Le 13 novembre 1689 : Le massacre de Lachenaie. November 13, 1689: The Lachenaie Massacre.

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The English version follows the French one.

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Le 13 novembre 1689 : Le massacre de Lachenaie.

par Robert Bérubé

Préambule au massacre...

Voici un résumé très simplifié qui sert de préambule pour comprendre le massacre.

Lorsque les Français arrivent sur le territoire d’Amérique, les Iroquois sont organisés en Confédération des Cinq-Nations : les tribus des Agniers (Mohawks), celle des Onneyouts (Oneida), des Onontagués (Onondaga), des Goyogouins (Cayugas) et les Tsonnontouans (Senecas).

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Il y eut des conflits dès le début entre les Français alliés aux Algonquins et Hurons contre les Iroquois alliés aux Anglais et aux Hollandais. Pour les Européens, le but c’était l’économie. Est-ce que ce serait la France, l’Angleterre, ou la Hollande qui obtiendrait le plus de peaux de castors pour vendre en Europe. Qui contrôlerait le marché? Quel roi deviendrait le plus riche?

Les Européens se sont alliés à des tribus Amérindiennes durant les conflits afin d’obtenir un gain économique. Sans cette aide, ils n’auraient pu assumer le contrôle du marché des peaux de castors.

Il faut se rappeler que les Iroquois de leur côté voulait intégrer les tribus Algonquines, Huronnes et autres à leur nation car leur peuple avait été décimé par des maladies apportées de l’Europe.

Il faut dire et admettre qu’une paix existait entre les Iroquois et les Français depuis 1667.

Cette paix fut brisée par les Français en 1684, lorsque le gouverneur Le Febvre de La Barre a lancé une expédition contre les Tsonnontouans (Senecas) avec 680, Français, 378 guerriers indigènes chrétiens (Iroquois, Abénaquis, Algonquins, Nipissing, Wendat), potentiellement 1000 autres guerriers indigènes du continent et environ 100 coureurs de bois français. L’expédition était un échec dû à une maladie et à l’absence de fournitures. Le gouverneur La Barre fut alors forcé de conclure avec les Iroquois une «paix honteuse».

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Le 13 juin, 1687, la guerre fut déclarée par le ministre de la marine française. Jacques-René de Brisay, gouverneur en 1685 reçoit l’ordre de mettre fin à « la paix honteuse avec les Iroquois ». L’expédition contre les Iroquois quitta Montréal, avec 832 hommes des troupes de la marine, 900 hommes de milice et 400 Indiens alliés. Ils ont capturé des Iroquois neutre pour les empêcher de communiquer aux villages iroquois au sud du lac, la nouvelle de l’approche de l’armée française. En tout, 50 à 60 hommes et 150 femmes et enfants furent emmenés à Montréal. Le gouverneur Jacques-René de Brisay expédia en France, 36 des 58 prisonniers iroquois, pour qu’ils soient envoyés aux galères du roi. De plus, les Français ont brûlé plusieurs villages car les Iroquois s’étaient sauvés dans les bois. Le ravage des communautés a causé une grande famine chez les Iroquois et le résultat fut plusieurs décès.

Le 19 mai 1689, la guerre de la ligue d’Augsbourg commença et cela eut des répercussions sur le territoire américain. (la première guerre intercoloniale). Les Anglais ont encouragé les Iroquois à attaquer les Français.

Le 5 août 1689, les habitants de Lachine furent attaqués. Je parlerai du massacre de Lachine dans un autre article.

Le même scénario est répété le 13 novembre 1689. Plus de 150, Iroquois attaquent le village de Lachenaie, au nord de Montréal, pendant le crépuscule. Le résultat a été une nuit de terreur pour certaines et certains de nos ancêtres!

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Malheureusement, ce ne sont jamais les gens en pouvoir ou ceux qui veulent la guerre qui deviennent victimes de ces conflits. Si tel était le cas, il n’y aurait pas de guerre !

Dans un texte intitulé “Un brin d’histoire” parue dans le journal “La Revue”, Claude Martel nous décrit le suivant : «  le 13 novembre 1689, environ, 1500, Iroquois profitent d’une nuit d’épaisse poudrerie pour faire irruption à Lachenaie et surprendre les habitants dans leur sommeil. Une lettre, écrite par le gouverneur Frontenac quelques jours plus tard, nous informe que les Iroquois ont brûlé et saccagé toutes les habitations jusqu’auprès du fort, et tué tous les habitants, sauf deux, qui ont réussi à se sauver. Le gouverneur enchaîne sur la nécessité d’obtenir des renforts militaires pour «réprimer la fierté et la hardiesse de ces maudits sauvages». Frontenac ordonne à ses soldats de poursuivre les attaquants, mais les résultats sont rarement satisfaisants. Il offre même des primes, dix écus pour un scalp (eh oui! les Français aussi avaient recours au scalp!) et vingt pour les prisonniers anglais! Les troupes françaises se rendront jusqu’au Massachusetts pour châtier l’ennemi ».

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Plusieurs personnes furent tuées sur le coup, certaines ont été emprisonnées et tuées plus tard. Quelques enfants ont été adoptés par des familles iroquoises. Il semblerait que plus de 30 habitants, un tiers de la population de Lachenaie a péri dans ce massacre. Voici les noms des victimes du massacre. Certains chercheurs ajoutent aussi les noms de Marie-Thérèse Hunault, 26 ans et Jean Minson, 17 ans qui ont été tués avant l’attaque du 13 novembre 1689. Les noms noircis sont membres de la famille.

Suzanne Betfer (Bedford) 55 ans Angélique Cottineau, 5 mois Louis Cottineau, 2 ans
Charles Desmarre, 68 ans François Ethier, 36 ans Marie-Françoise Ethier, 2 ans
Jacques Ethier, 6 mois Léonard Ethier, 47 ans Jean-Baptiste Fonteneau, 38 ans
Madeleine Fonteneau, 7 ans Charles Garnier, 5 ans Jeanne Garnier, 6 ans
Julien Garnier, 40 ans Marguerite Garnier, 1 an Michel Garnier, 4 ans
Pierre Garnier, 10 ans Charles Hubou, 35 ans Geneviève Hubou, 33 ans
Gilette Mignolet, 43 ans Jean Muloin, 38 ans Anne Minson, 12 ans
Jean-Baptiste Minson, 12 ans Marguerite Minson, 15 ans Marie-Thérèse Minson, 10 ans
Nicolas Minson, 53 ans Bernard Sauvageau, 8 ans Flavie Sauvageau, 5 ans
Marguerite Sauvageau, 8 ans Marie Sauvageau, 1 an Marie-Thérèse Sauvageau, 7 ans
René Sauvageau, 67 ans

Des 31 victimes identifiées, 15 sont membres de notre famille, y compris la plus vieille femme du groupe, Suzanne Bedford.

Notre ancêtre Suzanne Bedford (Betfer) est née vers 1631, à Gloucester en Angleterre. Elle est la fille de Gilbert Bedford et d’Anne Bonne. Certains avancent que la mère de Suzanne était une huguenote française, ce qui expliquerait le fait que Suzanne s’est rendu en France. Je n’ai trouvé aucune preuve pour appuyer ce fait.

 

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Gloucester UK circa 1700

 

Elle épousa Jean Serne avant 1949. Nous ne connaissons pas la date du mariage, ni la date du décès du conjoint.

Vers 1649, la jeune veuve a immigré en Nouvelle-France.

Le 28 septembre 1649, elle épousa Mathieu Hubou dit Deslongchamps à Québec. Mathieu a été baptisé le 5 mars 1626 à Saint André du Mesnil-Durand dans le Calvados. Il est le fils de Nicolas Hubou et de Madeleine Moulin. Mathieu est le frère de Françoise mariée avec Michel Desorcy, et il est le neveu de Guillaume Hubou troisième époux de Marie Rollet. Mathieu est cité la première fois le 24 novembre 1641, à Sillery. Il est procureur fiscal de la seigneurie de Montréal du 3 avril 1677 au 23 février, 1678.

Mathieu Hubou est décédé le 31 octobre 1678 et il a été enterré le 2 novembre 1678 à Pointe-aux Trembles.

Suzanne Bedford et Mathieu Hubou sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Athanase 2 novembre 1650 Québec entre 1667 et 1681
Mathieu 9 août 1652 Québec 29 mai 1694 Lachenaie 17 janvier 1723 Laval Catherine Goulet
Jean Baptiste 8, 9 août 1654 Québec 25 novembre 1688 Lachenaie 20 avril 1697 Marguerite Goulet
Geneviève 18 avril 1656 Québec 29 octobre 1675 Pointe-aux-Trembles 13 novembre 1689 Julien Garnier
Anne 7 août 1658 Québec 1670                 30 juillet 1691 Montréal 31 janvier 1728 Montréal René Sauvageau (Maisonneuve)Moïse Hilaret
Jacques 1 mai 1660 Québec 15 avril 1676 Montréal
Nicolas 19 juillet 1662 Québec ?
Charles 9 septembre 1664 Québec Cité 21 octobre 1688 Repentigny le 13 novembre 1689
Madeleine 16 janvier 1678 Pointe-aux-Trembles 8 février 1678 Montréal

Suzanne Bedford est décédée soit le 13 novembre 1689, lors du massacre ou peu de temps après, en captivité.

Les enfants de Suzanne Bedford et de Mathieu Hubou et leurs enfants:

Suzanne Bedford avait donné naissance à neuf enfants. Son fils Athanase est décédé entre 1667 et 1681. Son fils Jacques est mort le 15 avril 1676, à Montréal et sa petite dernière Madeleine n’a vécu que quelques semaines. Nous avons peu de renseignements concernant son fils Nicolas, donc, j’assume qu’il est décédé jeune et avant le massacre.

Le jour avant le massacre, le 12 novembre 1689, Suzanne Bedford était mère de cinq enfants adultes (trois fils et deux filles), belle-mère de deux gendres et d’une bru et grand-mère de 13 petits-enfants. Suzanne est veuve depuis onze ans et elle vit avec ses deux fils célibataires, Mathieu âgé de 36 ans et Charles, un jeune homme de 24 ans. En 1694, Mathieu épousa Catherine Goulet.

Son fils Jean-Baptiste est l’époux de Marguerite Goulet. Sa fille Geneviève est l’épouse de Julien Garnier et sa fille Anne, notre ancêtre est la conjointe de René Sauvageau.

Jean-Baptiste et son épouse Marguerite Goulet sont parents d’un bébé d’un mois nommé Jean-Baptiste, fils. La date de leur mariage était le 25 novembre 1688 à Lachenaie.

Geneviève Hubou épousa Julien Garnier le 29 octobre 1675, à la paroisse voisine de Lachenaie, Pointe-aux-Trembles et ils sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Pierre Garnier 1679 le 13 novembre 1689
Geneviève 26 décembre 1680 Lachenaie 24 janvier 1681 Lachenaie
Geneviève 19 février 1682 Repentigny 12 juin 1702 2 mars 1758 L’Assomption Jean Charles Rochon
Jeanne 6 mai 1683 Lachenaie Un Oneyoute
Charles 19 mai 1684 Lachenaie le 13 novembre 1689
Michel 20 octobre 1685 Lachenaie le 13 novembre 1689
Marguerite 21 août 1688 Lachenaie le 13 novembre 1689

Anne Hubou, fille de Suzanne Bedford et de Mathieu Hubou est née le 7 août 1658 à Québec. En 1678, à Québec, elle épousa René Sauvageau dit Maisonneuve. René est né vers 1634 à Saumur (Maine-et-Loire). Il est le fils de Gratien Savageau et René Tabit. Il est arrivé en Nouvelle-France, en 1665 en tant que chirurgien au régiment de Carignan-Salières, compagnie de Dugué. Anne et Mathieu sont aussi nos ancêtres.

 

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Chirurgien: 17e siècle

 

Anne Hubou et René Sauvageau sont parents des enfants suivants:

Marie Anne 1 novembre 1679 Point-aux-Trembles 14 novembre 1696 Montréal 7 septembre 1736 Terrebonne René Bouchard (Vallée)
Marguerite 31 janvier 1681 Repentigny le 13 novembre 1689
Marie Thérèse 25 octobre 1682 Repentigny le 13 novembre 1689
Flavie Anne 20 janvier 1684 Repentigny le 13 novembre 1689
Bernard 7 janvier 1687 Lachenaie le 13 novembre 1689
Marie 21 octobre 1688 Lachenaie le 13 novembre 1689

Le 12 novembre 1689, la famille Bedford-Hubou et les descendants comptent 22 personnes dont neuf adultes et 13 enfants. Le lendemain du massacre, quatre adultes et quatre enfants avaient survécu dont une petite qui avait été enlevée par les Iroquois.

Les cinq victimes adultes sont Suzanne Bedford et son fils Charles Hubou. Selon Diane Tourville dans son site web au sujet de la famille Hubou-Tourville: “Un inventaire de décès du notaire Basset daté du 12 décembre 1689, confirme la mort ou la disparition de Geneviève Hubou et de Julien Garnier, le 13 novembre. Un second document du 1 juin 1691, indique que René Sauvageau a été tué par les Iroquois en 1689”. Nous pouvons confirmer les décès de Suzanne Bedford, de Julien Garnier et René Sauvageau à cause de ce même document. Il y a beaucoup de renseignements sur ce site et je vous encourage à le visiter: http://www.huboutourvillegenealogy.com/wpfr/?p=163

Ce qui est triste c’est que les survivants et les survivantes du massacre ne sont pas mentionnés. L’histoire semble vouloir oublier que 14 personnes de cette famille sont décédées et huit personnes ont survécu et vivent des séquelles de traumatismes!

Des survivants, le fils Mathieu Hubou qui était célibataire épousa Catherine Goulet en 1694.

Jean-Baptiste Hubou qui était premier brigadier des gardes de Monsieur le Général de 1684 à 1688, décède le 20 avril 1697, lors d’une expédition militaire. Son épouse Marguerite Goulet épousa Michel Feuillon en deuxième noces. Le bébé Jean-Baptiste est décédé le 24 décembre 1694, âgé de 5 ans.

Anne Hubou quitte Lachenaie avec sa fille aînée. Elle épousa Moïse Hilaret, le 30 juillet 1691 à Montréal. Elle décède le 31 janvier 1728, à Montréal.

Sa fille Marie Anne Sauvageau, notre ancêtre épousa René Bouchard le 14 novembre 1696 à Terrebonne. Elle meurt le 7 septembre, 1736 à Terrebonne.

Pendant un bout de temps, il semblait que la seule survivante de la famille Garnier était Geneviève Garnier qui est devenue l’épouse de Jean Rocheron (Rochon). Julien Garnier et sa fille Jeanne avaient été faits prisonniers. Julien est décédé avant 1706 et Jeanne avait épousé un Oneyoute.

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Ce qui est triste dans toute guerre et conflits c’est que sont des gens ordinaires qui deviennent victimes à cause de l’avarice des gens en pouvoir!

Il ne semble pas y avoir de monument historique qui parle du massacre de Lachenaie!

Voici la lignée de Suzanne Bedford à moi.

Suzanne Bedford (1631-1689)

Anne Hubou (1658-1728)

Marie Anne Sauvageau (1679-1736)

Marie Anne Bouchard (1706-1779)

Madeleine Boudria (1738-1762)

Pierre Jolivet (Lepine) (1758-1807)

Geneviève Jolivet (Lepine) (1784-1815)

Angélique (Adélaïde) Perrier (1806-1865)

Olive Labrosse (Raymond) (1827-1912)

Cyriac Marion (1862-1949)

Thomas Marion (1895-1982)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

Remerciements:

Martel, Claude (1994), Lachenaie : Du fort à la ville. Ville de Lachenaie.

Martel Claude (2011), “La Revue de cœur et d’action” de Terrebonne du 15 et du 22 novembre 2011.

http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n21916.php

http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n21965.php

Nadon, Mario (1983), Le premier demi-siècle de Lachenaie, Thèse de maîtrise, Université de Montréal.

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November 13, 1689: The Lachenaie Massacre.

by Robert Bérubé

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Preamble to the massacre …

Here is a very simplified summary that serves as a preamble to understand the massacre.

When the French arrived in North America, the Iroquois were organized into the Confederacy of the Five Nations: the tribes of the Mohawks (Agniers), Oneida (Onneyouts), Onondaga (Onontagués), Cayugas (Goyogouins) and Senecas (Tsonnontouans).

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There were conflicts at the outset between the French allied with the Algonquins and the Hurons against the Iroquois allied with the English and the Dutch. For the Europeans, the goal was economics. Would it be France, England, or Holland that would get the most beaver skins to sell in Europe? Who would control the market? Which king would become the richest?

The Europeans allied themselves with the Amerindian tribes during the conflicts in order to obtain an economic gain. Without this aid, they would not have been able to control the market for beaver pelts.

It must be remembered that the Iroquois wanted to integrate the Algonquin, Huron and other tribes into their nation because their people had been decimated by diseases brought from Europe.

It must be said and admitted that a peace existed between the Iroquois and the French since 1667.

This peace was broken by the French in 1684 when the governor Le Febvre de La Barre launched an expedition against the Senecas with 680 French, 378 indigenous Christian warriors (Iroquois, Abenakis, Algonquins, Nipissing, Wendat), potentially 1000 other indigenous warriors of the continent and about 100 French Coureurs de bois. The expedition was a failure due to illness and lack of supplies. Governor La Barre was then forced to conclude with the Iroquois a “shameful peace.”

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On June 13, 1687, the war was declared by the Minister of the French Navy. Jacques-René de Brisay, governor in 1685, was ordered to put an end to “the shameful peace with the Iroquois.” The expedition against the Iroquois left Montréal, with 832 men of the naval troops, 900 militiamen, and 400 allied Indians. They captured neutral Iroquois to prevent them from communicating to the Iroquois villages south of the lake, the news of the approach of the French army. In all, 50 to 60 men and 150 women and children were taken to Montréal. Governor Jacques-René de Brisay sent 36 of the 58 Iroquois prisoners to France, to be sent to the king’s galleys. In addition, the French burned several villages because the Iroquois had fled to the woods. The devastation of the communities caused a great famine among the Iroquois, and the result was several deaths.

On May 19, 1689, the war in the Augsburg League began and this had repercussions on the American territory. (the first intercolonial war). The English encouraged the Iroquois to attack the French.

On August 5, 1689, the inhabitants of Lachine were attacked. I will talk about the Lachine massacre in another article.

The same scenario was repeated on November 13, 1689. More than 150, Iroquois attacked the village of Lachenaie, north of Montreal, during the twilight. The result was a night of terror for some of our ancestors!

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Unfortunately, it is never the people in power or those who want a war that become victims of these conflicts. If that were the case, there would be no war!

Claude Martel, in a text entitled “Un peu d’histoire” (A Bit of History) published in La Revue, describes the following: “On November 13, 1689, about 150, Iroquois took advantage of a night of heavy blowing snow to break in to Lachenaie and to surprise the inhabitants in their sleep. A letter, written by Governor Frontenac a few days later, informs us that the Iroquois burned and ransacked all the dwellings up to the fort, and killed all but two of the inhabitants who managed to escape. The governor chains on the necessity of obtaining military reinforcements to “repress the pride and the boldness of these damned savages”. Frontenac orders his soldiers to prosecute the attackers, but the results are rarely satisfactory. He even offered bonuses, ten crowns for a scalp (yes, the French too had recourse to the scalp!) And twenty for the English prisoners! The French troops will go as far as Massachusetts to chastise the enemy. “

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Several people were killed on the spot, some were imprisoned and later killed. Some children were adopted by Iroquois families. It would seem that more than 30 inhabitants, a third of the population of Lachenaie perished in this massacre. These are the names of the victims of the massacre. Some researchers also add the names of Marie-Thérèse Hunault, 26 years old and Jean Minson, 17 years old who were killed before the attack on November 13, 1689. The names in bold are members of the family.

Suzanne Betfer (Bedford) 55 years Angélique Cottineau, 5 months Louis Cottineau, 2 years
Charles Desmarre, 68 years François Ethier, 36 years Marie-Françoise Ethier, 2 years
Jacques Ethier, 6 months Léonard Ethier, 47 years Jean-Baptiste Fonteneau, 38 years
Madeleine Fonteneau, 7 years Charles Garnier, 5 years Jeanne Garnier, 6 years
Julien Garnier, 40 years Marguerite Garnier, 1 year Michel Garnier, 4 years
Pierre Garnier, 10 years Charles Hubou, 35 years Geneviève Hubou, 33 years
Gilette Mignolet, 43 years Jean Muloin, 38 years Anne Minson, 12 years
Jean-Baptiste Minson, 12 years Marguerite Minson, 15 years Marie-Thérèse Minson, 10 years
Nicolas Minson, 53 years Bernard Sauvageau, 8 years Flavie Sauvageau, 5 years
Marguerite Sauvageau, 8 years Marie Sauvageau, 1 year Marie-Thérèse Sauvageau, 7 years
René Sauvageau, 67 years

Of the 31 identified victims, 15 are members of our family, including the oldest woman in the group, Suzanne Bedford.

Our ancestor Suzanne Bedford (Betfer) was born around 1631 in Gloucester, England. She is the daughter of Gilbert Bedford and Anne Bonne. Some argue that Suzanne’s mother was a French Huguenot, which would explain the fact that Suzanne went to France. I found no evidence to support this

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Gloucester UK circa 1700

She married Jean Serne before 1949. We do not know the date of the marriage, nor the date of the death of the spouse.

 

Around 1649, the young widow immigrated to New France.

On September 28, 1649, she married Mathieu Hubou dit Deslongchamps in Québec City. Mathieu was baptized on March 5,1626 in Saint André du Mesnil-Durand in the Calvados. He is the son of Nicolas Hubou and Madeleine Moulin. Mathieu is the brother of Françoise married to Michel Desorcy, and he is the nephew of Guillaume Hubou, third husband of Marie Rollet. Mathieu was first mentioned on November 24, 1641, at Sillery. He is a “procureur fiscal” (tax attorney)? for the seigneurie of Montréal from April 3, 1677 to February 23, 1678.

Mathieu Hubou died on October 31, 1678 and was buried on November 2, 1678 in Pointe-aux-Trembles.

Suzanne Bedford and Mathieu Hubou are the parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Athanase 2 november 1650 Québec between 1667 and 1681
Mathieu 9 aug. 1652

Québec

29 may 1694 Lachenaie 17 jan. 1723 Laval Catherine Goulet
Jean Baptiste 8, 9 aug. 1654 Québec 25 november 1688 Lachenaie 20 april 1697 Marguerite Goulet
Geneviève 18 april 1656

Québec

29 october 1675 Pointe-aux-Trembles 13 november 1689 Julien Garnier
Anne 7 aug. 1658 Québec 1670

30 july 1691 Montréal

31 jan. 1728 Montréal René Sauvageau (Maisonneuve)

Moïse Hilaret

Jacques 1 may 1660

Québec

15 april 1676

Montréal

Nicolas 19 july 1662 Québec ?
Charles 9 september 1664 Québec le 13 november 1689
Madeleine 16 jan. 1678 Pointe-aux-Trembles 8 feb. 1678 Montréal

Suzanne Bedford, died on November 13, 1689, during the massacre or shortly after, in captivity.

The children of Suzanne Bedford and Mathieu Hubou and their children:

Suzanne Bedford had given birth to nine children. Her son Athanase died between 1667 and 1681. Her son Jacques died on April 15, 1676, in Montréal and her last child Madeleine lived only a few weeks. We have little information concerning her son Nicolas, so I assume that he died young and before the massacre.

The day before the massacre, on November 12, 1689, Suzanne Bedford was the mother of five adult children (three sons and two daughters), a mother-in-law of two sons-in-law and a daughter-in-law and grandmother of 13 grandchildren. Suzanne had been a widow for eleven years and she lives with her two single sons, Mathieu aged 36 and Charles, a young man of 24 years. In 1694, Mathieu married Catherine Goulet.

Her son Jean-Baptiste is the husband of Marguerite Goulet. Her daughter Geneviève is the wife of Julien Garnier and her daughter Anne Hubou, our ancestor, is the spouse of René Sauvageau.

Jean-Baptiste and his wife Marguerite Goulet are the parents of a one-month-old baby named Jean-Baptiste, son. The date of their marriage was November 25, 1688 at Lachenaie.

Geneviève Hubou married Julien Garnier on October 29, 1675, at a neighboring parish of Lachenaie, in Pointe-aux-Trembles and they are the parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Pierre Garnier 1679 le 13 november 1689
Geneviève 26 décember 1680 Lachenaie 24 jan. 1681 Lachenaie
Geneviève 19 feb. 1682 Repentigny 12 june 1702 2 march 1758 L’Assomption Jean Charles Rochon
Jeanne 6 may 1683 Lachenaie An Oneida man
Charles 19 may 1684 Lachenaie le 13 november 1689
Michel 20 october 1685 Lachenaie le 13 november 1689
Marguerite 21 aug. 1688 Lachenaie le 13 november 1689

Anne Hubou, daughter of Suzanne Bedford and Mathieu Hubou was born on August 7, 1658 in Québec City. In 1678, in Québec, she married René Sauvageau dit Maisonneuve. René was born around 1634 in Saumur (Maine-et-Loire). He is the son of Gratien Savageau and René Tabit. He arrived in New France, in 1665 as a surgeon in the regiment of Carignan-Salières, company of Dugué. Anne and Mathieu are also our ancestors.

 

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Surgeon 17th century

 

Anne Hubou and René Sauvageau are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Marie Anne 1 november 1679 Point-aux-Trembles 14 november 1696 Montréal 7 september 1736 Terrebonne René Bouchard (Vallée)
Marguerite 31 jan. 1681 Repentigny le 13 november 1689
Marie Thérèse 25 october 1682 Repentigny le 13 november 1689
Flavie Anne 20 jan. 1684 Repentigny le 13 november 1689
Bernard 7 jan. 1687 Lachenaie le 13 november 1689
Marie 21 october 1688 Lachenaie le 13 november 1689

On November 12, 1689, the Bedford-Hubou family and descendants numbered 22 persons, including nine adults and 13 children. The day after the massacre, four adults and four children survived, including a small one that had been abducted by the Iroquois.

The five adult victims are Suzanne Bedford and her son Charles Hubou. According to Diane Tourville on her website about the Hubou-Tourville family: “An inventory of the death of notary Basset dated 12 December 1689 confirms the death or disappearance of Geneviève Hubou and Julien Garnier on 13 November. A second document of June 1, 1691, indicates that René Sauvageau was killed by the Iroquois in 1689 “. We can confirm the deaths of Suzanne Bedford, Julien Garnier and René Sauvageau because of the same document. There is a lot of information on this site and I encourage you to visit it: http://www.huboutourvillegenealogy.com/wpfr/?p=163

What is sad is that the survivors of the massacre are not mentioned. The story seems to forget that 14 people of this family have died and eight people have survived and are suffering from trauma!

Of the survivors, her son Mathieu Hubou who was single, married Catherine Goulet in 1694.

Jean-Baptiste Hubou, who was the first brigadier of the General’s guards from 1684 to 1688, died on April 20, 1697, during a military expedition. His wife Marguerite Goulet married Michel Feuillon in a second marriage. The baby Jean-Baptiste died on 24 December 1694, aged 5 years.

Anne Hubou left Lachenaie with her eldest daughter. She married Moïses Hilaret on July 30, 1691 in Montréal. She died on January 31, 1728, in Montréal.

Her daughter Marie Anne Sauvageau, our ancestor, married René Bouchard on November 15, 1696 in Terrebonne. She died on September 7, 1736 in Terrebonne.

For a while it seemed that the only survivor of the Garnier family was Geneviève Garnier, who became the wife of Jean Rocheron (Rochon). Julien Garnier and his daughter Jeanne had been taken prisoner. Julien died before 1706 and Jeanne had married an Oneida man.

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What is sad about every war and conflict is that ordinary people become victims because of the greed of the people in power!

There does not seem to be any historical monument regarding the Lachenaie massacre!

Here is Suzanne Bedford’s lineage down to me.

Suzanne Bedford (1631-1689)

Anne Hubou (1658-1728)

Marie Anne Sauvageau (1679-1736)

Marie Anne Bouchard (1706-1779)

Madeleine Boudria (1738-1762)

Pierre Jolivet (Lepine) (1758-1807)

Geneviève Jolivet (Lepine) (1784-1815)

Angélique (Adélaïde) Perrier (1806-1865)

Olive Labrosse (Raymond) (1827-1912)

Cyriac Marion (1862-1949)

Thomas Marion (1895-1982)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

Thanks:

Martel, Claude (1994), Lachenaie : Du fort à la ville. Ville de Lachenaie.

Martel Claude (2011), “La Revue de cœur et d’action” de Terrebonne du 15 et du 22 novembre 2011.

http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n21916.php

http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoire-n21965.php

Nadon, Mario (1983), Le premier demi-siècle de Lachenaie, Thèse de maîtrise, Université de Montréal.

 

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts
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