Une menterie historique! An Historical Falsehood!

17e Marie de Saint-Joseph2

Mère Marie de Saint Joseph 17e siècle

The English version follows the French one.

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Une menterie historique!

par Robert Bérubé

Lorsque j’étais très jeune nous faisions une distinction entre une menterie et un mensonge. Un mensonge c’était le mot utilisé par et pour les religieuses lorsque quelqu’un ne disait pas la vérité et une menterie c’était la parole utilisée pour toutes les autres personnes. Si on ajoutait le qualificatif de grosse, petite, maudite, ou de (insérer un sacre) de menterie cela augmentait ou diminuait la sévérité du vocable. Aujourd’hui, je veux corriger une menterie historique!

Dans son dictionnaire généalogique et dans “À travers les registres”, en 1886, Cyprien Tanguay raconte une histoire au sujet d’une Jeanne Baillargeon et ce racontar a été répété par plusieurs. Certains l’ont transformé, il y en a d’autres qui se disputent car il y a deux jeunes femmes nommées Jeanne Baillargeon qui sont nées dans la même période de temps.

Les deux Jeanne Baillargeon sont mes ancêtres donc, je vous parle d’elles aujourd’hui.

En citant Marie de l’Incarnation, Tanguay raconte que les Iroquois avaient massacré plusieurs familles françaises et ils avaient capturé plusieurs prisonniers y compris une jeune fille âgée d’environ neuf ans qu’il nomme Jeanne Baillargeon. La citation de Tanguay est rattachée à Jeanne Baillargeon fille de Jean Baillargeon et de Marguerite Guillebourday dans son dictionnaire. Dans “À travers les registres”, il note “qu’ elle avait été enlevée en 1655, et était âgée de quatre ans seulement”. Ce qui veut dire que la prisonnière est née en 1651. Plusieurs personnes disent que Tanguay s’est trompé et que la Jeanne Baillargeon de l’histoire est la fille de Mathurin Baillargeon et de Marie Métayer.

Tanguay continue son récit en affirmant que la jeune prisonnière s’était adaptée à la culture et à la vie des Haudenosaunee (Iroquois). Quelques années plus tard, selon Marie de l’Incarnation, Monsieur de Tracy avait obtenu le retour de prisonniers français. Marie Guyart, (Marie de l’Incarnation) avait rédigé le suivant: (selon Tanguay)

« Elle fut emmenée dans leur pays où elle demeura près de neuf ans ! Elle se plût tellement aux coutumes de ces sauvages qu’elle était résolue de passer avec eux le reste de sa vie. M. de Tracy ayant obligé cette nation à rendre tous les Français qu’ils tenaient captifs, elle se retira dans les bois de crainte de retourner en son pays. Lorsqu’elle se croyait en assurance, une religieuse lui apparût et la menaça de la châtier si elle ne retournait pas avec les Français. La crainte la fit sortir du bois et se joindre aux autres captifs que l’on mettait en liberté. À son retour, M. de Tracy lui donna cinquante écus pour se marier ; mais il voulut qu’elle fût premièrement mise aux Ursulines pour reprendre l’esprit du christianisme, qui s’était fort affaibli parmi les Iroquois. Quand elle vit le tableau de la mère Marie de Saint-Joseph, elle s’écria : Ah, c’est celle-là qui m’a parlé, et elle avait le même habit.»

Donc, si elle a été prisonnière pendant neuf ans, elle aurait été âgée de 13 ans à son retour si nous utilisons les données de Tanguay. (1668-1670)

Il faut admettre que cette histoire est extraordinaire et que pour des croyants fervents, il est très intéressant d’avoir un miracle qui figure dans l’arbre généalogique. Ce qui expliquerait en partie pourquoi certaines familles Baillargeon se sont disputées dans le passé afin que leur Jeanne soit la source de la vision.

Même si aujourd’hui certains pensent que les récits de Marie de l’Incarnation figurent plutôt dans l’imaginaire et le fantastique, il faut comprendre qu’à ce temps et même dans un passé assez rapproché les gens croyaient beaucoup à ces manifestations. Les livres d’histoire sont remplis d’événements légendaires hors du commun ayant comme fonction la moralité et le catholicisme. Même si les faits sont inexacts ce qui comptait c’était la piété et la foi!

Donc, voici une courte biographie de nos deux Jeanne Baillargeon: (A) et (B)

Jeanne Baillargeon (A)

Jeanne Baillargeon fille de Jean Baillargeon et de Marguerite Guillebourday est née le 4 mai 1651. Elle a été baptisé le 7 mai 1651 à Québec. Le 28 novembre 1664, elle épousa Jean Labrecque fils de Jacques Labrecque et de Jeanne Baron, à Château-Richer. Jean est né le 30 août 1634 à Saint-Jacques de Dieppe. Jean est décédé le 31 juillet 1673 à Tadoussac. Il s’était noyé à Chicoutimi. Jeanne trouva Pierre Brulon comme conjoint en deuxième noces, le 1 novembre 1674 à Sainte-Famille de l’Île d’Orléans. Pierre décéda le 8 janvier 1678. et elle devient l’épouse d’Antoine Mondain, le 3 février 1681 à Saint-Laurent de l’Île d’Orléans. Antoine est décédé le 16 octobre 1707 et Jeanne est décédé le 19 août 1729 et elle a été enterrée le lendemain, à Québec.

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Jeanne (A) Baillargeon et Jean Labrecque sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Jacques 12 août 1667

Québec

16 novembre 1693

Saint-Laurent I.O.

23 novembre 1749 Saint-Laurent I.O Marguerite Paquet Lavallée
Marguerite 1669 26 février 1691 Saint-Pierre I.O. 19 octobre 1748 Saint-Laurent I.O Antoine Godbout
Françoise 8 juin 1673

Sainte-Famille I.O.

10 juillet 1736 Saint-Pierre I.O 27 décembre 1736 Saint-Laurent I.O François Gosselin

Jeanne (A) Baillargeon et Pierre Brulon sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Antoine 14 octobre 1675 Sainte-Famille I.O. 6 juin 1697 Québec
Catherine 4 juin 1678 Sainte-Famille I.O. 9 février 1699 Saint-Pierre I.O 19 juin 1706 Saint-Laurent I.O François Noël

Jeanne (A) Baillargeon et Antoine Mondain sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Louise 30 novembre 1681 Saint-Laurent I.O 27 août 1686 Saint-Pierre I.O
Geneviève 19 mars 1684 Saint-Laurent I.O 5 avril 1709 Québec 1 juin 1723 Montréal Pierre Payment Larivière
Pierre 24 avril 1686

Saint-Pierre I.O

9 janvier 1710 Québec 15 décembre 1717 Québec Gabrielle Devin
Jean 10 août 1688

Saint-Pierre I.O

15 août 1704 Québec
Claude 15 août 1691

Saint-Pierre I.O

Charlotte 5 février 1695

Saint-Pierre I.O

8 janvier 1714 Québec 17 décembre 1763 Québec Pierre Dierce Beaulieu
Anonyme 15 septembre 1697 Saint-Pierre I.O. 15 septembre 1697 Saint-Pierre I.O
Michel 21 avril 1699

Saint-Pierre I.O.

23 janvier 1750 Saint-Roch-des-Aulnaies

Jeanne Baillargeon (B)

Jeanne Baillargeon fille de Mathurin Baillargeon et de Marie Métayer est née et a été baptisée le 5 novembre 1654 à Trois-Rivières. Le 16 juin 1669, elle épousa Paul Hus, au Cap-de-la-Madeleine. Paul est le fils de Léonard Hus et de Marguerite Lefan et il est né le 16 février 1645 à Petite Couronne Montigny, Rouen. Jeanne (B) est décédée le 19 août 1733 et elle a été enterrée le lendemain à Sorel. Paul Hus est décédé le 20 mars 1734 à Sorel.

Jeanne Baillargeon et Paul Hus sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint(e)
Louis 1670 10 juin 1699 Saint-François-du-Lac 2,3 avril 1733 Sorel Angélique Niquet
Jean Baptiste Antoine 18 mars 1672 Sorel 10 décembre 1672 Sorel
Marc Antoine 11 octobre 1673 Sorel 5 décembre 1698 Sorel 11 avril 1756 Sorel Françoise Lavallée
Jean Baptiste 1 25 mars 1675 Sorel 2 juillet 1725 Saint-François-du-Lac 5 décembre 1733 Sorel Josephe Niquet
Jean Baptiste 2 19 janvier 1677 Sorel 15 octobre 1714 Saint-François-du-Lac 15 novembre 1732 Sorel Thérèse Niquet
Pierre 1678 3 octobre 1700 Saint-François-du-Lac 28 novembre 1751 Sorel Jeanne Vanet Parisien
Jeanne 6 mai 1680 Sorel 19 novembre 1702 Saint-François-du-Lac 2 janvier 1744 Sorel Jean Lavallée
Paul 22 décembre 1681 Sorel 8 juin 1690 Sorel
Marie 31 août 1683 Sorel 25 juin 1711 Sorel 14 novembre 1760 l’Île-Dupas Pierre Loiseau Francoeur
Léonard 13 avril 1685 Sorel 28 novembre 1687 Sorel
Jean 8 mai 1687 Sorel 1 décembre 1687 Sorel
Joseph 18 septembre 1689 Sorel 19 février 1723 Sorel
Geneviève 18 mai 1691 Sorel 1 juin 1714 Sorel 21 avril 1780 Sorel Pierre Salvail Tremont
Étienne 29 juin 1694 Sorel 6 novembre 1719 Sorel 2 juin 1745 Sorel Ursule Fafard Longval
Catherine 23 novembre 1696 Sorel Novembre 1739 5 février 1772 Sorel Mathurine Deguire

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Donc, laquelle des deux Jeanne Baillargeon est l’observatrice du phantasme? La réponse est aucune d’entre elles.

Il existe un autre document qui raconte cette histoire et c’est le livre: “Les Ursulines de Québec” aux Editions Darveau (1863).

Dans la section intitulée “Deux captives ramenées des cinq-cantons par le Marquis de Tracy—Iroquoises aux Ursulines” nous apprenons l’histoire de deux jeunes filles françaises qui avaient été enlevées lors de leur enfance et qu’elles avaient été ramenées avec un grand nombre de prisonniers de guerre. Elles avaient été rachetées et ramenées au pays par le Marquis de Tracy qui les fit entrer au pensionnat. Elles avaient vécu dans le territoire Iroquois aujourd’hui dans l’État de New York. Les renseignements suivants ont été repérés par les religieuses: “Le 28 mai 1666, sont entrées Marie M. Bourgery, âgée de quinze ans, et Anne Baillargeon, âgée de dix-huit ans, qui avaient été prises par les Iroquois et ramenées au pays par nos troupes…”

Les auteurs répètent l’histoire de la jeune Baillargeon y compris l’histoire de l’apparition.

Donc, les deux Jeanne Baillargeon ne sont pas les garantes de la manifestation. Cependant, Anne Baillargeon est la soeur d’une des Jeanne. Anne est la fille de Mathurin Baillargeon et de Marie Métayer. Elle n’est pas notre ancêtre. Anne Baillargeon est née le 19 novembre 1651, à Trois-Rivières. Elle épousa Jean Bolton (Polton) vers 1667?, au Cap-de-la-Madeleine. Elle épousa Jacques Duguay en secondes noces, le 29 avril 1709, à Trois-Rivières. Elle est décédée le 8 mars 1722 à Trois-Rivières. Il semblerait qu’Anne n’a pas eu d’enfants.

Voici les descendants de mes deux Jeanne jusqu’à moi.

Jeanne (A): fille de Jean Baillargeon et de Marguerite Guillebourday Jeanne (B) fille de Mathurin Baillargeon et de Marie Métayer
Francoise Labrecque Louis Hus
Genviève Gosselin Marie Anne Hus
Jacques 3 Bouffard Joseph François Baribeau
Madeleine Bouffard Madeleine Baribeau
Élisabeth Gaudette Marguerite Bélanger
Joseph Chenette Antoine Paquin
Fernande Marion Joseph Paquin
Thomas Marion Olive Paquin
Huguette Marion Lucienda Fréchette
Robert Bérubé Eugène Bérubé
Robert Bérubé

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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17e Marie de Saint-Joseph2

Mère Marie de Saint Joseph 17th century.

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An Historical Falsehood

by Robert Bérubé

When I was very young we made a distinction between a “mensonge” and a “menterie”. In English we only use the word lie. A “mensonge” was the word used by and for the nuns when someone did not tell the truth and a “menterie” was the word used for all other people. If one added the qualifier of big, small, or added a swear word to the word “menterie’ then it would increase or diminish the severity of the “menterie’. Today, I want to correct an historic “menterie” but I will have to call it an historical falsehood for lack of a better term.

In his genealogical dictionary and in “À travers les registres” (Through the Registers), in 1886, Cyprien Tanguay tells a story about a Jeanne Baillargeon and this story was repeated by many. Some have transformed, it there are others who argue because there are two young women named Jeanne Baillargeon who were born in the same period of time.

Both Jeanne Baillargeon are my ancestors so, I’m talking about them today.

In quoting Marie de l’Incarnation, Tanguay reports that the Iroquois had massacred several French families and captured several prisoners including a girl of about nine years of age whom he named Jeanne Baillargeon. The quote from Tanguay is attached to the section Jeanne Baillargeon daughter of Jean Baillargeon and Marguerite Guillebourday in his dictionary. In “À travers les registres” , he notes “that she was abducted in 1655, and was only four years old”. Which means that the prisoner was born in 1651. Several people say that Tanguay was wrong and that that the Jeanne Baillargeon of this story is the daughter of Mathurin Baillargeon and Marie Métayer.

Tanguay continues her story by saying that the young prisoner had adapted to the culture and life of the Haudenosaunee (Iroquois). A few years later, according to Marie de l’Incarnation, Monsieur de Tracy had obtained the return of French prisoners. Marie Guyart (Marie de l’Incarnation) wrote the following: (according to Tanguay)

“She was taken to their country where she lived for almost nine years! She was so fond of the customs of these savages that she was determined to spend the rest of her life with them. M. de Tracy having obliged this nation to return all the French they held captive, she retired to the woods for fear of returning to her original country. When she thought herself secure, a nun appearred to her and threatenned to punish her if she did not return with the French. Fear brought her out of the woods and she joined the other captives that were set free. On his return, M. de Tracy gave her fifty “écus” to get married; but he wanted her to be firstly put with the Ursulines to regain the spirit of Christianity, which had weakened greatly living among the Iroquois. When she saw the picture of Mother Marie de Saint-Joseph, she exclaimed: “Oh, that’s the one who spoke to me, and she had the same habit.

So, if she was a prisoner for nine years, she would have been 13 when she returned, if we use Tanguay’s data. (1668-1670)

It must be admitted that this story is extraordinary and that for devout believers, it is very interesting to have a miracle that appears in the family tree. This would partly explain why some Baillargeon families have quarreled in the past so that their Jeanne would be the source of the vision.

Even if today some believe that the stories of Marie de l’Incarnation are rather imaginary and fantastic, we must understand that at this time and even in the not too distant past, people believed very much in these manifestations. The history books are filled with extraordinary legendary events with a function of morality and Catholicism. Even if the facts were inaccurate, what mattered was piety and faith!

So here’s a short biography of our two Jeanne Baillargeon: (A) and (B)

Jeanne Baillargeon (A)

Jeanne Baillargeon daughter of Jean Baillargeon and Marguerite Guillebourday was born on May 4, 1651. She was baptized on May 7, 1651 in Québec City. On November 28, 1664, she married Jean Labrecque son of Jacques Labrecque and Jeanne Baron, in Château-Richer. Jean was born on August 30, 1634 in Saint-Jacques de Dieppe. Jean died on July 31, 1673 in Tadoussac. He had drowned in Chicoutimi. Jeanne found Pierre Brulon as a second spouse on November 1, 1674 in Sainte-Famille on Île d’Orléans. Pierre died on January 8, 1678. She became the wife of Antoine Mondain on February 3, 1681 in Saint-Laurent de l’Île d’Orléans. Antoine died on October 16, 1707 and Jeanne died on August 19, 1729 and was buried the next day in Québec City.

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Jeanne (A) Baillargeon and Jean Labrecque are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Jacques 12 août 1667

Québec

16 novembre 1693

Saint-Laurent I.O.

23 novembre 1749 Saint-Laurent I.O Marguerite Paquet Lavallée
Marguerite 1669 26 février 1691 Saint-Pierre I.O. 19 octobre 1748 Saint-Laurent I.O Antoine Godbout
Françoise 8 juin 1673

Sainte-Famille I.O.

10 juillet 1736 Saint-Pierre I.O 27 décembre 1736 Saint-Laurent I.O François Gosselin

Jeanne (A) Baillargeon and Pierre Brulon are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Antoine 14 octobre 1675 Sainte-Famille I.O. 6 juin 1697 Québec
Catherine 4 juin 1678 Sainte-Famille I.O. 9 février 1699 Saint-Pierre I.O 19 juin 1706 Saint-Laurent I.O François Noël

Jeanne (A) Baillargeon and Antoine Mondain are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Louise 30 novembre 1681 Saint-Laurent I.O 27 août 1686 Saint-Pierre I.O
Geneviève 19 mars 1684 Saint-Laurent I.O 5 avril 1709 Québec 1 juin 1723 Montréal Pierre Payment Larivière
Pierre 24 avril 1686

Saint-Pierre I.O

9 janvier 1710 Québec 15 décembre 1717 Québec Gabrielle Devin
Jean 10 août 1688

Saint-Pierre I.O

15 août 1704 Québec
Claude 15 août 1691

Saint-Pierre I.O

Charlotte 5 février 1695

Saint-Pierre I.O

8 janvier 1714 Québec 17 décembre 1763 Québec Pierre Dierce Beaulieu
Anonyme 15 septembre 1697 Saint-Pierre I.O. 15 septembre 1697 Saint-Pierre I.O
Michel 21 avril 1699

Saint-Pierre I.O.

23 janvier 1750 Saint-Roch-des-Aulnaies

Jeanne Baillargeon (B)

Jeanne Baillargeon daughter of Mathurin Baillargeon and Marie Métayer was born and was baptized on November 5, 1654 in Trois-Rivières. On June 16, 1669, she married Paul Hus, in Cap-de-la-Madeleine. Paul is the son of Léonard Hus and Marguerite Lefan and was born on February 16, 1645 in Petite Couronne Montigny, Rouen. Jeanne (B) died on August 19, 1733 and was buried the next day in Sorel. Paul Hus died on March 20, 1734 in Sorel.

Jeanne Baillargeon and Paul Hus are parents of the following children:

Name Birth Marriage Death Spouse
Louis 1670 10 juin 1699 Saint-François-du-Lac 2,3 avril 1733 Sorel Angélique Niquet
Jean Baptiste Antoine 18 mars 1672 Sorel 10 décembre 1672 Sorel
Marc Antoine 11 octobre 1673 Sorel 5 décembre 1698 Sorel 11 avril 1756 Sorel Françoise Lavallée
Jean Baptiste 1 25 mars 1675 Sorel 2 juillet 1725 Saint-François-du-Lac 5 décembre 1733 Sorel Josephe Niquet
Jean Baptiste 2 19 janvier 1677 Sorel 15 octobre 1714 Saint-François-du-Lac 15 novembre 1732 Sorel Thérèse Niquet
Pierre 1678 3 octobre 1700 Saint-François-du-Lac 28 novembre 1751 Sorel Jeanne Vanet Parisien
Jeanne 6 mai 1680 Sorel 19 novembre 1702 Saint-François-du-Lac 2 janvier 1744 Sorel Jean Lavallée
Paul 22 décembre 1681 Sorel 8 juin 1690 Sorel
Marie 31 août 1683 Sorel 25 juin 1711 Sorel 14 novembre 1760 l’Île-Dupas Pierre Loiseau Francoeur
Léonard 13 avril 1685 Sorel 28 novembre 1687 Sorel
Jean 8 mai 1687 Sorel 1 décembre 1687 Sorel
Joseph 18 septembre 1689 Sorel 19 février 1723 Sorel
Geneviève 18 mai 1691 Sorel 1 juin 1714 Sorel 21 avril 1780 Sorel Pierre Salvail Tremont
Étienne 29 juin 1694 Sorel 6 novembre 1719 Sorel 2 juin 1745 Sorel Ursule Fafard Longval
Catherine 23 novembre 1696 Sorel Novembre 1739 5 février 1772 Sorel Mathurine Deguire

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So, which of the two Jeanne Baillargeon is the witness of the fantasy? The answer is none of them.

There is another document that tells this story and it is the book: “The Ursulines of Quebec” Éditions Darveau (1863).

In the section entitled “Two captives brought back from the five cantons by the Marquis de Tracy–Iroquoises to the Ursulines” we learn the story of two French girls who had been kidnapped as children and who had been brought back with a number of prisoners of war. They had been bought and brought back to the country by the Marquis de Tracy who made them enter the boarding school. They had lived in Iroquois territory today in the state of New York. The following information was identified by the nuns: “On May 28, 1666, Marie M. Bourgery, aged fifteen, and Anne Baillargeon, aged eighteen, who had been taken by the Iroquois and brought back by our troops … “

The authors repeat the story of the young Baillargeon including the story of the apparition.

So, the two Jeanne Baillargeon are not the guarantors of the demonstration. However, Anne Baillargeon is the sister of one of the Jeannes. Anne is the daughter of Mathurin Baillargeon and Marie Métayer. She is not our ancestor. Anne Baillargeon was born November 19, 1651, in Trois-Rivières. She married Jean Bolton (Polton) around 1667, at Cap-de-la-Madeleine. She married Jacques Duguay in second marriage on April 29, 1709, in Trois-Rivières. She died on March 8, 1722 in Trois-Rivières. It seems that Anne has not had children.

Here are the descendants of my two Jeanne’s down to me.

Jeanne (A): daughter of Jean Baillargeon and Marguerite Guillebourday Jeanne (B) daughter of Mathurin Baillargeon and de Marie Métayer
Francoise Labrecque Louis Hus
Genviève Gosselin Marie Anne Hus
Jacques 3 Bouffard Joseph François Baribeau
Madeleine Bouffard Madeleine Baribeau
Élisabeth Gaudette Marguerite Bélanger
Joseph Chenette Antoine Paquin
Fernande Marion Joseph Paquin
Thomas Marion Olive Paquin
Huguette Marion Lucienda Fréchette
Robert Bérubé Eugène Bérubé
Robert Bérubé

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts.
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3 thoughts on “Une menterie historique! An Historical Falsehood!

  1. I have been following your blogs since you first started posting them. In today’s post I found that my husband is a descendent of Jeanne Baillargeon on the Labrecque side. And I am a descendent on the hus side. Keep up with the blogs. I really enjoy them.

    Liked by 1 person

  2. Bonjour 🙂 J’ai une de 2 Jeanne Baillargeon dans mon arbre et mon mari a l’autre. Donc, ma fille à les 2 Jeanne 🙂 Ce qui m’intrigue, c’est cette Marie M. Bourgery, parce que l’épouse de mon ancêtre maternel Louis Robert dit Lafontaine se nommait Marie Bourgery et elle a épousé Louis à 12 ans. Nulle part il est mentionné qu’elle aurait été enlevée par les Iroquois, et l’âge ne concorde pas non plus. Pouvez-vous m’en dire plus sur cette jeune fille ? Merci.

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    • Je m’excuse du retard, j’avais oublié mon mot de passe pour accéder le site. J’ai peu de renseignements concernant cette Marie Bourgery et j’ai la même que vous comme ancêtre! Je ne suis pas à la maison en ce moment et à mon retour si je trouve des renseignements je vais communiquer avec vous.

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