1646 : L’influence de Marguerite Hayet auprès des explorateurs Radisson et DesGroseillers! The Influence of Marguerite Hayet on the Explorers Radisson and DesGroseillers!

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The English version follows the French one.

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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1646 : L’influence de Marguerite Hayet auprès des explorateurs Radisson et DesGroseillers!

par Robert Bérubé

Lorsque j’étais très jeune mes parents me racontaient l’histoire du Canada selon une perception familiale. Ma mère me parlait surtout de l’exil et des souffrances de nos ancêtres acadiens et de leur retour au Canada. Mon père partageait ses connaissances au sujet des personnages illustres de la Nouvelle-France et de l’Acadie. Les héros et héroïnes dont il parlait, n’étaient ni les gouverneurs, ni les missionnaires, ni les religieuses mais il m’émerveillait en me racontant les récits d’ancêtres qui étaient des voyageurs, des explorateurs, des découvreurs, des rebelles, des patriotes et des gens du pays. Il me faisait vivre les voyages de Médart Chouart DesGroseillers et de Pierre Esprit Radisson et dans ma tête de jeune, j’étais presque convaincu qu’il avait voyagé avec eux, lors des explorations! Ce sont peut-être les histoires de mes parents qui m’ont poussé à faire mes recherches généalogiques. Mon père me répétait que Médard Chouart DesGroseillers et Pierre Esprit Radisson faisaient partie de la famille. Jeune, je le croyais, en vieillissant non. D’ailleurs, je ne trouvais ni le nom Chouart DesGroseillers , ni Radisson dans mes recherches. Il y quelque temps, j’ai terminé l’arbre généalogique de tous les ancêtres de mon père qui ont vécu sur le territoire nord-américain. Imaginer ma surprise, lorsque j’ai découvert le nom de Marguerite Hayet! Mon père avait raison!

Marguerite Hayet fille de Sébastien Hayet et de Madeleine Hénault est née vers 1631, à Saint-Paul de Paris. Après le décès de son père, sa mère Madeleine Hénaut épousa en deuxième noces Pierre Esprit Radisson père, vers 1635. Marguerite est la demi-soeur d’Élisabeth née vers 1635, de Françoise née vers 1636 et de Pierre Esprit Radisson fils, né vers 1636.

Elle est arrivée en Nouvelle-France, au plus tard en 1646. Il est possible que ses soeurs et son frère sont arrivés en même temps qu’elle. Certains chercheurs disent que Françoise et Pierre Esprit sont arrivés en 1649 et Élisabeth en 1657. Chose certaine Françoise est arrivée avant 1653, date de son mariage à Claude Volant, Élisabeth débarqua avant 1657, date de son mariage avec Claude Jutras et la première mention de Pierre Esprit semble être en 1651.

À Trois-Rivières, le 25 novembre 1646, Marguerite épousa Jean Véron de Grandmenil, né vers 1620, à Saint Martin-des-Noyers (aujourd’hui Saint Martin du Mesnil Oury), évêché de Lisieux, en Normandie. Nous ne connaissons pas le nom des parents de Jean. Il a immigré en Nouvelle-France vers 1644, en tant que soldat. Les parents Hénault et Radisson étaient probablement décédés lors de ce mariage. Il n’y a aucun indice prouvant ce fait ou le contraire.

Lors de son mariage, elle vivait chez Jean Godefroy et sa famille. Il était le Sieur de Lintot à Trois-Rivières. Jean Godefroy lui accorda 50 arpents de terre sur la concession Lintot. Cet accord fut signé en privé le jour du mariage et fut enregistré le 6 août 1648. Ce geste de la part de Jean Godefroy indiquerait que Marguerite Hayet était au service de la famille Godefroy.

Si ses deux soeurs et frère sont arrivés après 1646, il est probable qu’il et elles vivaient avec le couple Véron-Hayet.

En 1644, Jean Véron de Grandmesnil possédait une terre à Trois-Rivières, de deux arpents de front sur 15, de profondeur, près du coteau des Pères (aujourd’hui le coteau Saint-Louis); cette terre était située au sud-ouest d’un terrain de 50 arpents concédée à François Marguerie.

La Compagnie des Cent-Associés, permit à François Marguerie, Jean Véron de Grandmesnil et Claude David de défricher l’île Saint-Quentin (alors appelée l’île aux cochons), dans le delta de la rivière Saint-Maurice.

En 1649, Jean Véron de Grandmesnil fut l’un des quatorze colons à recevoir une concession du père Jacques Buteux au Cap-de-la-Madeleine. Cette concession fut renouvelée en 1661 par le père Ragueneau.

Le 1er juin 1648, une fille Marguerite Véron est née à Trois-Rivières.

Le 31 octobre 1649, un fils Étienne Véron, notre ancêtre, est né à Trois-Rivières.

Le 16 octobre 1651, un fils, Guillaume Véron est né à Trois-Rivières.

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C’était une rude et dangereuse époque, remplie de tensions, pour la Nouvelle-France. La traite des fourrures était sans cesse interrompue par des attaques des Iroquois, et le danger régnait même aux abords des habitations. La vie de Marguerite a été bouleversé à deux reprises par les Iroquois. Son jeune frère, Pierre Esprit Radisson a été capturé par les Iroquois, le 24 mai 1651 (ou 1652). Marguerite Hayet ne savait pas s’il était vivant et comme plusieurs personnes, elle assuma qu’il était décédé. Le 19 août 1652, son époux Jean Véron de Grandmesnil est tué par les Iroquois et il a été enterré le même jour. Marguerite se retrouva seule avec trois enfants.

Marguerite Hayet veuve, fit la connaissance de l’explorateur Médart Chouart DesGroseillers et elle l’épousa le 24 août 1653, à Québec. Est-ce que Marguerite et sa jeune famille avaient déménagé à Québec avant ce mariage? Chose certaine le couple Chouart-Hayet s’établit à Trois-Rivières.

 

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Dommage que l’on ne mentionne pas le fait que c’est aussi la maison de Marguerite Hayet!!!!

 

Médard Chouart DesGroseilliers était le fils de Médart Chouart père et de Marie Poirier. Il était le veuf d’Hélène Martin, fille d’Abraham Martin et de Marguerite Langlois. Médard Chouard DesGroseillers est né le 31 juillet 1618, à Charly-sur-Marne, Château-Thierry, Champagne. Médard avait épousé Hélène Martin veuve de Claude Étienne, le 3 septembre 1647. Médard et Hélène eurent deux enfants. Hélène est décédée après avoir donné naissance à un enfant appelé Médard en 1651. Il semblerait que le premier enfant est né le 30 janvier 1648, à Québec et est mort le 2 février 1648. Médard (3) était vivant en 1681.

Médard Chouart DesGroseillers est arrivé en Nouvelle-France vers 1641. Au service des missionnaires, il alla séjourner chez les Hurons vers 1644 ou 1645, et il revient en août 1646. Ceci lui donna davantage le gout de l’aventure. Nous savons que Chouart DesGroseillers effectua plusieurs voyages en France (1649) en Acadie (1653) et à Boston (1653).

Quelques jours avant son mariage, Marguerite Hayet acheta de Pierre Guillet ses droits et prétentions sur une terre du Cap-de-la­-Madeleine, au prix de 100 livres tournois, et une barrique de pois. La veuve Marguerite Hayet apporte des terrains au mariage, en plus de ses trois enfants.

Marguerite Hayet et Médard Chouart DesGroseillers eurent les enfants suivants:

Jean-Baptiste Chouart né et baptisé le 5 juillet 1654, à Trois-Rivières.

Marie Anne Chouart née le 7 août 1657, à Trois-Rivières.

Marguerite Chouart née le 15 mai 1659, à Trois-Rivières.

Marie-Antoinette Chouart née le 7 juin 1661.

Il y a de multiples références concernant Marguerite Hayet dans les documents de Trois-Rivières. Très tôt dans son mariage avec Médard Chouart DesGroseillers, elle eut des difficultés et des différences d’opinions concernant la façon de gérer la vie de ses fils, issus de son premier mariage car Médard était le tuteur. Femme déterminée elle protesta et Médard abandonna la garde légale des fils du premier mariage. Il y eut plusieurs cas de cour en ce qui a trait à la garde des enfants. Le cas de cour du 14 janvier 1654, est pour régler l’inventaire et la propriété des enfants. Le 21 janvier 1654, il y a un procès pour couper les arbres de l’Île Trinité qui était l’ancienne propriété de Véron, père des enfants. Un autre, le 23 janvier 1654, pour payer le tuteur. Dès le début 1654, Chouart DesGroseillers est en cour semaine après semaine pour plusieurs raisons. Finalement, le 16 mars 1654, Chouart DesGroseillers présente une pétition à Pierre Boucher, gouverneur, dans le but de nommer un autre tuteur pour les enfants Véron. Selon, Chouart DesGroseillers, la discipline qu’il avait effectuée créait des problèmes avec son épouse. Finalement, monsieur Seigneuret est nommé tuteur des enfants Véron.

 

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Les maisons des trois soeurs Hayet et Radisson

 

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Durant la même période de temps et jusqu’au mois d’août, nous pouvons assumer que Chouart DesGroseillers se préparait aussi pour son grand voyage dans les Pays-d’en Haut.

Le 6 août 1654, Chouart DesGroseillers quitta Trois-Rivières, avec un groupe d’Amérindiens vers les Pays d’en Haut en quête de découvertes. Il part pour une période de deux ans. Il y eut plusieurs cas de cour non réglés et Marguerite était seule pour s’en occuper. De plus, en 1654, son frère Radisson est revenu vivant suite à sa captivité par les Iroquois. Ce fut pour elle une joie et une bonne surprise. Je n’ai pas été capable de déterminer si Radisson est revenu avant ou après le départ de Médard vers les Pays-d’en-Haut.

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Nous savons qu’avec le départ de Médard que c’est Marguerite qui assuma les responsabilités du foyer. Elle avait trois enfants d’un premier mariage et un bébé. De plus, elle assuma la responsabilité d’une forge, des animaux et des cas de cour. Nous savons qu’elle gérait un genre de commerce, étant donnée que le 23 juin 1655, elle réclame de Jacques Vigneau la somme de 598 livres en castor, pour des marchandises qu’elle lui a fournies. Entre 1655 et 1669, Marguerite comparaît au moins trente-huit fois en son nom et au nom de son époux, à la Prévôté de Trois-Rivières pour régler des différends ou bien des marchés. Son frère Radisson rapporta plus tard, qu’elle gérait les affaires aussi bien que son conjoint! Nous apprenons aussi qu’elle ne connaissait pas la date de retour de Médard et surtout s’il allait revenir vivant de cette grande aventure. Il faut se rappeler que son premier mari a été tué par les Iroquois et que son frère avait été enlevé et torturé par des membres de cette même tribu.

Médard Chouart Des Groseillers est un des coureurs de bois, le plus connu. Avant son départ, il avait donné une procuration à Claude Volant pour administrer ses biens en son absence. Marguerite voulait être davantage responsable des affaires de la famille et elle fait à sa tête! Son beau-frère Volant se plaint au bailli de Trois-Rivières, le 5 juillet 1656, du fait qu’elle ne lui donne pas connaissance de toutes les affaires de son mari. Le résultat Marguerite devient la responsable de la gérance!. Ses commerces, la vente, l’achat et la location de propriété la tiennent très occupée. Il est évident que Marguerite est une femme d’affaires qui transige soit directement ou à travers la cour avec les hommes!

Médart Chouart DesGroseillers est de retour à la fin août 1656.

En 1657, Pierre Esprit Radisson se rend à la mission des Onondagas à Sainte-Marie de Gannentaa avec le frère religieux Paul Ragueneau. Marguerite s’occupait aussi des affaires de son frère lors de son absence.

À l’automne 1658, Médard Chouart DesGroseillers repasse en France, dans le but de financer une nouvelle expédition. Encore une fois, Marguerite est seule, elle a un enfant de plus et elle est enceinte d’un autre qui naîtra au printemps avant le retour de Médard à l’été de 1659. Il est évident que Marguerite appuie son conjoint et son frère dans leurs grands projets et qu’elle est une femme capable d’assumer de nombreuses responsabilités.

Il est évident que Marguerite voit à ce que toutes les transactions soient faites en bonne et due forme. Cependant, lors de certaines réclamations dont une, de Laurent Lefebvre, elle prétend ne pas être informée!

En août 1659, Médard Chouart Des Groseilliers et Pierre Esprit Radisson firent un long voyage sur le lac Supérieur et dans la région connue aujourd’hui comme le Wisconsin et dans des territoires inexplorés, par les Européens dans la région du Mississipi. Les deux explorateurs revinrent à Montréal, le 20 août 1660 chargé de fourrures. Ils arrivèrent à Trois-Rivières, le 24 août 1660.

La Nouvelle-France est au bord de la faillite, car le marché du castor et des pelleteries devient de plus en plus rare dans la vallée du Saint-Laurent, car les gens ont abusé dans le trappage des castors et la population de ce cet animal est en sérieux déclin. Les peaux rapportées par Médard Chouart Des Groseilliers et Pierre Esprit Radisson font que la colonie de la Nouvelle-France est sauvée de banqueroute économique. On s’attendrait à ce que ces deux hommes soient reconnus comme les sauveurs de la colonie. On pourrait même imaginer que Marguerite, son conjoint et son frère croyaient que ce voyage leur assurerait un certain prestige et un avantage économique. Mais tel n’est pas le cas! Le marché de la traite de fourrure était un marché de traitre et de coupe cou! Certains administrateurs de la Nouvelle-France étaient des fraudeurs en quête de richesse et de pouvoir. De plus, ces messieurs justifiaient leurs décisions sur le fait que nos coureurs de bois ne suivaient pas les règlements imposés par eux. Le résultat, nos deux explorateurs se font prendre leur cargaison de fourrures, ils perdent beaucoup d’argent et Médard Chouart DesGroseillers se fait mettre en prison! Il est vrai que Des Groseillers et Radisson étaient des hommes d’ambition, des esprits libres et mêmes des êtres irrévérencieux envers le pouvoir! Ils étaient aussi prêts à mettre l’effort, le temps, l’énergie et aussi de courir les risques pour découvrir et pour ramener des pelleteries. Suite à ces incidents, il n’est pas difficile de raisonner pourquoi, ils prirent certaines décisions concernant leurs explorations et la traite de fourrures par la suite. Marguerite a vu les injustices faites à son mari et à son frère. De plus, sa famille et elle durent souffrir des conséquences néfastes infligées par des gens en pouvoir.

Malgré ceci et avec le peu d’argent amassé Médard et Marguerite ont acheté des terrains.

Nous voyons que Médard Chouart DesGroseillers est capitaine du bourg de Trois-Rivières en 1662 et à ce titre, il règle des affaires et des comptes. En mai, de la même année, il quitte la région de Trois-Rivières et nous savons que de 1662 à 1675, Marguerite demeure seule et elle est maintenant mère de sept enfants. Le 27 avril 1663, Marguerite était convaincue que Chouard DesGroseillers  ne retournerait pas et elle informa le magistrat de Trois-Rivières du fait que son conjoint avait entrepris un voyage périlleux à la baie du Nord (Baie d’Hudson) et elle croyait qu’il ne reviendrait pas. Elle informa le magistrat car plusieurs personnes voulaient être remboursées pour les dettes de Chouart DesGroseillers . De 1662 à 1675, Médard a effectué des voyages en Nouvelle-Angleterre, en France, en Angleterre et à la baie d’Hudson.

Médard tente d’obtenir justice et il veut faire financer de nouvelles expéditions. Le commerce des fourrures a malheureusement endetté cette famille. Le 27 janvier 1663, Arnaud Perré fait saisir ses biens. Il demande ensuite la vente aux enchères de ceux-ci. Marguerite s’y oppose le 7 février, en tentant de protéger les droits de ses enfants. Le 6 mars, Perré exige que la saisie des biens soit exécutée ou qu’elle lui paye 1952 livres au nom de son mari, et qu’elle fasse procéder à l’inventaire de ses biens. Marguerite tente de négocier et elle offre même sa part d’un héritage. Le 6 avril les biens sont saisis.

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Le 9 mai 1663, elle doit payer 10 livres pour les soins de Michel Poulain qui a été brûlé par son fils Guillaume.

En 1664, elle se présente devant le Conseil souverain à plusieurs reprises pour régler des dépenses, des dédommagements, la pension des enfants du premier lit et les dettes de son époux envers Jean Perré. Le fils de Jean Perré qui a accepté la tutelle des droits à cause du retour de son père en Europe, accepte qu’elle puisse jouir de ses biens jusqu’à ce que son père règle le tout.

Le 30 novembre 1664, sa fille Marie Anne Chouart décède à Trois-Rivières. Elle a seulement sept ans.

Le 13 mars 1665, Marguerite procède à la location de sa terre du Cap-de-la-Madeleine à Pierre Guillet pour trois ans. Médard Chouart Des Groseillers et Radisson sont en Angleterre en 1665.

En 1665, Elle place son fils Étienne Véron en pension chez les Jésuites. De passage à Québec, le 15 juillet 1666, elle leur fait transport de trente minots de blé afin de couvrir l’internat de son fils.

À cause du recensement, nous savons que ses enfants Marguerite Véron et Marguerite Chouart sont décédée avant 1666.

En 1667, le sieur de La Touche lui concède, une terre dans la seigneurie de Champlain. Son fils Guillaume Véron décède en 1667. Il a près de 16 ans.

En 1668, elle loue sa terre du Cap, pour une période de six ans. Le 22 octobre suivant, elle vend une maison qu’elle possède au village de Lacroix. De plus, Marguerite déclare juridiquement que son mari est absent depuis six ans pour être allé en Nouvelle-Angleterre. Pendant ce temps, Médard voyage à la baie d’Hudson.

Entre 1668 et 1675, Marguerite continue à conclure des marchés, à vendre ou louer des terrains pendant que son conjoint et son frère se promènent entre la baie d’Hudson et l’Angleterre pour la Compagnie de la Baie d’Hudson. À un moment donné leur acte de traitrise, selon les Français, est pardonnée par la France.

Médard revient à Trois-Rivières en 1676. Le 14 janvier 1677, une fille naturelle nommée Jeanne-Élisabeth est née. Le père est Médart Chouard DesGroseillers  et la mère était Marie-Thérèse Viel, femme d’Étienne Boyer. Marie-Thérèse Viel, avait rencontré Médard Chouard, lors d’un séjour à La Rochelle, en France, en 1676. Étienne Boyer dut l’adopter sur ordre du lieutenant général de la Prévôté. Nous ne savons pas comment Marguerite a composé avec cette réalité. En 1677, sa soeur Françoise Radisson épouse de Étienne Véron décède.

Deux bonnes nouvelles ont lieu en 1677. Le 30 mai 1677, le fils de Marguerite, Étienne Véron épousa Marie Moral, fille de Quentin Moral et de Marie Marguerie. Sa fille Marie-Antoinette Chouart épousa Jean Jalot, le 13 novembre, 1677. Durant la même année Radisson est engagé dans une expédition contre les colonies hollandaises d’Afrique. Presque tous les navires coulent dans les Caraïbes mais Radisson a survécu.

En 1678, Chouart repart. Cependant, avant de quitter, il lui donne une procuration signée devant le notaire Adhémar et Marguerite reprend les affaires en main. La même année son fils Jean-Baptiste Chouart décède. Il a seulement 24 ans. Dans les années qui suivent Marguerite s’occupait de toutes les transactions et le 5 juillet 1680, elle fait procéder au partage de ses biens avec son fils, Étienne Véron. De plus, elle s’occupe des affaires de sa soeur Françoise décédée en 1677.

Après quelques voyages, Chouart revient en 1684 et ils s’établissent à Québec. Ils sont très endettés.

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En 1687, Radisson quitte définitivement la Baie d’Hudson et le continent américain pour Londres où il poursuit plus paisiblement sa vie en compagnie de sa seconde épouse, Margaret Charlotte Godet, mariée le 3 mars 1685

Devenue veuve, sa fille Marie-Antoinette Chouart se remarie le 19 décembre 1695 à Notre-Dame de Montréal à Jean-Baptiste Bouchard.

Médard Chouart est décédé en 1698 à Sorel. Après le décès de son époux, Marguerite se retire à Trois-Rivières où, le 19 mai 1701, elle contracte une obligation envers son fils Etienne Véron.

Pierre Radisson est décédé entre le 17 juin et le 2 juillet 1710. Je ne sais pas s’il avait revu sa soeur.

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Marguerite décède à Trois-Rivières où elle est inhumée le 22 juin, 1711. Lui survécurent, son fils Étienne Véron, sa fille Marie Antoinette Chouart et sa soeur Élisabeth Radisson épouse de Jutras, décédée en 1722.

Son fils Étienne Véron devient notaire.

Voici la descendance de Marguerite Hayet jusqu’à moi.

Marguerite Hayet (1630-1711)

Étienne Véron (1649-1721)

Marguerite Véron (1678-1748)

Louise-Antoinette Petit (1707-1746)

Joseph Corbin (1734-1804)

Pélagie Corbin (1762-1828)

Pélagie Lefebvre-Villemure (1784-?)

Félicité Rivard Laglanderie (1814-1897)

Joseph 1 Fréchette (1846-1916)

Joseph Hermidas Fréchette (1874-1942)

Lucienda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Je ne parle pas beaucoup de la période entre 1674 et 1698 qui touche Médart Chouart DesGroseillers et Radisson car je vise surtout la vie de Marguerite. Je vous encourage à lire le suivant:

Radisson

http://www.biographi.ca/fr/bio/radisson_pierre_esprit_2F.html

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/cest-qui-ca-pierre-esprit-radisson/

Chouart-DesGroseillers

http://www.biographi.ca/fr/bio/chouart_des_groseilliers_medard_1F.html

Étienne Véron

http://www.biographi.ca/fr/bio/veron_de_grandmesnil_etienne_1649_1721_2F.html

La semaine prochaine: Abraham Martin

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1646: The Influence of Marguerite Hayet on  the Explorers Radisson and DesGroseillers!

by Robert Bérubé

A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts.
For those  of you interested in receiving my stories automatically, I encourage you to subscribe to my Facebook site at       https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

When I was very young my parents spoke to me about the history of Canada according to our family’s perception. My mother talked to me about the exile and the suffering of our Acadian ancestors and their return to Canada. My father shared his knowledge of the illustrious persons of New France and Acadia. The heroes and heroines of whom he spoke were neither governors nor missionaries nor nuns, but he made me marvel about them by describing ancestors who were voyageurs, explorers, discoverers, rebels, patriots and ordinary people of the country. He made me live the journeys of Médart Chouart DesGroseillers and Pierre Esprit Radisson. In my youthful head, I was almost convinced that he had been there with them during their explorations! It is perhaps the stories of my parents that pushed me to do my genealogical research. My father told me that Médard Chouart Desgroseillers and Pierre Esprit Radisson were part of the family. Young, I believed this, growing older, I did not. Besides, I could not find the name Chouart DesGroseillers or Radisson in my research. Some time ago, I finished the family tree of all of my father’s ancestors who lived on the North American continent. Imagine my surprise, when I discovered the name of Marguerite Hayet! My father was right!

Marguerite Hayet daughter of Sébastien Hayet and Madeleine Hénault was born about 1631, in Saint-Paul de Paris. After the death of her father, her mother, Madeleine Hénaut married Pierre Esprit Radisson in a second marriage, around 1635. Marguerite is the half-sister of Élisabeth born around 1635, Françoise born around 1636 and Pierre Esprit Radisson, the son born around 1636.

She arrived in New France, at the latest in 1646. It is possible that her sisters and her brother arrived at the same time. Some researchers say that Francoise and Pierre Esprit arrived in 1649 and Elisabeth in 1657. Françoise did come before 1653, the date of her marriage to Claude Volant. Elizabeth landed before 1657, date of her marriage with Claude Jutras and the first mention of Pierre Esprit seems to be in 1651.

In Trois-Rivières, on November 25, 1646 Marguerite married Jean Véron de Grandmenil, born in 1620 in Saint Martin-des-Noyers (today Saint Martin du Mesnil, Oury), in the diocese of Lisieux, in Normandy. We do not know the names of Jean’s parents. He immigrated to New France around 1644, as a soldier. The Hénaults and Radissons parents were probably deceased at the time of this marriage. There is no evidence proving this fact or the contrary.

At the time of her marriage she lived with Jean Godefroy and his family. He was the Sieur de Lintot in Trois-Rivières. Jean Godefroy promised her 50 acres of land on the Lintot concession. This agreement was signed in private, on the day of the marriage and was registered on August 6, 1648. This gesture from Jean Godefroy would indicate that Marguerite Hayet was in the service of the Godefroy family.

If her two sisters and brother arrived after 1646, it is likely that they lived with the Véron-Hayet couple.

In 1644, Jean Véron de Grandmesnil owned a piece of land in Trois-Rivières, two acres of frontage and 15 acres in depth, near the “Coteau des Pères (today Saint-Louis hill); This land was situated to the southwest of a plot of land of 50 “arpents” that had been granted to François Marguerie.

The Compagnie des Cent-Associés allowed Francois Marguerie, Jean Véron de Grandmesnil and Claude David to clear the land on Île Saint-Quentin (then called Île aux Cochons) in the delta of the Saint-Maurice River.

In 1649, Jean Véron de Grandmesnil was one of the fourteen settlers to receive a concession from Father Jacques Buteux at Cap-de-la-Madeleine. This concession was renewed in 1661 by Father Ragueneau.

On June 1, 1648, a daughter Marguerite Véron was born in Trois-Rivières.

On October 31, 1649, a son Étienne Véron (our ancestor) was born in Trois-Rivières.

On October 16, 1651, a son, Guillaume Véron was born in Trois-Rivières.

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It was a rough and dangerous era, filled with tensions, in New France. The fur trade was constantly interrupted by attacks by the Iroquois, and danger even reigned in the vicinity of the dwellings. The life of Marguerite was twice disrupted and disturbed by the Iroquois. Her younger brother Pierre Esprit Radisson was captured by the Iroquois on May 24, 1651 (or 1652). Marguerite Hayet did not know if he was alive and assumed that he had died. On August 19, 1652, her husband Jean Véron de Grandmesnil was killed by the Iroquois and he was buried the same day. Marguerite found herself alone with three children.

After this, the widow Marguerite Hayet, met the explorer Médart Chouart DesGroseillers and she married him on August 24, 1653 in Québec City. Did Marguerite and her young family move to Québec City? I do not know, but the Chouart-Hayet couple settled in Trois-Rivières.

 

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This was also Marguerite’s house!

Médard Chouart DesGroseilliers was the son of Médart Chouart, the father, and Marie Poirier. He was the widower of Hélène Martin, daughter of Abraham Martin and Marguerite Langlois. Médard Chouard was born on 31 July 1618, in Charly-sur-Marne, Château-Thierry, Champagne. Médard had married Hélène Martin, widow of Claude Étienne on September 3, 1647. Médard and Hélène had two children. Hélène died after giving birth to a child called Médard in 1651. It would seem that her first child was born on January 30, 1648 in Québec City and died on February 2, 1648. Médard, the third, was alive in 1681.

 

Médard Chouart arrived in New France around 1641. He was in the service of the missionaries and he went to live with the Hurons around 1644 (or 1645) and returned in August 1646. This gave him the taste for adventure. We know that Médard made several trips to France (1649) to Acadia (1653) and to Boston (1653).

A few days before her marriage, Marguerite Hayet bought from Pierre Guillet his rights and pretensions on a piece of land in Cap-de-la-Madeleine, at the price of 100 livres “tournois” and a barrel of peas. The widow Marguerite Hayet’s contribution to this marriage was land, this, in addition to her three children.

Marguerite and Médard had the following children:

Jean-Baptiste Chouart was born and baptized on July 5, 1654 in Trois-Rivières.

Marie Anne Chouart on August 7, 1657 in Trois-Rivières.

Marguerite Chouart on May 15, 1659 in Trois-Rivières.

Marie-Antoinette Chouart on June 7, 1661.

There are many references to Marguerite Hayet in the Trois-Rivières documents. Very early in her marriage with Médard Chouart DesGroseillers, she had difficulties and differences of opinion concerning the way to manage the life of her sons, from her first marriage, because Médard was the guardian. As a determined woman she protested and Médard abandoned the legal guardianship of her sons. There were several court cases with respect to the children’s custody. The court case of January 14, 1654, was to regulate the inventory and the property of the children. On January 21, 1654, a lawsuit was started in order to have the trees, of “Île-Trinité” cut. This was the former property of Véron, father of the children. Another case was on January 23, 1654, in order for the guardian to be paid. From the beginning of 1654, Chouart DesGroseillers was in court week after week for several reasons. Finally, on 16 March 1654, Chouart DesGroseillers presented a petition to Pierre Boucher, governor, in order to appoint another tutor for the Véron children. According to Chouart DesGroseillers, the discipline he had administered created problems with his wife. So Mr. Seigneuret was named tutor instead.

 

Nute 77

Lots of the three sisters: Hayet and Radisson

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During the same period of time and until August, we can assume that Chouart DesGroseillers was also preparing for his great journey to the “Pays-d’en Haut”.

On August 6, 1654, Chouart DesGroseillers left Trois-Rivières, with a group of Amerindians to the “Pays d’en Haut” in search of new discoveries and pelts. He left for a period of two years. There were many unresolved court cases and Marguerite was left alone to take care of them. Moreover, in 1654, her brother Radisson returned alive after his captivity, by the Iroquois. It must have been a joy and a pleasant surprise for her. I have not been able to determine whether Radisson returned before or after Chouart DesGroseillers’ departure to the “Pays-d’en-Haut”.

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We know that, with the departure of Médard, it was Marguerite, who assumed the responsibilities of the home and the family. She had three children from her first marriage and a baby. In addition, she assumed responsibility for a forge, animals and the court cases. We know that she managed a business of some kind, given that on June 23, 1655, she claimed from Jacques Vigneau the sum of 598 “livres” in beaver pelts for goods supplied to her. Between 1655 and 1669, Marguerite appeared at least thirty-eight times on her behalf and in the name of her husband, at the “Prévôté” of Trois-Rivières to settle various transactions. Her brother Radisson later reported that she handled business as well as her spouse! We also learn that she did not know the date of Médard’s return and, especially, if he ever would come back alive again, from this great adventure. It must be remembered that her first husband was killed by the Iroquois and her brother had been abducted and tortured by members of the same tribe.

Médard Chouart DesGroseillers is one of the most famous “coureurs de bois”. Before his departure, he had given power of attorney to Claude Volant to administer his property, in his absence. Marguerite wanted to be more in charge of the business and she did as she pleased! Her brother-in-law, Volant complained to the bailiff of Trois-Rivières on July 5, 1656, because she did not give him “knowledge of all the affairs of her husband”. The result of this was that Marguerite was put in charge of the management and affairs! Her businesses, plus the selling, buying and renting of properties kept her very busy. It is evident that Marguerite is a competent business woman who is quite capable of dealing either directly or through the courts with men!

Médart Chouart DesGroseillers came back at the end of August 1656.

In 1657, Pierre Esprit Radisson went to the Onondaga mission of Sainte-Marie de Gannentaa with the religious brother Paul Ragueneau. Marguerite took care of her brother’s affairs during his absence.

In the autumn of 1658, Médard returned to France, to finance a new expedition. Again, Marguerite is alone and she has one more child and she is also pregnant with another one who will be born in the spring before Chouart DesGroseillers’ return in the summer of 1659. It is evident that Marguerite supports her spouse and her brother in their great projects and adventures. She is also a woman who is very capable of assuming many responsibilities.

It would seem that Marguerite, according to one notary, makes sure that all transactions are made in good and due form. However, during certain claims, including one by Laurent Lefebvre, she pretends not to be informed regarding the process!

In August 1659, Médard Chouart DesGroseilliers and Pierre Esprit Radisson made a long journey on Lake Superior and in the region known today as Wisconsin and in territories unexplored by the Europeans in the region of the Mississippi. The two explorers returned to Montréal on August 20, 1660, with a significant amount of furs. They arrived in Trois-Rivières on August 24, 1660.

New France is on the brink of collapse because the beaver and fur trade market is becoming increasingly scarce in the Saint-Lawrence Valley. This occurred because many people had abused the trapping of beavers and the beaver population was in serious decline in that area. The pelts brought back by Médard Chouart DesGroseilliers and Pierre Esprit Radisson saved the colony of New France from economic bankruptcy. It would be expected that these two men would be recognized as saviors of the colony. One could even imagine that Marguerite, her spouse and her brother, believed that this journey and the pelts would give them a certain prestige and an economic advantage. But this is not the case. The fur trading market was a treacherous and backstabbing market! Some administrators of New France were fraudsters in search of wealth and power. In addition, these gentlemen justified their decisions on the fact, that our “voyageurs” did not follow the rules, imposed by them. The result is that the administration takes away DesGroseillers’ and Radisson’s cargo of furs, they lose a lot of money and Médard Chouart DesGroseillers gets put in prison! It is true that DesGroseillers and Radisson were men of ambition and free spirits and may have displayed a certain irreverence towards authority. But, they were also the ones willing to put effort, time, energy and also to run the dangerous risks to discover new horizons and to bring back pelts. Because of these incidents, it is not difficult to reason why Médard and Pierre Esprit made certain decisions regarding their explorations and the fur trade afterwards. Marguerite saw and felt the injustices done to her husband and her brother. In addition, her family and she were suffering the consequences inflicted by people in power.

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Despite these incidents and with the small amount of money raised Médard and Marguerite bought land.

We know that Médard was captain of the borough of Trois-Rivières in 1662 because he settled accounts and transactions as the person of authority. In May of the same year, he left the region of Trois-Rivières and we know that from 1662 to 1675, Marguerite remained alone and she was now the mother of seven children. On April 27, 1663, Marguerite was convinced that Chouart DesGroseillers would not return, and she informed the magistrate of Trois-Rivières that her spouse had undertaken a perilous journey to the north bay (Hudson Bay) and she thought that he would not make it back. She informed the magistrate that several people wanted to be reimbursed for Médard’s debts. During this time period from 1662 to 1675, Médard traveled to New England, France, England and Hudson Bay.

Médard tries to obtain justice and wants to finance new expeditions. Unfortunately, the fur trade expeditions have created major debt for this family. On January 27, 1663, Arnaud Perré had her assets and property seized. He then asks for the auction of these. Marguerite opposes this on February 7, stating that she had to protect the rights of her children. On March 6, Perré demanded that the seizure of the property and assets be carried out, or that she pay him 1952 “livres” in the name of her husband. Also, he demanded that she make an inventory of her property. Marguerite tried to negotiate and even offers her share of an inheritance. On April 6, the property was seized.

On May 9, 1663, she had to pay 10 “livres” for the care of Michel Poulain, who had been burnt by her son Guillaume.

In 1664, she presented herself to the Sovereign Council several times to pay for expenses, deductions, the pension of her children from her first mariage and the debts of her husband to Jean Perré. Jean Perré’s son who accepted the tutelage of the rights of his father, because of the return of his father to Europe, decides that she can enjoy her assets and property until his father settles everything.

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On November 30, 1664, her daughter Marie Anne Chouart died in Trois-Rivières. She was only seven years old.

On March 13, 1665, Marguerite proceeded to lease her land from the Cap-de-la-Madeleine to Pierre Guillet for three years. Médard Chouart DesGroseillers and Radisson are in England in 1665.

In 1665, she places her son Étienne Véron in boarding school with the Jesuits. When she went to Québec City on July 15, 1666, she transported thirty bundles of wheat to cover her son’s educational fees.

Because of the census, we know that Marguerite Véron and Marguerite Chouart died before 1666.

In 1667, the Sieur de La Touche conceded to her,  land in the “seigneurie” of Champlain. Her son Guillaume Véron died in 1667. He was almost 16 years old.

In 1668, she leased her land at the Cap-de-la-Madeleine for a period of six years. On October 22, she sold a house, she owned in the village of Lacroix. In addition, Marguerite legally declares that her husband has been absent for six years because he is in New England. During this period of time, Médard travelled to Hudson Bay.

Between 1668 and 1675, Marguerite continued to make deals, to sell or to lease land, while her husband and her brother were travelling between Hudson Bay and England for the Hudson Bay Company. At a certain moment their “act of treachery” is pardoned by France.

Médard returned to Trois-Rivières in 1676. On January 14, 1677, a girl named Jeanne-Élisabeth was born out of wedlock. The father was Médart Chouard DesGroseillers and the mother was Marie-Thérèse Viel, wife of Étienne Boyer. Marie-Thérèse Viel, had met Médard during a stay at La Rochelle in France in 1676. Étienne Boyer had to adopt the girl on the orders of the “Lieutenant-Général de la Prévoté”. We do not know how Marguerite reacted to this reality. In 1677, her sister Françoise Radisson, wife of Étienne Véron, died.

Good news occurred in 1677. On May 30, 1677, Marguerite’s son, Étienne Véron married Marie Moral, daughter of Quentin Moral and Marie Marguerie. Her daughter Marie-Antoinette Chouart married Jean Jalot on November 13, 1677. During the same year Radisson was engaged in an expedition against the Dutch colonies in Africa. Almost all ships sink in the Caribbean, but Radisson survived.

In 1678, Médard left again. However, before leaving he gave her power of attorney signed before the notary Adhémar and Marguerite takes charge of business. In the same year her son Jean-Baptiste Chouart died. He was only 24 years old. In the years that followed Marguerite took care of all the affairs and on July 5 1680, she proceeded to share her property with her son Étienne Véron. In addition, she deals with the affairs of her sister Françoise who died in 1677.

After a few more trips, Médard returned in 1684 and settled in Québec City. They are highly indebted.

In 1687, Radisson finally left Hudson Bay and the American continent for London, where he continued his life more peacefully, with his second wife, Margaret Charlotte Godet, whom he married on March 3, 1685.

A widow, her daughter Marie-Antoinette Chouart remarried on December 19, 1695 in Notre-Dame de Montréal to Jean Baptiste Bouchard.

Médard passed away in 1698 in Sorel. After the death of her husband, Marguerite retired to Trois-Rivières where on May 19, 1701, she contracted an obligation to her son Étienne Véron.

Pierre Radisson died between June 17 and July 2, 1710. I do not know if he had ever seen his sister again.

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Marguerite died in Trois-Rivières, where she was buried on June 22, 1711. She was survived by her son Étienne Véron, her daughter Marie Antoinette Chouart and her sister Élisabeth Radisson, wife of Jutras, who died in 1722.

Her son Étienne Véron became a notary.

I do not speak very much about the period between 1674 and 1698 that deals with Médart Chouart and Radisson because the focus of my story is Marguerite. For the same reasons, I do not speak of her son Étienne Véron, the notary. I encourage you to read the following:

Radisson

http://www.biographi.ca/fr/bio/radisson_pierre_esprit_2F.html

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/cest-qui-ca-pierre-esprit-radisson/

Chouart-DesGroseillers

http://www.biographi.ca/fr/bio/chouart_des_groseilliers_medard_1F.html

Étienne Véron

http://www.biographi.ca/fr/bio/veron_de_grandmesnil_etienne_1649_1721_2F.html

Following are Marguerite’s descendants down to me:

Marguerite Hayet (1630-1711)

Étienne Véron (1649-1721)

Marguerite Véron (1678-1748)

Louise-Antoinette Petit (1707-1746)

Joseph Corbin (1734-1804)

Pélagie Corbin (1762-1828)

Pélagie Lefebvre-Villemure (1784-?)

Félicité Rivard Laglanderie (1814-1897)

Joseph 1 Fréchette (1846-1916)

Joseph Hermidas Fréchette (1874-1942)

Lucienda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Next week Abraham Martin

 

 

 

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2 thoughts on “1646 : L’influence de Marguerite Hayet auprès des explorateurs Radisson et DesGroseillers! The Influence of Marguerite Hayet on the Explorers Radisson and DesGroseillers!

  1. Another fascinating glimpse into our history. Helene Martin was a ten x great grand aunt – leading to, I assume, our common grandfather Abraham Martin (my 11 x great grandfather). Looking forward to the next installment. Thank you.

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  2. Pingback: Le grand scandale et l’injustice envers Judith Rigaud. The Great Scandal and the Injustice Towards Judith Rigaud. | Robert Bérubé généalogie et autres histoires

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