Michel Bouvier et sa famille furent inscrits, selon le rapport signé par l’intendant Du Chesneau de la façon suivante:

Michel Bouvier maçon 40 ans.: Mathurine Des Bordes, 45 ans. Leurs enfants: Urbain 15 ans, Jean 13 ans. Un fusil, deux bêtes à cornes, quinze arpents en valeur.

Mathurine décède à l’Hôpital de Montréal, le 22 octobre 1698 et sa sépulture est le lendemain.

Michel meurt accidentellement, le 4 août 1703, en tombant d’un échafaud, rattaché à la maison de Monsieur de Senneville, qu’il était à bâtir. L’acte de sépulture nous révèle le suivant: “…d’où, il fut emmené en canot pour le confesser et lui donner les derniers sacrements mais il mourut en chemin dans le canot”. Il est enterré le 5 août 1703.

La rue Michel-Bouvier qui honore notre ancêtre se trouve à Montréal.

Voici les descendants de Mathurine à moi:

Mathurine Desbordes

Suzanne Bouvier

Agnès Brien (Desrochers)

Joseph 1 Venne

Charles Venne

Joseph 2 Venne

Éloïse Venne

Israël Lepage

Célina Lepage

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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Mathurine Desbordes and Her Three Husbands.

by Robert Bérubé

Mathurine Desbordes was born about 1635. She is the daughter of Marie Catureau and Jacques Desbordes from Marans, Aunis.

On June 20, 1647, a marriage contract was passed in front of the notary André Roy, in Marans. This document unites Mathurine Desbordes and Pierre Guiberge (Thibierge). Pierre is from Île-d’Elbe in Vendée, and Mathurine Desbordes comes from Chagnolet, situated between Dompierre and La Rochelle. The act specifies that the couple lives in Maille, Vendée, on the day of the contract. We do not know the names of Pierre’s parents

Mathurine and Pierre are parents of the following:

Name Birth Marriage Death Spouse
Jeanne Guiberge (Thibierge) Before 1655 23 july 1669 Montréal 3 december 1728 Montréal Pierre Cabassier
Marie Between 2 july and 7 september 1659. Atlantic ocean

In his “Dictionnaire biographique des ancêtres québécois, tome 1” (Biographical Dictionary of Quebec Ancestors, Volume 1), Michel Langlois indicates that the Desbordes-Guiberge are parents of four children and that two boys remained in France. I was not able to find the two Desbordes-Guiberge brothers.

According to PRDH, on June 5, 1659, Mathurine DesBordes and her husband Pierre Guiberge were hired in La Rochelle by Jeanne Mance for the Hôtel-Dieu in Montréal. According to Archange Godbout, here is the hiring commitment of the Guiberge-Desbordes.

Pierre GUIBERGE and Mathurine DESBORDES and their two daughters, Jeanne and Marie GUIBERGE, the couple agrees to pay 225L to Miss MANCE. These are mentioned on the role “for Mr SOUART”.

Mr. Guy Perron in his blog entitled: “168- L’expédition du navire Le Saint-André en 1659” (168- The expedition of the ship Saint André in 1659) classifies the Guiberge-Desbordes and their daughters as autonomous emigrants and not committed as engagés! I suggest that you read this blog which is very sought after and most interesting! (in French)

https://lebloguedeguyperron.wordpress.com/2017/07/02/168-lexpedition-du-navire-le-saint-andre-pour-le-canada-en-1659/

The family embarked at La Rochelle, on the ship “Le Saint-André”, June 29, 1659. The departure is July 2. There are about two hundred passengers. One hundred and nine of them go to Montréal, forty-seven married women and girls (eight children, two Sulpicians, three hospitalier nuns, three teachers) and sixty-two men and young men. About seventeen girls and a few settlers go to Québec city.

The trip lasts nearly 10 weeks. Water and food are lacking and contagion attacks all passengers and causes several deaths. Thirteen bodies are thrown into the sea. In addition, the ship sailed the most furious storms and was in danger of perishing.

The Saint André arrived in Québec City on September 7 in the evening and the disembarkation was the next day. We learn that Pierre Guiberge and their daughter Marie died at sea during the crossing from France to New France, therefore, between July 2 and September 7, 1659. Upon arrival, the hospital of Québec is filled with sick and the other travelers are housed in the house that serves as a warehouse, waiting to leave on small vessels for Ville-Marie. Several people died at the Québec City Hospital.

On September 29, 1659, Mathurine and her daughter Jeanne arrive in Montréal. Jeanne Mance had advanced them, before the notary Demontreau of La Rochelle, the sum of 225 livres for their passage to Montréal. Mathurine obtained a receipt on November 10, 1669, for sums advanced by Jeanne Mance.

On April 24, 1660, the marriage contract of Mathurine Desbordes and Pierre Bissonnet is signed before the notary Bénigne Basset. Pierre is the son of Jacques Bissonnet and Guillemette Desbiens, of Saint-Pierre de la Roche-sur-Yon. The wedding took place on May 3, 1660, in Montréal. Pierre was born around 1626, at Saint-Pierre parish, La-Roche-sur-Yon, in Poitou. He is a miller.

Mathurine Desbordes and Pierre Bissonnet are parents of a son.

Name Birth Marriage Death Spouse
Jacques Bissonnet

(Voyageur)

28 april 1661 Montréal 22 january 1691 Trois-Rivières 20 april 1743 Trois-Rivières Perrine Lepelle Lahaie

In 1661, a new settler who knew Bissonnet in France was surprised to find him married, since he already had a living wife in France. Her name is Marie Allaire and she lives in Poiré-sur-Vie, Vendée. Moreover, Bissonnet is not discreet because he had told people in 1659 that he had married in France in 1648 and that he had left his wife after a month because she was a witch.

This news spreads rapidly and Bissonnet is accused of bigamy. The marriage with Mathurine was canceled on August 1, 1663, in Montréal. by the priest Gabriel Souart. Pierre Bissonnet exiles himself to Charlesbourg near Québec City.

Later, Pierre Bissonnet learns that his wife Marie Allaire died in France and he married Marie Dallon (Dalone) in Québec City on October 9, 1668. They are the parents of seven children. It seems that Pierre is also responsible for his son Jacques, son of Mathurine because he hired Jean Dubuc for a period of nine years to teach him how to cultivate and plow the land in 1668. We know that the little Jacques Bissonnet lives neither with his father nor his mother at the census of 1667 because his name does not appear on the two parental lists. It seems that he lived with his godfather Jacques Boivin. Pierre Bissonnet died on August 7, 1687, and is buried the next day at Pointe-de-Lévy (Lauzon).

What I find unfair regarding Jacques Bissonnet is that the PRDH at the University of Montréal considers him illegitimate. They do not recognize the marriage of Mathurine and Pierre. When Jacques was born, his parents were married! By declaring him as a child born outside the union of marriage, they distort the story because the marriage annulment is part of the registers of Notre-Dame. Moreover, I find it reprehensible in modern times that a university adopt principles of an ancient catholicity that make children illicit!

What is interesting is that Mathurine contracts marriage with Michel Bouvier, July 30, 1663, two days before the marriage annulment. The first of the wedding bans was also done before the marriage annulment.

page 8

In the register of the Notre-Dame de Montréal church, there are three pages dedicated to the marriage annulment and a fourth dedicated to the Desbordes-Bouvier wedding.

We learn that Mathurine Desbordes is making a verbal request for a marriage annulment. The priest Gabriel Souart conducts an investigation and he inscribes the testimonies of three men. Gilles Lauzon states that: “that the name Pierre Besonet having fled from this place because of the crime of being twice married was met by Sieur LeBer’s ferry in which he was going to Québec then on the island of St. Thérèse from where he left in a wooden canoe to join (people) in a building. When he entered, he throws himself on his knees before the late Lambert Closse, major of this place to which he confessed that he had left his wife in France because she had the name of being a witch”. This happened before the death of Lambert Closse who died on February 6, 1662.

For his part, under oath Pierre Chauvin said: “that the named Pierre Bessonnet said to him an evening or two before he fled from his house, that he had left his wife in France because she had the fame of being a witch and that when he was in Québec he would not confess it for fear of being punished“.

And finally, Jacques Boivin reports that Pierre Bessonnet said: “he was married, eleven years ago in France and that he had only spent a month with his wife and he had left because that she had the reputation of being a witch “.

Gabriel Souart priest, declares the marriage null and he allows the said “Mathurine Desbordes to marry whoever she pleases”.

page 7b

Mathurine Desbordes married Michel Bouvier on August 16, 1663 in Montréal, 15 days after her marriage annulment.

It would seem that Pierre Bissonnet’s bigamy was known as early as 1661. However, it was not until September 3rd, 1664, that the Sovereign Council ordered that Bissonnet be apprehended and imprisoned in the royal prison.

“September 3, 1664 – Order to the first usher required to take by the body Pierre Bissonet, accused of being married in France and Montréal”.

Source: Judgments and deliberations of the Sovereign Council of New France, Volume 1, p. 1041

I did not find any documents telling me if Pierre Bissonnet was imprisoned, if he was fined or punished. The archives remain silent in this respect!

Michel Bouvier is the son of Louis Bouvier and Anne Darondeau. Michel Bouvier was baptized on July 29, 1633, at Saint-Thomas de La Flèche, Sarthe.

Michel Bouvier made a commitment to Mr. de la Duversière on April 15, 1653 to come to work in Montréal. He was therefore part of the “ Grande Recrue” (Great Recruit). On June 20, 1653, at the time of leaving, Michel Bouvier acknowledges having received 98 pounds as the advance of pledges and salary. He arrived in Québec on September 22, 1653 with Maisonneuve and his recruits. They arrive in Montréal on the following November 16th. To learn more about the adventures of this crossing and the Great Recruit see: https://robertberubeblog.wordpress.com/2017/03/09/1653-la-grande-recrue-de-montreal-1653-the-great-recruitment-for-montreal/

Upon arrival, he is a pioneer and mason. He returned to France on October 14, 1658 and returned to New France on the Saint-André with the recruit of 1659. He made a commitment for Claude Robutel. He probably met Mathurine Desbordes and her first spouse, Pierre Guiberge, on the ship.

Mathurine Desbordes and Michel Bouvier are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Suzanne 24 june 1664 Montréal 16 april 1681 Montréal 19 april 1736 Rivière-des-Prairies Louis Brien (Desrochers)
Urbain

“engagé ouest”

13 june 1695

12 july 1666 Montréal 15 may 1690 Montréal

19 april 1694 Montréal

20 june 1700 Montréal Geneviève Devanchy

Marguerite Chicoine

Jean 3 february 1669 Montréal 26 september 1696 Montréal Marguerite Cadieux
Jean 2 18 june 1671 Montréal 25 june 1671 Montréal

As a mason master, Michel often works with Jean Milot and Urbain Brossard. He built the houses of Pierre Chauvin, Sieur Mollat, Simon Guillory among others.

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In the census of 1666, Michel is named Mathieu and he is 30 years old. Mathurine is 32 years old, Jeanne Tiberge is 10 years old and Suzanne Bouvier is 2 years old. (PRDH)

In the census of 1667, Michel Bouvier (30 years old) lived with his wife Mathurine Desbordes (34 years old), and their children: Jeanne Guiberge, 10 years old, Suzanne Bouvier 3 years old, Urbain Bouvier one year, on lot 173 of the cadastre, which measured 44 feet in front, by the depth to the garden of the hospital, a place where the mason had built his house. He owned a rifle and a cow.

In the census of 1681, Michel Bouvier and his family were registered, according to the report signed by intendant Du Chesneau as follows:

Michel Bouvier mason 40 years old: Mathurine Des Bordes, 45 years old. Their children: Urban 15 years, Jean 13 years old. A rifle, two horned animals, fifteen arpents in value.

Mathurine dies at the Montréal hospital, October 22, 1698 and her burial is the next day.

Michel died accidentally, August 4, 1703, falling from a scaffold, attached to the house of Mr. de Senneville, he was building. The act of burial reveals to us the following: “… from where he was taken in a canoe to confess him and give him the last sacraments but he died on the way in the canoe”. He is buried on August 5, 1703.

Michel-Bouvier Street, which honors our ancestor, is located in Montréal.

Here are Mathurine’s descendants down to me.

Mathurine Desbordes

Suzanne Bouvier

Agnès Brien (Desrochers)

Joseph 1 Venne

Charles Venne

Joseph 2 Venne

Éloïse Venne

Israël Lepage

Célina Lepage

Maria Fortin

Huguette Marion

Robert Bérubé

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Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts.
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