1755: Anne Raymond: Une Acadienne déportée sur le Pembroke! 1755: Anne Raymond: an “Acadienne” deported on the Pembroke!

 

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Des Acadiens et Acadienne à Port-Royal (Annapolis Royal) de Samuel Scott en 1751. Ceci est la seule image qui existe démontrant des Acadiens et Acadiennes avant les déportations!

 

The English version follows the French one.

Pour les intéressées et intéressés, je vous encourage à vous inscrire à mon site Facebook! https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

1755: Anne Raymond: Une Acadienne déportée sur le Pembroke!

par Robert Bérubé

Ce que je trouve d’intéressant lorsque l’on fait nos lignées matrilinéaires c’est l’histoire de personnes qui sont demeurées obscures et cela est triste car certaines d’entre elles ont vécu durant des périodes troublantes de l’histoire de notre famille et de notre pays.

Je vous ai déjà parlé des femmes de ma lignée matrilinéaire donc, celle de ma mère et aujourd’hui, je vous présente une des ancêtres de la lignée matrilinéaire de mon père et sa mère, ma grand-mère Lucienda Fréchette.

La première de la lignée matrilinéaire de ma grand-mère paternelle, Lucienda Fréchette est une Acadienne et elle se nomme Antoinette Landry. Nous ne connaissons pas les noms de ses parents mais son conjoint se nommait Antoine Bourg. Aussi, elle était la soeur de René Landry, l’aîné.

La question à poser est comment se fait-il que la première de la lignée soit Acadienne et la dernière Québécoise? La recherche de ce fait m’a fait découvrir une histoire inoubliable, celle d’Anne Raymond! J’espère que la rédaction de la présente histoire encouragera les Québécois, les Franco-Ontariennes, les Canadiens ainsi que les Américaines de descendance canadienne, les Cayennes et les Cajuns a découvrir les Acadiens et les Acadiennes, qui sont leurs ancêtres. Plusieurs francophones et francophiles pensent que leurs ancêtres sont seulement Québécois! J’avance le fait qu’il y a beaucoup plus de Québécois d’origine acadienne que les gens ne le pensent!

Voici la lignée d’Antoinette Landry à Anne Raymond à Lucienda Fréchette:  (Haplogroupe H : T152C, A263G, 309.1C, 315.1C, C16239G, C16256T, T16311C, T16519C)

Antoinette Landry (1618-1693) (Antoine Bourg)  :

Jeanne Bourg (1659-1701) (Pierre l’Aîné Comeau)

Anne Comeau (1681-1747) (François Raymond)

Anne Raymond (1724-1757) (Joseph Landry)

Marguerite Landry (1752-1830) (Antoine Lesieur Désaulniers)

Louise Lesieur Désaulniers (1781-1848) (Joseph Lesage)

Sophie Lesage (1815-1892) (Louis Lamy)

Julie Lamy (1849-1906) (Joseph Paquin)

Olive Paquin (1876-1925) (Joseph 2 Fréchette)

Lucienda Fréchette (1899-1969) (Alexandre Bérubé fils)

Ses filles Jeannine et Florèse Bérubé, soeurs de mon père Eugène.

Les enfants de Jeannine, Marc et Chantal.

Anne Raymond, fille d’Anne Comeau et de François Raymond est née le 11 février 1724 à Port-Royal en Acadie. Un document dit qu’elle est née le 11 janvier. Le certificat de baptême indique qu’elle fut ondoyée le lendemain, le douzième jour de février par Mr Saint-Seine, maître chirurgien. Elle a été baptisée le 11 juin 1724, à Port-Royal et sa marraine était Marguerite Bourg et son parrain Jacques Doucet. Le baptême en juin explique deux choses, la première la confusion entre les mois, de janvier et de février dans les deux registres et le fait que la vie de la petite était probablement en danger étant donné l’ondoiement et possiblement la date tardive du baptême. Anne est demeurée la petite dernière de la famille suite au décès de son petit frère Pierre né en 1726, qui a vécu seulement quelques jours.

a064b2e1-8718-4988-9c25-7221a41cfd94 Anne Raymond

Baptême

Le 21 janvier 1743, Anne Raymond épousa Joseph Landry dit Fraule. Joseph est né le 31 janvier 1718 et il a été baptisé le 29 mars 1718 à Port-Royal, en Acadie. Joseph est le fils de Jean- Baptiste Landry et d’Anne Petitot dit Saint-Seine (Sincennes).

Anne Raymond et Joseph Landry dit Fraule sont parents de neuf enfants.

Entre leur mariage en 1743 et l’année 1748, la vie semblait assez bien à Port-Royal. Il y avait des naissances, des mariages et quelques décès. Sa mère Anne Comeau est décédée avant le 13 janvier 1747 et son père François est mort le 12 mai 1751, à l’âge de 74 ans! Tout le monde se connaissait et d’une manière ou d’une autre l’on pouvait facilement se trouver un lien de parenté avec la majorité des gens du village.

Lorsque Anne est née en 1724 et Joseph en 1718, l’Acadie appartenait aux Anglais et s’appelait Nova Scotia (Nouvelle-Écosse). Les Acadiens y vivaient sous une occupation anglaise. En 1747, William Shirley, gouverneur du Massachusetts proclama que les Acadiens qui respectaient leur allégeance au roi d’Angleterre pouvaient garder leurs propriétés et vivre sans crainte.

acad41_1rn01_fig1.jpgÀ l’été 1749, le nouveau gouverneur de la Nouvelle-Écosse, Edward Cornwallis arriva et il exigea un serment d’allégeance, sans conditions, de la part des Acadiens. En 1749, il y eut une grande migration d’Anglais et de gens sympathiques à l’Angleterre, en Acadie. En 1750, le colonel Charles Lawrence, lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse et ses soldats attaquèrent le village de Beaubassin.

En 1754, Charles Lawrence et William Shirley planifièrent la fin de la présence française en Acadie. En 1755, un plan d’extermination des Acadiennes et des Acadiens fut mis en vigueur!

En octobre 1754, l’abbé Henri Daudin, curé de Port-Royal, maintenant appelé Annapolis Royal, fut emprisonné. L’année 1755, se révélera comme une année de bouleversements et le triomphe pour les auteurs de ce crime, se verrait par le massacre d’un peuple!

Les armes et les petits bateaux des Acadiens de Port-Royal et de Grand Pré furent confisqués en mai 1755. En août et septembre 1755, les journaux des Colonies Anglaises parlent des expulsions comme suit: “cet exploit sera le plus grand qu’aient accompli les Anglais en Amérique”.

Il faut se souvenir que les Acadiens et les Acadiennes étaient des sujets britanniques! De plus, ils faisaient partie d’une population de civiles! En 1755, ils devinrent sans le vouloir, des ennemis hostiles! Les plus chanceux, une petite minorité, étaient traités comme des prisonniers de guerre, les autres deviennent les victimes d’ethnocide!

Dès le mois d’août 1755, des Acadiens et des Acadiennes sont victimes d’emprisonnement, d’abus physiques et psychologiques, de vol et de viol par les soldats. Les autorités les emprisonnent dans le but de les expulser et leurs terres et bétails sont confisqués. Si les captifs s’évadent, on brûle leur maison et on tient leur famille en otage. Dans certains cas les envahisseurs brûlent tout, les maisons, les granges, les églises! On les dépossède de tous leurs biens, on leur vole presque tout!

Les gens de Beaubassin sont les premiers à être déportés le 13 octobre 1755…

…et à la fin novembre 1755, Charles Lawrence, l’auteur de tous ces malheurs, se flattait de son succès! De plus, le 7 janvier 1756, Charles Lawrence est nommé gouverneur en chef de la Nouvelle-Écosse!

Lors des embarquements, les mères portent leurs enfants, d’autres portent les malades, les vieillards et les faibles. Certains quittent avec quelques biens. C’est un monde de folie, de confusion, de malheur et de détresse. De plus, les nouveaux colons anglais prennent possession des fermes, des animaux et du cheptel des familles. Dans certains cas, si les détenus tentent de se sauver on tire dessus dans le but de les blesser ou de les tuer. Les Acadiens et Acadiennes sont maltraités par les soldats et les matelots.

Lors de ce que certains appellent le Grand Dérangement, certains enfants sont enlevés des parents et les familles sont brisées. On emprisonne tout le monde et les gens deviennent des esclaves. On relate que la moitié des déportés périrent à bord des navires, soit par noyade ou maladie. On repère plusieurs naufrages!

Telles étaient les conditions de vie pour nos pauvres ancêtres lors de multiples déportations. Nous avons plusieurs ancêtres surtout du côté de ma mère Huguette Marion et ses deux parents Maria Fortin (Lepage) et Thomas Marion (Chenette) qui ont souffert, à cause de ces actes barbares!

Cependant, Anne Raymond est une ancêtre dans la lignée matrilinéaire de mon père…

Le Pembroke

Le 4 décembre 1755, le Pembroke, un senau (snow) de 42 tonnes, arrive à l’île aux chèvres dans la rivière Dauphin en face de Port-Royal appelé Annapolis Royal par les Anglais. Le 5 décembre les soldats et matelots procèdent à l’embarquement forcé de 32 familles de la région du Cap à Port-Royal. Les 232 habitants Acadiens apprennent qu’ils vont être déplacés dans la colonie anglaise de la Caroline du Nord.

source Dominique Parigot

Source: Dominique Parigot

Paul Delaney, dans son étude exceptionnelle, intitulée: “La reconstitution d’un rôle des passagers du Pembroke” dans les Cahiers de la Société historique acadienne, vol. 35 nos 1 et 2, janvier-juin 2004, avance le propos et il le justifie bien que 36 familles étaient à bord du Pembroke. Ce qui veut dire qu’il y avait 232 prisonniers sur le navire! Vous pouvez retrouver les informations sur le meilleur site internet au sujet des Acadiens, celui de madame Lucie Leblanc Consentino (Acadian Home) à: http://www.acadian-home.org/PD-Pembroke.html

le 8 décembre 1755

Le Pembroke, avec un équipage de huit hommes, lève l’ancre et quitte Port-Royal (Annapolis Royal) en compagnie de six autres vaisseaux transportant des Acadiens et des Acadiennes, y compris une frégate comme escorte, en direction des colonies anglaises.

Le capitaine Abraham Adams, commandant de la goélette, le Warren, a écrit le suivant le 8 décembre 1755, au colonel John Winslow, alors à Halifax: « A cinq heures, ce matin la flotte a fait voile de la rade par un bon vent. Nous avons embarqué 1664 personnes à bord de deux navires, trois senaus et un brigantin partis de l’Ile-aux-Chèvres sous le convoi du sloop de guerre le Baltimore.  Du nombre des habitants du haut de la rivière, environ 300 se sont sauvés dans les bois, et le reste a été expatrié à la grande mortification de quelques-uns de nos amis. » (Placide Gaudet 1908)

Il faut comprendre que les conditions de vie sur un bateau à ce temps ne sont pas ce qu’elles sont aujourd’hui. C’est encore pire, lorsque l’on est prisonnier, sans droits et sans libertés! Les navires sont surchargés de gens, il y a peu de nourriture et l’eau est putride. Tassés les uns sur les autres et enfermé dans la cale, les conditions sanitaires sont absentes à cause du manque d’accès à l’air sain, et aux toilettes, le mal de mer et les maladies. C’est une prison qui engendre la typhoïde, la variole et la fièvre jaune! Psychologiquement, il faut penser au désespoir pour ceux craignant ce que réserve l’avenir, la peur engendrée par les menaces faites par des gens qui semblent dépourvus de respect pour l’humanité et les conditions de vie qui sont loin d’être humanitaire! Est-ce que les abattus peuvent envisager un avenir?

Entre le 8 décembre 1755 et le 8 janvier 1756
Le mauvais temps sépare le Pembroke des autres vaisseaux. Il semblerait que le vaisseau n’est pas loin de la colonie de New York. Un groupe d’Acadiens décident de lutter contre les assaillants. Ils réussissent à maîtriser l’équipage de huit hommes et ils prennent le contrôle du navire. Selon le Pennsylvania Gazette du 6 mars 1756, “les rebelles dirigent le navire vers la baie Sainte-Marie et y demeurent pendant près d’un mois”. Le 4 décembre 1755, le Pembroke avait des provisions pour 139 jours. Ils étaient maintenant des hors-la-loi! Désirant être sain et sauf, ils décident de se rendre à un territoire encore sous contrôle français de l’autre côté de la Baie Française et ils arrivent à l’embouchure de la rivière Saint-Jean, le 8 février 1756. On peut assumer que la moitié des provisions avaient été consommé. On peut soupçonner qu’il y a peut-être une lueur d’espoir pour ces pauvres!

Pourtant, d ‘autres défis les attendent!

Dominique Parigot

Source: Dominique Parigot

Le 8 février 1756: Rivière Saint Jean

Soit le 8 ou le 9 février 1756, un navire anglais se présenta et il y eut une escarmouche et les héros du Pembroke sont vainqueurs, encore une fois, car les ennemis retournèrent à Port-Royal. Craignant que les Anglais reviennent et prennent possession de leur bateau, les Acadiens décidèrent de brûler le Pembroke! Monsieur de Boishébert, commandant des troupes françaises à Cocagne, invita les Acadiens à se déplacer et de remonter la rivière Saint-Jean et de s’établir de façon temporaire au village acadien de Sainte-Anne-des-Pays-Bas, (Fredericton). La route maritime entre Saint-Jean et Sainte-Anne-des-Pays-Bas, n’était pas des plus faciles et il est évident que ce trajet présenta des défis pour nos protagonistes. Les Acadiens du Pembroke envisageaient de passer l’hiver de février au printemps 1756.

Ils ont une forme de liberté, mais la vie n’est pas facile car il y a une pénurie de nourriture. En plus, des 400 personnes déjà établies, il fallait nourrir un autre groupe de 232 personnes. Les survivants du Pembroke voudraient bien se rendre à Québec. Suite à une demande de leur part, Vaudreuil leur répond le 6 août 1756 de se rendre à Miramichi! Nous savons qu’ils sont encore à Sainte-Anne-des-Pays-Bas durant l’été car Prudent Robichaud y décéda avant le départ pour Québec! (source :Placide Gaudet)

André-Carl Vachon dans son livre: “Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec 1755-1775”, avance que les passagers du Pembroke se sont séparés en trois groupes distincts. Le premier groupe de personnes remonta la rivière Saint-Jean et ils s’établirent à Kamouraska. Un deuxième, se rendit au camp de l’Espérance à Miramichi, tel qu’accepté par Vaudreuil. La troisième entité alla à Ristigouche et à Caraquet.

Entre la fin août et décembre 1756: Arrivée à Miramichi

L’intention des survivants était de passer l’hiver à Miramichi de décembre 1756 à mars 1757 après de se rendre à Québec. J’ai l’impression qu’ils pensaient trouver de meilleures conditions de vie à cause de la chasse et pêche ainsi que l’accès aux navires venant de Québec et de France.

Mais les conditions de vie et de survivance sont pires à Miramichi. Certains écrits révèlent qu’au moins 1,000 personnes sont mortes de malnutrition, de faim et de maladie au camp Espérance en 1756. Il est évident qu’il y a une disette générale en Acadie française et en Nouvelle-France. On apprend que les Acadiens de Miramichi devaient manger des peaux de boeuf, pour survivre.

Dès mai 1757, Boishébert renvoie 120 Acadiens à Québec, car il ne peut les nourrir. Le premier convoi des gens de Miramichi arrivant à Québec en 1757 a lieu le 13 juin. Un autre groupe du Pembroke arriva vers le 10 juillet 1757.

Vers le 18 août 1757, notre ancêtre Anne Raymond et son conjoint Joseph Landry et leurs enfants arrivèrent à Québec avec près de 150 autres Acadiens! Selon André-Carl Vachon, ils arrivèrent sur le navire, le Rameau!

acad41_1rn01_fig2.jpgLe 18 août 1757: Québec

Dans cette aventure, maintenant devenue une odyssée des plus tragiques, nos ancêtres ont peut-être encore espoir que cette guerre entre les Anglais et les Français des anciens pays se terminera sous peu et qu’ils pourront retourner dans le pays de leur naissance, l’Acadie; peut-être, ils espèrent de se créer un nouveau chez soi en Nouvelle-France mais leur épopée de plus d’un an et six mois n’est pas encore terminée. Ils sont épuisés, elles souffrent de malnutrition, ils ont vu la famine, elles ont ressenti le froid car elles sont sans abri et ils connaissent la misère et partout elles voient la mort.

À Québec et en Nouvelle-France, plusieurs personnes aident, mais il y a aussi la corruption par certains de la dite élite au détriment des pauvres Acadiens. Je vous encourage à lire le livre de Vachon qui décrit bien cette exploitation.

Un nouveau défi, se présente, une épidémie de petite variole (picote), et certains blâme les réfugiés acadiens en disant qu’ils sont catalyseurs de cette maladie ce qui est faux. Vachon retrace l’origine de cette épidémie à l’équipage du navire le Léopard, dont le port d’origine était Brest et qui est arrivé à Québec le 31 mai 1756. Les vivres du Léopard furent distribués aux Acadiens affaiblis par la famine et la malnutrition le 17 juin 1756. Les Acadiens deviennent en contact avec des matelots infectés! Le Léopard est brûlé le 29 août 1756. Entre novembre 1757 et le 1er mars 1758, on peut repérer 330 certificats de décès, à l’église Notre-Dame de Québec. Ce nombre exclut les Acadiens morts à l’extérieur de Québec, à l’Hôtel-Dieu et dans d’autres paroisses. Près de 1300, Acadiens s’étaient réfugiés à Québec, durant cette période de temps

Le 26 décembre 1757, notre ancêtre Anne Raymond est décédée à Québec. Elle a été enterrée le lendemain. Elle était une jeune femme de 33 ans.

Son conjoint Joseph Landry dit Fraule est décédé le 3 juin 1786 à Maskinongé.

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Décès d’Anne

La première fois que j’ai lu le registre concernant le décès d’Anne Raymond, (il y a quelques années) je suis demeuré estomaqué et j’ai été triste pendant un bout de temps. Lorsque j’ai constaté que le curé avait ajouté le mot Acadienne au document, j’ai commencé à vérifier toutes les pages avant et après la mention de mon ancêtre et c’est à ce moment que j’ai compris les malheurs éprouvés par les Acadiennes et Acadiens. À ce temps, je ne connaissais pas l’histoire du Pembroke et lorsque j’ai découvert que ma “petite Anne” figurait dans cette odyssée, je savais qu’un jour, je raconterais son histoire.

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Des pages et des pages de décès d’Acadiennes et d’Acadiens!

 

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Ce que je viens de présenter c’est l’histoire publiée dans différentes recherches. Dans la prochaine partie je veux vous parler des pertes humaines, éprouvées par Anne et sa famille ce qui explique mon choix d’appeler cette tragédie, un génocide au lieu d’une déportation ou un grand dérangement!

Avant ce pogrom de destruction humaine, la mortalité infantile était très basse à Port-Royal ce qui fait que nous savons que les enfants des familles acadiennes étaient vivants le 4 décembre 1755. Les registres qui contiennent les renseignements au sujet des naissances, mariages et décès aident à reconstruire une famille.

Il y avait 32 familles comprenant 232 habitants sur le Pembroke et je voulais identifier tous les proches de Anne Raymond et son conjoint Joseph Landry dit Fraule. En premier lieu, il y a leurs huit enfants. Ensuite, il y les frères de Anne ainsi que leurs épouses et enfants. Il y aussi les parents de Joseph Landry dit Fraule et les frères, les soeurs et leurs conjointes et conjoints ainsi que leurs enfants à considérer. Les parents d’Anne étaient décédés. Ceci veut dire qu’Anne Raymond avait près de 40 proches parents sur le Pembroke. Il y avait aussi des cousins germains, des grands oncles et grandes tantes mais je ne les ai pas considéré dans ma recherche. Il y a aussi certains membres des familles qui n’étaient pas sur le Pembroke. Je parlerai d’eux plus tard.

Voici les enfants d’Anne Raymond et de Joseph Landry dit Fraule (no 15 Delaney)

PR= Port-Royal

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Anne Landry 4, 5 novembre 1743 PR
Joseph dit Frot 1744 (1750) 6 février 1775 Louiseville 19 janvier 1819 Maskinongé (9) (11) Antoinette Lampron Lacharité
Jean Janvier 1746 PR
Madeleine 24 avril 1748 PR 8 février 1773 Sorel 12, 14 octobre 1809 Sorel Pierre Hétu dit Éthier
Marie 24 avril 1748 PR
Marie Anne 1750 PR 7 juin 1773 Louiseville

11 janvier 1785 Maskinongé

22, 23 novembre 1820 Maskinongé Barnabé Masson

Jean Baptiste Biron

Marguerite * 15, 16 mai 1752 PR 8 juillet 1776 Yamachiche 20 octobre 1830 Louiseville (26, 28 ) Antoine Désaulniers Lesieur
Charles-Élysée 30 octobre 1754 PR
Marie Thérèse 21 septembre 1757 Québec 22 septembre 1757 Québec

Anne a donné naissance à neuf enfants. Huit de ses enfants, son conjoint et elle ont été déportés en même temps. La plus vieille des huit enfants déportés, Anne avait 12 ans et le plus jeune, à ce temps, Charles était un bébé d’un peu plus d’un an. La plus jeune de la famille, Marie Thérèse est née en exil, dans la ville de Québec, le 21 septembre 1757 et elle est décédée le lendemain. Elle n’était pas sur le Pembroke. Elle a été probablement conçue en janvier 1757 et peut-être plus tard, (à Miramichi) ce qui voudrait dire qu’elle serait née prématurément!

Des neuf enfants, seulement quatre de ceux-ci ont survécu à la déportation, à la prise du Pembroke, à l’exil à Saint-Jean, à Sainte-Anne-des-Pays-Bas, à Miramichi, à Québec, ainsi qu’au décès de leur mère. J’avance le principe que si les quatre enfants qui sont décédés seraient morts à Québec ou en Nouvelle-France qu’ils seraient inscrits dans les registres. Delaney indique qu’Anne, Jean, Marie et Charles-Élysée étaient sur le Pembroke. J’assume qu’ils sont décédés entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et leur arrivée à Québec, le 18 août 1757. Malheureusement, aucun document indique la date de décès. Cinq de ses neuf enfants sont décédés.

Madeleine, Joseph, Marie Anne et notre ancêtre Marguerite ont vécu la déportation, la prise du bateau le Pembroke, le vie en exil à Saint-Jean, à Sainte-Anne-des-Pays-Bas, à Miramichi, l’arrivée à Québec, la variole, la malnutrition, le décès de leurs frères et soeurs et le décès de leur mère. Joseph Landry avait près de 13 ans, Madeleine Landry avait plus de 9 ans, Marie Anne était âgée d’environ 7 ans et Marguerite notre ancêtre avait 5 ans lorsque leur mère est décédée.

Les parents d’Anne Raymond étaient François Raymond et d’Anne Comeau. Leurs enfants étaient:

PR=Port-Royal

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Jean Baptiste Raymond (19m) 4 décembre 1710 PR 23 octobre 1730 PR 26 décembre 1757

Québec

Josephte d’Entremont (19f)
François Raymond 18 avril 1713 PR 22 avril 1748 Grand Pré 13 déc. 1758 (Duke Williams) Cécile Landry
Joseph Raymond (20m) 7 décembre 1716 PR 13 janvier 1747 PR 17,18 nov. 1768 St Joachim Josephte Landry (20f)
Charles Raymond (18m) 16 juillet 1719 PR 24 nov. 1749 PR 25, 26 déc 1791 Deschambault Madeleine Petitot Sincennes (18f)
Jacques Raymond 25 juillet 1721 PR 3 février 1749 PR 4 janvier 1803 Yamaska Marie Claire Pellerin
Anne Raymond (15f) 11 février 1724 PR 21 janvier 1743 Port Royal 26, 27 décembre 1757 Québec Joseph Landry dit Fraule (15m)

Sur le Pembroke ont été embarqués trois des cinq frères d’Anne Raymond ainsi que leurs épouses et enfants. Delaney les identifient comme les familles (19), Jean Baptiste Raymond (20), Joseph Raymond et (18), Charles Raymond.

Famille (19) Jean Baptiste Raymond et Josephte Mius d’Azy d’Entremont:

Note: Cette famille est la seule famille du Pembroke qui selon certaines sources semblerait avoir remonté la rivière Saint-Jean pour s’établir à Kamouraska avec d’autres familles Acadiennes. J’avancerai plutôt que certains des enfants de Jean Baptiste Raymond de Marie Josephte Mius d’Azy ont fait le trajet mais les parents se sont rendus à l’Île Saint-Jean. Un fait certain est que les parents étaient le premier du Pembroke à arriver à Québec, le 27 août 1756.

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Jean Baptiste Raymond (19m)

père

1, 4 décembre 1710 PR 23 octobre 1730 PR 26 décembre 1757 Québec Josephte Mius d’Azy d’Entremont (19f)
Josephte Mius d’Azy d’Entremont (19f) mère 1706 PR 23 octobre 1730 PR d 14 déc.1757 Québec Jean Baptiste (19m) Raymond
François 13 décembre 1731 PR 18 janvier 1753Port Royal Déporté Massachusetts Isabelle Richard
Marie Anne 1734 1756 Riv St Jean 10 septembre 1757 Kamouraska Joseph Boucher
Marie Joseph 28 janvier 1736 PR
Anne 6,8 avril 1738 PR 21 juin 1762 Kamouraska 17 avril 1771 Kamouraska Michel Gueret dit Dumont
Marguerite 6, 8 avril 1738 PR 4,5 décembre 1757 Québec
Jean-Baptiste 10 11 août 1740 PR 11 janvier 1768 Kamouraska 14 16 février 1802 Kamouraska Catherine Boucher
Joseph 25 août 1742 PR
Pierre 12,13 juin 1746 PR 14,15 décembre 1757 Québec
Cécile Vénérande 18 août 1748 PR 19, 20 décembre 1757 Québec
Félicité 23,24 février 1751 PR
Brigitte 1753 PR 13 décembre 1757 Québec
Rosalie Avril 1755 7,8 septembre 1756 Québec

Le fils François n’était pas sur le Pembroke. Donc, il y avait 11 enfants sur le navire. Les deux parents sont décédés en 1757 à Québec. Seulement, deux enfants ont survécu. Des neuf qui sont décédés nous pouvons identifier la sépulture de six. Nous ne pouvons pas trouver la sépulture de Marie Joseph, de Joseph et de Félicité et j’assume qu’ils sont décédés entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et leur arrivée à Québec, le 26 août 1756.

Famille (20) Joseph Raymond et Josephte Landry:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Joseph Raymond (20m) père 7 décembre 1716 PR 13 janvier 1747 PR 17, 18 nov. 1768 St Joachim Josephte Landry (20f)
Josephte Landry (20f ) mère 21 avril 1718 PR 13 janvier 1747 PR 5 février 1758 Québec Joseph Raymond (20m)
Marie Josephte 29 avril 1747 PR
Joseph 20 avril 1750 PR 2 août 1773 Saint Joachim Montmorency Après 1800 Josephte Rancourt
Pierre David 14 décembre 1752 PR 5 février 1758 Québec

La mère est décédée, le père 10 ans plus tard. Seulement Joseph a survécu. Pierre David est décédé en 1758 et Marie Josephte est décédée entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et leur arrivée à Québec, le 18 août 1757.

Famille (18) Charles Raymond et Madeleine Saint Cennes (Sincennes)

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Charles Raymond (18m) père 16 juillet 1719 PR 24 nov. 1749 PR 25, 26 déc 1791 Deschambault Madeleine Sincennes (18f)
Madeleine Sincennes (18f) mère 25 décembre 1722 PR 24 nov. 1749 PR 1, 2 novembre 1805 Charles Raymond (18m)
Marie Josephte 8 septembre 1750 PR
Isabelle 20, 21 septembre 1753 PR 6 février 1787 Deschambault 12 septembre 1807 Deschambault Simon Gauthier
Marguerite 1756 7, 8 septembre 1758
Marie 1757 1777 1790 Eustache Belisle
Louis 1762 Deschambault 1793 Marguerite Mayrand
Charles 1764 1784 Françoise Montambault

Les parents ont survécu ainsi qu’Isabelle. Marguerite est décédée à Québec et Marie Josephte est décédée entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et leur arrivée à Québec, le 18 août 1757. Trois enfants sont nés après 1757.

Les beaux-parents d’Anne Raymond, Jean Baptiste Landry et Anne Petitot dit Saint Seine (Sincennes) étaient aussi sur le même bateau.

Famille (14) Jean Baptiste Landry et Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes)

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Jean-Baptiste Landry (14h) père 1693 Port-Royal 11 janvier 1717 Port-Royal 23, 24 décembre 1757 Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes) (14f)
Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes) (14f) mère 1695 Port-Royal 11 janvier 1717 Port-Royal 15 16 mai 1759 Québec Jean-Baptiste Landry (14h)
Joseph dit Fraule (15h) (voir ci-haut) 31 janvier 1718 PR

29 mars 1718 b

21 janvier 1743 PR 3 juin 1786 Maskinongé Anne Raymond (15f)
Jean Baptiste Landry 1721 Port Toulouse 1744 Avant 1749 ?? Marie Comeau
Pierre Landry dit Penot (16m) : voir après (16) 1723 30 juin 1751 PR

26 janvier 1761 L’Assomption

Le 5, 6 mars 1804 Maskinongé Euphrosine Doucet Maillard (16 f)

Isabelle Leblanc

Claude Landry 1725 P Toulouse Avant 1755
Charles Landry 1733 P Toulouse 8 avril 1758 Québec
Marie Josephe Landry 17, 18 aout 1734 PR
Anne Landry 1739 20 décembre 1757 Québec
Marguerite Landry 9 10, mars 1739 PR 8 février 1762 Sorel 18, 20 décembre 1809 Maskinongé Charles-Élysée Doucet

Les deux parents sont décédés peu de temps après leur arrivée à Québec. Marie-Josephte Landry est décédée entre le 5 décembre 1755, date de l’embarquement et son arrivée à Québec, le 18 août 1757. Anne Landry est décédée le 20 décembre 1757. Charles Landry est décédé le 8 avril 1758, à Québec. Joseph, Pierre et Marguerite sont considérés dans d’autres tableaux. Des deux parents et quatre enfants considérés dans cette famille, numéro 14, seulement Marguerite a survécu.

Famille (16) Pierre-Jacques Landry et Euphrosine Doucet (Maillard)

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Pierre Landry (16m) père 1723 30 juin 1751 PR

26 janvier 1761 L’Assomption

Le 5, 6 mars 1804 Maskinongé Euphrosine Doucet Maillard (16f)

Isabelle Leblanc

Euphrosine Doucet Maillard (16f) mère

(soeur de 22 et 23)

5 janvier 1723 PR 30 juin 1751 PR Avant le 9 juillet 1758 Pierre Landry (16m)
Joseph Landry dit Penot 1752 13 février 1778 Sorel Le 7, 9 juin 1834
Pierre 1754 8, 9 juillet 1758 Québec

Dans cette famille la mère est décédée avant le 9 juillet 1758, date du décès de son fils Pierre. Le fils Joseph Landry dit Penot a survécu ainsi que le père qui en deuxième noces est devenu père de six autres enfants.

Je n’ai pas considéré les données concernant la soeur de Jean-Baptiste Landry, Marguerite Landry (4f) épouse de Denis Petitot dit Sincennes (4m) frère d’Anne Petitot dit Sincennes. (Deux frères mariés au deux soeurs) Je n’ai pas considéré non plus ses frères Claude Landry (17h) époux de Marie Babineau (17f ), ni Joseph Landry (21h) époux de Jeanne Robichaud (21f) et leurs enfants car ils étaient les grands-oncles et grandes tantes et cousins d’Anne Raymond et de Joseph Landry dit Fraule!

Bien entendu dans cette communauté acadienne plusieurs personnes étaient parentes. Je m’attarde ici seulement aux enfants, aux parents, aux frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, neveux et nièces d’Anne Raymond et de son conjoint Joseph Landry dit Fraule, qui ont été déportés sur le Pembroke.

Le 5 décembre 1755, environ 44 membres de cette famille ont été forcés malgré eux d’embarquer sur un navire qui devait les mener à la perdition. En dedans de peu de temps près de 29 de ces braves personnes ont péri! De plus un des frères d’Anne, François Raymond et toute sa famille se sont noyés dans le naufrage du Duke Williams! Une autre histoire qui doit être racontée. Je ne connais pas le destin de son frère Jacques, ni de certains neveux et nièces qui ont été déportés.

Les décès de la famille Raymond-Landry.

Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa fille Anne Landry.
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de son fils Jean Landry.
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa fille Marie Landry.
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de son fils Charles-Élysée Landry.
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa nièce Josephte Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de son neveu Joseph Raymond, (fils de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa nièce Félicité Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa nièce Marie Josephte Raymond, (fille de Joseph Raymond et Josephte Landry)
Entre le 5 décembre 1755 et le 18 août 1757 Décès probable de sa nièce Marie Josephte Raymond (fille de Charles Raymond et Madeleine Saint-Seine (Sincennes)
Le 7 septembre 1756 Décès de sa nièce Rosalie (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
1757
Le 10 septembre 1757 Décès de sa nièce Marie-Anne Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) mortes en donnant naissance à Kamouraska.
Le 21 septembre 1757 Naissance de sa fille Marie-Thérèse Landry à Québec
Le 22 septembre 1757 Décès de sa fille Marie-Thérèse Landry à Québec
Novembre 1757 Début de l’épidémie de picote ou petite variole à Québec
Le 4 décembre 1757 Décès de sa nièce Marguerite Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) à Québec.
Le 13 décembre 1757 Décès de sa nièce Brigitte Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) à Québec.
Le 14 décembre 1757 Décès de sa belle-soeur Josephte Mius d’Azy à Québec. (épouse de J.B. Raymond) à Québec
Le 14 décembre 1757 Décès de son neveu Pierre Raymond, (fils de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) à Québec
Le 19 décembre 1757 Décès de sa nièce Cécile Vénérande Raymond (fille de J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy)
Le 20 décembre 1757 Décès de sa belle-soeur Anne Landry à Québec.
Le 23 décembre 1757 Décès de son beau-père Jean-Baptiste Landry dit Fraule à Québec. Sépulture le lendemain.
Le 26 décembre 1757 Décès de son frère Jean Baptiste Raymond à Québec.
Le 26 décembre 1757 Décès de Anne Raymond à Québec. Sépulture le lendemain.
Le 5 février 1758 Décès de sa belle-soeur Josephte Landry à Québec (épouse de Joseph Raymond)
Le 5 février 1758 Décès de son neveu Pierre David Raymond à Québec, (fils de Joseph Raymond et Josephte Landry)
Le 1 mars 1758 Fin de l’épidémie de picote ou petite variole à Québec
Le 8 avril 1758 Décès de son beau-frère Charles Landry à Québec.
Le 8 juillet 1758 Décès de son neveu Pierre Landry (fils de son beau-frère Pierre Landry et Euphrosine Doucet Maillard)
Avant le 9 juillet Décès de sa belle-soeur Euphrosine Doucet Maillard
Le 7 septembre 1758 Décès de sa nièce Marguerite Raymond (fille de Charles Raymond et Madeleine Petitot Saint-Seine (Sincennes)
Le 15 mai 1759 Décès de sa belle-mère Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes)
Remerciements:

Monsieur Stephen White: auteur du Dictionnaire généalogique des familles Acadiennes

Monsieur Paul Delaney: auteur de : “La reconstitution d’un rôle des passagers du Pembroke” dans les Cahiers de la Société historique acadienne, vol. 35 nos 1 et 2, janvier-juin 2004.

Madame Lucie Leblanc Consentino: auteur du meilleur site au sujet des Acadiens à (Acadian Home) à: http://www.acadian-home.org/PD-Pembroke.html

Monsieur Placide Gaudet pour tous ses écrits.

Monsieur André-Carl Vachon: auteur de “Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec 1755-1775”

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

Pour les intéressées et intéressés, je vous encourage à vous inscrire à mon site Facebook! https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

 

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Acadians at Port-Royal (Annapolis Royal) by Samuel Scott in 1751. This is the only image that exists that depicts Acadians before the deportations!

1755 Anne Raymond: an “Acadienne” deported on the Pembroke!

by Robert Bérubé

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What I find interesting when making my matrilinear lineages is the story of people who have remained obscure and this is sad because some of them have lived through troubling times in the history of our family and that of our country.

I have already told you about the women of my matrilinear lineage, (my mother’s line) and today I present to you one of the ancestors of the matrilineal lineage of my father and his mother, my grandmother Lucienda Fréchette.

The first woman of the lineage of my paternal grandmother, Lucienda Fréchette is an Acadian and she is named Antoinette Landry. We do not know the names of her parents, but her spouse was Antoine Bourg. Also, she was the sister of René Landry dit l’Aîné

The question one asks is how is it that the first woman of the lineage is Acadian and the last one is from Québec? The search for this fact made me discover an unforgettable history, that of Anne Raymond! I hope that the writing of this story will encourage Québécois, Canadians as well as American women of Canadian descent, Cayenne and Cajuns to discover the Acadians who are their ancestors. Many Francophones and Francophiles think that their ancestors are only from Québec! I suggest that there are many more Québécois of Acadian origin than people think!

Here is the lineage of Antoinette Landry to Anne Raymond to Lucienda Fréchette:

(Haplogroupe H : T152C, A263G, 309.1C, 315.1C, C16239G, C16256T, T16311C, T16519C)

Antoinette Landry (1618-1693) (Antoine Bourg)

Jeanne Bourg (1659-1701) (Pierre l’Aîné Comeau)

Anne Comeau (1681-1747) (François Raymond)

Anne Raymond (1724-1757) (Joseph Landry)

Marguerite Landry (1752-1830) (Antoine Lesieur Désaulniers)

Louise Lesieur Désaulniers (1781-1848) (Joseph Lesage)

Sophie Lesage (1815-1892) (Louis Lamy)

Julie Lamy (1849-1906) (Joseph Paquin)

Olive Paquin (1876-1925) (Joseph 2 Fréchette)

Lucienda Fréchette (1899-1969) (Alexandre Bérubé fils)

Her daughters Jeannine and Florèse Bérubé, sisters of my father Eugène.

The children of Jeannine, Marc and Chantal.

Anne Raymond, daughter of Anne Comeau and François Raymond was born on February 11, 1724 in Port-Royal in Acadia. A document says she was born on January 11th. The certificate of baptism indicates that she was “ondoyée” (conditional baptism) the next day, on the twelfth day of February by Mr. Saint-Seine, master surgeon. She was baptized on June 11, 1724, in Port-Royal and her godmother was Marguerite Bourg and her godfather, Jacques Doucet. The baptism in June explains two things, it explains the confusion between the months, January and February in both registers and the fact that the life of the little one was probably in danger given the conditional baptism and possibly the late date of baptism. Anne remained the last child of the family following the death of her little brother Pierre, born in 1726, who lived only a few days.

 

a064b2e1-8718-4988-9c25-7221a41cfd94 Anne Raymond

Baptismal record

 

On January 21, 1743, Anne Raymond married Joseph Landry dit Fraule, (known as Fraule). Joseph was born on January 31, 1718 and was baptized on March 29, 1718 in Port-Royal, Acadie. Joseph is the son of Jean-Baptiste Landry and Anne Petitot dit Saint-Seine (Sincennes).

Anne Raymond and Joseph Landry dit Fraule are parents of nine children.

Between their marriage in 1743 and the year 1748, life seemed pretty good at Port-Royal. There were births, marriages and a few deaths. Her mother, Anne Comeau died before January 13, 1747 and her father François died on May 12, 1751, at the age of 74! Everyone knew each other and in one way or another, one could easily find a kinship with the majority of the people of the village.

When Anne was born in 1724 and Joseph in 1718, Acadia belonged to the English and was called Nova Scotia. The Acadians lived there under an English occupation. In 1747, William Shirley, governor of Massachusetts, proclaimed that the Acadians who respected their allegiance to the King of England could keep their properties and live without fear.

In the summer of 1749, the new governor of Nova Scotia, Edward Cornwallis, arrived and demanded an oath of allegiance, without conditions from the Acadians. In 1749 there was a great migration of English and people friendly to England, to Acadia. In 1750, Colonel Charles Lawrence, lieutenant governor of Nova Scotia and his soldiers attacked the village of Beaubassin.

In 1754, Charles Lawrence and William Shirley planned the end of the French presence in Acadia. In 1755, a plan for the extermination of the Acadians was put in place!

acad41_1rn01_fig1In October 1754, Father Henri Daudin, parish priest of Port-Royal, now called Annapolis Royal, was imprisoned. The year 1755, will reveal itself as a year of upheavals and of triumph for the authors of this crime would be seen by the massacre of a people!

The arms and small boats of the Acadians of Port-Royal and Grand-Pré were confiscated in May 1755. In August and September 1755, the British Colonial Newspapers talked about expulsions as follows: “This exploit will be the greatest achievement of the English in America “.

It must be remembered that the Acadians were British subjects! Besides, they were part of a civilian population! In 1755, they unwittingly became hostile enemies! The luckiest, a small minority, was treated like prisoners of war, the others became the victims of ethnocide!

As early as August 1755, Acadians were subjected to imprisonment, physical and psychological abuse, robbery and rape by soldiers. The authorities imprison them for the purpose of expelling them and their lands and cattle are confiscated. If the captives escape, they burn their homes and their families are held hostage. In some cases the invaders burn everything, the houses, the barns, the churches! Acadians are dispossessed of all their possessions, because the aggressors, they steal almost everything!

The people of Beaubassin were the first to be deported on October 13, 1755 …

… and at the end of November 1755, Charles Lawrence, the principal author of all these misfortunes, flattered himself with his success! In addition, on January 7, 1756, Charles Lawrence was appointed Governor-in-Chief of Nova Scotia!

During embarkations, mothers carry their children, others carry the sick, the old and the weak. Some leave with some goods. It is a world of madness, confusion, misery and distress. Moreover, the new English settlers took possession of the farms, the animals and the livestock of the families. In some cases, if the inmates try to escape, they are shot at with the intention of hurting or killing them. Acadians are ill-treated by soldiers and sailors.

In what some call the Great Upheaval, some children are abducted from parents and families are broken. Everyone is imprisoned and people become slaves. It is reported that half of the deportees perished on board ships, either by drowning or sickness. We see several shipwrecks!

Such were the conditions of life for our poor ancestors during multiple deportations. We have several ancestors, especially on the side of my mother Huguette Marion and her two parents Maria Fortin (Lepage) and Thomas Marion (Chenette) who suffered, because of these barbaric acts!

However, Anne Raymond is an ancestor in my father’s matrilineal line.

The Pembroke

On December 4, 1755, the Pembroke, a 42 tonne “snow”, arrived at Goat Island in the Dauphin River opposite Port Royal called Annapolis Royal by the English. On December 5, soldiers and sailors were forcibly embarked 32 families from Cape Town and Port-Royal. The 232 Acadian residents learn that they will be moved to the English colony of North Carolina.

 

source Dominique Parigot

Source: Dominique Parigot

 

Paul Delaney, in his exceptional study, entitled “The Reconstruction of the Pembroke Passenger Role” in the Cahiers de la Société historique acadienne, Vol. 35, Nos. 1 and 2, January-June 2004, suggests and he justifies that 36 families were aboard the Pembroke. Which means that there were 232 prisoners on the ship! You can find information about this document on the best website about the Acadians, that of Lucie Leblanc Consentino (Acadian Home) at: http://www.acadian-home.org/PD-Pembroke.html

December 8, 1755

The Pembroke, with a crew of eight men, anchored and departed Port Royal (Annapolis Royal) along with six other vessels carrying Acadians, including a frigate escort, to the British colonies.

Captain Abraham Adams, Commander of the schooner, Warren, wrote the following on Dec. 8, 1755, to Colonel John Winslow, then in Halifax: “At five o’clock this morning the fleet sailed from the harbor by a good wind . We embarked 1664 people aboard two ships, three snows and a brigantine from Ile-aux-Chèvres under the convoy of the war sloop, Baltimore. Of the inhabitants of the upper part of the river, about 300 have fled into the woods, and the rest have been expatriated to the great mortification of some of our friends.” (Placide Gaudet 1908)

It must be understood that the living conditions on a boat at that time are not what they are today. It is even worse, when one is a prisoner, without rights and freedoms! The ships are overloaded with people, there is little food and the water is putrid. Piled on top of each other and locked in the hold, sanitary conditions are absent due to lack of access to clean air and to toilets. Seasickness and diseases are common in conditions like these. It is a prison that generates typhoid, smallpox and yellow fever! Psychologically, we must think of despair for those who fear the future, one engendered by the threats made by people who seem to be devoid of respect for humanity and living conditions that are far from being human! Can slaughtered people consider a future?

Between December 8, 1755 and January 8, 1756

The bad weather separates the Pembroke from the other ships. It would seem that the ship is not far from the colony of New York. A group of Acadians decided to fight against the assailants. They managed to master the crew of eight men and took control of the ship. According to the Pennsylvania Gazette of March 6, 1756, “the rebels directed the ship to St. Mary’s Bay and remain there for almost a month.” On December 4, 1755, the Pembroke had provisions for 139 days. They were now outlaws! Desiring to be safe and sound, they decided to go into a territory still under French control on the other side of the French Bay and arrived at the mouth of the Saint John River on February 8, 1756. It can be assumed that half of the provisions had been consumed. One may suspect that there is perhaps a ray of hope for these poor people!

Yet there are other challenges!

 

Dominique Parigot

Source: Dominique Parigot

 

February 8, 1756: Saint John River

On February 8 or 9, 1756, an English ship appeared and there was a skirmish and the heroes of the Pembroke were once again victorious, for the enemy returned to Port Royal. Fearing that the English would return and take possession of their boat, the Acadians decided to burn the Pembroke! Mr. de Boishébert, commander of the French troops at Cocagne, invited the Acadians to move and to go up the Saint John River and to settle temporarily in the Acadian village of Sainte-Anne-des-Pays-Bas, (Fredericton). The route between Saint-John and Sainte-Anne-des-Pays-Bas was not the easiest and it is obvious that this journey presented challenges for our protagonists. The Acadians of the Pembroke were planning to spend the winter there, from February to the spring of 1756.

They may have a form of freedom, but life is not easy because there is a shortage of food. In addition, to the 400 already established in Sainte-Anne, it was now necessary to feed another group of 232 people. The survivors of the Pembroke would like to go to Québec City. Following a request from them, Vaudreuil replied to them on August 6, 1756, to go to Miramichi! We know that they are still in Sainte-Anne-des-Pays-Bas during the summer because Prudent Robichaud died there before the departure for Quebec! (Source: Placide Gaudet)

André-Carl Vachon in his book “Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec 1755-1775” (The Deportations of the Acadians and Their Arrival in Quebec 1755-1775), suggests that the Pembroke passengers separated themselves into three distinct groups. The first group of people ascended the Saint John River and settled in Kamouraska. A second, went to the camp Espérance (Hope) at Miramichi, as accepted by Vaudreuil. The third entity went to Ristigouche and Caraquet.

Between the end of August and December 1756: Arrival in Miramichi

The intention of the survivors was to spend the winter in Miramichi from December 1756 to March 1757 then go to Québec City. My impression is that they thought they would find better living conditions because of hunting and fishing and access to ships coming from Québec and France.

But the conditions of life and survival are worse in Miramichi. Some writings reveal that at least 1,000 people died of malnutrition, hunger and disease at Camp Espérance in 1756. It is obvious that there is a general dearth in French Acadia and New France. We learn that the Acadians of Miramichi had to eat beef skins to survive.

As early as May 1757, Boishébert returned 120 Acadians to Québec, for he could not feed them. The first convoy of people from Miramichi arriving in Québec City in 1757 took place on June 13th. Another group from the Pembroke arrived on July 10, 1757.

On August 18, 1757, our ancestor Anne Raymond and her spouse Joseph Landry and their children arrived in Québec City with nearly 150 other Acadians! According to André-Carl Vachon, they arrived on the ship, the Rameau!

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August 18, 1757: Québec City

In this adventure, now a most tragic odyssey, our ancestors may still have hoped that this war between the English and the French of the old countries would end soon and that they would be able to return to the country of their birth, Acadia; Perhaps, they hope to create a new home in New France but their epic journey of more than a year and six months is not yet finished. They are exhausted, they suffer from malnutrition, they have seen famine, they have felt the cold because they are homeless and they know misery and everywhere they see death.

In Québec and in New France, many people help, but there is also corruption by some of the so-called elite to the detriment of the poor Acadians. I encourage you to read Vachon’s book which describes this exploitation.

A new challenge is an epidemic of smallpox, and some blame the Acadian refugees by saying that they are catalysts for this disease, which is false. Vachon traces the origin of this epidemic to the crew of the ship the Leopard, whose port of origin was Brest and who arrived in Québec City on May 31, 1756. The Leopard’s supplies were distributed to Acadians weakened by famine and malnutrition June 17, 1756. Acadians come into contact with infected sailors! The Leopard was burned on August 29, 1756. Between November 1757 and March 1, 1758, there were 330 death notices made at Notre-Dame de Québec. This number excludes Acadians who died outside Québec City, the Hôtel-Dieu and in other parishes. Nearly 1300, Acadians had taken refuge in Québec, during this period of time.

On December 26, 1757, our ancestor Anne Raymond died in Québec City. She was buried the next day. She was a young woman of 33 years.

Her spouse Joseph Landry dit Fraule died on 3 June in Maskinongé.

 

Anne Raymond 1

Death Record

 

The first time I read the register about the death of Anne Raymond, (a few years ago) I was stunned and sad for a while. When I found that the priest had added the word “Acadienne” to the document, I began to check all the pages before and after the mention of my ancestor and it was at this moment that I understood the misfortunes experienced by the Acadians. At that time, I did not know the history of the Pembroke and when I discovered that my “dear little Anne” was a part of this odyssey, I knew that one day I would tell her story.

Anne Raymond 2a

 

Anne Raymond 2b

Pages and pages of Acadian that died…

 

What I have just presented is the story published in various researches and documents. In the next part I want to tell you about the loss of life, experienced by Anne and her family, which explains my choice to call this tragedy, a genocide instead of a deportation or a great upheaval!

Before this pogrom of human destruction, infant mortality was very low in Port-Royal, which means that we know that the children of Acadian families were alive on December 4, 1755. The registries that contain information about births, marriages and deaths help reconstruct the history of a family.

There were 32 families with 232 inhabitants on the Pembroke and I wanted to identify all the relatives of Anne Raymond and her spouse Joseph Landry dit Fraule. First, there are their eight children. Then there are the brothers of Anne and their wives and children. There are also the parents of Joseph Landry dit Fraule and the brothers, sisters and their spouses and their children to consider. Anne’s parents had died. This means that Anne Raymond had close to 40 close relatives on the Pembroke. There were also first cousins, great uncles and aunts but I did not consider them in my research. There are also some members of families who were not on the Pembroke. I’ll talk about them later.

Following are the children of Anne Raymond and Joseph Landry dit Fraule: (No. 15 Delaney)

PR= Port-Royal

Name Birth Marriage Death Spouse
Anne Landry 4, 5 november 1743 PR
Joseph dit Frot 1744 (1750) 6 feb. 1775 Louiseville 19 janvier 1819 Maskinongé (9) (11) Antoinette Lampron Lacharité
Jean Jan.1746 PR
Madeleine 24 april 1748 PR 8 feb. 1773 Sorel 12, 14 oct. 1809 Sorel Pierre Hétu dit Éthier
Marie 24 april 1748 PR
Marie Anne 1750 PR 7 june 1773 Louiseville

11 janv.1785 Maskinongé

22, 23 november 1820 Maskinongé Barnabé Masson

Jean Baptiste Biron

Marguerite * 15, 16 may 1752 PR 8 july 1776 Yamachiche 20 october 1830 Louiseville (26, 28 ) Antoine Désaulniers Lesieur
Charles-Élysée 30 october 1754 PR
Marie Thérèse 21 september 1757 Québec 22 september 1757 Québec

Anne gave birth to nine children. Eight of her children, her spouse and herself were deported at the same time. The oldest of the eight deported children, Anne was 12 years old and the youngest, at that time, Charles was a baby a little over a year old. The youngest member of the family, Marie Thérèse was born in exile in Québec City on September 21, 1757 and she died the following day. She was not on the Pembroke. She was probably conceived in January 1757 and perhaps later (in Miramichi) which would mean that she would have been born prematurely!

Of the nine children, only four of them survived deportation, the capture of the Pembroke, exile in Saint John, Sainte-Anne-des-Pays-Bas, Miramichi, Québec, and the death of their mother. I am suggesting that if the four children who died would have died in Québec or in New France, they would be recorded in the registers. Delaney indicates that Anne, Jean, Marie and Charles-Élysée were on the Pembroke. I assume that they died between December 5, 1755, the date of embarkation and their arrival in Québec City, August 18, 1757. Unfortunately, no document indicates the date of death. Five of her nine children died.

Madeleine, Joseph, Marie Anne and our ancestor Marguerite lived through the deportation, the capture of the Pembroke, the life in exile in Saint-Jean, Sainte-Anne-des-Pays-Bas, Miramichi,, smallpox, malnutrition, the death of their siblings and the death of their mother. Joseph Landry was almost 13 years old, Madeleine Landry was over 9 years old, Marie Anne was about 7 years old and Marguerite our ancestor was 5 years old when their mother died.

Anne Raymond’s parents were François Raymond and Anne Comeau. Their children were:

PR = Port Royal

Name Birth Marriage Death Spouse
Jean Baptiste Raymond (19m) 4 décember 1710 PR 23 october 1730 PR 26 décember 1757

Québec

Josephte d’Entremont (19f)
François Raymond 18 april 1713 PR 22 april 1748 Grand Pré 13 déc. 1758 (Duke Williams) Cécile Landry
Joseph Raymond (20m) 7 décember 1716 PR 13 jan. 1747 PR 17,18 nov. 1768 St Joachim Josephte Landry (20f)
Charles Raymond (18m) 16 july 1719 PR 24 nov. 1749 PR 25, 26 déc 1791 Deschambault Madeleine Petitot Sincennes (18f)
Jacques Raymond 25 july 1721 PR 3 feb 1749 PR 4 jan. 1803 Yamaska Marie Claire Pellerin
Anne Raymond (15f) 11 feb. 1724 PR 21 jan. 1743 Port Royal 26, 27 déc. 1757 Québec Joseph Landry dit Fraule (15m)

On the Pembroke were embarked three of the five brothers of Anne Raymond as well as their wives and children. Delaney identified them as families (19): Jean Baptiste Raymond (20): Joseph Raymond and (18): Charles Raymond.

Family (19) Jean Baptiste Raymond and Josephte Mius d’Azy d’Entremont:

Note: This family is the only family from the Pembroke, which, according to some sources seems to have traveled up the Saint John River to settle in Kamouraska with other Acadian families. I will rather say that some of the children of Jean-Baptiste Raymond of Marie Josephte Mius d’Azy made the journey, but the parents went to Île Saint-Jean. It is certain that the parents were the first of the Pembroke to arrive at Québec on August 27, 1756.

Name Birth Marriage Death Spouse
Jean Baptiste Raymond (19m)

father

1, 4 décember1710 PR 23 october 1730 PR 26 décember 1757 Québec Josephte Mius d’Azy d’Entremont (19f)
Josephte Mius d’Azy d’Entremont (19f) mother 1706 PR 23 october 1730 PR d 14 déc.1757 Québec Jean Baptiste (19m) Raymond
François 13 décember 1731 PR 18 jan. 1753Port Royal Déported to Massachusetts Isabelle Richard
Marie Anne 1734 1756 St Jean River 10 september 1757 Kamouraska Joseph Boucher
Marie Joseph 28 jan. 1736 PR
Anne 6,8 april 1738 PR 21 june 1762 Kamouraska 17 april 1771 Kamouraska Michel Gueret dit Dumont
Marguerite 6, 8 april 1738 PR 4,5 décember 1757 Québec
Jean-Baptiste 10 11 aug. 1740 PR 11 jan. 1768 Kamouraska 14 16 feb. 1802 Kamouraska Catherine Boucher
Joseph 25 aug. 1742 PR
Pierre 12,13 june 1746 PR 14,15 décember 1757 Québec
Cécile Vénérande 18 aug. 1748 PR 19, 20 décember 1757 Québec
Félicité 23,24 feb. 1751 PR
Brigitte 1753 PR 13 décember 1757 Québec
Rosalie April 1755 7,8 september 1756 Québec

Francois was not on the Pembroke. So there were 11 children on the ship. Both parents died in 1757 in Québec City. Only two children survived. Of the nine who died, we can identify the burial of six. We cannot find the death certificates of Marie Joseph, Joseph and Félicité and I assume that they died between December 5, 1755, the date of embarkation and their arrival in Quebec City on August 26, 1756.

Family (20) Joseph Raymond and Josephte Landry:

Name Birth Marriage Death Spouse
Joseph Raymond (20m) father 7 décember 1716 PR 13 jan. 1747 PR 17, 18 nov. 1768 St Joachim Josephte Landry (20f)
Josephte Landry (20f ) mother 21 april 1718 PR 13 jan. 1747 PR 5 feb. 1758 Québec Joseph Raymond (20m)
Marie Josephte 29 april 1747 PR
Joseph 20 april 1750 PR 2 aug. 1773 Saint Joachim Montmorency Après 1800 Josephte Rancourt
Pierre David 14 décember 1752 PR 5 feb. 1758 Québec

The mother died, the father died 10 years later. Only Joseph survived. Pierre David died in 1758 and Marie Josephte died between December 5, 1755, the date of embarkation and their arrival in Québec City on 18 August 1757.

Family (18) Charles Raymond and Madeleine Saint Cennes (Sincennes)

Name Birth Marriage Death Spouse
Charles Raymond (18m) father 16 july 1719 PR 24 nov. 1749 PR 25, 26 déc 1791 Deschambault Madeleine Sincennes (18f)
Madeleine Sincennes (18f) mother 25 décember 1722 PR 24 nov. 1749 PR 1, 2 november 1805 Charles Raymond (18m)
Marie Josephte 8 september 1750 PR
Isabelle 20, 21 september 1753 PR 6 feb 1787 Deschambault 12 september 1807 Deschambault Simon Gauthier
Marguerite 1756 7, 8 september 1758
Marie 1757 1777 1790 Eustache Belisle
Louis 1762 Deschambault 1793 Marguerite Mayrand
Charles 1764 1784 Françoise Montambault

The parents survived as well as Isabelle. Marguerite died in Québec City and Marie Josephte died between December 5 1755, the date of embarkation and their arrival in Québec City on August 18, 1757. Three children were born after 1757.

The in-laws of Anne Raymond, Jean Baptiste Landry and Anne Petitot known as Saint Seine (Sincennes) were also on the same boat.

Family (14) Jean Baptiste Landry and Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes)

Name Birth Marriage Death Spouse
Jean-Baptiste Landry (14h) père 1693 Port-Royal 11 jan. 1717 Port-Royal 23, 24 décember 1757 Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes) (14f)
Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes) (14f) mère 1695 Port-Royal 11 jan. 1717 Port-Royal 15 16 may 1759 Québec Jean-Baptiste Landry (14h)
Joseph dit Fraule (15h) (see above) 31 jan.1718 PR

29 march 1718 b

21 jan. 1743 PR 3 june 1786 Maskinongé Anne Raymond (15f)
Jean Baptiste Landry 1721 Port Toulouse 1744 before 1749 ?? Marie Comeau
Pierre Landry dit Penot (16m) : see after (16) 1723 30 june 1751 PR

26 jan. 1761 L’Assomption

Le 5, 6 march 1804 Maskinongé Euphrosine Doucet Maillard (16 f)

Isabelle Leblanc

Claude Landry 1725 P Toulouse Before 1755
Charles Landry 1733 P Toulouse 8 april 1758 Québec
Marie Josephe Landry 17, 18 aug. 1734 PR
Anne Landry 1739 20 décember 1757 Québec
Marguerite Landry 9 10, march 1739 PR 8 feb. 1762 Sorel 18, 20 décember 1809 Maskinongé Charles-Élysée Doucet

Both parents died shortly after arriving in Québec City. Marie-Josephte Landry died between December 5, 1755, the date of embarkation and her arrival in Québec City, on 18 August 1757. Anne Landry died on December 20, 1757. Charles Landry died on April 8, 1758 in Québec City. Joseph, Pierre and Marguerite are considered in other tables. Of the two parents and four children considered in this family, number 14, only Marguerite survived.

Family (16) Pierre-Jacques Landry and Euphrosine Doucet (Maillard)

Name Birth Marriage Death Spouse
Pierre Landry (16m) father 1723 30 june 1751 PR

26 jan. 1761 L’Assomption

Le 5, 6 march 1804 Maskinongé Euphrosine Doucet Maillard (16f)

Isabelle Leblanc

Euphrosine Doucet Maillard (16f) mother 5 jan. 1723 PR 30 june 1751 PR Before le 9 july 1758 Pierre Landry (16m)
Joseph Landry dit Penot 1752 13 feb. 1778 Sorel Le 7, 9 june 1834
Pierre 1754 8, 9 july 1758 Québec

In this family the mother died before July 9, 1758, the date of the death of her son Pierre. The son Joseph Landry dit Penot survived as well as the father who in a second marriage became the father of six other children.

I did not consider the data concerning the sister of Jean-Baptiste Landry, Marguerite Landry (4f) wife of Denis Petitot dit Sincennes (4m) brother of Anne Petitot dit Sincennes. (Two brothers married to two sisters) I did not consider either his brothers, Claude Landry (17h) husband of Marie Babineau (17f) or Joseph Landry (21h) husband of Jeanne Robichaud (21f) and their children because they were the great uncles and great aunts and cousins ​​of Anne Raymond and Joseph Landry dit Fraule! There would be a lot more tragedy to deal with!

Of course, in this Acadian community, several people were related. I focus here only on children, parents, brothers and sisters, brothers-in-law, nieces and nephews of Anne Raymond and her spouse Joseph Landry dit Fraule, who were deported on the Pembroke.

On December 5, 1755, about 44 members of this family were forced in spite of themselves, to embark on a ship which was to lead them to perdition. Within a short time nearly 29 of these brave people perished! In addition, one of Anne’s brothers, François Raymond and all his family drowned in the shipwreck of the Duke Williams. Another story that needs to be told! I do not know the fate of her brother Jacques, nor of certain nephews and nieces who were deported.

The deaths of the Raymond-Landry family.

Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her daughter Anne Landry.
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her son Jean Landry.
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her daughter Marie Landry.
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her son Charles-Élysée Landry.
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her niece Josephte Raymond (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her nephew Joseph Raymond, (son J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her niece Félicité Raymond (fille de J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her niece Marie Josephte Raymond, (daughter of Joseph Raymond and Josephte Landry)
Between December 5, 1755 and August 18, 1757. Probable death of her niece Marie Josephte Raymond (daughter of Charles Raymond and Madeleine Saint-Seine (Sincennes)
Le 7 septembre 1756 Death of her niece Rosalie (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
1757
Le 10 septembre 1757 Death of her niece Marie-Anne Raymond (daughter of J.B. Raymond et Josephte Mius d’Azy) after the birth of her child in Kamouraska.
Le 21 septembre 1757 Birth of her daughter Marie-Thérèse Landry in Québec
Le 22 septembre 1757 Death of her daughter Marie-Thérèse Landry in Québec
Novembre 1757 Start of smallpox epidemic in Québec
Le 4 décembre 1757 Death of her niece Marguerite Raymond (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy) à Québec.
Le 13 décembre 1757 Death of her niece Brigitte Raymond (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy) à Québec.
Le 14 décembre 1757 Death of her sister-in-law Josephte Mius d’Azy à Québec. (wife of J.B. Raymond) à Québec
Le 14 décembre 1757 Death of her nephew Pierre Raymond, (son of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy) à Québec
Le 19 décembre 1757 Death of her niece Cécile Vénérande Raymond (daughter of J.B. Raymond and Josephte Mius d’Azy)
Le 20 décembre 1757 Death of her sister-in-law Anne Landry in Québec.
Le 23 décembre 1757 Death of her father in-law, Jean-Baptiste Landry dit Fraule in Québec.
Le 26 décembre 1757 Death of her brother Jean Baptiste Raymond in Québec.
Le 26 décembre 1757 Death of Anne Raymond in Québec.
Le 5 février 1758 Death of her sister-in-law Josephte Landry in Québec (spouse of Joseph Raymond)
Le 5 février 1758 Death of her nephew Pierre David Raymond à Québec, (son of Joseph Raymond et Josephte Landry)
Le 1 mars 1758 End of smallpox epidemic in Québec
Le 8 avril 1758 Death of her brother-in-law, Charles Landry in Québec.
Le 8 juillet 1758 Death of her nephew Pierre Landry (son of Pierre Landry et Euphrosine Doucet Maillard)
Avant le 9 juillet Death of her sister-in-law, Euphrosine Doucet Maillard
Le 7 septembre 1758 Death of her niece Marguerite Raymond (daughter of Charles Raymond and Madeleine Petitot Saint-Seine (Sincennes)
Le 15 mai 1759 Death of her mother-in-law,Anne Petitot Saint-Seine (Sincennes)
I wish to thank:

Monsieur Stephen White: auteur du Dictionnaire généalogique des familles Acadiennes

Monsieur Paul Delaney: auteur de : “La reconstitution d’un rôle des passagers du Pembroke” dans les Cahiers de la Société historique acadienne, vol. 35 nos 1 et 2, janvier-juin 2004.

Madame Lucie Leblanc Consentino: auteur du meilleur site au sujet des Acadiens à (Acadian Home) à: http://www.acadian-home.org/PD-Pembroke.html

Monsieur Placide Gaudet pour tous ses écrits.

Monsieur André-Carl Vachon: auteur de “Les déportations des Acadiens et leur arrivée au Québec 1755-1775”

 

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts

 

 

 

 

 

 

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One thought on “1755: Anne Raymond: Une Acadienne déportée sur le Pembroke! 1755: Anne Raymond: an “Acadienne” deported on the Pembroke!

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