Anne Pastourel (1677-1746) Une mère “Voyageur”! A “Voyageur” Mother!

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The English version follows the French one.

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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Anne Pastourel (1677-1746) Une mère “Voyageur”!

par Robert Bérubé

Chaque fois que j’entreprends le long voyage de chez moi à Montréal, je pense au courage et à la détermination d’une jeune femme très débrouillarde, notre ancêtre Anne Pastourel. Je la considère aussi brave que les Voyageurs de notre histoire.

Anne Pastourel (Pastorel), fille de Marie Leclerc et de Claude Pastourel dit Lafranchise est née le 28 mars 1677 et elle a été baptisé le 29, à Boucherville. Son père, un soldat du régiment de Carignan, est arrivé en Nouvelle-France, le 17 août 1665. Il était de Saint-Saturnin de Clermont en Auvergne. Sa mère est née vers 1643. Marie Leclerc a probablement émigré en Nouvelle-France en 1674. Certains disent 1668. Il y a peu de renseignements à son égard. Elle est décédée lorsque Anne avait quatre ans.

Anne Pastourel épousa Jean Morisseau dit Boismorel (Mauriceau), le 19 juin 1698, à Boucherville. Jean est le fils de Vincent Morisseau Boismorel et de Marie Anne Bamont. Jean Morisseau était un truchement (interprète) et un voyageur. Il transportait des marchandises et commerçait dans la traite de fourrures. Il voyageait entre Montréal et les Grands Lacs. Jean et trois de ses frères, Pierre, Jean-Baptiste et Louis Morisseau étaient tous des voyageurs attachés aux nombreux convois qui ont reçu des contrats pour transporter des fournitures et des fourrures des forts le long des Grands Lacs. Leur père, Vincent Morisseau avait émigré de Bordeaux vers la Nouvelle-France vers 1668.

Anne et Jean Morisseau sont parents des trois enfants suivants:

Nom Naissance -baptême Mariage Décès Conjoint(e)
Vincent 5 avril 1699 Repentigny 27 sept. 1701 Repentigny
Jacques 18 février 1701 Repentigny 8 janvier 1725 Montréal Pointe aux Trembles 21 janvier 1729 Repentigny Marguerite Hunault
Catherine 5 mai 1703 Repentigny 15 nov. 1728 Trois-Rivières 6 nov. 1750 Pointe-du-Lac François Dalpé

La famille vivait à Repentigny, lorsque Jean Morisseau (Mauriceau) a été tué par des Amérindiens au début de 1703, certainement avant le 5 mai, la date de naissance de sa fille Marie Catherine. Au moment de la mort de Jean, Anne avait un fils de deux ans, Jacques, et elle était enceinte d’un autre enfant. Leur fils Vincent est décédé à l’âge de deux ans, le 27 septembre 1701. Il faut faire attention car certains sites disent que la date de décès de Jean Morisseau est le 17 juin 1717, à Saint Sulpice. Cette date est la date où son corps a été enterré, une deuxième fois dans le cimetière. Je n’ai pas d’autres renseignements à ce sujet. Il ne faut pas le confondre non plus avec son frère Jean Baptiste Morisseau, époux de Suzanne Petit.

Au début de 1703, Anne se retrouve veuve, mère d’un enfant et enceinte.

Il semblerait que durant la même période de temps, Marie Thérèse Dion (Guyon) plus connue comme étant Madame Lamothe, épouse de Cadillac, était enceinte d’un enfant et elle s’inquiétait de la survie de cet enfant. Elle avait perdu un troisième enfant, mort à cause de l’absence de lait suffisant. Les chances de survie de cet enfant étaient minimes. La famille devait trouver une nourrice si l’enfant devait survivre. Madame Lamothe-Cadillac vivait au Fort Pontchartrain connu aujourd’hui comme étant la ville de Détroit qui est à une distance de plusieurs centaines de kilomètres de Repentigny.

Il se peut que Cadillac connaissait Jean Morriseau et ses frères, Pierre, Jean-Baptiste et Louis Morriseau, car ils étaient tous des voyageurs qui se rendaient au Fort Ponchartrain. Nous ne savons pas comment Madame Marie Thérèse Dion et Anne ont initié une première communication.

Le 27 août 1703, un contrat d’embauche entre Anne Pastourel et Madame Marie Thérèse Dion (de Lamothe) a été élaboré par le notaire Adhémar de Montréal. Le contrat stipule que Madame de Lamothe, devait embaucher Anne Pastourel pour un service de deux ans en tant que nourrice pour son enfant qui devait naître en février.

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Anne Pastourel devait se rendre au Fort Pontchartrain. Il a été stipulé que le voyage était payé et “qu’elle et son enfant” seront nourris à partir du jour de leur départ jusqu’au jour de leur retour. Il est fort probable que les deux enfants ont fait le voyage avec elle. Il n’y a pas de preuves définitives concernant Jacques âgé de deux ans, mais il est certain que le bébé Catherine a fait le voyage. Si les deux enfants ont fait le voyage cela démontre le courage d’Anne. Si Jacques devait rester ce courage devient bravoure! J’avance une théorie et je précise une théorie, que les deux enfants ont fait partie du voyage. Il est vrai que le contrat dit “et son enfant,” et non “et ses enfants” au pluriel. Ce que j’avance c’est qu’il va sans dire que le bébé nourrissant devait suivre la mère donc, il est sous-entendu que le bébé fait partie du contrat et que l’ajout de “et son enfant,” s’applique à Jacques. Je ne connais pas assez bien la pratique de contrats concernant les mères nourrices, car la présente circonstance est hors de l’ordinaire.

Anne recevrait 450 livres par an , à partir du moment de la naissance du bébé Cadillac. Elle devait également recevoir une robe de chambre. De plus, Madame a promis de lui payer la moitié de son salaire si l’enfant était mort-né ou s’il décède durant les six premiers mois.

Donc, entre le début septembre 1703 et le 4 février 1704, fort probable au début de l’automne, notre brave Anne a quitté la région de Montréal pour se rendre à Détroit. Il faut s’imaginer le parcours et les portages de Lachine au Milles-Îles, au Fort-Frontenac (Kingston), de l’est du lac Ontario à la rivière Niagara où il y a un très grand portage pour escalader l’escarpement du Niagara pour se rendre au Lac Érié. Ensuite du côté est du lac Érié jusqu’au Détroit où se trouve le Fort Ponchartrain. Entre Lachine et le Fort-Frontenac, il y avait de nombreuses îles et de nombreux rapides, le lac Ontario peut être dangereux lorsque l’on le navigue, mais le lac Érié peut-être encore plus traitre, car il est peu profond et lorsque le vent s’élève, les vagues deviennent envahissantes. Escalader l’escarpement du Niagara devait être tout un défi. Anne a certainement vu de très beaux paysages. Je vous encourage à retracer le parcours!  Il est difficile d’imaginer une jeune femme, veuve, accompagnée d’un bébé et peut-être d’un jeune enfant voyageant dans un canot avec des voyageurs pour se rendre à un endroit qu’elle ne connaissait pas. Ce voyage a probablement duré entre six semaines et deux mois. Elle et ses enfants couchaient à la belle étoile sous un canot renversé. Il suffit de lire les aventures des coureurs de bois, des voyageurs et des engagés dans les Pays d’en Haut, surtout lorsqu’ils parlent de nourriture, des dangers de l’eau et de la nature ainsi que de la façon de faire, pour survivre. J’imagine une bonne quantité de mouches, de maringouins et d’autres moustiques attaquaient de façon continue notre chère Anne. Même si la grande paix régnait, il y aurait pu y avoir les dangers de certains renégats. En sorte, notre Anne était devenue une femme Voyageur! Il est fort probable qu’Anne a perçu cet emploi comme un don du ciel, à cause du salaire mais il faut reconnaître sa bravoure.

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Anne et ses enfants sont arrivés sains et saufs et ils ont vécu avec les Lamothe Cadillac dans le Fort Ponchartrain. La petite Thérèse Cadillac a été baptisé le 4 février 1704, et elle a vécu une longue vie, ce qui veut dire qu’Anne a reçu son plein salaire!

En juillet 1704, un convoi est arrivé au Fort Pontchartrain. Anne Pastourel, ses enfants, madame Marie Thérèse Dion et sa fille Marie Thérèse de Lamothe sont revenus à Montréal en septembre de la même année. Son contrat devait expirer avant le mois d’août 1705 donc, elle a probablement demeuré avec madame Marie Thérèse Dion.

Le 17 juillet 1707, Anne Pastourel épousa André Chauvet dit Camirand à Montréal. André est le fils de Jan Chovet et de Françoise Touzel de Camirand, en Gironde. Il est né le 29 mars 1667 et a été baptisé le 2 avril 1667.

La première mention d’André au pays est en 1707. André Chauvet dit Camirand est sergent des troupes et il était au poste du Détroit du lac Érié. Certains disent qu’il était de la Compagnie de Courtemanche et autres affirment qu’il était de la Marine, compagnie de Repentigny. J’avoue ne pas m’y connaître au sujet des militaires de ce temps donc, je ne peux confirmer ni une, ni l’autre des compagnies.

Après le mariage, le couple est resté à Montréal pendant un mois. Camirand achetait des fournitures, le 29 août 1707. Anne est retourné avec lui au fort Pontchartrina dans le cadre d’un contingent de colons. Camirand, comme le père de Cadillac et Morrisseau étaient originaires de Gascogne. En mars 1707, André avait loué une propriété dans le fort.

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Certains historiens avancent qu’ Anne Pastourel et André Chauvet dit Camirand se sont rencontrés au Fort Pontchartrain. Difficile à prouver, car ceci dépend de l’arrivée d’André en 1704.

Anne Pastourel et André Chauvet dit Camirand sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance -baptême Mariage Décès Conjoint(e)
André 13,14 mai 1708 Sainte Anne de Détroit 1745
Pierre 2 mai 1710 Sainte Anne de Détroit 3 mai 1735 Repentigny 7 septembre 1792 Pointe-du-Lac Madeleine Morrisseau (Boismorel)
Josephte 1712 avant Sainte Anne de Détroit 8 octobre 1714 Trois-Rivières
Madeleine 27 juillet 1714 Trois-Rivières 26 août 1744 Trois-Rivières 8 janvier 1764 Pointe-du-Lac Antoine Cardin Leclair
Thérèse 9 octobre 1716 Trois-Rivières 24 novembre 1738 Trois-Rivières Pierre Vilain (Tranchemontagne)
Marguerite 3 septembre 1719 Trois-Rivières 30 septembre 1742 Trois-Rivières 4 mai 1757 Maskinongé Nicolas Morin (Chenevert)

Durant leur séjour au Détroit, Anne a été marraine de quelques enfants, y compris d’enfants amérindiens. Il se pourrait aussi qu’Anne était sage-femme au Détroit. Plus tard, elle était sage-femme à Trois-Rivières. Est-ce qu’elle avait appris ce métier avant son arrivée au Fort ou lors de son séjour chez les Lamothe Cadillac?

Au cours de l’été 1711, la famille Camirand s’est réinstallée dans la région de Pointe-du-lac, à Trois-Rivières.

Le 2 janvier 1735, André et Anne vendent  à leur fils Pierre, la terre de 2 arpents de front sur la Pointe-du-Lac et ensuite le 4 février, ils lui vendent une autre terre.

Anne est décédée le 22 avril 1746, et son inhumation a été le lendemain, à Trois-Rivières.

André lui a survécu et il est décédé et enterré le 28 mars 1755, à Trois-Rivières.

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Il y a dans la vie des circonstances difficiles qui mettent les gens en défis. La mort d’un premier conjoint ou conjointe rendrait plusieurs personnes presqu’incapables de surmonter cette peine. Anne Pastourel, jeune veuve et mère de famille a triomphé face à des obstacles difficiles. Elle est une femme de courage et nous lui devons tous nos respects. Si vous voyagez le long du Saint-Laurent entre Montréal et Kingston ou bien si vous vous promenez sur les bords des lacs Ontario et Érié ou la rivière Niagara prenez le temps de penser à notre ancêtre Anne Pastourel, car des ses yeux, elle a vu ces lieux, longtemps avant nous!

J’ai choisi de l’identifier comme “Une Mère Voyageur” car le terme “Voyageuse” aurait signifié qu’elle voyageait seulement. Étant donné qu’elle avait un contrat de travail pour voyager et pour se rendre dans les Pays dans Haut, comme les Voyageurs du temps, je me suis dit qu’elle mérite d’être sur le même pied d’égalité. Peut-être que le terme “Voyageure” aurait été plus approprié!

Je vous conseille de lire un article de Suzanne Boivin-Sommerville au sujet d’Anne Paturel (en anglais) dans “The Other Women and Early Detroit Part 1” qui se trouve au lien suivant: http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Other_Women_1_2014.109165208.pdf

Voici la lignée de descendants d’Anne Pastourel à moi.

Anne Pastourel (1677-1746)

Pierre Chauvet-Camirand (1710-1792)

Pélagie Chauvet-Camirand (1750-1833)

Antoine Fréchette (1785-1856)

Zéphirin Fréchette (1813-1911)

Joseph 1 Fréchette (1846-1916)

Joseph 2 Hermidas Fréchette (1874-19420

Lucienda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

La semaine prochaine: 1650: Les péripéties de Soeur Saint Michel, Ursuline.

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Anne Pastourel (1677-1746)  A “Voyageur” Mother!

by Robert Bérubé

A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts.

For those  of you interested in receiving my stories automatically, I encourage you to subscribe to my Facebook site at       https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

Every time, I undertake the long trip from my home to Montréal, I think of the courage and the determination of a very resourceful young woman, our ancestor Anne Pastourel. I consider her as brave as the “Voyageurs” of our history.

Anne Pastourel (Pastorel), daughter of Marie Leclerc and Claude Pastourel dit Lafranchise was born on March 28, 1677 and was baptized on the 29th in Boucherville. Her father, a soldier of the Carignan regiment, arrived in New France on August 17, 1665. He was from Saint Saturnin de Clermont in Auvergne. Her mother was born around 1643. Marie Leclerc probably emigrated to New France in 1674. Some say 1668. There is little information about her. She died when Anne was four.

Anne Pastourel married Jean Morisseau dit Boismorel (Mauriceau), on June 19, 1698 in Boucherville. Jean is the son of Vincent Morisseau Boismorel and Marie Anne Bamont. Jean Morisseau was an interpreter and a traveler. He transported goods and traded in the fur trade. He traveled between Montréal and the Great Lakes. Jean and three of his brothers, Pierre, Jean-Baptiste and Louis Morisseau were all travelers that were a part of the many convoys that received contracts to transport supplies and fur from and to the forts along the Great Lakes. Their father,Vincent Morisseau, had emigrated from Bordeaux to New France around 1668.

Anne et Jean Morisseau are the parents of the following:

Name Birth-Baptism Marriage Death Spouse
Vincent 5 april 1699 Repentigny 27 sept. 1701 Repentigny
Jacques 18 feb.1701 Repentigny 8 jan. 1725 Montréal (Pointe aux Tembles) 21 jan. 1729 Repentigny Marguerite Hunault
Catherine 5 may 1703 Repentigny 15 nov. 1728 Trois-Rivières 6 nov. 1750 Pointe-du-Lac François Dalpé

The family lived in Repentigny, when Jean Morisseau (Mauriceau) was killed by Amerindians in early 1703, before May 5, the date of birth of his daughter Marie Catherine. At the time of Jean’s death, Anne had a two-year-old son, Jacques, and was pregnant with another child. Their son Vincent died at the age of two, on September 27, 1701. One must be careful because some sites say that Jean’s date of death is June 17, 1717 in Saint Sulpice. This date is the one, on which his body was buried (a second time) in the cemetery. I have no further information on that. He should not be confused with his brother Jean Baptiste Morisseau, husband of Suzanne Petit.

It seems that at the same time, Marie-Thérèse Dion (Guyon) known as Madame Lamothe, wife of Cadillac, was pregnant with a child and she was worried about the survival of this child. She had lost a third child, dead because of the lack of sufficient milk. The chances of survival of this child were minimal. The family had to find a wet nurse if the child was to survive. Madame Lamothe-Cadillac lived at Fort Pontchartrain known today as the city of Détroit which is a distance of several hundred kilometers from Repentigny.

Monsieur Cadillac may have known Jean Morriseau and his brothers, Pierre, Jean-Baptiste and Louis Morriseau, for they were all travelers to Fort Ponchartrain. We do not know how Cadillac and Anne came into communication.

On August 27, 1703, a contract of employment between Anne Pastourel and Marie-Thérèse Dion, (Madame Lamothe) was drawn up by the notary Adhémar of Montréal. The contract stipulated that Madame Lamothe was to hire Anne Pastourel for a two-year service as a wet nurse for her child, who was due to be born in February.

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Anne Pastourel was to go to Fort Pontchartrain. It was stipulated that the journey was paid and that “she and her child” will be fed from the day of their departure until the day of their return. It is very likely that the two children made the trip with her. There is no definitive proof of two-year-old Jacques’s participation, but it is certain that the baby named Catherine made the trip. If the two children made the trip it shows the courage of Anne. If Jacques were to remain behind that courage becomes bravery! I put forward a theory and it is a theory only, that the two children were part of the journey. It is true that the contract says “and her child,” and not “and her children” in the plural. What I am saying is that it goes without saying that the “feeding” baby must follow the mother, so the baby is automatically part of the contract and that the addition of “and her child,” applies to Jacques. I do not know enough about the practice of contracts of nursing mothers and the present circumstance is out of the ordinary.

Anne would receive 450 pounds a year, from the time of the birth of the Cadillac baby. She was also to receive a dressing gown. In addition, Madame promised to pay half of her salary if the child was stillborn or died during the first six months.

So between the beginning of September 1703 and the 4th of February, 1704 (most likely early in the autumn) our brave Anne left the Montréal area to go to Détroit. The route and portages from Lachine to Milles-Îles (Thousand Islands), Fort Frontenac (Kingston) are numerous, One must cross from eastern Lake Ontario to the Niagara River, where there is a large portage to climb the Niagara Escarpment to get to Lake Erie. Then one goes from the east side of Lake Erie to the Détroit where Fort Ponchartrain was located.

Between Lachine and Fort Frontenac, there were many islands and many rapids, Lake Ontario can be dangerous when navigated, but Lake Érié may be even more treacherous because it is shallow and when the wind rises, the waves become very high and very numerous. Climbing the Niagara Escarpment was a challenge. Anne certainly saw some very beautiful landscapes. I encourage you to retrace the course! However, it is difficult to imagine a widowed young woman accompanied by a baby and perhaps a young child traveling in a canoe with Voyageurs to a place she did not know. This trip probably lasted between six weeks and two months. She and her children slept under the open sky under an overturned canoe. When one reads the adventures of the Voyageurs, the travelers and the “engagés” (hired men) to the “Pays d’en Haut”, and they speak about food, the dangers of the waters and nature and how to survive, one becomes aware of the dangers. Even if Great Peace prevailed, there could have been the threat of some renegades. So our Anne had become a Voyageur! It is very likely that Anne perceived this job as a gift because of the salary, but one must recognize her bravery.

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Anne and her children arrived safely and they lived with the Lamothe Cadillac in Fort Ponchartrain. The little Thérèse Cadillac was baptized on February 4, 1704, and she lived a long life which means that Anne received her full salary!

In July 1704, a convoy arrived at Fort Pontchartrain. Anne Pastourel, her children, Madame de Lamothe and Marie-Thérèse de Lamothe returned to Montréal in September 1704. Her contract was due to expire before August 1705, so she probably stayed with Madame Cadillac.

On July 17, 1707, Anne Pastourel married André Chauvet dit Camirand in Montréal. André is the son of Jan Chovet and Françoise Touzel de Camirand in Gironde. He was born on March 29,1667 and was baptized on April 2, 1667.

The first mention of André’s arrival to the country is in 1707. André Chauvet dit Camirand is sergeant of the troops and he was stationned at the Détroit of Lake Érié. Some say he was part of the Courtemanche Company and others of the Navy and Repentigny Company. I confess that I can’t confirm which group, because I do not know much about the soldiers of that time!

After the wedding, the couple stayed in Montréal for a month. Camirand bought supplies on August 29, 1707. Anne returned with him to Fort Pontchartrin as part of a contingent of settlers. Camirand, like the father of Cadillac and Morrisseau, were natives of Gascony. In March 1707, André had rented a property in the fort.

Some historians say that Anne Pastourel and André Chauvet dit Camirand met at Fort Pontchartrain. This is difficult to prove because this depends on the time of arrival of André in 1704.

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Anne Pastourel and André Chauvet dit Camirand are parents of the following:

Name Birth-Baptism Marriage Death Spouse
André 13,14 may 1708 Sainte Anne de Détroit 1745
Pierre 2 may 1710 Sainte Anne de Détroit 3 may 1735 Repentigny 7 sept. 1792 Pointe-du-Lac Madeleine Morrisseau (Boismorel)
Josephte 1712 before Sainte Anne de Détroit 8 oct. 1714 Trois-Rivières
Madeleine 27 july 1714 Trois-Rivières 26 aug. 1744 Trois-Rivières 8 jan. 1764 Pointe-du-Lac Antoine Cardin Leclair
Thérèse 9 oct. 1716 Trois-Rivières 24 nov. 1738 Trois-Rivières Pierre Vilain (Tranchemontagne)
Marguerite 3 sept. 1719 Trois-Rivières 30 sept. 1742 Trois-Rivières 4 may 1757 Maskinongé Nicolas Morin (Chenevert)

During their stay in the Détroit, Anne was godmother to some children, including Native American children. It may also be that Anne was a midwife in Détroit. Later, she was a midwife in Trois-Rivières. Had she learned this trade before her arrival at the Fort or during her stay with the Lamothe-Cadillacs?

In the summer of 1711, the Camirand family moved to the Pointe-du-Lac region of Trois-Rivières.

On January 2, 1735, André and Anne sold to their son Pierre, land of 2 arpents frontage, on Pointe-du-Lac and then on February 4, they sold him another piece of land.

Anne died on April 22, 1746 and her burial was the following day in Trois-Rivières.

André survived her and he died and was buried on March 28, 1755 in Trois-Rivières.

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There are difficult circumstances in life that challenge people. The death of a first spouse would render several persons in a difficult position in trying to overcome that tragedy. Anne Pastourel, a young widow and mother, has overcome difficult obstacles. She is a woman of courage and we owe her all our respect. If you are traveling along the Saint Lawrence River between Montréal and Kingston, or if you are strolling along Lake Ontario, Lake Érié or the Niagara River, take time to think of our ancestor Anne Pastourel. With her eyes, she saw these places, long before us!

I chose to identify her as a “Voyageur Mother” ​​because the term “Voyageuse” would have meant that she only traveled. Given that she had a work contract to travel and to go to the Pays d’en Haut like the Voyageurs, I thought that she deserves to be on equal footing. Perhaps the word “Voyageure” would have been more appropriate!

I encourage you to read an article by Suzanne Boivin-Sommerville about Anne Paturel in “The Other Women and Early Detroit Part 1” by following this link: http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Other_Women_1_2014.109165208.pdf

Following are the descendants of Anne to me.

Anne Pastourel (1677-1746)

Pierre Chauvet-Camirand (1710-1792)

Pélagie Chauvet-Camirand (1750-1833)

Antoine Fréchette (1785-1856)

Zéphirin Fréchette (1813-1911)

Joseph 1 Fréchette (1846-1916)

Joseph 2 Hermidas Fréchette (1874-19420

Lucienda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Next week:  1650: The Adventures of Sister Saint Michel, Ursuline.

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