1632 : Marie Mite8ameg8k8 et ses enfants Marie Mite8ameg8k8 and Her Children

The English version follows the French one.

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi juste que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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Marie Mite8ameg8k8 et ses enfants.

par Robert Bérubé

Marie Mite8ameg8k8 est l’aïeule de plusieurs Algonquins et Métis du Québec et de l’Ontario. Elle est aussi l’ancêtre de plusieurs Québécois et Franco-Ontariens. En plus des ethnies déjà nommées, elle a une descendance multi-ethnique: Haudenosaunee (Iroquoise), Canadienne et Américaine, vivant un peu partout sur le grand continent de l’Amérique du Nord.

Les ancêtres Algonquins de Marie étaient les propriétaires d’un très grand territoire y compris presque tous l’est de ce qui est la province de l’Ontario et une partie de la province de Québec. La région faisait partie d’un plus grand lieu géographique que les premiers Français nommaient les Pays-d’en-Haut. Ces pays s’étendaient dans l’ouest, dans le nord et dans le sud, dans ce qui est considéré aujourd’hui l’Ontario, le Québec et plusieurs États américains. Dans ce Pays-d’en-Haut vivaient plusieurs clans amérindiens.

Étant donné les conflits entre les Français et les Anglais, les Haudenosaunee (Iroquois) et les Algonquins et plusieurs autres nations Amérindiennes, les Algonquins ont été obligé d’abandonner une partie de leur pays pour se réfugier plus au nord dans la région de chaque côté de la rivière des Outaouais.

Le mode de vie des Amérindiens étant nomade, nous pouvons supporter que Marie, ses parents et ses ancêtres avaient vécu et voyagé sur la rivière des Outaouais et le fleuve Saint-Laurent. Nous pouvons endosser qu’il en était de même en ce qui concerne son premier époux Assababich et ses ancêtres.

La raison pour laquelle je précise les Franco-Ontariens, les Métis et les Algonquins c’est que Marie et ses enfants devraient avoir une place importante dans les livres de l’histoire de l’Ontario et du Québec, y compris l’Ontario français. La plupart des enfants de Marie Mite8ameg8k8 et de Pierre Couc, leurs conjoints et conjointes ainsi que leurs enfants font partie des première familles francophones et polyglottes à avoir habité et oeuvré dans le territoire des Pays-d’en-Haut. Ils ont travaillé, voyagé, commercé, exploré et vécu dans les Pays-d’en-Haut donc, ils et elles devraient figurer et être célébrés comme étant parmi les premiers pionniers de l’Ontario français et de l’Ontario en général.

Marie Mite8ameg8k8 est née vers 1632 (selon le recensement de 1667). Elle était une enfant de la nation des Ouionontateronon, une bande Weskarini de la tribu des Algonquins, vivant dans la région comprise entre les rivières des Outaouais et le Saint-Maurice. Nous n’avons aucune preuve écrite appuyant ce fait. Ses ancêtres ont probablement voyagé dans la région du Nipissing, de Mattawa, dans la région de l’Île-aux-Allumettes jusqu’à Ottawa, Montréal et Trois-Rivières.

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Enfant, elle possédait le nom Kakesik8k8e. Elle a changé son nom selon une tradition amérindienne lors de son baptême en assumant le prénom catholique de Marie et le nom algonquin de Mite8ameg8k8, un nom reflétant son héritage. Nous ne connaissons pas le nom de ses parents. Il faut rejeter le nom attribué à des parents fictifs, vus sur plusieurs sites internet et dans certains documents anciens.

Vers 1645, Marie a épousé Assababich. Ils sont devenus parents de deux enfants:

Catherine a été baptisée le 1er novembre 1652, l’église de Trois-Rivières. Elle a cinq ans. Ce qui veut dire qu’elle est née vers 1647.

Pierre a été baptisé le 6 mai 1650, dans la même église.

Le 6 novembre 1650, Marie a été baptisée dans l’Église catholique à Montréal. Elle était âgée d’environ 18 ans. Ceci nous révèle que Marie et Assababich ont voyagé de Trois-Rivières à Montréal entre mai et novembre 1650.

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Lors du baptême de sa fille Marie, le 1er novembre 1652, nous apprenons qu’Assababich est décédé. De plus, je n’ai pas été capable de déterminer quand les enfants Catherine et Pierre sont décédés. Aucun document concernant le décès d’Assababich, de Catherine et de Pierre n’a été repéré par des chercheurs.

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Le 16 avril 1657, Marie épousa Pierre Couc à Trois-Rivières. Pierre est né vers 1627 à Cognac en Saintonge et il est le fils de Nicolas Couc et d’Élisabeth Templair. Un contrat de mariage a été rédigé par le notaire Ameau, le 15 novembre. Pierre est arrivé en Nouvelle-France avant le 27 août 1651, en tant que soldat. Le Journal des Jésuites raconte que le soldat Pierre Couc est blessé par les Iroquois le 21 mai 1652, sur le fleuve Saint-Laurent à Trois-Rivières. Pierre Couc a voyagé et séjourné en Iroquoisie en 1654. À son retour, Pierre est reconnu comme un truchement (interprète) auprès des Amérindiens. Durant sa vie Pierre était propriétaire d’un terrain à Trois-Rivières, d’un autre au Cap de la Madeleine et d’un dernier à Saint-François du Lac. Les premiers enfants sont nés à Trois-Rivières. Lors du recensement de 1667, la famille vivait au Cap-de-la-Madeleine.

Marie et Pierre sont parents des enfants suivants:

Jeanne née le 14 juillet, à Trois-Rivières.

Louis né le 27 novembre 1659, à Trois-Rivières.

Angélique née avant 1662, au Cap-de-la-Madeleine.

Marguerite née le 1 juin 1664, à Trois-Rivières.

Isabelle (Élisabeth) née avant 1667.

Madeleine née avant 1669.

Jean né avant 1673.

Il y a plusieurs points de repère concernant les événements qui ont marqué la vie des Mite8ameg8k8-Couc. En plus des recensements, il y les documents notariés ainsi que les cas de cour. Le 2 janvier 1658, Pierre est le demandeur qui a été blessé par Barthélemy Bertaut et ledit accusé Bertaut est ordonné de payer 150 livres. Le 14 juillet 1659, Jacques Loyseau initie un protêt contre Pierre Couc disant avoir été frappé par ledit Couc (la Fleur). Pierre produit des témoins disant que ledit Grandinier était en boisson et injuriait Couc, lequel demandait un poids égaré que Grandinier nie avoir eu. Il est ordonné que les parties et témoins soient mis hors cour et le procès soit sans dépens et que Grandinier recherche le poids égaré. De plus, nous retrouvons les documents qui indiquent l’achat d’une terre au Cap-de-la-Madeleine et un autre achat dans l’île du Fort dans la seigneurie de Saint-François. Plusieurs documents sont des réclamations de dettes, des “petites chicanes de clôtures” et des locations de terres.

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Les vies de Marie Mite8ameg8k8, de Pierre Couc et de leur famille ont été bouleversées par un accident tragique.

Jeanne, leur fille ainée, est née le 14 juillet 1657, à Trois-Rivières et elle a été baptisée sous le nom de Jeanne Lafleur. Le 23 octobre 1679, lors d’une querelle sur l’île du Fort, une chicane où il y avait plusieurs participants, Jeanne et Pierre Couc ont été brutalement battus. Suite à cette agression, Jeanne a été transportée à Trois-Rivières où elle est décédée suite aux blessures infligées. Le responsable de l’assassinat de Jeanne était Jean Rattier. Elle a été inhumée le 25 octobre 1679 à Trois-Rivières. Pierre Couc étant sérieusement blessé c’est Marie et sa fille Angélique qui se sont occupées du corps de Jeanne et de ses funérailles.

Le certificat de décès révèle certains renseignements:

Le vingt-troisième du mois d’octobre 1679 est décédée dans la communion de notre sainte mère l’Église, Jeanne Couc fille de Pierre Couc, dit ordinairement Lafleur, et de Marie Sauvagesse, Algonquine, habitants de Saint-François, âgée de 20 ans, après avoir reçu le saint sacrement de Pénitence, et a été, deux jours ensuivants, enterrée dans le cimetière de cette paroisse, en présence de sa mère susdite qui a déclaré ne savoir signer, et de sa sœur Angélique”. Angélique a signé le document.

Une semaine plus tard, le 31 octobre, à Trois-Rivières, le procès était déjà terminé et Jean Rattier est jugé coupable d’avoir porté le coup fatal et il est condamné à une sentence de mort par pendaison. Aussitôt, Rattier alla en appel de la sentence de mort auprès du Conseil Souverain de Québec.

Dans une requête, le 19 novembre 1679, Pierre Couc, victime de voies de fait, accusa Jean Crevier, Pierre Gilbert, Jacques Dupuis et autres accusés pour raison d’excès et violences commis sur sa personne. Le Conseil souverain examina les témoignages et finalement, seul Jean Crevier fut accusé et condamné à payer réparation pour la violence infligée à la victime, Pierre Couc.

Le 31 décembre 1680, le Conseil Souverain de Québec rendit son jugement concernant l’appel de Rattier: «… ledit Rattier dûment atteint et convaincu d’avoir tué Jeanne Couc…». La sentence de mort par pendaison était maintenue. Cependant, ils avaient besoin d’un bourreau à Québec et ils donnèrent un choix à Rattier, soit la pendaison ou assumer la fonction de bourreau. Il préféra le poste d’exécuteur.

Le 21 mars 1681, Jean Crevier a été condamné à verser un montant à Pierre Couc pour le dédommager des blessures causées par lui. De plus, le Conseil Souverain a pris soin de défendre à Pierre Couc de faire des reproches à Jean Crevier car la cour estimait que les excès de pouvoir qui lui avaient été infligées n’avaient aucun lien avec la mort de sa fille. Il est difficile de comprendre ce raisonnement!

Durant les procès Pierre devait se déplacer à Québec en quête de justice pour la mort de sa fille et aussi pour une réparation à cause des excès de violence commis contre lui. Seulement, Jean Rattier est déclaré coupable d’homicide et seulement Jean Crevier est condamné pour les actes de violence.

Pierre Couc est décédé entre le 5 avril et le 18 mai 1690 à Saint-François du Lac.

La vie est difficile en Nouvelle-France, pendant cette période de temps à cause des attaques menées par les Haudenosaunee (Iroquois). Après la mort de Pierre, et pour des raisons de sécurité Marie avait quitté ses terrains et les personnes qui occupaient ses propriétés ne payaient pas leurs comptes. Le 1er mars 1694, il y eut une ordonnance concernant Marie Miteouamegoukoué “veuve du défunt Pierre Couc Lafleur de Coignac, décédé il y a 4 ou 5 ans, qui vit dans une extrême vieillesse et pauvreté avec d’autres Sauvages dans les bois vu que ses enfants ne peuvent la faire subsister, faute de moyens, pour qu’elle puisse jouir des biens de 2 concessions de son feu mari, l’une à Saint François et l’autre au Cap-de-la-Madeleine, donnée à bail d’héritage et dont elle n’a reçu aucune chose depuis le décès dudit Lafleur”. Son gendre François Delpé de Saint-Cerny, est nommé curateur de la succession du défunt Pierre Couc pour obtenir ce qui doit revenir à Marie.

Étant donné que Saint-Cerny (le gendre) s’occupait de sa belle-mère, le commentaire “vu que ses enfants ne peuvent la faire subsister” est injuste car Saint-Cerny a obtenu une compensation pour Marie suivant l’ordonnance. Je propose que le commentaire devrait plutôt être interprété comme suit: Étant donné l’absence de ses enfants dans la région sauf une fille et le gendre, le gendre est nommé tuteur. Il faut comprendre aussi que durant cette période de temps, il était presque impossible pour ses enfants de revenir dans la région à cause de conflits entre les Français, les Anglais et les Amérindiens. Il y eut d’autres réparations faites concernant le legs de Pierre Couc, mais elles sont de moindre importance.

Marie Marie Mite8ameg8k8 est décédée le 8 janvier 1699. Son acte de sépulture la désigne comme Madame Lafleur, “veuve sauvagesse” de Monsieur Lafleur.

Les enfants Mite8ameg8k8-Couc dit Lafleur:

Il y a certaines personnes qui font des distinctions intéressantes entre les Français, les Anglais et les Canadiens des premiers temps de la Nouvelle-France. Pour eux les Français et les Anglais sont les gens en pouvoir et qui exploitent le pays dans le but d’en bénéficier personnellement ou pour les patries européennes tandis que les Canadiens sont les gens du pays, les Amérindiens, les Coureurs de bois, les Métis, les Voyageurs, les Voyageuses et toutes les personnes qui vivent du pays. Un chroniqueur québécois maintien que nous devrions appeler ces gens des Canayens comme le faisaient certains de nos ancêtres.

Souvent ces Canayens étaient marginalisés par les partis au pouvoir, surtout ceux qui n’obéissaient pas à l’ordre. Je cherchais à donner un nom aux habitants des Pays-d’en-Haut. Paysan d’en Haut ne reflète pas assez bien l’essence de ces braves personnes, selon moi, donc, je me suis donné une certaine liberté en les nommant le Peuple de l’eau car ces ancêtres ont passé une bonne partie de leur vie à naviguer sur les fleuves, les rivières, les lacs et les Grands-Lacs de notre grand continent.

Jeanne étant décédée jeune, elle n’a pu s’épanouir comme l’ont fait la plupart de ses soeurs et frères. Ce qui est remarquable chez les enfants, et leurs conjoints et conjointes (et même certains petits-enfants) de Marie et Pierre sont les caractéristiques suivantes. Ils sont presque tous polyglottes. Une grande partie d’entre eux était des interprètes ou des truchements comme ils étaient nommés à ce temps. La plupart d’entre eux ont exercé des rôles d’importance dans les Pays-d’en-Haut au niveau politique, historique et économique.

Ces aventuriers ont voyagé le Saint-Laurent, la rivière des Outaouais, le lac Nipissing, la rivière des Français, les Grands-Lacs, Supérieur, Huron, Érié, Ontario et Michigan et ils et elles ont marché sur les rives de ces eaux au Québec, en Ontario, au Michigan, en Pennsylvannie et dans l’État de New York. Ces personnes transigeaient aisément avec les différentes tribus amérindiennes et les Anglais et les Français. Certains d’entre eux ont été perçus comme des rebelles. En réalité, ils étaient des précurseurs qui prenaient soin des peuples et des gens plutôt que d’enrichir les personnes en pouvoir.

L’histoire des hommes et des femmes de ce Peuple de l’eau est peu connue car ils et elles vivent la plupart du temps loin de la région Laurentienne et de l’Acadie. En découvrant la vie des enfants de Marie Mite8ameg8k8 et de Pierre Couc, j’ai compris qu’il y a de grands héros et grandes héroïnes qui ne sont pas connus dans l’histoire du Québec, de l’Ontario, du Canada et même des États-Unis.

Louis (dit Montour)

Le premier fils est né le 27 novembre 1659 à Trois-Rivières. Il eut un enfant avec Madeleine Sacokie en 1681 et il a épousé Jeanne Quiquetig8k8é, le 7 janvier 1688 à Saint-François-du-Lac. Louis est le père de deux enfants d’unions naturelles nés avant son mariage. Louis et Jeanne Quiquetig8k8é sont parents de trois enfants. Vers 1681, Louis a oeuvré dans le commerce de la traite des fourrures en tant que voyageur attitré et traducteur chevronné. Ses excursions le menèrent dans plusieurs régions dans les Pays-d’en-Haut. En 1688, Louis était dans la région de la baie des Puants (Green Bay au Wisconsin) et en 1692, il était engageur sur les 8ta8ois (Outaouais). De plus, avec quelques partenaires, il a formé une société qui organisa un voyage dans les Outaouais et ailleurs. (Région de Michilimackinac et Saint Ignace au Michigan).

Pendant plusieurs années, Louis vivait avec les Mississauga. Vers 1706 ou 1707, suite à des difficultés occasionnées par l’administration du Fort Pontchartrain, Louis et sa soeur Isabelle Couc sont allés vivre, accompagnés de plusieurs soldats et autres personnes dans la région de la rivière Grande sur le lac Érié. Il faut préciser qu’ils avaient en leur possession plusieurs pelleteries de castor!

Le commerce de fourrure était compétitif. Lorsqu’une personne décidait d’aller marchander avec les compétiteurs, le pouvoir administratif tentait soit de défaire la réputation de la personne, les emprisonner ou les exiler. Dans l’histoire de la Nouvelle-France, il y a plusieurs, explorateurs, coureur de bois et voyageurs qui ont été déclarés des hors-la-loi et des criminels y compris plusieurs de nos ancêtres. Il semblerait que lorsque les gens ne se conformaient pas aux normes de l’administration de la colonie qu’ils étaient jugés de parias. Dans le cas de Louis, les Français l’accusent d’être un déserteur et un fugitif.

Il est évident que Louis à cause de ses talents, ses prouesses et ses connaissances est devenu un adversaire trop puissant pour les Français. En tant que leader, négociant avec les Nations amérindiennes de l’Ouest et du Peuple de l’eau, il menaçait l’économie de la Nouvelle-France en commerçant avec les gens des colonies anglaises. Philippe de Rigaud de Vaudreuil, le gouverneur de la Nouvelle-France décida d’éliminer la compétition et il sanctionna l’assassinat de Louis Couc dit Montour.

Au printemps de 1709, avant la fin avril, Louis accompagnait des Amérindiens de l’Ouest à Albany, New York dans le but de faire la traite de fourrures. Louis ne s’est pas rendu car, il a été tué dans la région des Grands Lacs, dans l’État de New York. Les Amérindiens et le Peuple de l’eau ont perdu un grand chef.

Il faut noter que malgré cette perte, la soeur de Louis, Isabelle accompagnée de l’épouse de Louis,  ont poursuivi leurs objectifs jusqu’à Albany et Isabelle a répété le voyage de traite l’année suivante.

Angélique

Elle est née vers 1662 au Cap-de-la-Madeleine. Elle a épousé François Delpé dit Saint-Cerny, le 30 août 1682 à Saint-Pierre de Sorel. Dans la famille Couc-Montour, Marie Angélique semble être la fille la plus sédentaire. Elle a passé presque toute sa vie à Trois-Rivières. À quelques reprises, elle était sage-femme et elle s’est occupée de ses enfants. Elle a aussi voyagé dans la colonie anglaise de New York. Son époux François Delpé dit Saint Cerny a été embauché en tant que voyageur pour aller au fort Saint-Louis des Illinois en 1692. François Delpé dit Saint-Cerny, était le gendre qui a agi en tant que curateur de la succession de Pierre Couc pour voir ce qui pourrait revenir à Marie Mite8ameg8k8.

En 1723, Angélique a vendu les propriétés de Trois-Rivières, ayant appartenu à ses parents et ce, avec le consentement de ses soeurs.

Elle est décédée le 7 janvier 1750, à Pointe du Lac.

Marguerite

Elle est née le premier et a été baptisée le 5 juin 1664 à Trois-Rivières. En 1682, elle épousa Jean Fafard dit Maconse dans les Pays d’en Haut, et ce, avant le 31 décembre 1686. Jean était un voyageur et un interprète polyglotte. Nous savons que Marguerite et Jean Fafard dit Maconse étaient à Michilimackinac pendant une période de temps durant les années 1690. Fafard est décédé vers 1705 à Détroit (ou au fort Saint Joseph). En deuxièmes noces, elle épousa Michel Massé,  un voyageur et forgeron et ce, avant la fin décembre 1705. Elle a vécu à Détroit jusqu’au début de l’année 1716. Michel Massé et elle sont déménagés au fort Saint Joseph entre 1716 et 1720. Michel Massé est décédé le 21 juin 1730, à Montréal.

Nous ne connaissons pas la date du décès de Marguerite.

Isabelle (Élisabeth)

La vie et la biographie d’Isabelle Couc dit Montour devrait figurer dans tous les livres d’histoire concernant la Nouvelle-France. Il est impossible pour moi de relater et d’expliquer tous les exploits accomplis et les défis surmontés par cette femme. On ne peut en quelques lignes parler de son courage, talents et intelligence. À la fin du présent texte, j’énumère de très bonnes références concernant des ouvrages de recherche concernant Isabelle, ses parents et sa famille!

Elle est née avant le mois d’avril 1667, à Trois-Rivières. Elle épousa Joachim Germaneau, le 30 avril 1684, à Sorel. Il décède vers 1699. Joachim Germaneau était un voyageur qui a vogué sur les Grands-Lacs dès 1687. Durant les années 1692 à 1694, il assuma les fonctions d’engageur pour des expéditions dans les Pays-d’en-Haut. Il s’adonna aussi à la traite de fourrures. En 1699, ils étaient à Michilimackinac. Il est décédé entre 1699 et 1700. Isabelle et Joachim sont parents d’un enfant.

Vers 1695, Isabelle a accouché d’une fille. Il se peut que le père de l’enfant soit Antoine de Lamothe, sieur de Cadillac. Les relations entre Lamothe de Cadillac et Isabelle détériorent et à un moment donné, il l’accuse d’avoir des relations avec différents hommes. (Non prouvée). Pendant une période de temps Isabelle était l’interprète de Lamothe de Cadillac. En plus du français et de l’anglais elle savaient communiquer dans plusieurs langues amérindiennes.

Elle épousa Pierre Téchenay (Tichenet) vers 1704. Pierre est décédé en juin 1706, lors d’un conflit entre les Ottawa-Miami au fort Pontchartrain du Détroit. La même année Isabelle a un entretien avec Charles Joseph Amiot et Louis Laporte en ce qui concerne les agissements de Cadillac au fort Pontchartrain du Détroit. Cet entretien est peut-être une des causes menant aux différends entre Cadillac et Isabelle.

Tel que mentionné précédemment, Isabelle a quitté Détroit avec son frère pour aller vivre sur les bords du lac Érié. Après le décès de son frère, Isabelle est devenue interprète pour le gouverneur de New York. Vers 1711, elle épousa Carandawana, un chef Oneida aussi connu sous le nom de Robert Hunter. Carandawana et Isabelle sont parents de deux enfants André (Andrew) et Margaret. Vers 1727, Isabelle vivait en Pennsylvanie. Elle est décédée avant 1750 en Pennsylvanie.

Dans les documents historiques Isabelle est aussi connue sous le nom d’Élisabeth et on l’appelle Isabelle Couc, La Germaneau, la Tichenet et Madame Montour. Des noms qui reflètent des aspects d’une femme ayant vécu à Trois-Rivières, Pointe-du-Lac, Sorel, Michilimackinac, le fort Pontchartrain du Détroit, les rives du lac Érié, près de la Grande Rivière, les colonies de New York et de Pennsylvanie. Plusieurs des descendants d’Isabelle sont des gens de très grandes renommées dans l’histoire des colonies américaines. Je vous encourage de lire l’histoire de ses enfants et petits-enfants.

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Madeleine

Madeleine est notre ancêtre et elle est née vers 1669, au Cap-de-la-Madeleine. Vers 1684, elle épousa Maurice Ménard fils de Jacques Ménard et de Catherine Forestier à Michillimakinac. Maurice était un voyageur et interprète au fort Michillimakinac. Madeleine son époux et ses enfants ont vécu pendant un bout de temps à Michilimackinac. Il est évident que Madeleine et ses soeurs Marguerite et Isabelle ont fait le circuit de la rivière des Outaouais, au lac Nipissing, à la rivière des Français, aux Grands Lacs et aussi le Saint-Laurent. On peut identifier Madeleine et ses soeurs comme étant parmi les premières femmes francophones à avoir voyagé et avoir vécu dans les Pays-d’en-Haut.

Il faut préciser que certains des enfants de Madeleine, comme leurs parents et cousins ont continué de voyager sur les eaux des Grands-Lacs et en territoire des Pays-d’en-Haut. Maurice Ménard est décédé le 9 mai 1741 à Chambly.

Nous ne connaissons pas la date de décès de Madeleine Couc.

Jean

Il est né vers 1673. Il épousa Anne, une Amérindienne à Lachine, avant le 24 novembre 1706. Je n’ai pas trouvé beaucoup de renseignements concernant Jean sauf qu’en 1733, il était en Pennsylvanie.

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L’importance de Marie, Pierre et leurs enfants pour les Algonquins, les Métis et les Franco-Ontariens de l’Ontario.

Certains descendants de Marie sont considérés Algonquins et Métis et d’autres non. Les critères pour considérer quelqu’un comme un Algonquin de l’Ontario ont été établis par la tribu et par les gouvernements de l’Ontario et du Canada. Pour être éligible, la personne ou un ancêtre doit avoir vécu sur le terrain désigné pendant une période de temps, selon un intervalle chronologique précis.

Le postulant ou la postulante doit être un descendant d’un Algonquin ou d’une Algonquine reconnue par les documents généalogiques et historiques. La personne doit faire le choix de vouloir être Algonquin et aussi de faire demande et être acceptée par la tribu. Dans le cas de notre famille, notre grand-père Alexandre Bérubé et sa mère Marguerite Blain avaient vécu sur le territoire, notre ancêtre est Marie Mite8ameg8k8 et certains d’entre nous avons fait la demande et sommes reconnus comme faisant partie de la tribu Mattawa-North Bay. Des critères similaires s’appliquent pour faire réquisition auprès de la Nation des Métis de l’Ontario.

Beaucoup de gens qui ne sont pas acceptés, ou qui n’ont pas fait demande et qui vivent dans cette région se considèrent Franco-Ontariens. Les négociations pour un traité sont en cours avec les deux gouvernements et le processus pourrait prendre plusieurs années. Plusieurs se considèrent et Franco-Ontariens et Algonquins!

Voici la lignée de descendances de Marie Mite8ameg8k8 à moi.

Marie (Kakesik8k8e) Mitae8ameg8k8e (1631-1699)

Madeleine Couc (1669-1725)

Marguerite Ménard (1683-1763)

René Boileau (1707-1772)

Pélagie Boileau (1753-1805)

Josephte Bombardier (1784-1856)

Zoé Quay (Éthier Dragon) (1820-1885)

Marguerite Blain (1857-1925)

Alexandre fils Bérubé (1882-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Sources et remerciements:

Depuis plus de quarante ans, je fais des recherches. Souvent mes succès à trouver des renseignements sont à cause du travail acharné effectué par d’autres personnes qui ont travaillé très fort et pendant plusieurs années, dans le but de faire connaître nos ancêtres. J’encourage les passionnés de l’histoire d’aller lire les recherches faites par ces personnes. (voir les références plus bas)

Je remercie Madame Suzanne Boivin Sommerville et Madame Diane Wolford Sheppard pour leurs contributions à la recherche au sujet de plusieurs de mes ancêtres y compris Marie Mite8ameg8k8, Pierre Couc et leur descendance. (en anglais)

Je remercie aussi Monsieur Norm Léveillé (en anglais) et Monsieur Gilles Parenteau (en français) qui ont aussi partagé des recherches intéressantes sur différents sites.

Suzanne Boivin Sommerville © 2014. All Sources Are Not Created Equal The Couc / Montour Family of Nouvelle France and the English Colonies 2009 / 2014 version: The French-Canadian Heritage Society of Michigan. http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Couc_-_Sources_Compiled_2014.228140631.pdf (en anglais)

Diane Wolford Sheppard – © 2014, 2015 – All Rights Reserved Detroit River Region métis Families – Part 2 – Caldwell – Couc Diane Wolford Sheppard The French-Canadian Heritage Society of Michigan (en anglais) http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Part_2_-_Caldwell_-_Couc.29105502.pdf

Norm Léveillé :Mite8ameg8k8 Narrative account or Documented facts http://www.leveillee.net/ancestry/d296.htm (en anglais)

Gilles Parenteau, Montréal Lot no 25 Île du Fort Pierre Couc en 1673 http://saint-francois-du-lac.com

Gilles Parenteau, Montréal Bagarre Mortelle et Voie de Fait http://saint-francois-du-lac.com

La semaine prochaine: 1685 : La perruque de Nicolas Marion

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Marie Mite8ameg8k8 and Her Children

by Robert Bérubé
A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts.
For those  of you interested in receiving my stories automatically, I encourage you to subscribe to my Facebook site at       https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

Marie Mite8ameg8k8 is the ancestral matriarch of several Algonquins and Métis from Québec and Ontario. She is also the ancestress of many Québécois and Franco-Ontarians. In addition to the ethnos already named, she has a multi-ethnic descent: Haudenosaunee (Iroquois), Americans and Canadians, living all over the great continent of North America.

The Algonquin ancestors of Marie were the owners of a very large territory, including almost all of the eastern province of present day Ontario. This region was part of a larger geographical area that the first French people who migrated called “Pays-d’en-Haut” (Upper Country). This entity extended to the west, north and south in what is now considered Ontario, Québec and several American states. In this “Pays-d’en-Haut” lived numerous Amerindian clans.

Given the conflicts between the French and the English, the Haudenosaunee (Iroquois) and the Algonquins, and other Amerindian nations, the Algonquins were forced to abandon part of their country to take refuge further north in an area on both shores of the Ottawa river.

The way of life of the Amerindians being nomadic, we can envision that Marie, her parents and her ancestors had lived and traveled on the Ottawa River and the Saint-Lawrence River. We can imagine that this concept would also apply to her first husband Assababich and his ancestors.

The reason I mention Franco-Ontarians, Métis and Algonquins is that Marie and her children should hold an important place in the history books of Ontario and Québec, including French speaking Ontario. Most of the children of Marie Mite8ameg8k8 and Pierre Couc, their spouses and their children are among the first French-speaking and polyglot families to have lived and worked in the “Pays-d’en-Haut”. They have traveled, traded, explored and lived in the “Pays-d’en-Haut” so they should be celebrated as being among the first pioneers of French Ontario and Ontario.

Marie Mite8ameg8k8 was born around 1632 (according to the census of 1667). She was a child of the Ouionontateronon nation, a Weskarini band of the Algonquin tribe living in the area between the Ottawa rivers and the Saint-Maurice River. We have no written evidence to support this. Her ancestors probably traveled to the Nipissing area, in Mattawa and in the “Île-aux-Allumettes” region up to Ottawa, Montréal and Trois-Rivières.

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As a child, she was named Kakesik8k8e. She changed her name according to an Amerindian tradition during her baptism by assuming Marie as a Christian name and Mite8ameg8k8, reflecting her Algonquin heritage. We do not know the names of her parents. We must reject the name attributed to fictitious parents, seen on several websites and in some ancient documents.

About 1645, Marie married Assababich. They became parents of two children:

Catherine was baptized on November 1, 1652, in the church of Trois-Rivières. She was five. This means that she was born about 1647.

Pierre was baptized on May 6, 1650, in the same church.

On November 6, 1650, Marie was baptized in the Catholic Church in Montréal. She was about 18 years old. This reveals that Marie and Assababich traveled from Trois-Rivières to Montréal between May and November 1650.

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At the baptism of her daughter Marie on November 1, 1652, we learn that Assababich died. Moreover, I was not able to determine when Catherine and Pierre died. No document concerning Assababich, Catherine and Pierre has been found by researchers.

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On April 16, 1657, Marie married Pierre Couc in Trois-Rivières. Pierre was born around 1627, in Cognac in Saintonge and he is the son of Nicolas Couc and Elisabeth Templair. A marriage contract was drafted by Notary Ameau on November 15. Pierre arrived in New France before August 27, 1651, as a soldier. The “Journal des Jésuites” relates that soldier Pierre Couc was wounded by the Iroquois on May 21, 1652, on the St. Lawrence River in Trois-Rivières.

Pierre Couc traveled and stayed in Iroquoia in 1654. On his return, Pierre was recognized as an interpreter to the Amerindians. During his life Pierre owned a piece of land in Trois-Rivières, another at Cap de la Madeleine and a last one at Saint-François du Lac. The first children were born in Trois-Rivières. At the 1667 census, the family lived in Cap-de-la-Madeleine.

Marie and Pierre are parents of the following children:

Jeanne born on July 14, 1657, in Trois-Rivières.

Louis, born on November 27, 1659, in Trois-Rivières.

Angélique born before 1662, in Cap-de-la-Madeleine.

Marguerite born on June 1, 1664, in Trois-Rivières.

Isabelle (Elisabeth) was born before 1667.

Madeleine born before 1669.

Jean born before 1673.

There are several reference points concerning events that marked the life of the Mite8ameg8k8-Couc family. In addition to the censuses, there are notarized documents as well as court cases. On January 2, 1658, Pierre is the plaintiff who was wounded by Barthelemy Bertaut and the said accused Bertaut is ordered to pay 150 pounds. On July 14, 1659, Jacques Loyseau initiated a protest against Pierre Couc claiming to have been struck by the said Couc (Lafleur).

Pierre produced witnesses saying that Grandinier was drinking and insulting Couc, who was asking for a “weight” piece that Grandinier denied having had. It was ordered that the parties and witnesses be taken out of court and the trial be without costs and that Grandinier finds the lost weight. In addition, documents that indicate the purchase of land at Cap-de-la-Madeleine and another purchase on the island of Fort in the seigneury of Saint-François are available. Several documents are claims of debts, small neighborly feuds and rental of land.

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The lives of Marie Mite8ameg8k8 and Pierre Couc and their family was shattered by a tragic accident.

Jeanne, their eldest daughter, was born on July 14, 1657, in Trois-Rivières and was baptized under the name of Jeanne Lafleur. On October 23, 1679 during a fight on the island of the Fort, a quarrel where there were several participants, Jeanne and Pierre Couc were brutally beaten. Following this assault, Jeanne was transported to Trois-Rivières where she died as a result of the injuries inflicted. The person responsible for Jeanne’s assassination was Jean Rattier. She was buried on October 25, 1679 in Trois-Rivières. Pierre Couc being seriously wounded it was Marie and her daughter Angélique who took care of Jeanne’s body and her funeral.

The death certificate reveals certain information:

“The twenty-third of the month of October 1679 died in the communion of our holy mother the Church, Jeanne Couc daughter of Pierre Couc, commonly known as Lafleur, and Marie Sauvagesse, Algonquin, inhabitants of Saint Francois, (for) 20 years, after receiving the Holy Sacrament of Penance and two days later buried in the cemetery of this parish, in the presence of her aforesaid mother who declared she could not sign and of her sister Angélique.” Angélique signed the document.

A week later, on October 31, in Trois-Rivières, the trial was already over and Jean Rattier was found guilty of the fatal blow and sentenced to death by hanging. Rattier immediately appealed to the Sovereign Council of Québec regarding the sentence of death.

In an application, on November 19, 1679, Pierre Couc, a victim of assault, accused Jean Crevier, Pierre Gilbert, Jacques Dupuis and other defendants on account of the excesses and violence perpetrated against him. The Sovereign Council examined the testimonies and finally, only Jean Crevier was accused and sentenced to pay compensation for the assault to the victim.

On December 31, 1680, the Sovereign Council of Québec ruled on Rattier’s appeal: “… the said Rattier duly attained and convicted of having killed Jeanne Couc …”. The sentence of death by hanging was maintained. However, they needed an executioner in Québec City and they gave Rattier a choice, either hanging or taking on the role of the hangman. He chose to become the executioner.

On March 21, 1681, Jean Crevier was ordered to pay an amount to Pierre Couc to compensate him for the injuries caused by him. Moreover, the Sovereign Council took care to defend Pierre Couc from reproaching Jean Crevier because the court considered that the assault that had been inflicted to him had no connection with the death of his daughter. It is difficult to understand this reasoning!

During the trials Pierre had to travel to Québec in search of justice for his daughter’s death and also for a reparation for excessive violence committed against him. Only Jean Rattier is convicted of homicide and only Jean Crevier is convicted of the acts of violence.

Pierre Couc passed away between 5 April and 18 May 1690 in Saint-François du Lac.

Life is difficult in New France, during this period of time because of attacks by the Haudenosaunee (Iroquois). After Pierre’s death, and for reasons of security, Marie had left her land and the people who occupied her properties did not pay their accounts. On March 1, 1694, there was an ordinance concerning Marie Miteouamegoukoué “widow of the late Pierre Couc Lafleur de Coignac, who died four or five years ago, who lives in extreme old age and poverty with other Indians in the woods since her children can not make her subsist, for lack of means, so that she can enjoy the goods of 2 concessions Of her late husband, one at Saint Francois and the other at Cap-de-la-Madeleine, given to an inheritance lease, and of which she has received nothing since the death of the said Lafleur. “ Her son-in-law, François Delpé de Saint-Cerny, was appointed curator of the estate of the deceased Pierre Couc to obtain what was owed to Marie.

Since Saint-Cerny (the son-in-law) took care of her mother-in-law, the comment “since her children can not make her subsist” is unfair because Saint-Cerny obtained compensation for Marie following the order. I suggest that the comment should rather be interpreted as follows: Given the absence of some of her children in the region (except one daughter and son-in-law), the son-in-law is appointed. It must also be understood that during this period of time, it was almost impossible for her children to return to the region because of conflicts between the French, the English and the Amerindians. There were other repairs and rehabilitation made concerning the last will and testament of Pierre Couc, but they are of lesser importance.

Marie Marie Mite8ameg8k8 died on January 8, 1699. Her death record designates her as Madame Lafleur, “Indian widow” [“veuve sauvagesse”] of Mr. Lafleur.

The Mite8ameg8k8-Couc dit Lafleur children:

There are some people who make interesting distinctions between the French, the English and the Canadians during the historical period of New France. For them the French and the English are the people in power who exploit the country with the aim of benefiting themselves personally or for the European homelands while the Canadians are the locals, the Amerindians, the Coureurs de bois, the Métis, Voyageurs and all people who live in the country. A Québec chronicler maintains that we should call these people the “Canayens” as some of our ancestors did.

Often these Canayens were marginalized by the parties in power, especially those who did not obey “the order”. I sought to give a name to the inhabitants of the Pays-d’en-Haut. “Paysan d’en Haut” (Upper Land Peasant) does not sufficiently reflect the essence of these brave people, so I gave myself a certain liberty by naming them the “People of the Waters” because these ancestors spent a good part of their lives navigating the rivers, lakes and the Great Lakes of our great continent.

Since Jeanne died young, she could not flourish as most of her sisters and brothers did. What is remarkable with the children, and their spouses (and even some grandchildren) of Marie and Pierre are the following characteristics. They are almost all polyglots. A large part of them were interpreters. Most of them have played important roles in the “Pays-d’en-Haut” region at the political, historical and economic levels.

These adventurers traveled the St. Lawrence River, the Ottawa River, Lake Nipissing, the French River, the Great Lakes; Superior, Huron, Erie, Ontario and Michigan, and they walked along the shores of these waters in Québec, Ontario, Michigan, Pennsylvania and New York. These people would easily deal with the various Native American tribes and the English and the French. Some of them were perceived as rebels. In reality, they were precursors who took care of people rather than enriching those in power.

The history of the “People of the Waters” is not well known because they lived most of the time far from the Laurentian region and from Acadia. In discovering the lives of the children of Marie Mite8ameg8k8 and Pierre Couc, I realized that there are great heroes and heroines who are not known in the history of Québec, Ontario, Canada and even the United States.

Louis (known as Montour)

The first son was born on November 27, 1659 in Trois-Rivières. He had a child with Madeleine Sacokie in 1681 and he married Jeanne Quiquetig8k8é, on January 7, 1688 in Saint-François-du-Lac. Louis is the father of two children born of natural unions before his marriage. Louis and Jeanne Quiquetig8k8é are parents of three children. Around 1681, Louis worked in the fur trade as a registered voyageur and seasoned translator.

His excursions took him to several parts of the Pays-d’en-Haut. In 1688 Louis was in the Bay des Puants region (Green Bay, Wisconsin) and in 1692 he was an “engageur” for the Ottawa region (Outaouais). In addition, with a few partners, he formed a company that organized a trip to the Outaouais and elsewhere. (Michilimackinac Region and Saint Ignace, Michigan).

For several years, Louis lived with the Mississaugas. Around 1706 or 1707, Louis and his sister Isabelle Couc, because of difficulties caused by the administration of Fort Pontchartrain de Détroit, went to live with several soldiers and others in the Grand River area on Lake Erie. It should be noted that they had several beaver pelts in their possession!

The fur trade was competitive. When a person decided to go and bargain with the competitors, the administrative power tried to either defeat the person’s reputation, imprison them or exile them. In the history of New France, there are several, explorers, voyageurs and coureurs de bois who have been declared outlaws and criminals including several of our ancestors. It would seem that when people did not comply with the standards of the administration of the colony they were deemed pariahs. In the case of Louis, the French accused him of being a deserter and a fugitive.

It is evident that Louis, on account of his talents, prowess, and knowledge, had become an opponent too powerful for the French. As a leader, negotiating with the Amerindian Nations of the West and the People of the Waters, he threatened the economy of New France by trading with the people of the English colonies. Philippe de Rigaud de Vaudreuil, the governor of New France decided to eliminate the competition and sanctioned the assassination of Louis Couc dit Montour.

In the spring of 1709, before the end of April, Louis accompanied the Native Americans to Albany, New York for the purpose of fur-trading. Louis did not make it to Albany because he was killed in the Great Lakes region of New York. The Amerindians and the People of the Waters lost a great leader.

It should be noted that despite this loss, Louis’s sister, Isabelle and his wife pursued their goals and reached Albany. Isabelle repeated the trading voyage following year.

Angélique

She was born around 1662 in Cap-de-la-Madeleine. She married François Delpé dit Saint-Cerny, August 30, 1682 in Saint-Pierre de Sorel. In the Couc-Montour family, Angélique seems to be the most sedentary girl. She spent most of her life in Trois-Rivières. A few times she was a midwife and she also took care of her children. She also traveled to the English colony of New York. Her husband François Delpé dit Saint Cerny was hired as a voyageur to travel to Fort Saint-Louis in Illinois in 1692. François Delpé dit Saint-Cerny, was the son-in-law who acted as curator of the estate of Pierre Couc to see what was owed to Marie Mite8ameg8k8.

In 1723, Angélique sold the properties of Trois-Rivières, that had belonged to her parents, with the consent of her sisters.

She died on January 7, 1750, at Pointe du Lac.

Marguerite

She was born June 1 and was baptized on June 5, 1664 in Trois-Rivières. In 1682, she married Jean Fafard dit Maconse in the Pays d’en Haut, before December 31, 1686. Jean was a voyageur and an interpreter of many languages.

We know that Marguerite and Jean Fafard dit Maconse were in Michilimackinac for a period of time during the 1690s. Fafard died around 1705 in Detroit (or Fort Saint Joseph). In her second marriage, she married Michel Massé, a blacksmith and a voyageur, before the end of December 1705. She lived in Detroit until the beginning of the year 1716. Michel Massé and she moved to Fort Saint Joseph between 1716 and 1720. Michel Massé died on June 21, 1730 in Montréal.

We do not know Marguerite’s date of death.

Isabelle (Elisabeth)

The life and biography of Isabelle Couc dit Montour should be included in all history books about New France. It is impossible for me to relate and explain all the achievements and challenges overcome by this woman. In a few words one can not speak of her courage, talents and intelligence. At the end of the present text, I enumerate very good references concerning works of research regarding Isabelle!

She was born before April 1667, in Trois-Rivières. She married Joachim Germaneau on April 30, 1684 in Sorel. He died around 1699. Joachim Germaneau was a voyageur who sailed on the Great Lakes as early as 1687. During the years 1692 to 1694, he assumed the duties of engaging in expeditions to the Pays-d’en-Haut. He also devoted himself to the fur trade. In 1699, they were in Michilimackinac. He died between 1699 and 1700. Isabelle and Joachim are parents of one child.

Around 1695, Isabelle gave birth to a daughter. The father of the child may be Antoine de Lamothe, Sieur de Cadillac. The relationship between Lamothe de Cadillac and Isabelle deteriorated and at one point he accused her of having relations with different men. (Not proven). For a period of time Isabelle was the interpreter of Lamothe de Cadillac. In addition to French and English, she knew how to communicate in several Native American languages or Amerindian languages.

She married Pierre Téchenay (Tichenet) about 1704. Pierre died in June 1706, during a conflict between the Ottawa-Miami and Fort Pontchartrain. The same year Isabelle had an interview with Charles Joseph Amiot and Louis Laporte regarding the actions of Cadillac at Fort Pontchartrain of the Detroit. This interview may be one of the causes leading to disputes between Cadillac and Isabelle.

As mentioned earlier, Isabelle left Detroit with her brother to live on the shores of Lake Erie. After the death of her brother, Isabelle became an interpreter for the governor of New York. Around 1711, she married Carandawana an Oneida chief also known as Robert Hunter. Carandawana and Isabelle are the parents of two children André (Andrew) and Margaret. Around 1727, Isabelle lived in Pennsylvania. She died before 1750 in Pennsylvania.

In historical documents Isabelle is also known by the name of Elisabeth and is also called Isabelle Couc, La Germaneau, Tichenet and Madame Montour. Names that reflect aspects of a woman who lived in Trois-Rivières, Pointe-du-Lac, Sorel, Michilimackinac, Fort Pontchartrain of the Detroit, the shores of Lake Erie, near the Grand River, And Pennsylvania. Many of the descendants of Isabelle are very famous people in the history of the American colonies. I encourage you to read the story of her children and grandchildren.

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Madeleine

Madeleine is our ancestor and she was born about 1669, in Cap-de-la-Madeleine. About 1684, she married Maurice Ménard, son of Jacques Ménard and Catherine Forestier in Michillimakinac. Maurice was a voyageur and interpreter at Fort Michillimakinac. Madeleine her husband and children lived for a while in Michilimackinac. It is clear that Madeleine and her sisters, Marguerite and Isabelle made the circuit of the Ottawa River, Lake Nipissing, the French River, the Great Lakes and also the Saint Lawrence. One can identify Madeleine and her sisters as being among the first Francophone women to have traveled and lived in the Pays-d’en-Haut.

We do not know Madeleine Couc’s date of passing.

Jean

He was born around 1673. He married Anne, an Amerindian woman in Lachine, before November 24, 1706. I did not find much information about Jean except that in 1733 he was in Pennsylvania.

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The importance of Marie, Pierre and their children to the Algonquins, Métis and Franco-Ontarians:

Some descendants of Marie are considered Algonquins and Métis and others not. The criteria for considering someone as an Algonquin from Ontario were established by the tribe and the governments of Ontario and Canada. To be eligible, the person or an ancestor must have lived on the designated land for a period of time, at a specific time interval. The applicant must be a descendant of an Algonquin identified in genealogical and historical documents. The person must make the choice of wanting to be Algonquin and also to make application and be accepted by the tribe. In the case of our family, our grandfather Alexandre Bérubé and his mother, Marguerite Blain had lived on the territory, our ancestor is Marie Mite8ameg8k8 and some of us have applied and are recognized as belonging to the Mattawa- North Bay. Similar criteria apply to requisition from the Métis Nation of Ontario. Many people who are not accepted, or who have not applied, who live in this area consider themselves Franco-Ontarians. Negotiations for a treaty are underway with both governments and the process could take several years. Some people consider themselves Franco-Ontarian and Algonquin.

From Marie Mite8ameg8k8 to me!

Marie (Kakesik8k8e) Mitae8ameg8k8e (1631-1699)

Madeleine Couc (1669-1725)

Marguerite Ménard (1683-1763)

René Boileau (1707-1772)

Pélagie Boileau (1753-1805)

Josephte Bombardier (1784-1856)

Zoé Quay (Éthier Dragon) (1820-1885)

Marguerite Blain (1857-1925)

Alexandre fils Bérubé (1882-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Sources, acknowledgments and thanks:

For more than forty years, I have been doing research. Often my success in finding information is due to the hard work done by others who have worked very hard and for several years to get to know our ancestors. I encourage history enthusiasts to read the research done by these people. (See references below)

I thank Suzanne Boivin Sommerville and Diane Wolford Sheppard for their contributions to research on several of my ancestors, including Marie Mite8ameg8k8, Pierre Couc and their descendants. (in English)

I also thank Norm Léveillé (in English) and Gilles Parenteau (in French) who also shared interesting information on their sites.

Suzanne Boivin Sommerville © 2014. All Sources Are Not Created Equal The Couc / Montour Family of Nouvelle France and the English Colonies 2009 / 2014 version: The French-Canadian Heritage Society of Michigan. http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Couc_-_Sources_Compiled_2014.228140631.pdf (en anglais)

Diane Wolford Sheppard – © 2014, 2015 – All Rights Reserved Detroit River Region métis Families – Part 2 – Caldwell – Couc Diane Wolford Sheppard The French-Canadian Heritage Society of Michigan. (en anglais) http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Part_2_-_Caldwell_-_Couc.29105502.pdf

Norm Léveillé :Mite8ameg8k8 Narrative account or Documented facts http://www.leveillee.net/ancestry/d296.htm (en anglais)

Gilles Parenteau, Montréal Lot no 25 Île du Fort Pierre Couc en 1673 http://saint-francois-du-lac.com

Gilles Parenteau, Montréal Bagarre Mortelle et Voie de Fait http://saint-francois-du-lac.com

Next week: 1685: Nicolas Marion’s Wig

 

 

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