1643 : La première famille arrivée à Montréal et la tête de l’homme mort: Montréal’s First Family and the Dead Man’s Head!

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Lorsque les historiens rédigent l’histoire de la Nouvelle-France, ils portent beaucoup attention aux contributions des chefs politiques et religieux du temps. On entend beaucoup parler de Champlain, de Maisonneuve, de Marie de l’Incarnation et de Marguerite Bourgeois. Ils et elles ont beaucoup contribué à la création de notre pays cependant, si le pays avait dépendu de seulement de ces gens, il n’y aurait pas eu de survivance du peuple. Ces personnages historiques n’ont pas eu d’enfants qui ont contribué à l’accroissement de la population. On oublie l’importance d’avoir des petits, d’assurer leur bien-être et leur survivance et aussi de reconnaître les efforts extraordinaires déployés à la construction de foyers, de gîtes, et d’habitations.

Si notre pays existe aujourd’hui c’est plutôt grâce aux pères et mères qui ont donné naissance, ont élevé des enfants, ont construit des maisons, des villages et des villes. Malheureusement, lorsque l’on prend le temps d’avoir des enfants et d’assurer leur survivance nous n’avons pas le temps de rédiger des biographies, des journaux intimes ou des communiqués. Ceci est la raison primordiale pour laquelle nous parlons beaucoup de religieux et non de parents. Les religieux avaient le temps d’écrire des lettres et des journaux tandis que les mères de famille ayant 10 enfants ou plus se dévouaient à assurer la survivance et le bien-être de leurs enfants.

Aujourd’hui, je vous présente les membres d’une famille qui devraient être reconnus au même pied d’égalité que Maisonneuve et Bourgeois, il s’agit de la famille de Françoise Gadois et de Nicolas Godé!

Nicolas Godé (1590-1657) est né vers 1590, à Saint-Martin d’Igé, au Perche. Vers 1620, à Saint-Martin d’Igé, il épousa Françoise Gadois (1595-1689) de la même région. Françoise est née vers 1595. Nous ne connaissons pas le nom des parents de Nicolas et de Françoise. Cependant, nous savons que Françoise a un frère nommé Pierre Gadois marié à Louise Mauger qui est aussi venu en Nouvelle-France.

Françoise Gadois et Nicolas Godé sont parents de cinq enfants tous baptisés à Saint-Martin-d’Igé : François né le 6 mars 1621; Nicolas né le 26 janvier 1629, Françoise née le 30 août 1626 et Mathurine née le 31 janvier 1637. Un fils Louis est demeuré en France et nous avons peu de renseignements à son sujet.

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En 1641, Nicolas signe un engagement avec Jérôme Le Royer de la Dauversière pour la “Société de Notre-Dame de Montréal” à titre de maître-menuisier et le 9 mai 1641, il s’embarque avec sa famille, pour la Nouvelle-France. Il n’était pas prévu que des femmes se joignent au projet de la fondation de Montréal. Malgré ce fait, Françoise Gadois, ses filles Françoise Godé et Mathurine Godé, se sont présentées à l’embarquement à Dieppe en 1641.

Leur navire quitta Dieppe quelques semaines avant celui de Paul de Chomedey de Maisonneuve et celui de Jeanne Mance, tous deux partis de La Rochelle. Il comptait, outre l’équipage, 13 passagers, soit dix hommes et trois femmes et leurs enfants qui n’étaient pas comptés à ce temps lorsqu’ils accompagnaient leurs parents. Ils arrivent à Québec en août, mais doivent attendre les bateaux de Maisonneuve et de Jeanne Mance pour poursuivre leur route vers Ville-Marie (Montréal). Ils en profitent pour renouveler des liens avec le frère de Françoise, Pierre Gadois et son épouse Louise Mauger, qui avaient immigré quelques années auparavant.

Le bateau de Jeanne Mance arrive à Québec le 8 août 1641, alors que celui de Maisonneuve n’arrive que vers le 20 septembre à Tadoussac. La saison était déjà trop avancée pour permettre aux voyageurs de se rendre à Montréal.

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Le 8 mai 1642, Paul Chomedey de Maisonneuve ordonne que le groupe se rende à Montréal. Le 17 mai, après 9 jours de navigation à contre-courant, les pionniers arrivent à destination. Une cérémonie pour la fondation officielle de Ville-Marie est organisée. À la cérémonie, il y avait une cinquantaine de personnes présentes y compris les six membres de la famille Godé-Gadois et aussi le neveu de Françoise, Pierre Gadois âgé de 11 ans qui avait accompagné la famille à Ville-Marie. Donc, la famille Gadois-Godé est la première famille de colons établie à Ville-Marie (Montréal)

L’endroit défriché une trentaine d’années auparavant par Samuel de Champlain se trouve à la Pointe-à-Callière. Afin d’assurer la sécurité des colons, Maisonneuve fit rapidement ériger une palissade de pieux autour du petit campement, puis des habitations.

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Images: Wikipédia

Le 18 novembre 1647, Françoise Gadois épouse Jean Desroches. Le 11 janvier 1649, François épouse Françoise Bugon. Le 12 novembre 1658, Nicolas épouse Marguerite Picard. Le 25 septembre 1651 Mathurine épouse Jean de Saint-Père.

Une biographie existe au sujet de Jean de Saint-Père, dans le Dictionnaire biographique du Canada, “Jean de Saint-Père” www.biographi.ca/fr/bio/saint_…

Le 2 janvier 1649 , Maisonneuve octroie à Nicolas, devant le notaire Jean de Saint-Père (son futur gendre), une terre au nord de l’actuelle rue Saint-Paul, près de la présente rue Saint-François-Xavier dans le Vieux-Montréal. Nicolas Godé s’empresse de dégager le terrain et d’y construire une habitation avec l’aide de son beau-frère, Pierre Gadois, Louis Prud’homme et son futur gendre, Jean de Saint-Père.

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Source: Archiv-Histo

Françoise et ses filles étaient sans doute des femmes courageuses. Elle se sont établies à Ville-Marie lorsqu’il n’y avait aucune habitation. Le territoire n’était pas défriché et elles accompagnaient les hommes de la famille dans le but de s’établir et de fonder des foyers.

Le 25 octobre 1657, alors qu’il travaille à la réfection du toit de sa maison avec son gendre, Jean de Saint-Père et un domestique du nom de Jacques Noël, Nicolas Godé reçoit la visite d’une demi-douzaine  d’Onneiouts (Haudenosaunee). Les relations avec les Onneiouts sont tendues depuis 1609, lorsque Champlain s’est allié aux Hurons. Godé les invite à manger. Est-ce que Nicolas, Jean et Jacques connaissaient les invités? Après le repas, Godé et les deux hommes reprennent les travaux sur le toit. Dans un geste que les écrivains du temps ont qualifié de perfide, les Agniers attaquent les trois hommes et ils tuent les trois Français.

François Dollier de Casson (1636-1701), sulpicien et premier historien montréalais, relate en détail l’horrible drame:

Cet “…homme d’une piété aussi solide, d’un esprit aussi vif et tout ensemble […] d’un jugement aussi excellent qu’on ait vu ici” connu une fin tragique, le 25 octobre 1657. Alors que la paix régnait depuis peu entre les Français et les Iroquois, un groupe d’Onneiouts ; se présenta chez Nicolas Godé, lequel était occupé avec son gendre, Jean de Saint-Père et leur serviteur, Jacques Noël, à bâtir une maison. Les Français reçurent fort civilement les visiteurs, leur donnant même à manger. Venus sous le couvert de la paix et de l’amitié, mais nourrissant de perfides desseins, les Iroquois attendirent que leurs hôtes, remontés sur le toit, fussent à portée de leurs arquebuses pour les faire “tomber comme des moineaux”. Achevant leur oeuvre, les Onneiouts scalpèrent Godé et Noël, mais coupèrent la tête de Saint-Père qu’ils emportèrent “pour avoir sa belle chevelure”.

Nous ne savons pas si Françoise Gadois était à la maison mais, si elle y était, elle échappa au massacre.

Selon Marguerite Bourgeois, les assassins avaient pris la fuite. Certains de leurs compagnons furent arrêtés et emmenés au fort. Lorsque Françoise Gadois et Mathurine Godé apprirent ceci, par un sentiment de charité chrétienne, elles demandèrent à Maisonneuve de ne pas faire de mal aux prisonniers.

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Certificat de décès des trois hommes assassinés.

À cet épisode se rattache un dénouement bizarre, rapporté par Dollier de Casson, Marguerite Bourgeoys et Vachon de Belmont. Pendant que les Iroquois s’enfuyaient avec leur trophée macabre, la tête de Saint-Père se mit à parler “dans un fort bon Iroquois, bien que, de son vivant, Saint-Père eût toujours ignoré cette langue”, leur reprochant leur perfidie : “Tu nous tues, tu nous fais mille cruautés, tu veux anéantir les François, tu n’en viendras pas à bout, ils seront un jour vos maîtres et vous leur obéirez […]” Les Onneiouts  eurent beau éloigner la tête, la voiler ou l’enfouir, la voix vengeresse continuait de se faire entendre. S’étant enfin débarrassés du crâne, mais ayant conservé la chevelure, les Iroquois n’en entendaient pas moins, du côté où ils gardaient le scalp, la voix de Saint-Père. De son côté Marguerite Bourgeois écrit que la tête rapportait: “que les Iroquois envoyaient les Français au paradis”.

Cette histoire, nous informe Dollier de Casson, fut racontée par les Onneiouts eux-mêmes à des personnes dignes de foi. Marguerite Bourgeoys confirme la vérité de ce fait en citant Monsieur René Cuillerier, qui avait été prisonnier des Iroquois.

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Cette histoire bien qu’elle soit intéressante manque de beaucoup de crédibilité. Bien que Marguerite Bourgeois porte aujourd’hui le titre de Sainte, elle a fait l’erreur de ne pas vérifier l’authenticité ou la vérité de ses sources! René Cuillerier est arrivé en Nouvelle-France le 7 septembre 1659 presque deux ans après la mort des trois hommes, ce qui fait qu’il n’était pas un témoin.

Le 16 octobre 1681, Françoise Gadois est appellée à témoigner dans une cause impliquant Dominique de la Mothe. Il se plaint des injures proférées contre sa femme par Françoise Besnard épouse de Guillaume Bouchard.

Françoise Gadois est décédée le 24 décembre 1689, à Pointe aux Trembles. Nous ne connaissons pas la date précise du décès de son fils François. Nicolas fils, est décédé le 13 avril 1697 à Montréal; Françoise Godé, le 9 mars 1715 à Pointe-Aux-Trembles et Mathurine le 12 novembre 1672 à Montréal.

La Grande Paix de Montréal, qui mettra fin à une grande période de conflits, sera signée en 1701.

Il existe deux monuments qui honorent la mémoire de Nicolas Godé et de Françoise Gadois. Il s’agit du Monument aux Pionniers dans le Vieux Montréal et du monument de Jérôme-Royer-de-la-Dauversière (les noms de Nicolas et Françoise sont inscrits). De plus, Nicolas est honoré par la rue nommée Saint-Nicolas. Il est peut-être temps de nommer une rue Françoise Gadois!

Descendance de Nicolas Godé :

Nicolas Godé (1583 – 1657) et Françoise Gadois; leur fille Françoise Godé (1626-1715); son fils Nicolas Desrochers (1652-1737); sa fille Élisabeth Desrochers (1691-1781); son fils Pierre Marsan (Lapierre) (1712-1782); sa fille Marie des Anges Marsan (1763-1840);  son fils Joseph Venne (1791-..); sa fille Éloise Venne (1819-1872); son fils Israël Lepage 91846-19250; sa fille Célina Lepage (1866-1951); sa fille Maria Fortin (1903-1999); sa fille Huguette Marion (1933-1995); son fils Robert Bérubé.

La semaine prochaine: 1699: Elle a donné sa vie… Marie Madeleine Mathon (Matou) dit Labrie

1643 : Montréal’s First Family and the Dead Man’s Head!

When historians write the history of New France, they pay great attention to the contributions of political and religious leaders of the time. We hear a lot about Champlain, Maisonneuve, Marie de l’Incarnation and Marguerite Bourgeois. They did contribute a lot to the creation of our country, however, if the country had depended only on them, there would have not have been a survival of the people. These historical figures did not have children that have contributed to the increase of the population. We often forget the importance of having little ones, of ensuring their well-being and survival, and also recognizing the efforts of those who dedicated themselves to build homes, shelters, and dwellings.

If our country exists today it is rather thanks to the fathers and mothers who gave birth, raised children, built houses, villages and cities. Unfortunately, when we take the time to have children and ensure their survival, we do not have the time to write biographies, diaries or journals. This is the primordial reason why we speak a lot about religious people rather than parents. The religious had time to write letters and correspondence, while mothers with 10 or more children devoted themselves to the survival and well-being of their children.

Today, I introduce you to the members of a family who should be recognized on the same level as Maisonneuve and Bourgeois and this is the family of  Françoise Gadois and Nicolas Godé

Nicolas Godé (1590-1657) was born around 1590, in Saint-Martin d’Igé, Perche. Around 1620, in Saint-Martin d’Igé, he married Françoise Gadois (1595-1689) from the same region. Françoise was born about 1595. We do not know the names of the parents of Nicolas and Françoise. However, we know that Françoise had a brother named Pierre Gadois married to Louise Mauger who also came to New France.

Françoise Gadois and Nicolas Godé are the parents of five children all baptized in Saint-Martin-d’Igé: François born on March 6 1621; Nicolas, born on January 26, 1629, Françoise born on August 30, 1626 and Mathurine born on January 31, 1637. Louis remained in France.

bdbf6bba-368d-4ce9-b920-7705db88a7c4bpremiers

In 1641, Nicolas signed a contract (engagement) with Jérôme Le Royer de la Dauversière for the “Society of Notre-Dame de Montréal” as a master carpenter and on May 9, 1641, he embarked with his family for New France. It was not anticipated that women would be allowed to join the group of first settlers to Montréal. Despite this fact, Françoise Gadois, her daughters Françoise Godé and Mathurine Godé, presented themselves at the embarkation in Dieppe in 1641.

Their ship left Dieppe a few weeks before Paul de Chomedey de Maisonneuve’s and Jeanne Mance’s ships, both from La Rochelle. In addition to the crew, there were 13 passengers, ten men and three women and their children who were not counted, at that time, when they accompanied their parents. They arrived in Québec City in August, but had to wait for Maisonneuve and Jeanne Mance in order to continue on their way to Ville-Marie (Montréal). They took this opportunity to renew their ties with Françoise’s brother, Pierre Gadois and his wife Louise Mauger, who had immigrated a few years earlier.

Jeanne Mance’s boat arrived in Québec City on August 8,1641, while Maisonneuve’s ship did not arrive until September 20th in Tadoussac. It was to late in the season to travel to Montréal.

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On May 8, 1642, Paul Chomedey de Maisonneuve ordered the group to go to Montréal. On May 17, after nine days of sailing against the current, the pioneers arrived at their destination. A ceremony for the official foundation of Ville-Marie was organized. There were about fifty people present at the ceremony, including six members of the Gode-Gadois family and also Françoise’s nephew, Pierre Gadois, aged 11, who had accompanied the family to Ville-Marie. Thus, the Gadois-Godé family is the first settler family established in Ville-Marie (Montréal).

The place cleared of trees, thirty years before, by Samuel de Champlain is located at La-Pointe-à-Callière. In order to ensure the safety of the settlers, Maisonneuve and his men quickly erected a palisade of stakes around the small encampment and then around the dwellings.

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On November 18 1647, Françoise Gadois married Jean Desroches. On January 11 1649, François married Françoise Bugon. On November 12 1658, Nicolas married Marguerite Picard. On September 25, 1651 Mathurine married Jean de Saint-Père.

Following is an interesting article about Jean de Saint-Père  found in the “Dictionary of Canadian Biography” : http://www.biographi.ca/en/bio/saint_pere_jean_de_1F.html

On January 2, 1649, Maisonneuve granted Nicolas, in front of the notary, Jean de Saint-Père (his future son-in-law), a piece of land north of the present Saint-Paul street near the present Saint-François-Xavier street, in Old Montréal. Nicolas Godé hastened to clear the land and build a dwelling with the help of his brother-in-law, Pierre Gadois,  a neighbour Louis Prud’homme and his future son-in-law, Jean de Saint-Père.

Françoise and her daughters were undoubtedly courageous women. They settled in Ville-Marie when there were no dwellings and the land was not cleared, nor settled. They accompanied and assisted the men of the family in settling the area and creating homes.

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On October 25, 1657, while working on the roof of his house with his son-in-law, Jean de Saint-Père, and a servant named Jacques Noël, Nicolas Godé was visited by a half dozen Onneiouts (Iroquois). Relations with the Onneiouts had been tense since 1609, when Champlain allied himself with the Hurons. Godé invited them to eat. Did Nicolas, Jean and Jacques know the guests? After the meal Godé and the two men resumed work on the roof. In a gesture that the writers of the time described as perfidious, the Mohawks attacked and killed the three Frenchmen.

François Dollier de Casson (1636-1701), Sulpician and first Montréal historian, describes in detail the horrible drama:

This « man of such a solid and gifted piety, with such a lively mind … and a judgment as excellent as has been seen here, » had a tragic end on October 25, 1657. While peace had recently reigned between the French and the Iroquois, a group of Onneiouts; presented themselves at the house of Nicolas Godé, who was occupied with his son-in-law, Jean de Saint-Père, and their servant, Jacques Noel, in building a house. The French received the visitors very civilly, even giving them food. The Iroquois it seemed had come under a shadow of peace and friendship, but with their perfidious designs, waited until their hosts, who had climbed on the roof and who had come within reach of their arquebuses to make them fall like sparrows. Completing their work, the Onneiouts scalped Godé and Noël, and cut off the head of the Saint-Père, which they carried away « to have his beautiful hair. »

We do not know if Francoise Gadois was at home but if she was there, she escaped the massacre.

According to Marguerite Bourgeois, the assassins had fled. Some of their companions were arrested and taken to the fort. When Françoise Gadois and Mathurine Godé learned of this, in a feeling of christian charity, they asked Maisonneuve not to hurt the prisoners.

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This death certificate states that the three men were assassinated and were buried together.

To this episode is attached a strange dénouement, reported by Dollier de Casson, Marguerite Bourgeoys and Vachon de Belmont. While the Oneidas fled with their macabre trophies, the head of Saint-Père, began to speak in very good Iroquoian, although in his lifetime Saint-Père did not know this language. He was reproaching them for their perfidy: “You kill us, you make a thousand of cruelties to us, you want to annihilate the French, but you will never be able to do this to them , they will one day be your masters and you will obey them … “

In vain, the Oneida moved the head away, then put a veil on it and even buried it, but the vengeful voice continued to be heard. Having finally gotten rid of the skull but having preserved the hair, the Iroquois heard nonetheless, on the area where they guarded the scalp, the voice of Saint-Père. Marguerite Bourgeois wrote that the head stated: “that the Iroquois were sending the French directly to paradise.”

Dollier de Casson informs us, that this tale was told by the Iroquois themselves. Marguerite Bourgeoys confirms to the truth of this fact by quoting Mr. René Cuillerier, who had been a prisoner of the Iroquois.

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This interesting story, lacks much credibility. Although Marguerite Bourgeois now bears the title of Saint, she made the mistake of not checking  and verifying the veracity and honesty of her sources! Because, René Cuillerier arrived in New France on September 7, 1659 almost two years after the death of the three men and had not been there to witness the incident.

On October 16, 1681, Françoise Gadois was called to testify in a case involving Dominique de la Mothe. He complained of the abuse of his wife by Françoise Besnard, wife of Guillaume Bouchard.

Françoise Gadois died on December 24, 1689 in Pointe-Aux-Trembles. We do not know the exact date of her son François’ death. Her other son Nicolas died on April 13, 1697 in Montréal and her daughter Françoise, on March 9, 1715 in Pointe-Aux-Trembles. Mathurine died on November 12, 1672 in Montréal.

The Great Peace of Montréal, which put an end to a significant period of conflict was signed in 1701.

There are two monuments that honor the memory of Nicolas Godé and Françoise Gadois. One is the Monument to the Pioneers in Old Montréal and the  second monument is of Jérôme Royer de la Dauversière (the names of Nicolas and Françoise are inscribed). In addition, Nicolas is honored by the street named Saint-Nicolas. Maybe it is time to name a street after Françoise Gadois!

Descendants  of Nicolas Godé :

Nicolas Godé (1583 – 1657) and Françoise Gadois; Françoise Godé (1626-1715); Nicolas Desrochers (1652-1737); Élisabeth Desrochers (1691-1781); Pierre Marsan (Lapierre) (1712-1782); Marie des Anges Marsan (1763-1840);  Joseph Venne (1791-..);  Éloise Venne (1819-1872); Israël Lepage 91846-19250;  Célina Lepage (1866-1951);  Maria Fortin (1903-1999); Huguette Marion (1933-1995);  Robert Bérubé.

Next week: 1699 :  Marie Madeleine Mathon (Matou) dit Labrie : She gave her life…

 

1647: Le soldat et l’Amérindienne: une histoire d’amour en Nouvelle-France?

1647: The Soldier and the Amerindian Girl : A Love Story in Nouvelle-France?

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The English version follows the French one.

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“Yélaquiouachte” et “Jean Peuxpus”: sculptures : oeuvre de mon frère Patrick Bérubé et ses filles Dominique, Maxine et Alexie. Situées sur la Rivière-des-Français. Dans son aventure à la baie Georgienne, Jean Mignault a probablement voyagé devant ce site.

Je suis toujours méfiant des personnes qui font des recherches historiques seulement dans le but de trouver des ancêtres royaux, ou bien des liens de parenté avec des individus ayant atteint un degré élevé de célébrité. Je trouve que tous mes ancêtres méritent une attention particulière et à cause de cette philosophie personnelle, je découvre des ancêtres fort intéressants ayant vécu toutes sortes d’aventures, certaines sont tristes, d’autres comiques.

Mon choix de texte cette semaine a pour but de célébrer la Saint-Valentin et le mois des amours! Chez mes ancêtres, l’on retrouve plusieurs histoires d’amour cependant, j’ai décidé de m’attarder à raconter l’histoire d’un amoureux. Quoi de plus intéressant que de vous tisser un conte digne d’être reproduit dans un film Disney? Ou peut-être pas! Après tout, ce n’est pas tout le monde qui peut raconter l’histoire d’un ancêtre, un soldat français en amour avec une jeune Amérindienne.

Notre soldat se nomme Jean Mignault dit Châtillon et il est baptisé le 20 avril 1622, à Châtillon-sous-Bagneux (Haut-de-Seine) France. Il est le fils de Nicolas Mignault et de Madeleine de Brie. Selon PRDH, le 1 avril, 1643 à l’âge de 20 ans, ce soldat s’engage à La Rochelle envers le sieur Antoine Cheffault de la Renardière pour venir en Nouvelle-France pendant trois ans. Sa profession, soldat et son lieu d’origine est Châtillon près de Paris. Antoine Cheffault est un directeur de la Compagnie de la Nouvelle-France. On dit que Jean Mignault est engagé pour trois ans à 60 livres par année dont 33 et cinq données à l’avance.

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Durant l’année 1646, Jean maintenant âgé de 24 ans fait la connaissance de Barbe, une jeune pensionnaire  au couvent des Ursulines à Québec. En janvier, 1647, il devient passionné de cette jeune Amérindienne et il désire l’épouser! Le Journal des Jésuites de février 1647, raconte :  «  Barbe, séminariste des Ursulines, après avoir demeuré quatre ans étant sortie, fut recherchée fortement et puissamment par un Français nommé Châtillon, qui pria les Mères de vouloir la retenir iusqu’aux temps des vaisseaux. Il donna assurance de sa volonté, mettant entre les mains des religieuses une rescription de 300 tant de livres, dont il consentit que 100 fussent appliquées au profit de la fille, en cas qu’il manqua de parole! »

Il est évident que notre jeune soldat désirait cette jeune femme! Tellement que les Ursulines et les Jésuites en parlèrent dans leurs journaux.

Hélas!

Le Journal des Jésuites précise que : « celle-ci n’en voulait pas et lui préféra un Amérindien ». Il semblerait qu’elle suivait aussi les conseils de ses parents. Donc, notre amoureux se trouva sans sa dulcinée!

Certains affirment que Barbe était Barbe Kakesigoukoue et son conjoint François Kouekoueibabougouch. Je n’ai pas été capable de confirmer ce fait. Je n’ai pas trouvé de plus amples renseignements concernant ce couple.

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Était-ce pour se consoler? Car le 4 mai 1647, notre Jean Mignault dit Châtillon partit de Sillery avec d’autres Français et Hurons pour aller à la petite guerre contre les Iroquois se trouvant près de Ville-Marie (Montréal).

Plus tard, le 1er janvier 1648, quatre Français y compris Jean étaient allés à un lac près de Montréal et avaient été pris par les Iroquois. Seulement Jean s’était sauvé! Cependant, le lendemain les trois autres revinrent sains et saufs.

Le 11 janvier 1648, notre aventurier retourne avec sept Hurons à Trois-Rivières, car il veut se préparer pour aller en Huronie au printemps. Le 24 avril 1648, Jean accompagné de deux Amérindiens se rend dans la région de la baie Georgienne. Il revient en septembre.

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Nous ne pouvons pas déterminer quand Jean fit la rencontre de la jeune veuve Louise Cloutier cependant, les deux établirent un contrat de mariage le 23 septembre 1648.

Louise Cloutier fille de Zacharie Cloutier et de Sainte Dupont a été baptisée le 18 mars 1632 à St-Jean-de-Mortagne au Perche, en France. Toute petite, elle arriva en Nouvelle-France vers 1634 avec sa famille. À l’âge de 13 ans, le 26 octobre 1632, Louise épousa François Marguerie, âgé de 33 ans, un coureur de bois, un aventurier et un interprète! Le couple déménage à Trois-Rivières. Personnage extraordinaire et historique des débuts de la Nouvelle-France, François avait beaucoup voyagé dans les territoires des Amérindiens de l’Amérique du Nord. De plus, il avait été capturé et relâché par les Iroquois. Pauvre Louise, elle devient veuve à l’âge de 17 ans car François Marguerie s’est noyé avec Jean Amiot en tentant de traverser le fleuve dans un vieux canot d’écorce, le 23 mai 1648 près de Trois-Rivières. On retrouva son corps en face de Québec, 18 jours plus tard et sa sépulture a eu lieu, le 10 juin 1648 à Québec. Veuve et sans enfants, elle retourna à Québec. Quatre mois plus tard, elle signa un contrat et un mois après, elle épousa Jean Mignault, le 10 novembre 1648 à Québec. Louise a 16 ans et Jean 26 ans.

Pour en connaître davantage au sujet de François Marguerie, je vous conseille de voir le site suivant:

http://www.biographi.ca/fr/bio/marguerie_de_la_haye_francois_1E.html

Au fil des ans, Jean et Louise deviennent parents de 13 enfants: Jean-Aubin, Thérèse, Sainte, Madeleine, Françoise, Jeanne, Charles, Louis, Nicolas, Jean-Baptiste, Marie, Charlotte 1, Charlotte 2.

Seulement, six de ces enfants ont contracté mariage : Jean Aubin (Anne Dugas),Thérèse (Nicolas Lebel) et (René Ouellet), Sainte (Jean Grondin), Madeleine (Noël Pelletier), Jeanne (Antoine Gadoury), et Charlotte 2 (Jean Dionne).

Nous descendons des enfants suivants : Thérèse (Nicolas Lebel) et (René Ouellet), Sainte (Jean Grondin) et Charlotte Mignault (Jean Dionne).

Mon grand-père Alexandre Bérubé est un descendant de Thérèse, Sainte et de Charlotte Mignault.

Ma grand-mère paternelle Lucienda Fréchette est deux fois, une descendante de Charlotte  Mignault à cause de deux de ses enfants Marie et Jean-Baptiste Dionne.

Ma grand-mère maternelle Maria Fortin est une descendante de Thérèse Mignault à travers quatre de ses enfants à cinq reprises. Donc, Angélique Lebel (2), Marie Ouellette, Angélique Ouellette et Françoise Ouellette.

Il y a seulement les Marion (Cyriac) et les Chenette qui n’ont pas de liens

Le 27 octobre 1661, les Jésuites rapportent que la maison des Mignault brûla avec une petite de cinq ans. L’enfant est Françoise Mignault.

Au recensement de 1666 à Beauport, Jean est qualifié d’habitant, de guérisseur et de tailleur d’habits. Le couple a alors six enfants.

Jean fut l’agent en charge du fief de son beau-père Zacharie Cloutier (père) en 1667 aux Côtes-de-Beauport, à Notre-Dame-des-Anges et à autres endroits. Il possédait une habitation inhabitée sur 16 arpents de terre en valeur à Beauport.

Nous ne pouvons pas trouver son certificat de décès mais nous pouvons déterminer que notre Jean est décédé avant le recensement de 1681 à Beauport.

Le 3 février 1684, Louise épousa Jean Mateau veuf de Gabrielle Gagnon et père de trois enfants, à Château-Richer. Louise est décédée le 22 juin 1699 à Château-Richer.

Lorsque l’on parle de l’amour, qu’est-ce qui prime? Une aventure de jeunesse ou une relation qui a duré près de 33 ans? Je vous souhaite à toutes et tous une bonne Saint-Valentin!

La semaine prochaine: 1642: La première famille de Montréal et la tête du mort!

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The Watchers

“Yélaquiouachte” and “Jean Peuxpus”: sculptures : made by my brother Patrick Bérubé and his daughters Dominique, Maxine and Alexie. Situated on the French River. In his adventure to Georgian Bay, Jean Mignault probably travelled in front of this site.

1647: The Soldier and the Amerindian Girl: A Love Story in Nouvelle-France?

I am always suspicious of people who do historical research in order to only find royal ancestors, or kinship ties with individuals who have reached a high degree of celebrity. I find that all my ancestors deserve special attention and because of this personal philosophy, I have discovered very interesting ancestors who lived through all kinds of adventures, some are sad, others are comical.

My choice of text this week is to celebrate Valentine’s Day and the month of love! Looking at my ancestors, we find several stories of love, however, I decided to tell the story of a lover. What is more interesting than weaving a story worthy of being produced in a Disney movie? Or maybe not! After all, it’s not everyone who can tell the story of an ancestor who is a French soldier in love with a young Native American.

Our soldier is named Jean Mignault dit Châtillon and he was baptized on April 20, 1622, in Châtillon-sous-Bagneux (Haut-de-Seine) Paris France. He is the son of Nicolas Mignault and Madeleine de Brie. According to PRDH, on April 1, 1643 at the age of 20, this soldier commits himself in La Rochelle to Antoine Cheffault de la Renardière to come to New France for three years. His profession is soldier, his place of origin is Châtillon near Paris. Antoine Cheffault is a director of the « Compagnie de la Nouvelle France ». It is said that Jean Mignault is committed to three years at 60 « livres »a year of which 33 and five were given to him in advance.

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During the year 1646, Jean now 24 years old meets Barbe, a young resident at the Convent of the Ursulines in Québec City. In January, 1647, he became passionate with this young Amerindian girl and he wanted to marry her! The Jesuit Journal of February 1647 recounts: “Barbe, a seminarian of the Ursulines, after having been four years in the convent and having left it, was strongly and powerfully sought after by a Frenchman named Châtillon, who desired the Mothers to keep her until the time (of arrival) of the ships. He gave assurance of his will, putting into the hands of the nuns a rescript of so many “livres”, (pounds) of which he consented that 100 should be applied for the benefit of the girl, in case he lacked in his word! ”

It is evident that our young soldier desires this young woman! So much so that the Ursulines and the Jesuits spoke of it in their papers.

Alas!

The Journal of the Jesuits also states that “she did not want him and preferred an Amerindian man”. It would seem that she also followed the advice of her parents. So our lover found himself without his sweetheart!

Some claim that Barbe was Barbe Kakesigoukoue and her spouse was François Kouekoueibabougouch. I was not able to confirm those statements. I was not able to find any more information about this couple.

Was it to console himself? That on May 4, 1647, our Jean Mignault dit Châtillon left Sillery with other Frenchmen and Hurons to go to war against the Iroquois near Ville-Marie?(Montréal).

Later, on January 1, 1648, four Frenchmen, including Jean, had gone to a lake near Montréal and had been taken by the Iroquois. Only Jean had escaped! The next day, however, the three others returned safely.

On January 11, 1648, our adventurer returned with seven Hurons to Trois-Rivières because he wanted to go to Huronia in the spring. On April 24, 1648, Jean accompanied by two Amerindians went to the Georgian Bay area. He came back in September.

We cannot determine when Jean met the young widow, Louise Cloutier however, the two established a marriage contract on September 23, 1648.

Louise Cloutier daughter of Zacharie Cloutier and Sainte Dupont was baptized on March 18, 1632 in St-Jean-de-Mortagne in Perche, France. As a little girl, she arrived in New France around 1634 with her family. At the age of 13, on October 26, 1632, Louise married François Marguerie, aged 33, a “coureur de bois”, an adventurer, and an interpreter, and the couple moved to Trois-Rivières. An extraordinary and historic figure in the beginnings of New France, Francois had traveled extensively in the Amerindian territories of North America.

In addition, he had been captured and released by the Iroquois. Poor Louise, for she becomes a widow at the age of 17 because François Marguerie drowned with Jean Amiot while trying to cross the river in an old bark canoe on May 23 1648 near Trois-Rivières. His body was found in Québec, 18 days later and his burial took place, June 10, 1648 in Québec City. Widowed and childless, she returned to live in Québec. Four months later she married Jean Mignault on November 10, 1648. Louise was 16 years old and Jean 26 years old.

To find out more information regarding François Marguerie, please check this site out:

http://www.biographi.ca/en/bio/marguerie_de_la_haye_francois_1E.html

Throughout the years, Jean and Louise became parents of 13 children: Jean-Aubin, Thérèse, Sainte, Madeleine, Françoise, Jeanne, Charles, Louis, Nicolas, Jean-Baptiste, Marie, Charlotte 1, Charlotte 2.

Only six of these children married: Jean Aubin (Anne Dugas), Thérèse (Nicolas Lebel) and (René Ouellet), Sainte (Jean Grondin), Madeleine (Noël Pelletier), Jeanne (Antoine Gadoury), and  Charlotte 2 (Jean Dionne).

We are descendants of the following children: Thérèse (Nicolas Lebel) and (René Ouellet), Sainte (Jean Grondin) and Charlotte Mignault (Jean Dionne).

My grandfather Alexandre Bérubé is a descendant of Sainte, of Charlotte and of Thérèse Mignault.

My paternal grandmother, Lucienda Fréchette is twice a descendant of Charlotte  Mignault, through two of children Marie and. Jean-Baptiste Dionne.

My maternal grandmother Maria Fortin  is a descendant of Thérèse Mignault through four of her children on five occasions. Her children being Angélique Lebel (2), Marie Ouellette, Angélique Ouellette and Françoise Ouellette.

Only the Marions (Cyriac) and Chenette’s do not have him as an ancestor.

On October 27, 1661, the Jesuits reported that the Mignault house burned down with a five-year-old inside. The child was Françoise Mignault.

In the census of 1666 in Beauport, Jean is described as an “habitant”, a healer and a tailor of clothes. The couple then had six children.

Jean was the agent in charge on the estate of his father-in-law Zacharie Cloutier in 1667 in Côtes-de-Beauport, Notre-Dame-des-Anges and other places. He also owned an empty home located in Beauport on 16 “arpents” (acres) of valued land.

We can not find his death certificate but we can determine that he died before the 1681 census in Beauport.

On February 3, 1684, Louise married Jean Mateau widower of Gabrielle Gagnon and father of three children at Château-Richer. Louise died on June 22, 1699 at Château-Richer.

When we talk about love, what is the best? A youthful adventure or a relationship that has lasted nearly 33 years? I wish you all a good Valentine’s Day!

Next week: Montréal’s First Family and the Dead Man’s Head!

NOUVELLE-FRANCE 1672 : Gillette Banne une belle-mère meurtrière… 1672: Gillette Banne a Murderous Mother-in-Law!

Je viens de créer un site Facebook pour les textes, vous pouvez me rejoindre au… https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

I have just created a Facebook site for my texts, you can reach me at: https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

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The English text follows the French one.

Gillette Banne (1636-1672) fille de Marin Banne et d’Isabeau Boire est née vers 1636 dans le bourg Argences, évêché de Bayeux en Normandie, France. Vers 1649, cette fille de 13 ans quitte la France comme devancière ou fille à marier pour s’établir en Nouvelle-France. En 1649, elle épousa Marin Chauvin originaire de la paroisse Saint-Médard de Réno près de Mortagne au Perche, France. Gillette a 13 ans et Marin 24 ans lors de leur mariage. Marin décède le 7 juin 1651 à Trois-Rivières. Gillette est veuve à 15 ans.

Leur seule enfant nommée Marie Chauvin est née le 8 septembre 1650, à Trois-Rivières. Nous sommes les descendants de Gillette Banne et de Marin Chauvin par cette fille Marie qui épouse Rollin Langlois en première noces et notre ancêtre Jean Baptiste Denoyon en deuxième noces.

Une carte de Trois-Rivières datée de juin 1663, nous révèle que Gillette est propriétaire d’un terrain à Trois-Rivières. On l’appelle Gillette Baume veuve de Chauvin. Le terrain de Gillette se trouve en haut à droite sur les cartes!

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Le 27 juillet 1653, Gillette épousa en deuxième noces, Jacques Bertault fils de Thomas Bertault et de Catherine Coulonne à Trois-Rivières. Jacques Bertault et Gillette Banne possèdent leur propre ferme.

Gillette et Jacques deviennent parents de six enfants: Jacques, Marguerite, Suzanne, Élisabeth, Marie Jeanne et Nicolas. Bien entendu, Marie Chauvin fait partie de la famille.

À 14 ans, Marie Chauvin épousa Rollin Langlois, le 25 novembre 1664.

À 13 ans, Marguerite Bertault épousa Denis Veronneau, le 6 janvier 1668.

À 12 ans, Élisabeth Bertault, épousa Julien Latouche, le 12 août 1671.

À 14 ans, Suzanne Bertault épousa Jean Hiesse le 24 septembre 1671.

Les plus jeunes, Jeanne et Nicolas sont encore à la maison lors des mariages de 1671. Le fils Jacques est décédé enfant, avant le recensement de 1666.

Il semblerait que tout allait bien pour cette famille jusqu’au jour où Élisabeth Bertault épousa le soldat Julien Latouche.

Julien Latouche originaire de La Rochelle est arrivé avec le régiment Carignan Salières en 1665. Après le licenciement des troupes en 1668, Latouche décida de s’établir et il épousa Élisabeth Bertault. Aux yeux du beau-père Jacques Bertault, Latouche semblait être un très bon parti pour sa fille. La belle-mère Gillette Banne était contre ce mariage, mais Bertault fit les arrangements de mariage avec Latouche lorsque Gillette était absente, en train d’aider une voisine qui avait accouché d’un enfant. De son côté, la jeune Élisabeth ne désirait pas Bertault mais elle ne voulait pas contrarier son père donc, elle accepta d’épouser Latouche.

Latouche un homme d’une trentaine d’années est un paresseux, un alcoolique, un jaloux, et surtout un homme très violent! Selon son épouse, Latouche s’était crevé de boisson ce qui expliquait son incapacité corporelle au travail. La jeune Élisabeth est victime de ses abus. De plus, elle doit quémander de la nourriture de ses parents sans doute, à cause de la paresse ou de l’ivresse de Latouche. Élisabeth est désespérée et souhaite le voir mort surtout lorsqu’il la bat! Jacques Bertault âgé de 46 ans et Gillette Banne âgée de trente-six ans tentent d’aider leur fille et cherchent même à sortir leur fille de cette situation. Leurs initiatives mènent toutes à l’échec. Aux yeux de Gillette, sa fille n’aime pas Latouche et il est un homme des plus violent.

Le 15 mai 1672

Jacques Bertault, Gillette Banne et leur fille Élisabeth, traversèrent la rivière en canot pour aller travailler sur la ferme des Bertault. Au même moment, Julien Latouche est en train de traverser des bœufs avec un voisin Jean Gauthier au même endroit. Latouche leur annonce qu’il irait les rejoindre le lendemain.

Le 16 mai 1672

Ce n’est pas déterminé quand les trois décidèrent de tuer Latouche. Sachant que Latouche visiterait, Gillette Banne décida de préparer une soupe en y ajoutant quelques feuilles d’une plante toxique qui tuait les cochons. Lors du dîner, la soupe fut servie à Latouche qui consomma son repas. Hélas, Latouche n’éprouve aucun malaise. Ce fut un échec! Il faut s’imaginer l’angoisse qu’ont vécue les membres de la famille Banne-Bertault lors de ce repas! Et aussi, le désespoir de l’échec!

Le 17 mai 1672

Le mardi, une heure après le coucher du soleil, Gillette rend visite à son gendre dans la grange et lui dit: “Maintenant, tu es un gentil gendre!” Latouche est surpris par le commentaire et il réagit de façon négative et la chicane débute! Les insultes se suivent de coups et Gillette et son gendre s’en donnent mutuellement. Gillette crie à sa fille de l’aider mais Élisabeth ne peut bouger. Jacques Bertaut entend les cris et il entre dans la grange. Il tente de séparer son gendre et sa femme mais il ne réussit pas. Latouche mord sa belle-mère. Il lui donne des coups de pied. Elle se défend bien. Il lui tire les cheveux. Bertaut fait maintenant partie de la bataille. Tout d’un coup, Gillette saisit la houe et frappe Latouche à la tête. Elle le frappe une seconde fois. Ébranlé, Latouche criait à tue tête qu’ils étaient en train de le tuer. Pour le faire taire, Jacques Bertaut lui porta plusieurs autres coups. À chaque coup, il y avait de plus en plus de sang. Julien Latouche est mort dans la grange.

Lors de cette bagarre devenue une tuerie, un voisin Jean Gauthier, son gendre Louis Petit et un dénommé Bourgainville entendirent les cris. Lors de son témoignage Gauthier raconta que Latouche criait : « Ah! Mon Dieu, je suis mort, tu me tues, tu seras pendu!» Gauthier ajoute qu’il a entendu les cris pendant plus d’une heure et demie. Il entendait aussi les coups de celui qui frappait la victime. Aussi, Gauthier a pu discerner la voix de Gillette Banne qui a crié à plusieurs reprises : « Tue-le! »

Pour éviter que l’on trouve le lieu du crime, les trois meurtriers décidèrent de jeter le corps dans le fleuve.

Le 18 mai 1672

Les amis de Latouche, Gauthier et Petit accompagnés de Pierre Pépin décident d’aller à sa recherche afin de confirmer leurs soupçons. Ils traversent la rivière dans le but de trouver son corps. Le même jour Gillette Banne et sa fille Élisabeth se sont enfuies dans les bois.

Le 19 mai 1672

Les amis de Latouche entrent dans la grange des Bertault. Lorsque les témoins voient le lieu du crime, ils sont ébranlés à cause du sang répandu partout. Ils trouvent la houe, des bas et autres objets couverts de sang et aussi, ils retrouvent des dents d’homme. S’ils avaient eu des doutes dans leur esprit au sujet de ce qu’ils avaient entendu la veille au soir, la vue de ce qui était devant eux les a éliminés. Ils informent les autorités et Jacques Bertault est arrêté! Les biens des Bertault sont saisis et un inventaire est dressé.

Le 20 mai 1672

Une requête préliminaire a lieu devant Louis de Godefroy, procureur fiscal à Trois-Rivières. Le premier témoin entendu fut Nicolas Bertault, enfant de dix ans, qui raconte le départ de ses parents le dimanche précédent, pour aller à leur habitation, le retour de sa mère et de sa sœur qui s’étaient ensuite enfuies dans les bois le mercredi, l’arrestation de son père par deux soldats qui l’avaient conduit et lui avaient mis les fers aux pieds. Nicolas révèle qu’à plusieurs reprises il avait entendu sa mère répéter qu’elle tuerait Bertault et aussi dire à son père qu’il fallait le tuer sur la rivière. Nicolas avait ouï-dire que sa sœur Élisabeth voulait que son mari fut décédé.

Lors de son premier interrogatoire Jacques Bertault a proclamé son innocence et a affirmé ne pas savoir où se trouvait Latouche. Interrogé sur le sang partout dans la grange, il a répondu que c’était le sang d’esturgeons qu’il avait pris sur la ligne du sieur de la Vallière. Quand on lui a demandé s’il avait menacé de tuer Latouche, il a répondu dans la négation et n’a pas voulu commenter davantage. Après l’interrogation Bertault a été confronté à chaque personne qui avait témoignée contre lui, un à la fois. Dans chaque cas, à l’exception de son fils, Bertault a répondu que chacun des témoins lui voulait du mal.

Le 21 mai 1672

Gillette Banne et Élisabeth Bertaut sont trouvées dans les bois près des Trois-Rivières et arrêtées! Lors de son interrogation Gillette révèle d’autres renseignements au sujet du meurtre brutal.

Gillette Banne dit que Latouche avait battu sa fille (Élisabeth) jusqu’au sang, qu’elle et son mari étaient venus à l’aide de leur fille, et qu’une querelle avait suivi, résultant en une bagarre. Latouche avait frappé Gillette et l’avait saisi au collet et lui avait arraché des cheveux. Elle avait frappé Latouche avec une bêche afin d’aider son mari et avec l’intention de mettre un terme à la lutte. Elle dit que Latouche est tombé sur place. Elle a ajouté qu’au cours de la mêlée, elle et son mari ont été mordus par Latouche et elle a montré ses doigts comme preuve. Elle croyait que Latouche était seulement ébranlé, donc les trois sont retournés à leur domicile. Une demi-heure plus tard, ils sont revenus à la grange et l’ont trouvé mort et ont traîné son corps à la rivière.

Dans son témoignage, Élisabeth corrobore celui de sa mère. Le seul écart, elle maintient que Latouche est décédé à l’extérieur de la grange.

Plus tard dans la journée, Bertault et son épouse ont été confrontés et la déposition de Gillette a été lue devant les deux. On demande à Bertault d’expliquer la différence dans les témoignages. Il a répondu qu’il n’avait pas voulu dire quoi que ce soit jusqu’à ce que sa femme ait été questionnée, et pour cette raison, il avait refusé tous les témoignages présentés par les témoins. Il a en outre admis que le témoignage de Gillette était vrai.

Après cette enquête, les trois accusés furent conduits à Québec, où cette enquête a été confiée à l’intendant Talon. Le procureur Penseret fait une demande d’assermenter et d’interroger les prisonniers une fois de plus. Ensuite, il remet l’affaire au sieur Chartier, lieutenant général, civil et criminel.

Le 1 juin 1672

Monsieur Chartier procède à l’interrogatoire des accusés en commençant par Élisabeth Bertault. Après lui avoir fait raconter comment la scène du meurtre avait eu lieu, il lui pose plusieurs questions. Elle confirme ne pas aimer Bertault. Elle révèle que maintenant elle préférerait être morte à sa place. Elle dit qu’elle n’a pas participé à la tuerie. Élisabeth soutient l’innocence de ses parents et assure que ses parents se défendaient dans une bataille contre Bertault.

Le 3 juin 1672

On questionne Jacques Bertault à nouveau. Par ce temps, il a de sérieux doutes quant à savoir si son histoire d’autodéfense serait valide et il était aussi très conscient de ce que la punition était pour un meurtre. Se voyant dénoncé par son épouse, il voulut rejeter sur elle la responsabilité entière du meurtre de leur gendre. De plus, il l’accusa d’avoir tenté d’empoisonner Latouche. Il dit qu’il a donné moins de dix coups et qu’il obéissait à son épouse. Il est évident que Bertault est un faible et un lâche.

Le même jour Gillette Banne fut aussi interrogée après son conjoint. Elle confirme le fait qu’elle avait tenté de d’empoisonner Latouche. Elle dit que son mari était venu aider sa fille et qu’ensuite elle était venue aider. Elle admet avoir donné le premier coup, mais que le coup n’avait pas prélevé du sang. “Puis j’ai frappé à nouveau sur la tête et il tomba au sol. Je ne sais pas combien de fois il (Bertault) l’a frappé mais après de nombreux coups, il est mort.”

Vers la fin de son interrogatoire, Gillette Banne admet qu’ils ont tué malicieusement Julien Latouche et sachant qu’il était mort, les trois d’entre eux l’ont jeté dans la rivière. Elle a ajouté qu’ils avaient discuté de se débarrasser de lui parce qu’il maltraitait leur fille et était un sans valeur.

Malgré les contradictions dans quelques détails, le point brutal était là, Latouche avait été tué par son beau-père et sa belle-mère, la jeune épouse avait assisté au meurtre de son mari, et elle n’en était pas très affectée puisqu’elle leur aida à traîner son corps à la rivière.

Le 8 juin 1672

Le procureur fiscal rend son verdict. Il demanda que les trois prisonniers soient exécutés et qu’aucune indemnité soit faite pour Élisabeth en raison de son âge, car elle avait également été impliquée dans le meurtre.

Les membres de la cour MM. Juchereau, de la Ferté, Ruette Dauteuil, de Bermen, Duquet, de Rochebelle et Simon Denis n’ont montré aucune pitié pour Jacques Bertault et Gillette Banne, mais en dépit de la pétition du procureur, ils ont été miséricordieux envers Élisabeth à cause de son âge. (13 ans)

La cour a donc déclaré Jacques Bertault, Gillette Banne et Élisabeth Bertault atteints et convaincus desdits crimes d’emprisonnement et assassinat commis en la personne dit Julien Latouche, pour réparation et les dits:

«Bertault, Banne et Élisabeth d’être pris et enlevés des prisons de cette juridiction par l’exécuteur de la haute justice, conduits la corde au col, la torche au poing, au-devant la porte de l’église paroissiale de cette ville, et là ledit Bertault, tête nue et en chemise, et lesdites femmes nues en chemise jusqu’à la ceinture, demander à genoux pardon à Dieu, au roy et à justice desdits crimes par eux commis, ensuite par ledit exécuteur conduits à l’échafaud qui sera pour cet effet dressé en la place publique de la haute ville, avec une croix de Saint-André sur laquelle sera ledit Jacques Bertault étendu pour y recevoir un coup vif (de barre de fer) sur le bras droit ensuite étranglé et après sa mort un autre coup sur le bras gauche et un coup sur chaque cuisse, ladite Gillette Banne a être pendue et étranglée à une potence qui sera dressée pour cet effet en ladite place, et ladite Élisabeth Bertault à assister aux dites exécutions, la corde au cou comme dit est, après lesquelles exécutions sera, le corps du dit Jacques Bertault, mis sur une roue sur le Cap aux Diamants au lieu ordinaire pour y demeurer et servir d’exemple. En outre condamnons lesdits Bertault sa femme et sa fille en cent livres d’amende envers les seigneurs de ce pays et aux dépens, le surplus de leurs biens demeurant acquis et confisqués à qui il appartiendra »

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Le 9 juin 1672

Sur appel interjeté par Bertault et son épouse de la sentence ci-dessus au Conseil Souverain, la cour modifia la sentence à ce que Bertault et son épouse furent condamnés à soixante livres d’amende : « une moitié aux Pères Récollets pour prier Dieu pour le repos de l’âme dudit Julien Latouche, et aux dépens, le surplus de leurs biens acquis et confisqués au Roy, faisant le dit conseil remise à Nicolas et Jeanne Bertault enfants mineurs desdits Jacques Bertault et Gillette Banne du surplus de ladite amende, ensemble de ladite confiscation. »

Cette sentence rendue le matin fut prononcée par la suite aux accusés, et le même jour, le 9 juin, à quatre heures de l’après-midi, Jacques Bertault et Gillette Banne furent exécutés sur la place de la haute ville, Élisabeth assistant au supplice de son père et de sa mère, la corde au cou, conformément à la sentence.

Je ne sais pas si notre ancêtre Marie Chauvin et ses demi-soeurs (sauf Élisabeth) et demi-frère étaient présents au décès de sa mère et de son beau-père à Québec. Marie vivait à Boucherville avec son époux Jean Baptiste Denoyon et deux enfants.

Est-ce que les conclusions auraient été différentes aujourd’hui?

Voici la descendance de Gillette Banne

Gillette Banne (1636-1672)

Marie Chauvin (1650-1723)

Marguerite Denoyon (1673-__)

Louise Charbonneau (1707-1778)

Alaric Quay Dragon (1731-1802)

Louis Quay Dragon (1756-1828)

Jean-Baptiste Quay Dragon (1786-1873)

Zoé Quay Dragon (1820-1885)

Marguerite Blain (1857-1925)

Alexandre Bérubé (1882-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Gillette est une ancêtre du côté Bérubé et de façon plus précise de Marguerite Blain mère de mon grand-père Alexandre Bérubé!

La semaine prochaine: 1647: Le soldat et l’Amérindienne: Une histoire d’amour en Nouvelle-France?


NOUVELLE-FRANCE 1672: Gillette Banne a Murderous Mother-in-Law …

Gillette Banne (1636-1672) daughter of Marin Banne and Isabeau Boire was born around 1636 in the village of Argences, in the bishopric of Bayeux in Normandy, France. Around 1649, this 13-year-old girl left France as a “devancière” (precursor) or a “Fille à marier” (mariageable girl) to settle in New France. In 1649 she married Marin Chauvin, a native of the parish of Saint-Médard de Réno near Mortagne in Perche, France. Gillette is 13 and Marin 24 at the time of their marriage. Marin died on June 7, 1651 in Trois-Rivières. Gillette is widowed at 15 years old.

Their only child named Marie Chauvin was born on September 8, 1650 in Trois-Rivières. We are the descendants of Gillette Banne and Marin Chauvin by this daughter Marie who married Rollin Langlois in a first marriage and our ancestor Jean Baptiste Denoyon in a second one.

A map of Trois-Rivières dated June 1663 reveals that Gillette owns land in Trois-Rivières. She is called Gillette Baume, widow of Chauvin. The land owned by Gillette is on the top right of the maps!

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On July 27, 1653, Gillette married in a second marriage, Jacques Bertault son of Thomas Bertault and Catherine Coulonne in Trois-Rivières. Jacques Bertault and Gillette Banne own their own farm.

Gillette and Jacques become parents of six children: Jacques, Marguerite, Suzanne, Elisabeth, Marie Jeanne and Nicolas. Of course, Marie Chauvin is a part of this family.

At the age of 14, Marie Chauvin married Rollin Langlois on November 25, 1664.

At 13, Marguerite Bertault married Denis Veronneau, on January 6, 1668.

At 12, Élisabeth Bertault, married Julien Latouche on August 12, 1671.

At 14, Suzanne Bertault married Jean Hiesse on September 24, 1671.

The children Jeanne and Nicolas are still at home at the weddings of 1671. The son Jacques died young, before the census of 1666.

It seemed that everything was going well for this family until the day that Elisabeth Bertault married the soldier Julien Latouche.

Julien Latouche originally from La Rochelle arrived with the Carignan Salières regiment in 1665. After the dismissal of the troops in 1668, Latouche decided to settle and he married Élisabeth Bertault on August 12, 1671 in Trois Rivières. In the eyes of his father-in-law Jacques Bertault, Latouche seemed to be a good husband for his daughter. The mother-in-law, Gillette Banne was against this marriage but Bertault made the wedding arrangements with Latouche when Gillette was absent helping a neighbor who had given birth to a child. On her part, the young Elizabeth did not desire Bertault but she did not wish to contradict her father, so she agreed to the union.

Latouche a thirty years old man is a lazy, alcoholic, jealous, and mostly a violent man! According to his wife, Latouche had drunk so much alcool that he became physically disabled and not able to work. The young Elizabeth was a victim of his abuses. Moreover, she had to beg for food from her parents, without a doubt, because of his laziness or his intoxication. Elizabeth became desperate and wished to see him dead especially when he would beat her! Jacques Bertault aged 46 and Gillette Banne aged thirty-six try to help their daughter and even try to get her out of this predicament. All their initiatives became failures. In the eyes of Gillette, her daughter did not like Latouche and he was a very violent man.

May 15, 1672

Jacques Bertault, Gillette Banne and their daughter Elisabeth, cross the river by canoe to work on the Bertault farm. Julien Latouche is also crossing it with Jean Gauthier in the same place. Upon seing them, Latouche told them that he would visit them the next day.

May 16, 1672

It was not determined when the three decided to kill Latouche. Knowing that Latouche should visit, Gillette Banne decided to prepare a soup by adding a few leaves of a plant that killed pigs. At dinner, the soup was served to Latouche, who ate the meal. Alas, Latouche felt no discomfort. It was a failure! One must imagine the anguish experienced by the members of the Banne-Bertault family during this meal! And also, the desperation of failure!

May 17, 1672,

On Tuesday, one hour after sunset, Gillette visits her son-in-law in the barn and says, “Now you’re a nice son-in-law!” Latouche is surprised by this comment and he reacts in a negative way and so the battle began! The insults are followed by blows and Gillette and her son-in-law are a fighting match. Gillette yells for help but her daughter Elizabeth is unable to move. Jacques Bertaut hears the cries and enters the barn. He tries to separate his son-in-law and his wife but he does not succeed. Latouche bites his mother-in-law. He kicks her. She defends herself well. He pulls her hair. Bertaut is now part of the battle. All of a sudden, Gillette grabs the hoe and hits Latouche on the head. She hits him a second time. Shaken Latouche shouts at the top of his lungs that everyone was killing him. To silence him, Jacques Bertaut gives him several more blows. With each stroke, there was more and more blood. Julien Latouche died in the barn.

During this fight that became a murder, a neighbor Jean Gauthier, his son-in-law, Louis Petit and a neighbor referred to as Bourgainville heard the cries. During his testimony Gauthier stated that Latouche was screaming: “Ah! My God, I am dead, you are killing me, you will be hanged!” Gauthier added that he had heard the cries for more than an hour and a half. He also heard the blows made by the one who was hitting the victim. Also, Gauthier was able to discern the voice of Gillette Banne who yelled on several occasions: “Kill him! “

To hide the scene of the crime, the three murderers decided to throw the body in the river.

May 18, 1672
Latouche’s friends, Gauthier and Petit accompanied by Pierre Pépin decided to go look for Latouche in order to confirm their suspicions. They crossed the river in hopes of finding his body. On that same day, Gillette Banne and her daughter Elisabeth ran away and hid in the woods.

May 19, 1672
Latouche’s friends went to the Bertaults’ barn. When they witnessed the scene of the crime, they were shaken because of the quantity of blood everywhere. They found the hoe, socks and other objects covered with blood, and they also found a man’s teeth. If they had had any doubts in their mind about what they had heard the previous evening, the sight of what was in front of them eliminated them. They informed the authorities and Jacques Bertault was arrested! The properties and belongings of the Bertaults are seized and an inventory is drawn up.

May 20, 1672
A preliminary investigation was made before Louis de Godefroy, the fiscal attorney in Trois-Rivières. The first witness heard was Nicolas Bertault, the ten-year-old son, who recounted the departure of his parents the previous Sunday, to go to their home; the return of his mother and sister who had then escaped to the woods on Wednesday; and the arrest of his father by two soldiers who had led him and put him in irons. Nicolas reveals that on one occasion he had heard his mother repeat that she would kill Bertault and heard Gillette tell his father that Bertault had to be killed on the river. He stated that he had hearsay of the fact that his sister Elizabeth wanted her husband deceased.

During his first interrogation Jacques Bertault proclaimed his innocence and claimed that he did not know where Latouche was. Questioned about blood throughout the barn, he replied that it was the blood of the sturgeons that he had taken on the line of the sieur de la Vallière. When asked if he had ever threatened Latouche, he replied no, and then stated that he did not want to comment further. After the interrogation Bertault was confronted with every person who had testified against him, one at a time. In each case, with the exception of his son, Bertault replied that he knew that each of the witnesses wished him harm.

May 21, 1672
Gillette Banne and Elisabeth Bertaut are found in the woods near Trois-Rivières and are arrested! During her interrogation Gillette revealed more information about the brutal murder.

Gillette Banne stated that Latouche had beaten her daughter (Elizabeth) to the point that she bled, that she and her husband had come to the assistance of their daughter, and that a quarrel had ensued, resulting in a fight. Latouche had struck Gillette and had seized her by the collar and had pulled some of her hair out. She had hit Latouche with a spade in order to help her husband and with the intention of putting an end to the struggle. She said that Latouche fell on the spot. She added that during the melee, she and her husband were bitten by Latouche and she showed her fingers as proof. She believed that Latouche was only shaken, so the three returned to their home. Half an hour later, they returned to the barn and found him dead and dragged his body into the river.

In her testimony, Elizabeth corroborated that of her mother. The only gap, she maintained that Latouche died outside the barn.

Later that day, Bertault and his wife were confronted and Gillette’s deposition was read in front of both. Bertault was asked to explain the difference in the testimony. He replied that he did not want to say anything until his wife had been questioned, and for that reason he had refused all the testimony given by the witnesses. He further admitted that Gillette’s testimony was true.

After this investigation, the three accused were taken to Québec, where the inquiry was entrusted to the Intendant Talon. Prosecutor Penseret made a request to swear and interrogate the prisoners once again. He then handed over the case over to sieur Chartier, lieutenant-general of civil and criminal matters.

June 1, 1672

Mr. Chartier proceeded to examine the accused, beginning with Élisabeth Bertault. After having told him how the murder had taken place, he asked her several questions. She confirmed that she did not like Bertault. She revealed that she would rather be dead in his place. She stated that she did not participate in the killing. Elisabeth maintained the innocence of her parents and insisted that her parents defended themselves in a battle against Bertault.

June 3, 1672
Jacques Bertault was questioned again. By this time he had serious doubts as to whether his self-defense story would be valid and he was also aware of what the punishment was for murder. Seeing himself denounced by his wife, he tried to blame his wife for the murder of their son-in-law. In addition, he accused her of attempting to poison Latouche. He stated that he hit Latouche less than ten times and that he was following his wife’s wishes. It is evident that Bertault is a weak man and a coward.

The same day, Gillette Banne was also questioned after her husband. She confirmed that she had tried to poison Latouche. She said her husband had come to help her daughter and then she came to help. She admits to having given the first blow, but that the blow had not shown any blood. “Then, I hit him again on the head and he fell to the ground. I do not know how many times he (Bertault) hit him, but after many blows Latouche died.”

Towards the end of her interrogation, Gillette Banne admitted that they murdered Julien Latouche maliciously and knowing that he was dead, the three of them threw him into the river. She added that they had discussed getting rid of him because he mistreated their daughter and was a worthless person.

In spite of the contradictions in certain details, it became evident that Latouche was killed by his father-in-law and his mother-in-law,. The young wife had witnessed the murder of her husband, and did not seem much affected by it, since she helped them drag his body to the river.

June 8, 1672
The fiscal attorney rendered his verdict. He stated that the three prisoners should be executed and that no indemnity be made for Elizabeth because of her age, as she was also involved in the murder.

Members of the Court MM. Juchereau, De la Ferté, Ruette Dauteuil, de Bermen, Duquet, de Rochebelle and Simon Denis showed no pity for Jacques Bertault and Gillette Banne, but in spite of the prosecutor’s petition, they were merciful to Elizabeth because of her age. (13 years)

The Court therefore declared Jacques Bertault, Gillette Banne and Élisabeth Bertault to have been guilty and should be convicted of the said crimes of imprisonment and murder committed on the person of the said Julien Latouche for reparation and the said:

Bertault, Banne, and Elizabeth, to be taken from the prisons of this jurisdiction by the executioner of the high justice, led with a rope to the collar, a torch in hand to the front door of the parish church of the city. And there the said Bertault, his head bare, and in his shirt, worn to the belt and the said naked women in their shirts to the waist, to beg forgiveness of God, to the King and for justice of the said crimes by them committed, then led by the executioner to the scaffold, which will be set up for this purpose in the public square of the upper town, with a cross of Saint-André on which will be laid Jacques Bertault lying down to receive a sharp blow (metal bar) on the right arm, then strangled and after his death another blow will be given to his left arm and he will be hit on each thigh. The said Gillette Banne will be hung and strangled on the gallows that will be set on the said place, and the said Élisabeth Bertault will witness the executions, with a rope to the collar (around the neck) as stated and after the executions the body of the said Jacques Bertault will be placed on a wheel in the usual area on Cap aux Diamants, to remain and serve as an example. Moreover, let us condemn the said Bertault his wife and his daughter with one hundred pounds of fine for the seigneurs (lords) of this country, and for the dependants, the surplus of their property retained and confiscated to whom it belongs”.

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June 9, 1672

On appeal by Bertault and his wife of the above sentence to the Sovereign Council , the court modified the verdict so that Bertault and his wife were sentenced to sixty pounds of fine: “one half to the Récollet Fathers to pray to God for the repose of Julien Latouche and to the dependants, the surplus of their property acquired and confiscated to the King making the said council hand over to Nicolas and Jeanne Bertault, the so-called “children of the said Bertaut and Banne” the surplus of the said fine, together with the said confiscation”.

The sentence was delivered in the morning and on the same day, June 9, 1672, at four o’clock in the afternoon, Jacques Bertault and Gillette Banne were executed in the square of the upper town, Elizabeth attended the execution of her father and mother, with a rope around her neck, according to the sentence.

I do not know if our ancestor Marie Chauvin and her half-sisters (except Elisabeth) and brother were present at the death of her mother and stepfather in Québec. Marie lived in Boucherville with her husband Jean-Baptiste Denoyon and two children.

Would this occur today?

Following are the descendants of my ancestor Gillette Banne:

Gillette Banne (1636-1672)

Marie Chauvin (1650-1723)

Marguerite Denoyon (1673-__)

Louise Charbonneau (1707-1778)

Alaric Quay Dragon (1731-1802)

Louis Quay Dragon (1756-1828)

Jean-Baptiste Quay Dragon (1786-1873)

Zoé Quay Dragon (1820-1885)

Marguerite Blain (1857-1925)

Alexandre Bérubé (1882-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Gillette is an ancestor on the Bérubé side, more precisely from Marguerite Blain, my grandfather Alexandre Bérubé’s mother.

Next week: 1647: The Soldier and the Amerindian Woman: A Love Story in Nouvelle-France?

1617: La plaque des premiers colons de la ville de Québec. The Plaque of the First Colonists of Québec

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The English version follows the French one.

Les monuments, les plaques et les marqueurs historiques:

Cette année notre famille célèbre le fait qu’il y a 400 ans, la première famille d’Européens est venue s’établir en terre d’Amérique. Bien entendu, je parle de la famille de nos ancêtres Louis Hébert et de Marie Rollet. J’ai parlé de Louis Hébert dans mon texte du 5 janvier 2017 et de Marie Rollet dans celui du 12 janvier 2017. Aujourd’hui j’aimerais bavarder au sujet de la plaque qui honore le 47 premiers couples qui ont colonisé la ville de Québec.

Près du monument de Louis Hébert et de Marie Rollet il y a une plaque, qui nomment les 94 premiers colons de la ville de Québec. Cette plaque est photographiée, citée comme source et partagé avec plusieurs. Initialement, lorsque j’ai vu la plaque, je me proposais d’identifier mes ancêtres et d’ensuite de déterminer leur descendance. J’ai du changer mes plans car cette plaque contient plusieurs renseignements faux!

Ce qu’il faut comprendre c’est que la compréhension de l’histoire et de la généalogie évoluent très rapidement depuis la création de l’internet. Nous avons maintenant accès à des tonnes de documents qui n’étaient pas accessibles dans le passé. Aussi, notre perspective historique devient plus grande. Mon objectif n’est pas d’agrandir, de sanctifier ou de rabaisser les ancêtres comme ce fut le cas pour plusieurs dans le passé. Il y a aussi une génération de chercheurs qui tentaient de transformer nos ancêtres en saints, ou en apothéose de ce qu’ils étaient vraiment. Une autre génération tenta de les rendre trop humain en révélant et en agrandissant leurs faiblesses. Je découvre en me fiant aux documents originaux que nos ancêtres n’étaient ni saint, ni grands méchants mais plutôt très humains! Certaines et certains étaient des personnages très coloriés ayant vécu des vies hors de l’ordinaire.

Ma plus grande problématique avec l’histoire du passé c’est que les historiens ont relégué les femmes à un rôle très secondaire voir même relégué à l’oubli. Nos ancêtres femmes étaient très humaines et plusieurs ont vécu des vies que nous nous devons de découvrir. Dans mon blogue je vais tenter de vous faire connaître certaines d‘entre elles! Aussi, on oublie l’existence et les contributions des enfants et des adolescents et des adolescentes dans l’histoire même s’ils sont aussi des pionniers et des pionnières qui ont fondé des familles ancestrales!

Je suis très content lorsque j’apprend qu’une plaque, un monument, une rue ou un édifice est nommé pour honorer un ancêtre. Cependant, plusieurs plaques et monuments du passé ne reflètent pas la contribution des femmes et des enfants. Nous devons faire un grand effort pour changer cette pratique. Je suis toujours déçu lorsqu’une famille érige une plaque au sujet d’un ancêtre et ils oublient l’épouse de l’ancêtre et les enfants qui étaient aussi pionniers.

Il est difficile de comprendre ce que les auteurs de la plaque “Les premiers colons de Québec” voulaient transmettre comme renseignements. Les dates ne reflètent pas les arrivés, ni les dates de mariages. Il n’y a pas uniformité dans les données. Voici une copie juste de la plaque erronée. Ceci est une transcription juste faite par  Monsieur Norm Léveillé  sur son site et je le remercie d’avoir partagé ce document.

J’ai placé un astérisque près du nom de mes ancêtres et un “NON” près du nom de ceux qui ne le sont pas.

LES PREMIERS COLONS DE QUÉBEC

ILS ONT ÉTÉ À LA PEINE : QU’ILS SOIENT À L’HONNEUR !

LOUIS HÉBERT *

1617

MARIE ROLLET*
GUILLAUME COUILLARD*

1619

MARIE-GUILLEMETTE HÉBERT*
ABRAHAM MARTIN *

MARGUERITE LANGLOIS*
NICOLAS MARSOLET*

MARIE LE BARBIER*
NICOLAS PIVERT non

MARGUERITE LESAGE non
PIERRE DESPORTES *

FRANÇOISE LANGLOIS*
ÉTIENNE JONQUEST non

ANNE HÉBERT non
OLIVIER LE TARDIF non

LOUISE COUILLARD non
JEAN NICOLET non

MARGUERITE COUILLARD non
NÖEL MORIN *

HÉLÈNE DESPORTES*
NÖEL LANGLOIS *

FRANÇOISE GARNIER*
GUILLAUME HUBOU non

MARIE ROLLET oui
ROBERT GIFFARD non

1634

MARIE RENOUARD non
GUILLAUME FOURNIER *

MARIE-FRE HÉBERT*
JEAN GUYON *

1635

MATHURINE ROBIN*
JEAN GUYON même personne que ci-haut

MADELEINE BOULÉ même personne que ci-haut
JEAN BOURDON non

JACQUELINE POTEL non
FRANÇOIS MARGUERIE non

LOUISE CLOUTIER oui
ZACHARIE CLOUTIER *

XAINTES DUPONT*
JEAN CÔTÉ*

ANNE MARTIN*
GASPARD BOUCHER *

NICOLAS LE MAIRE* Nicole
PHILIPPE AMYOT non

ANNE CONVENT non
JEAN-PAUL GODEFROY non

MADELEINE LE GARDEUR non
JEAN-BAPTISTE GODEFROY non

MARIE LE NEUF non
MARIN BOUCHER *

PERRINE MALLET*
SÉBASTIEN DODIER non

MARIE BONHOMME non
PIERRE DE LA PORTE non

ANNE VOYER non
JEAN JUCHEREAU non

MARIE LANGLOIS non
JEAN SAUVAGET non

ANNE DUPUIS non
GUILLAUME ISABEL non

CATHERINE DODIER non
ROBERT DROUIN *

ANNE CLOUTIER*
LOUIS HENRI PINGUETnon

LOUISE BOUCHERnon
PIERRE DELAUNAYnon

FRANÇOISE PINGUETnon
FRANÇOIS AUBERTnon

ANNE FAUCONNIERnon
PIERRE LE GARDEURnon

MARIE FAVERYnon
CHARLES LE GARDEUR non

1636

GENEVIÈVE JUCHEREAU non
JACQUES LE NEUF non

MARGUERITE LEGARDEUR non
ROBERT CARON*

MARIE CREVET*
FRANÇOIS BÉLANGER *

MARIE GAGNON??? (Guyon) *
CLAUDE POULIN non

JEANNE MERCIER non
JACQUES HERTEL *

MARGUERITE MARGUERIE *
ANTOINE BRASSARD *

FRANÇOISE MÉRY*
ÉTIENNE RACINE non

MARGUERITE MARTIN non
RENÉ MAHEU non

MARGUERITE CORRIVEAU non
JACQUES MAHEU non

ANNE CONVENT non
LOUIS SÉDILOT *

MARIE GRIMOULT*
FRANÇOIS DE CHAVIGNY non

ÉLÉONORE DE GRANDMAISON non

De près de 94 noms énumérés, car certains noms sont répétés, 40 sont les noms de mes ancêtres.

Les erreurs que nous voyons lors d’un premier regard sont les suivantes :

  1. Nicolas Lemaire devrait lire Nicole Lemaire

  2. Jean Guyon est nommé deux fois avec deux variantes de nom pour son épouse.(Mathurine Robin et Madeleine Boulé)

  3. Les dates données ne correspondent pas (dans plusieurs cas) ni avec les dates du mariage, ni avec les dates d’arrivée ou de premières mentions au pays.

  4. Le noms des deuxièmes époux ou épouses ne sont pas mentionnés dans plusieurs cas.

  5. L’épouse de François Boulanger devrait se lire Marie Guyon au lieu de Gagnon

Une explication plausible pour tout ce charivari, je l’ai trouvé sur un site généalogique. La plaque reflète les ancêtres de ceux qui ont payé la plaque. Intéressant et probablement une explication assez juste. Aussi certains chercheurs choisissaient d’honorer les ancêtres de personnalités politiques ou ecclésiastiques.

J’ai ensuite créé un tableau qui reflète mieux la réalité en utilisant seulement le nom de mes ancêtres qui sont des premiers colons de Québec. Je laisse à d’autre la tâche et le plaisir de repérer leurs ancêtres. Le tableau donne le nom, le conjoint ou la conjointe, la date de mariage et la date d’arrivée ou de première mention. Ceci voulait dire que je considérais la date d’arrivée des femmes ou même niveau que celle des conjoints. Aussi, j’ai ajouté le noms de tous les conjoints connus d’une personne. J’ai  utilisé dans mon tableau seulement le nom des mes ancêtres. J’ai choisi les dates trouvés dans les document « Origines » ou bien dans le PRDH.

Les noms en alinéa sont des conjoints qui ne sont pas des ancêtres. Mignot 40, Moral 42 et Challe 43 ont été ajoutés car ils sont des conjoints.

Pionniers-Pionnières

Conjoint-Conjointe

Date du mariage

Date d’arrivée ou de première mention

Louis Hébert 1

Marie Rollet

1602 Paris

1606,1611, 1617-1618 Québec

Guillaume Couillard 2

Guillemette Hébert

1621

1613

Nicolas Marsolet 3

Marie Le Barbier

1637

1613

Marie Rollet 4

Louis Hébert

Guillaume Hubou

1602 Paris

1629

1617 (1618)

Guillemette Hébert 5

Guillaume Couillard

1621

1617 (1618)

Guillaume Hébert 6

Hélène Desportes

1634

1617 (1618)

Pierre Desportes 7

Françoise Langlois

1618

1619 (1620)

Françoise Langlois 8

Pierre Desportes

1618

1619 (1620)

Abraham Martin 9

Marguerite Langlois

1619 1616 France

1619 (1620)

Marguerite Langlois 10

Abraham Martin

1619 1616 France

1619 (1620)

Hélènes Desportes 11

Guillaume Hébert

Noël Morin

1634

1640

1620 naissance Québec

Jacques Hertel 12

Marie Marguerie

1641 2

1626 preuves?

Robert Drouin 13

Anne Cloutier

Marie Lachapelle(Chapelier)

1637

1649

1633

Gaspard Boucher 14

Nicole Lemaire

1619 Mamers France

1634

Marin Boucher 15

Julienne Baril

Perrine Mallet

1611 Mortagne Perche

1629 Mortagne Perche

1634

Perrine Mallet 16

Marin Boucher

1629 Mortagne Perche

1634

Zacharie Cloutier 17

Sainte Dupont

1616 Mortagne Perche

1634

Sainte Dupont 18

Michel Lermusier

Zacharie Cloutier

1612

1616 Mortagne Perche

1634

Anne Cloutier 19

Robert Drouin

1637

1634

Louise Cloutier 20

François Marguerie

Jean Mignot (Châtillon)

Jean Mateau

1645

1648

1684

1634

Jean Guyon 21

Mathurine Robin

1615 Mortagne

1634

Mathurine Robin 22

Jean Guyon

1615 Mortagne

1634

Marie Guyon 23

François Bélanger

1637

1634

Noël Langlois 24

Françoise Garnier

Marie Crevet

1634

1666

1634

Françoise Garnier 25

Noël Langlois

1634 3

1634

Jean Côté 26

Anne Martin

1635

1635

Anne Martin 27

Jean Côté

1635

1635

Nicole Lemaire 28

Gaspard Boucher

1619 Mamers France

1636

François Bélanger 29

Marie Guyon

Barbe Cloutier

1637

1663

1636

Robert Caron 30

Marie Crevet

1637

1636

Marie Crevet 31

Robert Caron

Noël Langlois

1637

1666

1636

Antoine Brassard 32

Françoise Méry

1637

1636

Françoise Méry 33

Antoine Brassard

1637

1636

Louis Sédilot 34

Marie Challe

Marie Grimoult

1626 France

1636 Paris

1637

Marie Grimoult 35

Louis Sédilot

1636

1637

Marie LeBarbier 36

Nicolas Marsolet

Denis Lemaître

1637 Rouen

1681 k

1637

Françoise Hébert 37

Guillaume Fournier

1651

1638 naissance Québec

Noël Morin 38

Hélènes Desportes

1640

1639

Marie Marguerie 39

Jacques Hertel

Quentin Moral

1641

1652

1639 (1641)

Jean Mignot (Chätillon) 40

Louise Cloutier

1648

1647

Guillaume Fournier 41=

Françoise Hébert

1651

1651

Quentin Moral 42

Marie Marguerie

1652

1650

Marie Challe 43

Louis Sédilot

1626

Pas venue en NF

Le premier constat :

Ce qui nous induit en erreurs avec la plaque sont les dates. Est-ce qu’elles représentent les dates de mariage? Ou les dates de premières mentions ou arrivées? Il est évident que les dates de mariage sont mélangées avec les dates d’arrivée ou de première mention. La raison est simple, certains se sont mariés en France et d’autres à Québec. Les couples mariés sont arrivés ensemble (dans la plupart des cas) tandis que les couples mariés en Nouvelle-France sont souvent arrivés à Québec à différents temps. Certains sont nés au Canada. Plusieurs des dates sur la plaque sont fausses.

Les oublis

Bien entendu les Acadiens et les gens de d’autres régions hors de Québec ne sont pas inscrits. Plusieurs personnes ne sont pas mentionnées. Certains des enfants des pionniers sont oubliés tandis que d’autres sont notés.

Il y a des oublis sérieux tels le nom de Guillaume Hébert. Il y a des oublis chez les Boucher, Cloutier, Guyon, Pépin, Gauthier , Le Neuf, Pelletier, Pichon et plusieurs autres qui sont arrivés au début de l’établissement de Québec.

À un moment donné, je fournirai une liste de tous nos ancêtres qui sont arrivés au début de la colonie.

En cette année du 400e anniversaire de l’arrivée des Hébert-Rollet, il serait peut-être temps de placer une nouvelle plaque!!!!

La semaine prochaine: NOUVELLE-FRANCE 1672: Gillette Banne : Une belle-mère meurtrière…

Monuments, plaques and other historical markers:

This year our family celebrates the fact that 400 years ago, the first family of Europeans came to settle on North American soil. Of course, I am referring to the family of our ancestors Louis Hébert and Marie Rollet. I have spoken of Louis Hébert in my text of January 5, 2017 and of Marie Rollet on January 12, 2017. Today I would like to chat about the plaque that honors the first 49 couples who have colonized the City of Québec.

Close to the monument of Louis Hébert and Marie Rollet, there is a plaque showing the 94 first settlers of Québec. This plaque is photographed, cited as a source and shared with many. Initially, when I saw the panel, I wanted to identify my ancestors and then determine their descendants. I had to change my plans because the plaque contains false information!

What we must understand is that the knowledge of history and genealogy evolved very rapidly since the creation of the Internet. We now have access to tonnes of documents which were not available in the past. Because of this, our historical perspective becomes greater. My goal is not to magnify, sanctify or downgrade our ancestors as this was the case for certain researchers in the past. There is a generation of researchers who were trying to transform our ancestors into saints, or into the apotheosis of what they really were. Another generation tried to make them too human by revealing and expanding on their weaknesses. I only trust original documents and because of this I have discovered that our ancestors are neither holy nor villains but are very human! Some of them are very colorized characters having lived lives out of the ordinary.

My biggest problem with the history of the past is that many historians have relegated women to a very secondary role, some women have been relegated to oblivion. Our mothers were very human and some have lived exceptional lives. In my blog, I will attempt to have you get to know some of them! Also, we seem to forget the existence of children and adolescents in history even if they were also pioneers, founders of ancestral families.

I am very happy when I learn that a plaque, a monument, a street or a building is named for an ancestor. However, several plaques and monuments of the past do not reflect the contribution of women and children. We must make a great effort to change this practice. I am always disappointed when a family erects a monument honoring an ancestor and they forget the wife of the ancestor and the children who were equally pioneers.

It is difficult to understand what the authors of the “Plaque of The First Settlers of Québec” wanted to pass on as information. The dates reflect neither the dates of arrival, nor the dates of marriage. There is no consistency in the data. Here is a copy of the erroneous information. This is an accurate transcript of the information written by Mr. Norm Léveillé and I thank him for it.

I placed an asterisk next to the name of my ancestors and a “NON” near the name of those who are not.

LES PREMIERS COLONS DE QUÉBEC The First colonists of Québec

ILS ONT ÉTÉ À LA PEINE : QU’ILS SOIENT À L’HONNEUR !

LOUIS HÉBERT *

1617

MARIE ROLLET*

GUILLAUME COUILLARD*

1619

MARIE-GUILLEMETTE HÉBERT*

ABRAHAM MARTIN *

MARGUERITE LANGLOIS*

NICOLAS MARSOLET*

MARIE LE BARBIER*

NICOLAS PIVERT non

MARGUERITE LESAGE non

PIERRE DESPORTES *

FRANÇOISE LANGLOIS*

ÉTIENNE JONQUEST non

ANNE HÉBERT non

OLIVIER LE TARDIF non

LOUISE COUILLARD non

JEAN NICOLET non

MARGUERITE COUILLARD non

NÖEL MORIN *

HÉLÈNE DESPORTES*

NÖEL LANGLOIS *

FRANÇOISE GARNIER*

GUILLAUME HUBOU non

MARIE ROLLET oui

ROBERT GIFFARD non

1634

MARIE RENOUARD non

GUILLAUME FOURNIER *

MARIE-FRE HÉBERT*

JEAN GUYON *

1635

MATHURINE ROBIN*

JEAN GUYON même personne que ci-haut

MADELEINE BOULÉ même personne que ci-haut

JEAN BOURDON non

JACQUELINE POTEL non

FRANÇOIS MARGUERIE non

LOUISE CLOUTIER oui

ZACHARIE CLOUTIER *

XAINTES DUPONT*

JEAN CÔTÉ*

ANNE MARTIN*

GASPARD BOUCHER *

NICOLAS LE MAIRE* Nicole

PHILIPPE AMYOT non

ANNE CONVENT non

JEAN-PAUL GODEFROY non

MADELEINE LE GARDEUR non

JEAN-BAPTISTE GODEFROY non

MARIE LE NEUF non

MARIN BOUCHER *

PERRINE MALLET*

SÉBASTIEN DODIER non

MARIE BONHOMME non

PIERRE DE LA PORTE non

ANNE VOYER non

JEAN JUCHEREAU non

MARIE LANGLOIS non

JEAN SAUVAGET non

ANNE DUPUIS non

GUILLAUME ISABEL non

CATHERINE DODIER non

ROBERT DROUIN *

ANNE CLOUTIER*

LOUIS HENRI PINGUETnon

LOUISE BOUCHERnon

PIERRE DELAUNAYnon

FRANÇOISE PINGUETnon

FRANÇOIS AUBERTnon

ANNE FAUCONNIERnon

PIERRE LE GARDEURnon

MARIE FAVERYnon

CHARLES LE GARDEUR non

1636

GENEVIÈVE JUCHEREAU non

JACQUES LE NEUF non

MARGUERITE LEGARDEUR non

ROBERT CARON*

MARIE CREVET*

FRANÇOIS BÉLANGER *

MARIE GAGNON??? (Guyon) *

CLAUDE POULIN non

JEANNE MERCIER non

JACQUES HERTEL *

MARGUERITE MARGUERIE *

ANTOINE BRASSARD *

FRANÇOISE MÉRY*

ÉTIENNE RACINE non

MARGUERITE MARTIN non

RENÉ MAHEU non

MARGUERITE CORRIVEAU non

JACQUES MAHEU non

ANNE CONVENT non

LOUIS SÉDILOT *

MARIE GRIMOULT*

FRANÇOIS DE CHAVIGNY non

ÉLÉONORE DE GRANDMAISON non

Of the 94 names listed, because some names are repeated, 40 are the names of my ancestors.

The errors that we see at a first sight are the following:

1) Nicolas Lemaire should read Nicole LEMAIRE

2) Jean Guyon is named two times with variants of his spouse’s name.(Mathurine Robin and Madeleine Boulé)

3) The data do not match (in many boxes) nor with the dates of marriage, nor with the dates of arrival or first mentions of arrival in the country.

4) The names of the second spouses are not mentioned in several boxes.

5) The spouse of François Boulanger should read Marie Guyon instead of Gagnon.

A plausible explanation for this mix up, I found on a personal site stating that the plate reflects the ancestors of those who have paid for the plaque to be installed. This is an interesting and probable explanation. Also we must remember that some researchers wanted to honor the ancestors of political personalities or ecclesiastical people because they were funded by them.

I then created a table which to me better reflects the reality of the situation. I only researched the names of my ancestors who are of the first settlers of Quebec. I leave to others the task and the pleasure to identify their ancestors! The table gives the settlers name, the spouse, the marriage date and the date of arrival or first mention. This meant that I justified the date of arrival of the women on the same level as that of the men. Aussi, I also added the names of all spouses (known) of a person. I used the dates found in the “Origines” documents or from the PRDH.

The names in indent are spouses who are not ancestors. Mignot 40, Moral 42 and Challe 43 have been added because they are spouses who had not been mentionned.

Settlers

Spouses

Marriage date

Arrival or first mention date

Louis Hébert 1

Marie Rollet

1602 Paris

1606,1611, 1617-1618 Québec

Guillaume Couillard 2

Guillemette Hébert

1621

1613

Nicolas Marsolet 3

Marie Le Barbier

1637

1613

Marie Rollet 4

Louis Hébert

Guillaume Hubou

1602 Paris

1629

1617 (1618)

Guillemette Hébert 5

Guillaume Couillard

1621

1617 (1618)

Guillaume Hébert 6

Hélène Desportes

1634

1617 (1618)

Pierre Desportes 7

Françoise Langlois

1618

1619 (1620)

Françoise Langlois 8

Pierre Desportes

1618

1619 (1620)

Abraham Martin 9

Marguerite Langlois

1619 1616 France

1619 (1620)

Marguerite Langlois 10

Abraham Martin

1619 1616 France

1619 (1620)

Hélènes Desportes 11

Guillaume Hébert

Noël Morin

1634

1640

1620 birth Québec

Jacques Hertel 12

Marie Marguerie

1641 2

1626 no formal proof

Robert Drouin 13

Anne Cloutier

Marie Lachapelle(Chapelier)

1637

1649

1633

Gaspard Boucher 14

Nicole Lemaire

1619 Mamers France

1634

Marin Boucher 15

Julienne Baril

Perrine Mallet

1611 Mortagne Perche

1629 Mortagne Perche

1634

Perrine Mallet 16

Marin Boucher

1629 Mortagne Perche

1634

Zacharie Cloutier 17

Sainte Dupont

1616 Mortagne Perche

1634

Sainte Dupont 18

Michel Lermusier

Zacharie Cloutier

1612

1616 Mortagne Perche

1634

Anne Cloutier 19

Robert Drouin

1637

1634

Louise Cloutier 20

François Marguerie

Jean Mignot (Châtillon)

Jean Mateau

1645

1648

1684

1634

Jean Guyon 21

Mathurine Robin

1615 Mortagne

1634

Mathurine Robin 22

Jean Guyon

1615 Mortagne

1634

Marie Guyon 23

François Bélanger

1637

1634

Noël Langlois 24

Françoise Garnier

Marie Crevet

1634

1666

1634

Françoise Garnier 25

Noël Langlois

1634 3

1634

Jean Côté 26

Anne Martin

1635

1635

Anne Martin 27

Jean Côté

1635

1635

Nicole Lemaire 28

Gaspard Boucher

1619 Mamers France

1636

François Bélanger 29

Marie Guyon

Barbe Cloutier

1637

1663

1636

Robert Caron 30

Marie Crevet

1637

1636

Marie Crevet 31

Robert Caron

Noël Langlois

1637

1666

1636

Antoine Brassard 32

Françoise Méry

1637

1636

Françoise Méry 33

Antoine Brassard

1637

1636

Louis Sédilot 34

Marie Challe

Marie Grimoult

1626 France

1636 Paris

1637

Marie Grimoult 35

Louis Sédilot

1636

1637

Marie LeBarbier 36

Nicolas Marsolet

Denis Lemaître

1637 Rouen

1681 k

1637

Françoise Hébert 37

Guillaume Fournier

1651

1638 birth Québec

Noël Morin 38

Hélènes Desportes

1640

1639

Marie Marguerie 39

Jacques Hertel

Quentin Moral

1641

1652

1639 (1641)

Jean Mignot (Chätillon) 40

Louise Cloutier

1648

1647

Guillaume Fournier 41

Françoise Hébert

1651

1651

Quentin Moral 42

Marie Marguerie

1652

1650

Marie Challe 43

Louis Sédilot

1626

Did not come to NFrance

The first observation:

What induces us into error are the dates. Is it that they represent the dates of marriage? Or the dates of first mention or arrival? It is obvious that the dates of marriage are mixed with the dates of arrival or first mention. The reason is simple some were married in France and others in Québec. Married couples arrived together (in most cases) while the married couples in New France often arrived at Québec at different times. Some are born in Canada. Several of the dates on the plate are inaccurate.

The oversights:

Of course the Acadians and the people of other regions outside of Québec are not mentioned.

Several people have been forgotten. Some of the children and adolescents of the pioneers who were also settlers are not mentioned while others are.

There are serious omissions such as Guillaume Hébert. There are omissions among the Boucher, Cloutier, Guyon, Pépin, Gauthier , LeNeuf, Pelletier, Pichon and several other families who arrived at the beginning of the establishment of Québec. At a later date, I will provide a list of all of our ancestors who arrived at the beginning of the colony.

In this Year of the 400th anniversary of the arrival of the Hébert-Rollet, perhaps it would be time to erect a new and more accurate plaque!!!!

Next week: Nouvelle-France 1672: Gillette Banne : A Murderous Mother-in-Law!