1646 : L’influence de Marguerite Hayet auprès des explorateurs Radisson et DesGroseillers! The Influence of Marguerite Hayet on the Explorers Radisson and DesGroseillers!

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The English version follows the French one.

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

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1646 : L’influence de Marguerite Hayet auprès des explorateurs Radisson et DesGroseillers!

par Robert Bérubé

Lorsque j’étais très jeune mes parents me racontaient l’histoire du Canada selon une perception familiale. Ma mère me parlait surtout de l’exil et des souffrances de nos ancêtres acadiens et de leur retour au Canada. Mon père partageait ses connaissances au sujet des personnages illustres de la Nouvelle-France et de l’Acadie. Les héros et héroïnes dont il parlait, n’étaient ni les gouverneurs, ni les missionnaires, ni les religieuses mais il m’émerveillait en me racontant les récits d’ancêtres qui étaient des voyageurs, des explorateurs, des découvreurs, des rebelles, des patriotes et des gens du pays. Il me faisait vivre les voyages de Médart Chouart DesGroseillers et de Pierre Esprit Radisson et dans ma tête de jeune, j’étais presque convaincu qu’il avait voyagé avec eux, lors des explorations! Ce sont peut-être les histoires de mes parents qui m’ont poussé à faire mes recherches généalogiques. Mon père me répétait que Médard Chouart DesGroseillers et Pierre Esprit Radisson faisaient partie de la famille. Jeune, je le croyais, en vieillissant non. D’ailleurs, je ne trouvais ni le nom Chouart DesGroseillers , ni Radisson dans mes recherches. Il y quelque temps, j’ai terminé l’arbre généalogique de tous les ancêtres de mon père qui ont vécu sur le territoire nord-américain. Imaginer ma surprise, lorsque j’ai découvert le nom de Marguerite Hayet! Mon père avait raison!

Marguerite Hayet fille de Sébastien Hayet et de Madeleine Hénault est née vers 1631, à Saint-Paul de Paris. Après le décès de son père, sa mère Madeleine Hénaut épousa en deuxième noces Pierre Esprit Radisson père, vers 1635. Marguerite est la demi-soeur d’Élisabeth née vers 1635, de Françoise née vers 1636 et de Pierre Esprit Radisson fils, né vers 1636.

Elle est arrivée en Nouvelle-France, au plus tard en 1646. Il est possible que ses soeurs et son frère sont arrivés en même temps qu’elle. Certains chercheurs disent que Françoise et Pierre Esprit sont arrivés en 1649 et Élisabeth en 1657. Chose certaine Françoise est arrivée avant 1653, date de son mariage à Claude Volant, Élisabeth débarqua avant 1657, date de son mariage avec Claude Jutras et la première mention de Pierre Esprit semble être en 1651.

À Trois-Rivières, le 25 novembre 1646, Marguerite épousa Jean Véron de Grandmenil, né vers 1620, à Saint Martin-des-Noyers (aujourd’hui Saint Martin du Mesnil Oury), évêché de Lisieux, en Normandie. Nous ne connaissons pas le nom des parents de Jean. Il a immigré en Nouvelle-France vers 1644, en tant que soldat. Les parents Hénault et Radisson étaient probablement décédés lors de ce mariage. Il n’y a aucun indice prouvant ce fait ou le contraire.

Lors de son mariage, elle vivait chez Jean Godefroy et sa famille. Il était le Sieur de Lintot à Trois-Rivières. Jean Godefroy lui accorda 50 arpents de terre sur la concession Lintot. Cet accord fut signé en privé le jour du mariage et fut enregistré le 6 août 1648. Ce geste de la part de Jean Godefroy indiquerait que Marguerite Hayet était au service de la famille Godefroy.

Si ses deux soeurs et frère sont arrivés après 1646, il est probable qu’il et elles vivaient avec le couple Véron-Hayet.

En 1644, Jean Véron de Grandmesnil possédait une terre à Trois-Rivières, de deux arpents de front sur 15, de profondeur, près du coteau des Pères (aujourd’hui le coteau Saint-Louis); cette terre était située au sud-ouest d’un terrain de 50 arpents concédée à François Marguerie.

La Compagnie des Cent-Associés, permit à François Marguerie, Jean Véron de Grandmesnil et Claude David de défricher l’île Saint-Quentin (alors appelée l’île aux cochons), dans le delta de la rivière Saint-Maurice.

En 1649, Jean Véron de Grandmesnil fut l’un des quatorze colons à recevoir une concession du père Jacques Buteux au Cap-de-la-Madeleine. Cette concession fut renouvelée en 1661 par le père Ragueneau.

Le 1er juin 1648, une fille Marguerite Véron est née à Trois-Rivières.

Le 31 octobre 1649, un fils Étienne Véron, notre ancêtre, est né à Trois-Rivières.

Le 16 octobre 1651, un fils, Guillaume Véron est né à Trois-Rivières.

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C’était une rude et dangereuse époque, remplie de tensions, pour la Nouvelle-France. La traite des fourrures était sans cesse interrompue par des attaques des Iroquois, et le danger régnait même aux abords des habitations. La vie de Marguerite a été bouleversé à deux reprises par les Iroquois. Son jeune frère, Pierre Esprit Radisson a été capturé par les Iroquois, le 24 mai 1651 (ou 1652). Marguerite Hayet ne savait pas s’il était vivant et comme plusieurs personnes, elle assuma qu’il était décédé. Le 19 août 1652, son époux Jean Véron de Grandmesnil est tué par les Iroquois et il a été enterré le même jour. Marguerite se retrouva seule avec trois enfants.

Marguerite Hayet veuve, fit la connaissance de l’explorateur Médart Chouart DesGroseillers et elle l’épousa le 24 août 1653, à Québec. Est-ce que Marguerite et sa jeune famille avaient déménagé à Québec avant ce mariage? Chose certaine le couple Chouart-Hayet s’établit à Trois-Rivières.

 

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Dommage que l’on ne mentionne pas le fait que c’est aussi la maison de Marguerite Hayet!!!!

 

Médard Chouart DesGroseilliers était le fils de Médart Chouart père et de Marie Poirier. Il était le veuf d’Hélène Martin, fille d’Abraham Martin et de Marguerite Langlois. Médard Chouard DesGroseillers est né le 31 juillet 1618, à Charly-sur-Marne, Château-Thierry, Champagne. Médard avait épousé Hélène Martin veuve de Claude Étienne, le 3 septembre 1647. Médard et Hélène eurent deux enfants. Hélène est décédée après avoir donné naissance à un enfant appelé Médard en 1651. Il semblerait que le premier enfant est né le 30 janvier 1648, à Québec et est mort le 2 février 1648. Médard (3) était vivant en 1681.

Médard Chouart DesGroseillers est arrivé en Nouvelle-France vers 1641. Au service des missionnaires, il alla séjourner chez les Hurons vers 1644 ou 1645, et il revient en août 1646. Ceci lui donna davantage le gout de l’aventure. Nous savons que Chouart DesGroseillers effectua plusieurs voyages en France (1649) en Acadie (1653) et à Boston (1653).

Quelques jours avant son mariage, Marguerite Hayet acheta de Pierre Guillet ses droits et prétentions sur une terre du Cap-de-la­-Madeleine, au prix de 100 livres tournois, et une barrique de pois. La veuve Marguerite Hayet apporte des terrains au mariage, en plus de ses trois enfants.

Marguerite Hayet et Médard Chouart DesGroseillers eurent les enfants suivants:

Jean-Baptiste Chouart né et baptisé le 5 juillet 1654, à Trois-Rivières.

Marie Anne Chouart née le 7 août 1657, à Trois-Rivières.

Marguerite Chouart née le 15 mai 1659, à Trois-Rivières.

Marie-Antoinette Chouart née le 7 juin 1661.

Il y a de multiples références concernant Marguerite Hayet dans les documents de Trois-Rivières. Très tôt dans son mariage avec Médard Chouart DesGroseillers, elle eut des difficultés et des différences d’opinions concernant la façon de gérer la vie de ses fils, issus de son premier mariage car Médard était le tuteur. Femme déterminée elle protesta et Médard abandonna la garde légale des fils du premier mariage. Il y eut plusieurs cas de cour en ce qui a trait à la garde des enfants. Le cas de cour du 14 janvier 1654, est pour régler l’inventaire et la propriété des enfants. Le 21 janvier 1654, il y a un procès pour couper les arbres de l’Île Trinité qui était l’ancienne propriété de Véron, père des enfants. Un autre, le 23 janvier 1654, pour payer le tuteur. Dès le début 1654, Chouart DesGroseillers est en cour semaine après semaine pour plusieurs raisons. Finalement, le 16 mars 1654, Chouart DesGroseillers présente une pétition à Pierre Boucher, gouverneur, dans le but de nommer un autre tuteur pour les enfants Véron. Selon, Chouart DesGroseillers, la discipline qu’il avait effectuée créait des problèmes avec son épouse. Finalement, monsieur Seigneuret est nommé tuteur des enfants Véron.

 

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Les maisons des trois soeurs Hayet et Radisson

 

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Durant la même période de temps et jusqu’au mois d’août, nous pouvons assumer que Chouart DesGroseillers se préparait aussi pour son grand voyage dans les Pays-d’en Haut.

Le 6 août 1654, Chouart DesGroseillers quitta Trois-Rivières, avec un groupe d’Amérindiens vers les Pays d’en Haut en quête de découvertes. Il part pour une période de deux ans. Il y eut plusieurs cas de cour non réglés et Marguerite était seule pour s’en occuper. De plus, en 1654, son frère Radisson est revenu vivant suite à sa captivité par les Iroquois. Ce fut pour elle une joie et une bonne surprise. Je n’ai pas été capable de déterminer si Radisson est revenu avant ou après le départ de Médard vers les Pays-d’en-Haut.

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Nous savons qu’avec le départ de Médard que c’est Marguerite qui assuma les responsabilités du foyer. Elle avait trois enfants d’un premier mariage et un bébé. De plus, elle assuma la responsabilité d’une forge, des animaux et des cas de cour. Nous savons qu’elle gérait un genre de commerce, étant donnée que le 23 juin 1655, elle réclame de Jacques Vigneau la somme de 598 livres en castor, pour des marchandises qu’elle lui a fournies. Entre 1655 et 1669, Marguerite comparaît au moins trente-huit fois en son nom et au nom de son époux, à la Prévôté de Trois-Rivières pour régler des différends ou bien des marchés. Son frère Radisson rapporta plus tard, qu’elle gérait les affaires aussi bien que son conjoint! Nous apprenons aussi qu’elle ne connaissait pas la date de retour de Médard et surtout s’il allait revenir vivant de cette grande aventure. Il faut se rappeler que son premier mari a été tué par les Iroquois et que son frère avait été enlevé et torturé par des membres de cette même tribu.

Médard Chouart Des Groseillers est un des coureurs de bois, le plus connu. Avant son départ, il avait donné une procuration à Claude Volant pour administrer ses biens en son absence. Marguerite voulait être davantage responsable des affaires de la famille et elle fait à sa tête! Son beau-frère Volant se plaint au bailli de Trois-Rivières, le 5 juillet 1656, du fait qu’elle ne lui donne pas connaissance de toutes les affaires de son mari. Le résultat Marguerite devient la responsable de la gérance!. Ses commerces, la vente, l’achat et la location de propriété la tiennent très occupée. Il est évident que Marguerite est une femme d’affaires qui transige soit directement ou à travers la cour avec les hommes!

Médart Chouart DesGroseillers est de retour à la fin août 1656.

En 1657, Pierre Esprit Radisson se rend à la mission des Onondagas à Sainte-Marie de Gannentaa avec le frère religieux Paul Ragueneau. Marguerite s’occupait aussi des affaires de son frère lors de son absence.

À l’automne 1658, Médard Chouart DesGroseillers repasse en France, dans le but de financer une nouvelle expédition. Encore une fois, Marguerite est seule, elle a un enfant de plus et elle est enceinte d’un autre qui naîtra au printemps avant le retour de Médard à l’été de 1659. Il est évident que Marguerite appuie son conjoint et son frère dans leurs grands projets et qu’elle est une femme capable d’assumer de nombreuses responsabilités.

Il est évident que Marguerite voit à ce que toutes les transactions soient faites en bonne et due forme. Cependant, lors de certaines réclamations dont une, de Laurent Lefebvre, elle prétend ne pas être informée!

En août 1659, Médard Chouart Des Groseilliers et Pierre Esprit Radisson firent un long voyage sur le lac Supérieur et dans la région connue aujourd’hui comme le Wisconsin et dans des territoires inexplorés, par les Européens dans la région du Mississipi. Les deux explorateurs revinrent à Montréal, le 20 août 1660 chargé de fourrures. Ils arrivèrent à Trois-Rivières, le 24 août 1660.

La Nouvelle-France est au bord de la faillite, car le marché du castor et des pelleteries devient de plus en plus rare dans la vallée du Saint-Laurent, car les gens ont abusé dans le trappage des castors et la population de ce cet animal est en sérieux déclin. Les peaux rapportées par Médard Chouart Des Groseilliers et Pierre Esprit Radisson font que la colonie de la Nouvelle-France est sauvée de banqueroute économique. On s’attendrait à ce que ces deux hommes soient reconnus comme les sauveurs de la colonie. On pourrait même imaginer que Marguerite, son conjoint et son frère croyaient que ce voyage leur assurerait un certain prestige et un avantage économique. Mais tel n’est pas le cas! Le marché de la traite de fourrure était un marché de traitre et de coupe cou! Certains administrateurs de la Nouvelle-France étaient des fraudeurs en quête de richesse et de pouvoir. De plus, ces messieurs justifiaient leurs décisions sur le fait que nos coureurs de bois ne suivaient pas les règlements imposés par eux. Le résultat, nos deux explorateurs se font prendre leur cargaison de fourrures, ils perdent beaucoup d’argent et Médard Chouart DesGroseillers se fait mettre en prison! Il est vrai que Des Groseillers et Radisson étaient des hommes d’ambition, des esprits libres et mêmes des êtres irrévérencieux envers le pouvoir! Ils étaient aussi prêts à mettre l’effort, le temps, l’énergie et aussi de courir les risques pour découvrir et pour ramener des pelleteries. Suite à ces incidents, il n’est pas difficile de raisonner pourquoi, ils prirent certaines décisions concernant leurs explorations et la traite de fourrures par la suite. Marguerite a vu les injustices faites à son mari et à son frère. De plus, sa famille et elle durent souffrir des conséquences néfastes infligées par des gens en pouvoir.

Malgré ceci et avec le peu d’argent amassé Médard et Marguerite ont acheté des terrains.

Nous voyons que Médard Chouart DesGroseillers est capitaine du bourg de Trois-Rivières en 1662 et à ce titre, il règle des affaires et des comptes. En mai, de la même année, il quitte la région de Trois-Rivières et nous savons que de 1662 à 1675, Marguerite demeure seule et elle est maintenant mère de sept enfants. Le 27 avril 1663, Marguerite était convaincue que Chouard DesGroseillers  ne retournerait pas et elle informa le magistrat de Trois-Rivières du fait que son conjoint avait entrepris un voyage périlleux à la baie du Nord (Baie d’Hudson) et elle croyait qu’il ne reviendrait pas. Elle informa le magistrat car plusieurs personnes voulaient être remboursées pour les dettes de Chouart DesGroseillers . De 1662 à 1675, Médard a effectué des voyages en Nouvelle-Angleterre, en France, en Angleterre et à la baie d’Hudson.

Médard tente d’obtenir justice et il veut faire financer de nouvelles expéditions. Le commerce des fourrures a malheureusement endetté cette famille. Le 27 janvier 1663, Arnaud Perré fait saisir ses biens. Il demande ensuite la vente aux enchères de ceux-ci. Marguerite s’y oppose le 7 février, en tentant de protéger les droits de ses enfants. Le 6 mars, Perré exige que la saisie des biens soit exécutée ou qu’elle lui paye 1952 livres au nom de son mari, et qu’elle fasse procéder à l’inventaire de ses biens. Marguerite tente de négocier et elle offre même sa part d’un héritage. Le 6 avril les biens sont saisis.

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Le 9 mai 1663, elle doit payer 10 livres pour les soins de Michel Poulain qui a été brûlé par son fils Guillaume.

En 1664, elle se présente devant le Conseil souverain à plusieurs reprises pour régler des dépenses, des dédommagements, la pension des enfants du premier lit et les dettes de son époux envers Jean Perré. Le fils de Jean Perré qui a accepté la tutelle des droits à cause du retour de son père en Europe, accepte qu’elle puisse jouir de ses biens jusqu’à ce que son père règle le tout.

Le 30 novembre 1664, sa fille Marie Anne Chouart décède à Trois-Rivières. Elle a seulement sept ans.

Le 13 mars 1665, Marguerite procède à la location de sa terre du Cap-de-la-Madeleine à Pierre Guillet pour trois ans. Médard Chouart Des Groseillers et Radisson sont en Angleterre en 1665.

En 1665, Elle place son fils Étienne Véron en pension chez les Jésuites. De passage à Québec, le 15 juillet 1666, elle leur fait transport de trente minots de blé afin de couvrir l’internat de son fils.

À cause du recensement, nous savons que ses enfants Marguerite Véron et Marguerite Chouart sont décédée avant 1666.

En 1667, le sieur de La Touche lui concède, une terre dans la seigneurie de Champlain. Son fils Guillaume Véron décède en 1667. Il a près de 16 ans.

En 1668, elle loue sa terre du Cap, pour une période de six ans. Le 22 octobre suivant, elle vend une maison qu’elle possède au village de Lacroix. De plus, Marguerite déclare juridiquement que son mari est absent depuis six ans pour être allé en Nouvelle-Angleterre. Pendant ce temps, Médard voyage à la baie d’Hudson.

Entre 1668 et 1675, Marguerite continue à conclure des marchés, à vendre ou louer des terrains pendant que son conjoint et son frère se promènent entre la baie d’Hudson et l’Angleterre pour la Compagnie de la Baie d’Hudson. À un moment donné leur acte de traitrise, selon les Français, est pardonnée par la France.

Médard revient à Trois-Rivières en 1676. Le 14 janvier 1677, une fille naturelle nommée Jeanne-Élisabeth est née. Le père est Médart Chouard DesGroseillers  et la mère était Marie-Thérèse Viel, femme d’Étienne Boyer. Marie-Thérèse Viel, avait rencontré Médard Chouard, lors d’un séjour à La Rochelle, en France, en 1676. Étienne Boyer dut l’adopter sur ordre du lieutenant général de la Prévôté. Nous ne savons pas comment Marguerite a composé avec cette réalité. En 1677, sa soeur Françoise Radisson épouse de Étienne Véron décède.

Deux bonnes nouvelles ont lieu en 1677. Le 30 mai 1677, le fils de Marguerite, Étienne Véron épousa Marie Moral, fille de Quentin Moral et de Marie Marguerie. Sa fille Marie-Antoinette Chouart épousa Jean Jalot, le 13 novembre, 1677. Durant la même année Radisson est engagé dans une expédition contre les colonies hollandaises d’Afrique. Presque tous les navires coulent dans les Caraïbes mais Radisson a survécu.

En 1678, Chouart repart. Cependant, avant de quitter, il lui donne une procuration signée devant le notaire Adhémar et Marguerite reprend les affaires en main. La même année son fils Jean-Baptiste Chouart décède. Il a seulement 24 ans. Dans les années qui suivent Marguerite s’occupait de toutes les transactions et le 5 juillet 1680, elle fait procéder au partage de ses biens avec son fils, Étienne Véron. De plus, elle s’occupe des affaires de sa soeur Françoise décédée en 1677.

Après quelques voyages, Chouart revient en 1684 et ils s’établissent à Québec. Ils sont très endettés.

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En 1687, Radisson quitte définitivement la Baie d’Hudson et le continent américain pour Londres où il poursuit plus paisiblement sa vie en compagnie de sa seconde épouse, Margaret Charlotte Godet, mariée le 3 mars 1685

Devenue veuve, sa fille Marie-Antoinette Chouart se remarie le 19 décembre 1695 à Notre-Dame de Montréal à Jean-Baptiste Bouchard.

Médard Chouart est décédé en 1698 à Sorel. Après le décès de son époux, Marguerite se retire à Trois-Rivières où, le 19 mai 1701, elle contracte une obligation envers son fils Etienne Véron.

Pierre Radisson est décédé entre le 17 juin et le 2 juillet 1710. Je ne sais pas s’il avait revu sa soeur.

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Marguerite décède à Trois-Rivières où elle est inhumée le 22 juin, 1711. Lui survécurent, son fils Étienne Véron, sa fille Marie Antoinette Chouart et sa soeur Élisabeth Radisson épouse de Jutras, décédée en 1722.

Son fils Étienne Véron devient notaire.

Voici la descendance de Marguerite Hayet jusqu’à moi.

Marguerite Hayet (1630-1711)

Étienne Véron (1649-1721)

Marguerite Véron (1678-1748)

Louise-Antoinette Petit (1707-1746)

Joseph Corbin (1734-1804)

Pélagie Corbin (1762-1828)

Pélagie Lefebvre-Villemure (1784-?)

Félicité Rivard Laglanderie (1814-1897)

Joseph 1 Fréchette (1846-1916)

Joseph Hermidas Fréchette (1874-1942)

Lucienda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Je ne parle pas beaucoup de la période entre 1674 et 1698 qui touche Médart Chouart DesGroseillers et Radisson car je vise surtout la vie de Marguerite. Je vous encourage à lire le suivant:

Radisson

http://www.biographi.ca/fr/bio/radisson_pierre_esprit_2F.html

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/cest-qui-ca-pierre-esprit-radisson/

Chouart-DesGroseillers

http://www.biographi.ca/fr/bio/chouart_des_groseilliers_medard_1F.html

Étienne Véron

http://www.biographi.ca/fr/bio/veron_de_grandmesnil_etienne_1649_1721_2F.html

La semaine prochaine: Abraham Martin

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1646: The Influence of Marguerite Hayet on  the Explorers Radisson and DesGroseillers!

by Robert Bérubé

A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts.
For those  of you interested in receiving my stories automatically, I encourage you to subscribe to my Facebook site at       https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

When I was very young my parents spoke to me about the history of Canada according to our family’s perception. My mother talked to me about the exile and the suffering of our Acadian ancestors and their return to Canada. My father shared his knowledge of the illustrious persons of New France and Acadia. The heroes and heroines of whom he spoke were neither governors nor missionaries nor nuns, but he made me marvel about them by describing ancestors who were voyageurs, explorers, discoverers, rebels, patriots and ordinary people of the country. He made me live the journeys of Médart Chouart DesGroseillers and Pierre Esprit Radisson. In my youthful head, I was almost convinced that he had been there with them during their explorations! It is perhaps the stories of my parents that pushed me to do my genealogical research. My father told me that Médard Chouart Desgroseillers and Pierre Esprit Radisson were part of the family. Young, I believed this, growing older, I did not. Besides, I could not find the name Chouart DesGroseillers or Radisson in my research. Some time ago, I finished the family tree of all of my father’s ancestors who lived on the North American continent. Imagine my surprise, when I discovered the name of Marguerite Hayet! My father was right!

Marguerite Hayet daughter of Sébastien Hayet and Madeleine Hénault was born about 1631, in Saint-Paul de Paris. After the death of her father, her mother, Madeleine Hénaut married Pierre Esprit Radisson in a second marriage, around 1635. Marguerite is the half-sister of Élisabeth born around 1635, Françoise born around 1636 and Pierre Esprit Radisson, the son born around 1636.

She arrived in New France, at the latest in 1646. It is possible that her sisters and her brother arrived at the same time. Some researchers say that Francoise and Pierre Esprit arrived in 1649 and Elisabeth in 1657. Françoise did come before 1653, the date of her marriage to Claude Volant. Elizabeth landed before 1657, date of her marriage with Claude Jutras and the first mention of Pierre Esprit seems to be in 1651.

In Trois-Rivières, on November 25, 1646 Marguerite married Jean Véron de Grandmenil, born in 1620 in Saint Martin-des-Noyers (today Saint Martin du Mesnil, Oury), in the diocese of Lisieux, in Normandy. We do not know the names of Jean’s parents. He immigrated to New France around 1644, as a soldier. The Hénaults and Radissons parents were probably deceased at the time of this marriage. There is no evidence proving this fact or the contrary.

At the time of her marriage she lived with Jean Godefroy and his family. He was the Sieur de Lintot in Trois-Rivières. Jean Godefroy promised her 50 acres of land on the Lintot concession. This agreement was signed in private, on the day of the marriage and was registered on August 6, 1648. This gesture from Jean Godefroy would indicate that Marguerite Hayet was in the service of the Godefroy family.

If her two sisters and brother arrived after 1646, it is likely that they lived with the Véron-Hayet couple.

In 1644, Jean Véron de Grandmesnil owned a piece of land in Trois-Rivières, two acres of frontage and 15 acres in depth, near the “Coteau des Pères (today Saint-Louis hill); This land was situated to the southwest of a plot of land of 50 “arpents” that had been granted to François Marguerie.

The Compagnie des Cent-Associés allowed Francois Marguerie, Jean Véron de Grandmesnil and Claude David to clear the land on Île Saint-Quentin (then called Île aux Cochons) in the delta of the Saint-Maurice River.

In 1649, Jean Véron de Grandmesnil was one of the fourteen settlers to receive a concession from Father Jacques Buteux at Cap-de-la-Madeleine. This concession was renewed in 1661 by Father Ragueneau.

On June 1, 1648, a daughter Marguerite Véron was born in Trois-Rivières.

On October 31, 1649, a son Étienne Véron (our ancestor) was born in Trois-Rivières.

On October 16, 1651, a son, Guillaume Véron was born in Trois-Rivières.

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It was a rough and dangerous era, filled with tensions, in New France. The fur trade was constantly interrupted by attacks by the Iroquois, and danger even reigned in the vicinity of the dwellings. The life of Marguerite was twice disrupted and disturbed by the Iroquois. Her younger brother Pierre Esprit Radisson was captured by the Iroquois on May 24, 1651 (or 1652). Marguerite Hayet did not know if he was alive and assumed that he had died. On August 19, 1652, her husband Jean Véron de Grandmesnil was killed by the Iroquois and he was buried the same day. Marguerite found herself alone with three children.

After this, the widow Marguerite Hayet, met the explorer Médart Chouart DesGroseillers and she married him on August 24, 1653 in Québec City. Did Marguerite and her young family move to Québec City? I do not know, but the Chouart-Hayet couple settled in Trois-Rivières.

 

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This was also Marguerite’s house!

Médard Chouart DesGroseilliers was the son of Médart Chouart, the father, and Marie Poirier. He was the widower of Hélène Martin, daughter of Abraham Martin and Marguerite Langlois. Médard Chouard was born on 31 July 1618, in Charly-sur-Marne, Château-Thierry, Champagne. Médard had married Hélène Martin, widow of Claude Étienne on September 3, 1647. Médard and Hélène had two children. Hélène died after giving birth to a child called Médard in 1651. It would seem that her first child was born on January 30, 1648 in Québec City and died on February 2, 1648. Médard, the third, was alive in 1681.

 

Médard Chouart arrived in New France around 1641. He was in the service of the missionaries and he went to live with the Hurons around 1644 (or 1645) and returned in August 1646. This gave him the taste for adventure. We know that Médard made several trips to France (1649) to Acadia (1653) and to Boston (1653).

A few days before her marriage, Marguerite Hayet bought from Pierre Guillet his rights and pretensions on a piece of land in Cap-de-la-Madeleine, at the price of 100 livres “tournois” and a barrel of peas. The widow Marguerite Hayet’s contribution to this marriage was land, this, in addition to her three children.

Marguerite and Médard had the following children:

Jean-Baptiste Chouart was born and baptized on July 5, 1654 in Trois-Rivières.

Marie Anne Chouart on August 7, 1657 in Trois-Rivières.

Marguerite Chouart on May 15, 1659 in Trois-Rivières.

Marie-Antoinette Chouart on June 7, 1661.

There are many references to Marguerite Hayet in the Trois-Rivières documents. Very early in her marriage with Médard Chouart DesGroseillers, she had difficulties and differences of opinion concerning the way to manage the life of her sons, from her first marriage, because Médard was the guardian. As a determined woman she protested and Médard abandoned the legal guardianship of her sons. There were several court cases with respect to the children’s custody. The court case of January 14, 1654, was to regulate the inventory and the property of the children. On January 21, 1654, a lawsuit was started in order to have the trees, of “Île-Trinité” cut. This was the former property of Véron, father of the children. Another case was on January 23, 1654, in order for the guardian to be paid. From the beginning of 1654, Chouart DesGroseillers was in court week after week for several reasons. Finally, on 16 March 1654, Chouart DesGroseillers presented a petition to Pierre Boucher, governor, in order to appoint another tutor for the Véron children. According to Chouart DesGroseillers, the discipline he had administered created problems with his wife. So Mr. Seigneuret was named tutor instead.

 

Nute 77

Lots of the three sisters: Hayet and Radisson

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During the same period of time and until August, we can assume that Chouart DesGroseillers was also preparing for his great journey to the “Pays-d’en Haut”.

On August 6, 1654, Chouart DesGroseillers left Trois-Rivières, with a group of Amerindians to the “Pays d’en Haut” in search of new discoveries and pelts. He left for a period of two years. There were many unresolved court cases and Marguerite was left alone to take care of them. Moreover, in 1654, her brother Radisson returned alive after his captivity, by the Iroquois. It must have been a joy and a pleasant surprise for her. I have not been able to determine whether Radisson returned before or after Chouart DesGroseillers’ departure to the “Pays-d’en-Haut”.

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We know that, with the departure of Médard, it was Marguerite, who assumed the responsibilities of the home and the family. She had three children from her first marriage and a baby. In addition, she assumed responsibility for a forge, animals and the court cases. We know that she managed a business of some kind, given that on June 23, 1655, she claimed from Jacques Vigneau the sum of 598 “livres” in beaver pelts for goods supplied to her. Between 1655 and 1669, Marguerite appeared at least thirty-eight times on her behalf and in the name of her husband, at the “Prévôté” of Trois-Rivières to settle various transactions. Her brother Radisson later reported that she handled business as well as her spouse! We also learn that she did not know the date of Médard’s return and, especially, if he ever would come back alive again, from this great adventure. It must be remembered that her first husband was killed by the Iroquois and her brother had been abducted and tortured by members of the same tribe.

Médard Chouart DesGroseillers is one of the most famous “coureurs de bois”. Before his departure, he had given power of attorney to Claude Volant to administer his property, in his absence. Marguerite wanted to be more in charge of the business and she did as she pleased! Her brother-in-law, Volant complained to the bailiff of Trois-Rivières on July 5, 1656, because she did not give him “knowledge of all the affairs of her husband”. The result of this was that Marguerite was put in charge of the management and affairs! Her businesses, plus the selling, buying and renting of properties kept her very busy. It is evident that Marguerite is a competent business woman who is quite capable of dealing either directly or through the courts with men!

Médart Chouart DesGroseillers came back at the end of August 1656.

In 1657, Pierre Esprit Radisson went to the Onondaga mission of Sainte-Marie de Gannentaa with the religious brother Paul Ragueneau. Marguerite took care of her brother’s affairs during his absence.

In the autumn of 1658, Médard returned to France, to finance a new expedition. Again, Marguerite is alone and she has one more child and she is also pregnant with another one who will be born in the spring before Chouart DesGroseillers’ return in the summer of 1659. It is evident that Marguerite supports her spouse and her brother in their great projects and adventures. She is also a woman who is very capable of assuming many responsibilities.

It would seem that Marguerite, according to one notary, makes sure that all transactions are made in good and due form. However, during certain claims, including one by Laurent Lefebvre, she pretends not to be informed regarding the process!

In August 1659, Médard Chouart DesGroseilliers and Pierre Esprit Radisson made a long journey on Lake Superior and in the region known today as Wisconsin and in territories unexplored by the Europeans in the region of the Mississippi. The two explorers returned to Montréal on August 20, 1660, with a significant amount of furs. They arrived in Trois-Rivières on August 24, 1660.

New France is on the brink of collapse because the beaver and fur trade market is becoming increasingly scarce in the Saint-Lawrence Valley. This occurred because many people had abused the trapping of beavers and the beaver population was in serious decline in that area. The pelts brought back by Médard Chouart DesGroseilliers and Pierre Esprit Radisson saved the colony of New France from economic bankruptcy. It would be expected that these two men would be recognized as saviors of the colony. One could even imagine that Marguerite, her spouse and her brother, believed that this journey and the pelts would give them a certain prestige and an economic advantage. But this is not the case. The fur trading market was a treacherous and backstabbing market! Some administrators of New France were fraudsters in search of wealth and power. In addition, these gentlemen justified their decisions on the fact, that our “voyageurs” did not follow the rules, imposed by them. The result is that the administration takes away DesGroseillers’ and Radisson’s cargo of furs, they lose a lot of money and Médard Chouart DesGroseillers gets put in prison! It is true that DesGroseillers and Radisson were men of ambition and free spirits and may have displayed a certain irreverence towards authority. But, they were also the ones willing to put effort, time, energy and also to run the dangerous risks to discover new horizons and to bring back pelts. Because of these incidents, it is not difficult to reason why Médard and Pierre Esprit made certain decisions regarding their explorations and the fur trade afterwards. Marguerite saw and felt the injustices done to her husband and her brother. In addition, her family and she were suffering the consequences inflicted by people in power.

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Despite these incidents and with the small amount of money raised Médard and Marguerite bought land.

We know that Médard was captain of the borough of Trois-Rivières in 1662 because he settled accounts and transactions as the person of authority. In May of the same year, he left the region of Trois-Rivières and we know that from 1662 to 1675, Marguerite remained alone and she was now the mother of seven children. On April 27, 1663, Marguerite was convinced that Chouart DesGroseillers would not return, and she informed the magistrate of Trois-Rivières that her spouse had undertaken a perilous journey to the north bay (Hudson Bay) and she thought that he would not make it back. She informed the magistrate that several people wanted to be reimbursed for Médard’s debts. During this time period from 1662 to 1675, Médard traveled to New England, France, England and Hudson Bay.

Médard tries to obtain justice and wants to finance new expeditions. Unfortunately, the fur trade expeditions have created major debt for this family. On January 27, 1663, Arnaud Perré had her assets and property seized. He then asks for the auction of these. Marguerite opposes this on February 7, stating that she had to protect the rights of her children. On March 6, Perré demanded that the seizure of the property and assets be carried out, or that she pay him 1952 “livres” in the name of her husband. Also, he demanded that she make an inventory of her property. Marguerite tried to negotiate and even offers her share of an inheritance. On April 6, the property was seized.

On May 9, 1663, she had to pay 10 “livres” for the care of Michel Poulain, who had been burnt by her son Guillaume.

In 1664, she presented herself to the Sovereign Council several times to pay for expenses, deductions, the pension of her children from her first mariage and the debts of her husband to Jean Perré. Jean Perré’s son who accepted the tutelage of the rights of his father, because of the return of his father to Europe, decides that she can enjoy her assets and property until his father settles everything.

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On November 30, 1664, her daughter Marie Anne Chouart died in Trois-Rivières. She was only seven years old.

On March 13, 1665, Marguerite proceeded to lease her land from the Cap-de-la-Madeleine to Pierre Guillet for three years. Médard Chouart DesGroseillers and Radisson are in England in 1665.

In 1665, she places her son Étienne Véron in boarding school with the Jesuits. When she went to Québec City on July 15, 1666, she transported thirty bundles of wheat to cover her son’s educational fees.

Because of the census, we know that Marguerite Véron and Marguerite Chouart died before 1666.

In 1667, the Sieur de La Touche conceded to her,  land in the “seigneurie” of Champlain. Her son Guillaume Véron died in 1667. He was almost 16 years old.

In 1668, she leased her land at the Cap-de-la-Madeleine for a period of six years. On October 22, she sold a house, she owned in the village of Lacroix. In addition, Marguerite legally declares that her husband has been absent for six years because he is in New England. During this period of time, Médard travelled to Hudson Bay.

Between 1668 and 1675, Marguerite continued to make deals, to sell or to lease land, while her husband and her brother were travelling between Hudson Bay and England for the Hudson Bay Company. At a certain moment their “act of treachery” is pardoned by France.

Médard returned to Trois-Rivières in 1676. On January 14, 1677, a girl named Jeanne-Élisabeth was born out of wedlock. The father was Médart Chouard DesGroseillers and the mother was Marie-Thérèse Viel, wife of Étienne Boyer. Marie-Thérèse Viel, had met Médard during a stay at La Rochelle in France in 1676. Étienne Boyer had to adopt the girl on the orders of the “Lieutenant-Général de la Prévoté”. We do not know how Marguerite reacted to this reality. In 1677, her sister Françoise Radisson, wife of Étienne Véron, died.

Good news occurred in 1677. On May 30, 1677, Marguerite’s son, Étienne Véron married Marie Moral, daughter of Quentin Moral and Marie Marguerie. Her daughter Marie-Antoinette Chouart married Jean Jalot on November 13, 1677. During the same year Radisson was engaged in an expedition against the Dutch colonies in Africa. Almost all ships sink in the Caribbean, but Radisson survived.

In 1678, Médard left again. However, before leaving he gave her power of attorney signed before the notary Adhémar and Marguerite takes charge of business. In the same year her son Jean-Baptiste Chouart died. He was only 24 years old. In the years that followed Marguerite took care of all the affairs and on July 5 1680, she proceeded to share her property with her son Étienne Véron. In addition, she deals with the affairs of her sister Françoise who died in 1677.

After a few more trips, Médard returned in 1684 and settled in Québec City. They are highly indebted.

In 1687, Radisson finally left Hudson Bay and the American continent for London, where he continued his life more peacefully, with his second wife, Margaret Charlotte Godet, whom he married on March 3, 1685.

A widow, her daughter Marie-Antoinette Chouart remarried on December 19, 1695 in Notre-Dame de Montréal to Jean Baptiste Bouchard.

Médard passed away in 1698 in Sorel. After the death of her husband, Marguerite retired to Trois-Rivières where on May 19, 1701, she contracted an obligation to her son Étienne Véron.

Pierre Radisson died between June 17 and July 2, 1710. I do not know if he had ever seen his sister again.

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Marguerite died in Trois-Rivières, where she was buried on June 22, 1711. She was survived by her son Étienne Véron, her daughter Marie Antoinette Chouart and her sister Élisabeth Radisson, wife of Jutras, who died in 1722.

Her son Étienne Véron became a notary.

I do not speak very much about the period between 1674 and 1698 that deals with Médart Chouart and Radisson because the focus of my story is Marguerite. For the same reasons, I do not speak of her son Étienne Véron, the notary. I encourage you to read the following:

Radisson

http://www.biographi.ca/fr/bio/radisson_pierre_esprit_2F.html

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/cest-qui-ca-pierre-esprit-radisson/

Chouart-DesGroseillers

http://www.biographi.ca/fr/bio/chouart_des_groseilliers_medard_1F.html

Étienne Véron

http://www.biographi.ca/fr/bio/veron_de_grandmesnil_etienne_1649_1721_2F.html

Following are Marguerite’s descendants down to me:

Marguerite Hayet (1630-1711)

Étienne Véron (1649-1721)

Marguerite Véron (1678-1748)

Louise-Antoinette Petit (1707-1746)

Joseph Corbin (1734-1804)

Pélagie Corbin (1762-1828)

Pélagie Lefebvre-Villemure (1784-?)

Félicité Rivard Laglanderie (1814-1897)

Joseph 1 Fréchette (1846-1916)

Joseph Hermidas Fréchette (1874-1942)

Lucienda Fréchette (1899-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Next week Abraham Martin

 

 

 

1685: La perruque de Nicolas Marion: Nicolas Marion’s Wig!

The English version follows the French one.

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi juste que possibles par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

Pour les intéressées et intéressés, je vous encourage à vous inscrire à mon site Facebook! https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

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Un texte de Robert Bérubé

Plusieurs historiens considèrent Georges comme étant l’ancêtre des Marion en Nouvelle-France. Ils justifient ce fait car sa mère, épouse de Nicolas Marion n’est pas venue dans la colonie et aucun de ses enfants ne sont nés sur le continent américain. Nicolas est une personnalité intéressante et vu que trois de ses fils sont venus le rejoindre, il mérite, selon moi, d’être reconnu comme le premier ancêtre Marion!

Nicolas Marion dit Lafontaine serait né vers 1634 à Dragueville, dans le diocèse de Coutances en Normandie. Nicolas et Marie Guéric se sont mariés à l’automne 1658, probablement à Dragueville, Basse Normandie. L’acte de mariage n’a pas été repéré. Nous ne connaissons pas les noms des parents de Nicolas et de Marie. Nous savons que Nicolas a un frère nommé Olivier et peut-être une soeur nommée Louise.

Nicolas et Marie sont déménagés à Guingamp, Côtes d’Armor, en Bretagne, où ils eurent leurs huit enfants tous baptisés à la paroisse de Notre-Dame de Bon Secours.

Élisabeth est née le 22 octobre 1659, Abel, le 25 avril, 1661 et François, le 14 octobre, 1662. Ce dernier est décédé huit jours plus tard. Georges est né le 8 février, 1664 et Laurent le 22 avril, 1665. Laurent est décédé à l’âge de trois ans. Guillaume est né le 7 octobre 1666 et Charles, le 1er mars, 1668. Ce dernier est probablement décédé en 1678. Anne a vu le jour, le 28 janvier 1670.

Marie Guéric est décédée le 26 février 1671, âgée d’environ 35 ans. Un autre document dit qu’elle a 45 ans donc, il est difficile de déterminer sa date de naissance. Lors de la mort de sa mère, Élisabeth, l’aînée des enfants, est trop jeune pour assumer les responsabilités de la maison et de la famille. Elle n’a que 11 ans et Anne, sa petite sœur est âgée de 14 mois. Le 16 octobre 1671, Nicolas épousa en secondes noces Sébastienne Mahé, fille de Julien Mahé et de Louise Guegan. Sébastienne est née le 18 avril 1653, à Châtelaudren. Un fils, Pierre est né, de ce mariage, le 13 janvier, 1673. Dans le certificat de baptême de Pierre, Nicolas est identifié comme étant un marchand.

La vie économique des marchands est difficile à ce temps en France, surtout à cause des politiques du roi. En 1675, Nicolas quitte son pays et son épouse, qui demeure seule avec six (peut-être sept enfants) âgés entre un an et quatorze ans.

À la fin de l’été 1675, Nicolas s’approvisionna à crédit chez Jacques Tartas, un marchand de La Rochelle, en vue d’établir un commerce en Nouvelle-France. Peu de temps après, Nicolas migra en Nouvelle-France.

Quelques années plus tard son beau-père, Julien Mahé est décédé en France, le 15 janvier 1678. Nicolas s’embarqua sur un des premiers navires en direction de mère patrie. Il revient en Nouvelle-France, le 17 novembre 1678, accompagné de ses trois fils survivants et qui étaient aussi issus de son premier mariage. Ils sont Abel, Georges et Guillaume. Le commis, Charles Villiers s’occupait de ses affaires à Québec, durant son absence. Sébastienne n’a pas suivi Nicolas et les deux ne se sont pas remariés donc, il se pourrait qu’ils aient conclu une entente de séparation.

Le marchand Nicolas Marion brassa beaucoup d’affaires à Québec. De 1676 au 18 mars 1699, il se présenta près chez le notaire près de 150 fois pour signer des documents concernant ses transactions. Il est presque évident que lorsque les gens faisaient affaire à ce temps, que c’était avec ou par l’entremise de Nicolas Marion. Notre ancêtre Nicolas  semble omniprésent dans presque tous les échanges de la ville de Québec.

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Suite à la lecture de plusieurs documents, j’ai décidé de tenter de déterminer le contenu des trocs et des transactions. Il y a de nombreux marchés, de multiples ventes, des engagements et des baux! Le plus gros de son commerce semble être la vente ou la location de terrains, de maisons et de terres. Nicolas loue même des chambres dans sa maison ainsi que des places dans sa cave. Il s’adonne aux prêts d’argent et il troque aussi dans le marché des fourrures et du castor! Il embauche plusieurs types d’employés et d’engagés et j’ai noté les suivants: des engagés pour les semences et pour la construction, des bûcheurs, des défricheurs, des maçons et des charpentiers!

J’ai trouvé intéressant qu’il s’adonnât à l’achat et à la vente de bois brûlé, de bois transformé en charbon, de bois bûché et de cordes de bois. Il se livrait au commerce de bardeaux et de poutre de cèdre, de poutres ordinaires, de madrier de pin, de planches, de pieux et même de chaloupes!

Notre grossiste vendait des taures, des taureaux, des génisses et des vaches. Souvent, dans les contrats et les négoces on parle de marchandises et de fournitures et je n’ai pas été capable de préciser ce qu’elles étaient. Malgré cela, on mentionne des pois verts et des pois blancs, du blé, du vin, des haches, des brouettes, des sabots de bois, des tapis de peaux, des mantilles et des robes de chambre pour femmes!

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Ma mère Huguette Marion, copropriétaire de la “Boutique Chez Huguette” ainsi que du “Magasin Bérubé” avec mon père et en plus commerçante pendant près de quarante ans serait extrêmement fière de son ancêtre patronymique! Maman a commencé ses entreprises durant une période de temps où beaucoup de femmes demeuraient au foyer et elle a opéré sa boutique, jusqu’au jour avant son décès!

Et j’oubliais… Nicolas Marion vendait aussi des perruques!

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Les nombreux documents rendent en évidence que la vie de Nicolas n’a pas été facile.  La quantité élevée de transactions prouve que Nicolas travaillait très fort. L’ensemble de la correspondance est impressionnant! Dans toute cette cadence et grandeur de pièces administratives, un cas de cour particulier attira mon attention à cause de sa frivolité.

Le 16 octobre 1685, devant la prévôté de Québec, Jehan Creste réclame de Nicolas Marion dit Lafontaine, marchand bourgeois de Québec, un montant de sept francs. Nous apprenons que “cinq francs s’appliquent à une brouette que Jehan Creste a fabriquée et vendue au défendeur”. Les deux francs restant c’était pour une perruque achetée et retournée à Marion par l’épouse de Creste, Marguerite Gaulin.

Creste ne trouvait pas cette perruque désirable et valable! La cour apprend que Nicolas Marion l’avait reçue et l’avait remise “en son magasin pour en disposer à son profit.” Bien entendu que le jugement de la cour fut favorable à Jehan Creste. Je ne sais pas si Nicolas a vendu cette perruque!

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Le 22 novembre 1679, Nicolas fait l’acquisition d’une terre sur la côte à Lauzon et le 29 mars 1680, d’une maison dans la Basse-Ville sur le coin à l’angle de la rue de Saint-Pierre et la rue Sous-le-Fort. (Aujourd’hui c’est l’endroit menant au funiculaire). Comme habitant non déclaré, il n’a pas droit à la propriété. Donc, le 8 avril 1680, il pétitionne le Conseil Souverain pour obtenir ce droit, et le Conseil lui accorde ce bénéfice.

Au recensement de 1681, Nicolas vit avec son fils Guillaume âgé de 14 ans. Ses voisins sont Louis Maheu et Claude Porlier.

Nicolas subit de grandes pertes dans l’incendie de la Basse-Ville en juillet, 1685. Sa maison, ses marchandises et ses meubles sont détruits. De plus, le gouverneur retarde le paiement des services de transports et de soutien lors de la désastreuse expédition du gouverneur Labarre contre les Iroquois. Ce fut pour lui des années difficiles.

Encore pire, il semblerait que son fils Abel, s’était joint à l’expédition du gouverneur Brisay de Denonville contre les Tsonnontouans. Le Baron de la Hontan rapporte qu’il fut témoin le 11 juillet 1687, de l’exécution sommaire du déserteur canadien Abel Marion dit Lafontaine, sur la rive sud du lac Ontario. Sa faute était qu’il avait aidé Johannes Roseboom, un commerçant de la Nouvelle-Angleterre à se rendre à Michillimakinac pour faire la traite de fourrures. Encore un autre membre de la famille qui est devenu victime de la traite de fourrures!

Le 26 avril 1688, son fils Guillaume Marion s’engage à Claude Greysolon, marchand de fourrures pour faire un voyage aux Outaouais. Le 18 janvier 1692, est la dernière fois que nous entendons parler de Guillaume à Québec. Il semblerait qu’il est allé vivre dans les Pays-d’en-Haut et même en Louisiane. Je n’ai retrouvé aucun document concernant ce fils et j’ai perdu sa trace.

Le 12 novembre 1693, son fils Georges Marion et Marie-Madeleine Demers, fille de Jean Demers et de Jeanne Védié (Voidy) signèrent un contrat de mariage. Nicolas leur fit don d’une terre. Il promet de les loger et de les nourrir pendant un an dans sa maison et il leur donna une somme d’argent. Les parents de Madeleine lui donnèrent 300 livres en avancement de son héritage ainsi que son trousseau et ses hardes. Madeleine est née le 24 mars 1669.

Le 18 mars 1699, Nicolas fait don aux religieuses de l’Hôpital Général d’une terre à condition que les religieuses continuent de le nourrir et de l’entretenir le reste de ses jours.

Selon un texte du Conseil Souverain, Nicolas Marion de Lafontaine est mort seul vers la fin février 1700, “chemin faisant entre sa résidence de la Basse-Ville et l’Hôpital Général de Québec, lieu où il demeurait”. Le premier mars, Georges Marion avoue devant le Conseil Souverain qu’il n’est pas trop au courant des commerces de son père. La peur de Georges était que son père avait peut-être beaucoup de dettes étant donné qu’il avait brassé beaucoup d’affaires. Après la liquidation des dettes, une somme est revenue à Georges et à Guillaume et deux soeurs, dits absents.

Certains chercheurs nient l’existence d’Abel et de Guillaume mais les documents prouvent leur existence. Il se pourrait que Guillaume ait laissé une descendance dans les Pays d’en Haut mais ce bout d’histoire est à découvrir. Certains pensent que Nicolas était un Protestant car il était commerçant. Je n’ai pas trouvé d’indices à cet égard prouvant s’il l’était ou non! C’est un autre domaine vou à la recherche.

Voici la lignée de Nicolas à moi.

Nicholas Marion (1636-1700)

Georges Marion (1664-1712)

Étienne Marion (1708-17610

Antoine Marion (1742-1793)

Jean Baptiste Marion (1770-1824)

Cyriac Marion 1 (1816-1891)

Cyriac Marion 2 (1862-1949)

Thomas Marion (1895-1982)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

La semaine prochaine: 1646: Marguerite Hayet

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1685: Nicolas Marion’s Wig

by Robert Bérubé

A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts.
For those  of you interested in receiving my stories automatically, I encourage you to subscribe to my Facebook site at       https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

Several historians consider Georges to be the ancestor of the Marions in New France. They justify this because Nicolas’ wife did not come to the colony and none of his children were born on the American continent. Nicolas is an interesting personality and since three of his sons did come to join him, he deserves to be recognized as the first Marion ancestor, pioneer of New France!

Nicolas Marion dit Lafontaine was born around 1634 in Dragueville in the Diocese of Coutances, Normandy. Nicolas and Marie Guéric married in the autumn of 1658, probably in Dragueville, Basse Normandie. Their marriage certificate was not found. We do not know the names of the parents of Nicolas and Marie. We do know that Nicolas has a brother named Olivier and maybe a sister named Louise.

Nicolas and Marie moved to Guingamp, Côtes d’Armor in Brittany, where they had their eight children. All of them were baptized in the parish of Notre-Dame de Bon Secours.

Elizabeth was born October 22, 1659, Abel, on April 25, 1661 and François, on October 14, 1662. The latter died eight days later. Georges was born on February 8, 1664 and Laurent on April 22, 1665. He died at the age of three. Guillaume was born on October 7, 1666 and Charles, on March 1, 1668. The latter probably died in 1678. Anne was born on January 28, 1670.

Marie Guéric died on 26 February 1671, about 35 years of age. Another document states that she was 45 years old which makes her date of birth hard to determine. Following her mother’s death we can determine that Elizabeth, the eldest of the children, is too young to assume the responsibilities of home and family. She is only 11 years old and Anne, her little sister is 14 months old. On October 16, 1671, Nicolas married Sébastienne Mahé, daughter of Julien Mahé and Louise Guegan. Sébastienne, was born on April 18, 1653 in Châtelaudren. A son, Pierre was born, of this marriage, on January 13, 1673. In the baptismal certificate of Pierre, Nicolas is identified as a merchant.

The economic life of the merchants in France is difficult at this time, especially because of the policies of the king. In 1675, Nicolas left his country and his wife, and she remained alone with six or seven children aged between one year and fourteen years old.

At the end of the summer of 1675, Nicolas purchased merchandise, on credit, from Jacques Tartas, a merchant in La Rochelle, in order to establish a business in New France. Following this Nicolas crossed the Atlantic and migrated to the colony.

A few years later his father-in-law, Julien Mahé, died on January 15, 1678. Nicolas then embarked on one of the first ships heading for France. He returned on November 17, 1678, accompanied by his three surviving sons, from his first marriage. They are Abel, Georges and Guillaume. The clerk, Charles Villiers, took care of his affairs in Québec during his absence. Sébastienne did not follow Nicolas and the two did not remarry, so they may have concluded a separation agreement.

Our merchant ancestor, Nicolas Marion did a lot of business in Québec City. From 1676 to March 18 1699, he presented himself nearly 150 times to sign documents concerning his transactions. It would seem that when people were doing business at this time, that it would be with Nicolas Marion. Our ancestor Nicolas Marion seems to be omnipresent in almost all exchanges in Québec City.

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After reading several documents, I decided to determine the contents of the barter and transactions. There are many deals, multiple sales, commitments and leases! The bulk of his trade appears to be the sale or lease of lots, houses, and land. Nicolas even rents rooms in his house as well as places in his cellar. He goes on to lend money and he also trades in the fur and beaver market! He hires several types of employees “engagés” and contractors and I have noted the following: workers for agriculture and construction contractors, loggers, plowmen, masons and carpenters!

I found it interesting that he was engaged in the purchase and sale of burnt wood, coal-turned wood, logs and firewood. He was engaged in the trade of shingles and cedar beams, ordinary beams, pine planks, planks, stakes and even rowboats!

Our wholesaler sold heifers, bulls and cows. Often in contracts and dealings they talk about goods and supplies and I was not able to say what they were. Despite this, green peas and white peas, wheat, wine, axes, wheelbarrows, wooden hoofs, skins, mantillas and women’s dressing gowns are mentioned.

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My mother Huguette Marion, co-owner of the “Boutique Chez Huguette” as well as the “Magasin Bérubé” with my father with more than 40 years of business experience would be extremely proud of her patronymic ancestor! Maman started her business during a period of time when many women stayed at home and she operated her business until the day before her death!

And I forgot … Nicolas Marion was also selling wigs!

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It is obvious that the life of Nicolas was not easy. Given the high number of transactions, it also becomes apparent that Nicolas worked very hard. Despite the large number of documents, a particular court case attracted my attention because of its frivolity.

On October 16, 1685, before the provost of Quebec, Jehan Creste petitioned to receive a sum of seven francs from Nicolas Marion dit Lafontaine, a bourgeois merchant in Québec. We learn that “five francs apply to a wheelbarrow that Jehan Creste manufactured and sold to the defendant”. The two remaining francs are for a wig bought and returned to Marion by the wife of Creste, Marguerite Gaulin.

Creste did not find this wig desirable and valuable! The court learned that Nicolas Marion had received the wig and had placed it “in his store to dispose of it for his benefit.” Rightfully, the judgment of the court was favorable to Jehan Creste. I surely would like to know if Nicolas ever sold this wig!

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On November 22, 1679, Nicolas acquired land on the coast of Lauzon and on March 29, 1680, he bought a house in the Lower Town, on the corner at the corner of St. Pierre and Rue Sous-le-Fort. (Today it is the place leading to the funicular). As a non-resident, he was not entitled to property. So on April 8, 1680, he petitioned the Sovereign Council to obtain this right, and the Council granted it to him.

The census of 1681 states that Nicolas lives with his son Guillaume aged 14 years. His neighbors are Louis Maheu and Claude Porlier.

Nicolas suffered great losses during the burning of the Lower Town in July, 1685. His house, his goods and his furniture are destroyed. In addition, the governor delayed the payment of transportation and support services during the disastrous expedition of Governor Labarre against the Iroquois. It was difficult years for him.

Even worse, it would seem that his son Abel, had joined the expedition of Governor Brisay of Denonville against the Tsonnontouans. Baron de la Hontan reports that he was a witness on July 11, 1687, of the summary execution of the Canadian deserter Abel Marion dit Lafontaine on the south shore of Lake Ontario. His fault was that he had helped Johannes Roseboom, a New England trader, to travel to Michillimakinac to trade in fur. Yet another member of the family who became a victim of the fur trade!

On April 26, 1688, his son Guillaume Marion is hired as an “engagé” by Claude Greysolon, a fur trader for a trip to the Outaouais. January 18, 1692, is the last time we hear of Guillaume in Québec City. It seems that he went to live in the Pays-d’en-Haut and possibly even in Louisiana. I did not find any documents about this son and I lost track of him.

On November 12, 1693, his son Georges Marion and Marie-Madeleine Demers, daughter of Jean Demers and Jeanne Védié (Voidy) signed a marriage contract. Nicholas gave them land. He promised to lodge them and feed them for a year in his house and he gave them a sum of money. Madeleine’s parents gave her 300 livres in advance of her inheritance as well as her trousseau and her clothes. Madeleine was born on March 24, 1669.

On March 18, 1699, Nicolas donated land to the nuns of the General Hospital on condition that the nuns continue to nourish and take care of him for the rest of his days.

According to a text of the Sovereign Council, Nicolas Marion de Lafontaine died alone towards the end of February 1700, “between his residence in the Lower Town and the Hôpital Général de Québec, where he lived.” On the first of March, Georges Marion states before the Sovereign Council that he is not too well acquainted with his father’s business. Georges was afraid that his father might have a lot of debt because he had done a lot of business. After the liquidation of the debts, a sum was returned to Georges, and to Guillaume and two sisters.

Some researchers deny the existence of Abel and Guillaume but the documents prove their existence. It may be that Guillaume left descendants, but this piece of history is to be discovered. Some think that Nicolas was a Protestant because he was a trader. I did not find any clues proving whether this was true or not! This is another story to be searched.

Here are the descendants from Nicolas to me.

Nicholas Marion (1636-1700)

Georges Marion (1664-1712)

Étienne Marion (1708-17610

Antoine Marion (1742-1793)

Jean Baptiste Marion (1770-1824)

Cyriac Marion 1 (1816-1891)

Cyriac Marion 2 (1862-1949)

Thomas Marion (1895-1982)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

 

Next week: 1646: Marguerite Hayet

1632 : Marie Mite8ameg8k8 et ses enfants Marie Mite8ameg8k8 and Her Children

The English version follows the French one.

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi juste que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

Pour les intéressées et intéressés, je vous encourage à vous inscrire à mon site Facebook! https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

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Marie Mite8ameg8k8 et ses enfants.

par Robert Bérubé

Marie Mite8ameg8k8 est l’aïeule de plusieurs Algonquins et Métis du Québec et de l’Ontario. Elle est aussi l’ancêtre de plusieurs Québécois et Franco-Ontariens. En plus des ethnies déjà nommées, elle a une descendance multi-ethnique: Haudenosaunee (Iroquoise), Canadienne et Américaine, vivant un peu partout sur le grand continent de l’Amérique du Nord.

Les ancêtres Algonquins de Marie étaient les propriétaires d’un très grand territoire y compris presque tous l’est de ce qui est la province de l’Ontario et une partie de la province de Québec. La région faisait partie d’un plus grand lieu géographique que les premiers Français nommaient les Pays-d’en-Haut. Ces pays s’étendaient dans l’ouest, dans le nord et dans le sud, dans ce qui est considéré aujourd’hui l’Ontario, le Québec et plusieurs États américains. Dans ce Pays-d’en-Haut vivaient plusieurs clans amérindiens.

Étant donné les conflits entre les Français et les Anglais, les Haudenosaunee (Iroquois) et les Algonquins et plusieurs autres nations Amérindiennes, les Algonquins ont été obligé d’abandonner une partie de leur pays pour se réfugier plus au nord dans la région de chaque côté de la rivière des Outaouais.

Le mode de vie des Amérindiens étant nomade, nous pouvons supporter que Marie, ses parents et ses ancêtres avaient vécu et voyagé sur la rivière des Outaouais et le fleuve Saint-Laurent. Nous pouvons endosser qu’il en était de même en ce qui concerne son premier époux Assababich et ses ancêtres.

La raison pour laquelle je précise les Franco-Ontariens, les Métis et les Algonquins c’est que Marie et ses enfants devraient avoir une place importante dans les livres de l’histoire de l’Ontario et du Québec, y compris l’Ontario français. La plupart des enfants de Marie Mite8ameg8k8 et de Pierre Couc, leurs conjoints et conjointes ainsi que leurs enfants font partie des première familles francophones et polyglottes à avoir habité et oeuvré dans le territoire des Pays-d’en-Haut. Ils ont travaillé, voyagé, commercé, exploré et vécu dans les Pays-d’en-Haut donc, ils et elles devraient figurer et être célébrés comme étant parmi les premiers pionniers de l’Ontario français et de l’Ontario en général.

Marie Mite8ameg8k8 est née vers 1632 (selon le recensement de 1667). Elle était une enfant de la nation des Ouionontateronon, une bande Weskarini de la tribu des Algonquins, vivant dans la région comprise entre les rivières des Outaouais et le Saint-Maurice. Nous n’avons aucune preuve écrite appuyant ce fait. Ses ancêtres ont probablement voyagé dans la région du Nipissing, de Mattawa, dans la région de l’Île-aux-Allumettes jusqu’à Ottawa, Montréal et Trois-Rivières.

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Enfant, elle possédait le nom Kakesik8k8e. Elle a changé son nom selon une tradition amérindienne lors de son baptême en assumant le prénom catholique de Marie et le nom algonquin de Mite8ameg8k8, un nom reflétant son héritage. Nous ne connaissons pas le nom de ses parents. Il faut rejeter le nom attribué à des parents fictifs, vus sur plusieurs sites internet et dans certains documents anciens.

Vers 1645, Marie a épousé Assababich. Ils sont devenus parents de deux enfants:

Catherine a été baptisée le 1er novembre 1652, l’église de Trois-Rivières. Elle a cinq ans. Ce qui veut dire qu’elle est née vers 1647.

Pierre a été baptisé le 6 mai 1650, dans la même église.

Le 6 novembre 1650, Marie a été baptisée dans l’Église catholique à Montréal. Elle était âgée d’environ 18 ans. Ceci nous révèle que Marie et Assababich ont voyagé de Trois-Rivières à Montréal entre mai et novembre 1650.

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Lors du baptême de sa fille Marie, le 1er novembre 1652, nous apprenons qu’Assababich est décédé. De plus, je n’ai pas été capable de déterminer quand les enfants Catherine et Pierre sont décédés. Aucun document concernant le décès d’Assababich, de Catherine et de Pierre n’a été repéré par des chercheurs.

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Le 16 avril 1657, Marie épousa Pierre Couc à Trois-Rivières. Pierre est né vers 1627 à Cognac en Saintonge et il est le fils de Nicolas Couc et d’Élisabeth Templair. Un contrat de mariage a été rédigé par le notaire Ameau, le 15 novembre. Pierre est arrivé en Nouvelle-France avant le 27 août 1651, en tant que soldat. Le Journal des Jésuites raconte que le soldat Pierre Couc est blessé par les Iroquois le 21 mai 1652, sur le fleuve Saint-Laurent à Trois-Rivières. Pierre Couc a voyagé et séjourné en Iroquoisie en 1654. À son retour, Pierre est reconnu comme un truchement (interprète) auprès des Amérindiens. Durant sa vie Pierre était propriétaire d’un terrain à Trois-Rivières, d’un autre au Cap de la Madeleine et d’un dernier à Saint-François du Lac. Les premiers enfants sont nés à Trois-Rivières. Lors du recensement de 1667, la famille vivait au Cap-de-la-Madeleine.

Marie et Pierre sont parents des enfants suivants:

Jeanne née le 14 juillet, à Trois-Rivières.

Louis né le 27 novembre 1659, à Trois-Rivières.

Angélique née avant 1662, au Cap-de-la-Madeleine.

Marguerite née le 1 juin 1664, à Trois-Rivières.

Isabelle (Élisabeth) née avant 1667.

Madeleine née avant 1669.

Jean né avant 1673.

Il y a plusieurs points de repère concernant les événements qui ont marqué la vie des Mite8ameg8k8-Couc. En plus des recensements, il y les documents notariés ainsi que les cas de cour. Le 2 janvier 1658, Pierre est le demandeur qui a été blessé par Barthélemy Bertaut et ledit accusé Bertaut est ordonné de payer 150 livres. Le 14 juillet 1659, Jacques Loyseau initie un protêt contre Pierre Couc disant avoir été frappé par ledit Couc (la Fleur). Pierre produit des témoins disant que ledit Grandinier était en boisson et injuriait Couc, lequel demandait un poids égaré que Grandinier nie avoir eu. Il est ordonné que les parties et témoins soient mis hors cour et le procès soit sans dépens et que Grandinier recherche le poids égaré. De plus, nous retrouvons les documents qui indiquent l’achat d’une terre au Cap-de-la-Madeleine et un autre achat dans l’île du Fort dans la seigneurie de Saint-François. Plusieurs documents sont des réclamations de dettes, des “petites chicanes de clôtures” et des locations de terres.

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Les vies de Marie Mite8ameg8k8, de Pierre Couc et de leur famille ont été bouleversées par un accident tragique.

Jeanne, leur fille ainée, est née le 14 juillet 1657, à Trois-Rivières et elle a été baptisée sous le nom de Jeanne Lafleur. Le 23 octobre 1679, lors d’une querelle sur l’île du Fort, une chicane où il y avait plusieurs participants, Jeanne et Pierre Couc ont été brutalement battus. Suite à cette agression, Jeanne a été transportée à Trois-Rivières où elle est décédée suite aux blessures infligées. Le responsable de l’assassinat de Jeanne était Jean Rattier. Elle a été inhumée le 25 octobre 1679 à Trois-Rivières. Pierre Couc étant sérieusement blessé c’est Marie et sa fille Angélique qui se sont occupées du corps de Jeanne et de ses funérailles.

Le certificat de décès révèle certains renseignements:

Le vingt-troisième du mois d’octobre 1679 est décédée dans la communion de notre sainte mère l’Église, Jeanne Couc fille de Pierre Couc, dit ordinairement Lafleur, et de Marie Sauvagesse, Algonquine, habitants de Saint-François, âgée de 20 ans, après avoir reçu le saint sacrement de Pénitence, et a été, deux jours ensuivants, enterrée dans le cimetière de cette paroisse, en présence de sa mère susdite qui a déclaré ne savoir signer, et de sa sœur Angélique”. Angélique a signé le document.

Une semaine plus tard, le 31 octobre, à Trois-Rivières, le procès était déjà terminé et Jean Rattier est jugé coupable d’avoir porté le coup fatal et il est condamné à une sentence de mort par pendaison. Aussitôt, Rattier alla en appel de la sentence de mort auprès du Conseil Souverain de Québec.

Dans une requête, le 19 novembre 1679, Pierre Couc, victime de voies de fait, accusa Jean Crevier, Pierre Gilbert, Jacques Dupuis et autres accusés pour raison d’excès et violences commis sur sa personne. Le Conseil souverain examina les témoignages et finalement, seul Jean Crevier fut accusé et condamné à payer réparation pour la violence infligée à la victime, Pierre Couc.

Le 31 décembre 1680, le Conseil Souverain de Québec rendit son jugement concernant l’appel de Rattier: «… ledit Rattier dûment atteint et convaincu d’avoir tué Jeanne Couc…». La sentence de mort par pendaison était maintenue. Cependant, ils avaient besoin d’un bourreau à Québec et ils donnèrent un choix à Rattier, soit la pendaison ou assumer la fonction de bourreau. Il préféra le poste d’exécuteur.

Le 21 mars 1681, Jean Crevier a été condamné à verser un montant à Pierre Couc pour le dédommager des blessures causées par lui. De plus, le Conseil Souverain a pris soin de défendre à Pierre Couc de faire des reproches à Jean Crevier car la cour estimait que les excès de pouvoir qui lui avaient été infligées n’avaient aucun lien avec la mort de sa fille. Il est difficile de comprendre ce raisonnement!

Durant les procès Pierre devait se déplacer à Québec en quête de justice pour la mort de sa fille et aussi pour une réparation à cause des excès de violence commis contre lui. Seulement, Jean Rattier est déclaré coupable d’homicide et seulement Jean Crevier est condamné pour les actes de violence.

Pierre Couc est décédé entre le 5 avril et le 18 mai 1690 à Saint-François du Lac.

La vie est difficile en Nouvelle-France, pendant cette période de temps à cause des attaques menées par les Haudenosaunee (Iroquois). Après la mort de Pierre, et pour des raisons de sécurité Marie avait quitté ses terrains et les personnes qui occupaient ses propriétés ne payaient pas leurs comptes. Le 1er mars 1694, il y eut une ordonnance concernant Marie Miteouamegoukoué “veuve du défunt Pierre Couc Lafleur de Coignac, décédé il y a 4 ou 5 ans, qui vit dans une extrême vieillesse et pauvreté avec d’autres Sauvages dans les bois vu que ses enfants ne peuvent la faire subsister, faute de moyens, pour qu’elle puisse jouir des biens de 2 concessions de son feu mari, l’une à Saint François et l’autre au Cap-de-la-Madeleine, donnée à bail d’héritage et dont elle n’a reçu aucune chose depuis le décès dudit Lafleur”. Son gendre François Delpé de Saint-Cerny, est nommé curateur de la succession du défunt Pierre Couc pour obtenir ce qui doit revenir à Marie.

Étant donné que Saint-Cerny (le gendre) s’occupait de sa belle-mère, le commentaire “vu que ses enfants ne peuvent la faire subsister” est injuste car Saint-Cerny a obtenu une compensation pour Marie suivant l’ordonnance. Je propose que le commentaire devrait plutôt être interprété comme suit: Étant donné l’absence de ses enfants dans la région sauf une fille et le gendre, le gendre est nommé tuteur. Il faut comprendre aussi que durant cette période de temps, il était presque impossible pour ses enfants de revenir dans la région à cause de conflits entre les Français, les Anglais et les Amérindiens. Il y eut d’autres réparations faites concernant le legs de Pierre Couc, mais elles sont de moindre importance.

Marie Marie Mite8ameg8k8 est décédée le 8 janvier 1699. Son acte de sépulture la désigne comme Madame Lafleur, “veuve sauvagesse” de Monsieur Lafleur.

Les enfants Mite8ameg8k8-Couc dit Lafleur:

Il y a certaines personnes qui font des distinctions intéressantes entre les Français, les Anglais et les Canadiens des premiers temps de la Nouvelle-France. Pour eux les Français et les Anglais sont les gens en pouvoir et qui exploitent le pays dans le but d’en bénéficier personnellement ou pour les patries européennes tandis que les Canadiens sont les gens du pays, les Amérindiens, les Coureurs de bois, les Métis, les Voyageurs, les Voyageuses et toutes les personnes qui vivent du pays. Un chroniqueur québécois maintien que nous devrions appeler ces gens des Canayens comme le faisaient certains de nos ancêtres.

Souvent ces Canayens étaient marginalisés par les partis au pouvoir, surtout ceux qui n’obéissaient pas à l’ordre. Je cherchais à donner un nom aux habitants des Pays-d’en-Haut. Paysan d’en Haut ne reflète pas assez bien l’essence de ces braves personnes, selon moi, donc, je me suis donné une certaine liberté en les nommant le Peuple de l’eau car ces ancêtres ont passé une bonne partie de leur vie à naviguer sur les fleuves, les rivières, les lacs et les Grands-Lacs de notre grand continent.

Jeanne étant décédée jeune, elle n’a pu s’épanouir comme l’ont fait la plupart de ses soeurs et frères. Ce qui est remarquable chez les enfants, et leurs conjoints et conjointes (et même certains petits-enfants) de Marie et Pierre sont les caractéristiques suivantes. Ils sont presque tous polyglottes. Une grande partie d’entre eux était des interprètes ou des truchements comme ils étaient nommés à ce temps. La plupart d’entre eux ont exercé des rôles d’importance dans les Pays-d’en-Haut au niveau politique, historique et économique.

Ces aventuriers ont voyagé le Saint-Laurent, la rivière des Outaouais, le lac Nipissing, la rivière des Français, les Grands-Lacs, Supérieur, Huron, Érié, Ontario et Michigan et ils et elles ont marché sur les rives de ces eaux au Québec, en Ontario, au Michigan, en Pennsylvannie et dans l’État de New York. Ces personnes transigeaient aisément avec les différentes tribus amérindiennes et les Anglais et les Français. Certains d’entre eux ont été perçus comme des rebelles. En réalité, ils étaient des précurseurs qui prenaient soin des peuples et des gens plutôt que d’enrichir les personnes en pouvoir.

L’histoire des hommes et des femmes de ce Peuple de l’eau est peu connue car ils et elles vivent la plupart du temps loin de la région Laurentienne et de l’Acadie. En découvrant la vie des enfants de Marie Mite8ameg8k8 et de Pierre Couc, j’ai compris qu’il y a de grands héros et grandes héroïnes qui ne sont pas connus dans l’histoire du Québec, de l’Ontario, du Canada et même des États-Unis.

Louis (dit Montour)

Le premier fils est né le 27 novembre 1659 à Trois-Rivières. Il eut un enfant avec Madeleine Sacokie en 1681 et il a épousé Jeanne Quiquetig8k8é, le 7 janvier 1688 à Saint-François-du-Lac. Louis est le père de deux enfants d’unions naturelles nés avant son mariage. Louis et Jeanne Quiquetig8k8é sont parents de trois enfants. Vers 1681, Louis a oeuvré dans le commerce de la traite des fourrures en tant que voyageur attitré et traducteur chevronné. Ses excursions le menèrent dans plusieurs régions dans les Pays-d’en-Haut. En 1688, Louis était dans la région de la baie des Puants (Green Bay au Wisconsin) et en 1692, il était engageur sur les 8ta8ois (Outaouais). De plus, avec quelques partenaires, il a formé une société qui organisa un voyage dans les Outaouais et ailleurs. (Région de Michilimackinac et Saint Ignace au Michigan).

Pendant plusieurs années, Louis vivait avec les Mississauga. Vers 1706 ou 1707, suite à des difficultés occasionnées par l’administration du Fort Pontchartrain, Louis et sa soeur Isabelle Couc sont allés vivre, accompagnés de plusieurs soldats et autres personnes dans la région de la rivière Grande sur le lac Érié. Il faut préciser qu’ils avaient en leur possession plusieurs pelleteries de castor!

Le commerce de fourrure était compétitif. Lorsqu’une personne décidait d’aller marchander avec les compétiteurs, le pouvoir administratif tentait soit de défaire la réputation de la personne, les emprisonner ou les exiler. Dans l’histoire de la Nouvelle-France, il y a plusieurs, explorateurs, coureur de bois et voyageurs qui ont été déclarés des hors-la-loi et des criminels y compris plusieurs de nos ancêtres. Il semblerait que lorsque les gens ne se conformaient pas aux normes de l’administration de la colonie qu’ils étaient jugés de parias. Dans le cas de Louis, les Français l’accusent d’être un déserteur et un fugitif.

Il est évident que Louis à cause de ses talents, ses prouesses et ses connaissances est devenu un adversaire trop puissant pour les Français. En tant que leader, négociant avec les Nations amérindiennes de l’Ouest et du Peuple de l’eau, il menaçait l’économie de la Nouvelle-France en commerçant avec les gens des colonies anglaises. Philippe de Rigaud de Vaudreuil, le gouverneur de la Nouvelle-France décida d’éliminer la compétition et il sanctionna l’assassinat de Louis Couc dit Montour.

Au printemps de 1709, avant la fin avril, Louis accompagnait des Amérindiens de l’Ouest à Albany, New York dans le but de faire la traite de fourrures. Louis ne s’est pas rendu car, il a été tué dans la région des Grands Lacs, dans l’État de New York. Les Amérindiens et le Peuple de l’eau ont perdu un grand chef.

Il faut noter que malgré cette perte, la soeur de Louis, Isabelle accompagnée de l’épouse de Louis,  ont poursuivi leurs objectifs jusqu’à Albany et Isabelle a répété le voyage de traite l’année suivante.

Angélique

Elle est née vers 1662 au Cap-de-la-Madeleine. Elle a épousé François Delpé dit Saint-Cerny, le 30 août 1682 à Saint-Pierre de Sorel. Dans la famille Couc-Montour, Marie Angélique semble être la fille la plus sédentaire. Elle a passé presque toute sa vie à Trois-Rivières. À quelques reprises, elle était sage-femme et elle s’est occupée de ses enfants. Elle a aussi voyagé dans la colonie anglaise de New York. Son époux François Delpé dit Saint Cerny a été embauché en tant que voyageur pour aller au fort Saint-Louis des Illinois en 1692. François Delpé dit Saint-Cerny, était le gendre qui a agi en tant que curateur de la succession de Pierre Couc pour voir ce qui pourrait revenir à Marie Mite8ameg8k8.

En 1723, Angélique a vendu les propriétés de Trois-Rivières, ayant appartenu à ses parents et ce, avec le consentement de ses soeurs.

Elle est décédée le 7 janvier 1750, à Pointe du Lac.

Marguerite

Elle est née le premier et a été baptisée le 5 juin 1664 à Trois-Rivières. En 1682, elle épousa Jean Fafard dit Maconse dans les Pays d’en Haut, et ce, avant le 31 décembre 1686. Jean était un voyageur et un interprète polyglotte. Nous savons que Marguerite et Jean Fafard dit Maconse étaient à Michilimackinac pendant une période de temps durant les années 1690. Fafard est décédé vers 1705 à Détroit (ou au fort Saint Joseph). En deuxièmes noces, elle épousa Michel Massé,  un voyageur et forgeron et ce, avant la fin décembre 1705. Elle a vécu à Détroit jusqu’au début de l’année 1716. Michel Massé et elle sont déménagés au fort Saint Joseph entre 1716 et 1720. Michel Massé est décédé le 21 juin 1730, à Montréal.

Nous ne connaissons pas la date du décès de Marguerite.

Isabelle (Élisabeth)

La vie et la biographie d’Isabelle Couc dit Montour devrait figurer dans tous les livres d’histoire concernant la Nouvelle-France. Il est impossible pour moi de relater et d’expliquer tous les exploits accomplis et les défis surmontés par cette femme. On ne peut en quelques lignes parler de son courage, talents et intelligence. À la fin du présent texte, j’énumère de très bonnes références concernant des ouvrages de recherche concernant Isabelle, ses parents et sa famille!

Elle est née avant le mois d’avril 1667, à Trois-Rivières. Elle épousa Joachim Germaneau, le 30 avril 1684, à Sorel. Il décède vers 1699. Joachim Germaneau était un voyageur qui a vogué sur les Grands-Lacs dès 1687. Durant les années 1692 à 1694, il assuma les fonctions d’engageur pour des expéditions dans les Pays-d’en-Haut. Il s’adonna aussi à la traite de fourrures. En 1699, ils étaient à Michilimackinac. Il est décédé entre 1699 et 1700. Isabelle et Joachim sont parents d’un enfant.

Vers 1695, Isabelle a accouché d’une fille. Il se peut que le père de l’enfant soit Antoine de Lamothe, sieur de Cadillac. Les relations entre Lamothe de Cadillac et Isabelle détériorent et à un moment donné, il l’accuse d’avoir des relations avec différents hommes. (Non prouvée). Pendant une période de temps Isabelle était l’interprète de Lamothe de Cadillac. En plus du français et de l’anglais elle savaient communiquer dans plusieurs langues amérindiennes.

Elle épousa Pierre Téchenay (Tichenet) vers 1704. Pierre est décédé en juin 1706, lors d’un conflit entre les Ottawa-Miami au fort Pontchartrain du Détroit. La même année Isabelle a un entretien avec Charles Joseph Amiot et Louis Laporte en ce qui concerne les agissements de Cadillac au fort Pontchartrain du Détroit. Cet entretien est peut-être une des causes menant aux différends entre Cadillac et Isabelle.

Tel que mentionné précédemment, Isabelle a quitté Détroit avec son frère pour aller vivre sur les bords du lac Érié. Après le décès de son frère, Isabelle est devenue interprète pour le gouverneur de New York. Vers 1711, elle épousa Carandawana, un chef Oneida aussi connu sous le nom de Robert Hunter. Carandawana et Isabelle sont parents de deux enfants André (Andrew) et Margaret. Vers 1727, Isabelle vivait en Pennsylvanie. Elle est décédée avant 1750 en Pennsylvanie.

Dans les documents historiques Isabelle est aussi connue sous le nom d’Élisabeth et on l’appelle Isabelle Couc, La Germaneau, la Tichenet et Madame Montour. Des noms qui reflètent des aspects d’une femme ayant vécu à Trois-Rivières, Pointe-du-Lac, Sorel, Michilimackinac, le fort Pontchartrain du Détroit, les rives du lac Érié, près de la Grande Rivière, les colonies de New York et de Pennsylvanie. Plusieurs des descendants d’Isabelle sont des gens de très grandes renommées dans l’histoire des colonies américaines. Je vous encourage de lire l’histoire de ses enfants et petits-enfants.

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Madeleine

Madeleine est notre ancêtre et elle est née vers 1669, au Cap-de-la-Madeleine. Vers 1684, elle épousa Maurice Ménard fils de Jacques Ménard et de Catherine Forestier à Michillimakinac. Maurice était un voyageur et interprète au fort Michillimakinac. Madeleine son époux et ses enfants ont vécu pendant un bout de temps à Michilimackinac. Il est évident que Madeleine et ses soeurs Marguerite et Isabelle ont fait le circuit de la rivière des Outaouais, au lac Nipissing, à la rivière des Français, aux Grands Lacs et aussi le Saint-Laurent. On peut identifier Madeleine et ses soeurs comme étant parmi les premières femmes francophones à avoir voyagé et avoir vécu dans les Pays-d’en-Haut.

Il faut préciser que certains des enfants de Madeleine, comme leurs parents et cousins ont continué de voyager sur les eaux des Grands-Lacs et en territoire des Pays-d’en-Haut. Maurice Ménard est décédé le 9 mai 1741 à Chambly.

Nous ne connaissons pas la date de décès de Madeleine Couc.

Jean

Il est né vers 1673. Il épousa Anne, une Amérindienne à Lachine, avant le 24 novembre 1706. Je n’ai pas trouvé beaucoup de renseignements concernant Jean sauf qu’en 1733, il était en Pennsylvanie.

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L’importance de Marie, Pierre et leurs enfants pour les Algonquins, les Métis et les Franco-Ontariens de l’Ontario.

Certains descendants de Marie sont considérés Algonquins et Métis et d’autres non. Les critères pour considérer quelqu’un comme un Algonquin de l’Ontario ont été établis par la tribu et par les gouvernements de l’Ontario et du Canada. Pour être éligible, la personne ou un ancêtre doit avoir vécu sur le terrain désigné pendant une période de temps, selon un intervalle chronologique précis.

Le postulant ou la postulante doit être un descendant d’un Algonquin ou d’une Algonquine reconnue par les documents généalogiques et historiques. La personne doit faire le choix de vouloir être Algonquin et aussi de faire demande et être acceptée par la tribu. Dans le cas de notre famille, notre grand-père Alexandre Bérubé et sa mère Marguerite Blain avaient vécu sur le territoire, notre ancêtre est Marie Mite8ameg8k8 et certains d’entre nous avons fait la demande et sommes reconnus comme faisant partie de la tribu Mattawa-North Bay. Des critères similaires s’appliquent pour faire réquisition auprès de la Nation des Métis de l’Ontario.

Beaucoup de gens qui ne sont pas acceptés, ou qui n’ont pas fait demande et qui vivent dans cette région se considèrent Franco-Ontariens. Les négociations pour un traité sont en cours avec les deux gouvernements et le processus pourrait prendre plusieurs années. Plusieurs se considèrent et Franco-Ontariens et Algonquins!

Voici la lignée de descendances de Marie Mite8ameg8k8 à moi.

Marie (Kakesik8k8e) Mitae8ameg8k8e (1631-1699)

Madeleine Couc (1669-1725)

Marguerite Ménard (1683-1763)

René Boileau (1707-1772)

Pélagie Boileau (1753-1805)

Josephte Bombardier (1784-1856)

Zoé Quay (Éthier Dragon) (1820-1885)

Marguerite Blain (1857-1925)

Alexandre fils Bérubé (1882-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Sources et remerciements:

Depuis plus de quarante ans, je fais des recherches. Souvent mes succès à trouver des renseignements sont à cause du travail acharné effectué par d’autres personnes qui ont travaillé très fort et pendant plusieurs années, dans le but de faire connaître nos ancêtres. J’encourage les passionnés de l’histoire d’aller lire les recherches faites par ces personnes. (voir les références plus bas)

Je remercie Madame Suzanne Boivin Sommerville et Madame Diane Wolford Sheppard pour leurs contributions à la recherche au sujet de plusieurs de mes ancêtres y compris Marie Mite8ameg8k8, Pierre Couc et leur descendance. (en anglais)

Je remercie aussi Monsieur Norm Léveillé (en anglais) et Monsieur Gilles Parenteau (en français) qui ont aussi partagé des recherches intéressantes sur différents sites.

Suzanne Boivin Sommerville © 2014. All Sources Are Not Created Equal The Couc / Montour Family of Nouvelle France and the English Colonies 2009 / 2014 version: The French-Canadian Heritage Society of Michigan. http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Couc_-_Sources_Compiled_2014.228140631.pdf (en anglais)

Diane Wolford Sheppard – © 2014, 2015 – All Rights Reserved Detroit River Region métis Families – Part 2 – Caldwell – Couc Diane Wolford Sheppard The French-Canadian Heritage Society of Michigan (en anglais) http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Part_2_-_Caldwell_-_Couc.29105502.pdf

Norm Léveillé :Mite8ameg8k8 Narrative account or Documented facts http://www.leveillee.net/ancestry/d296.htm (en anglais)

Gilles Parenteau, Montréal Lot no 25 Île du Fort Pierre Couc en 1673 http://saint-francois-du-lac.com

Gilles Parenteau, Montréal Bagarre Mortelle et Voie de Fait http://saint-francois-du-lac.com

La semaine prochaine: 1685 : La perruque de Nicolas Marion

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Marie Mite8ameg8k8 and Her Children

by Robert Bérubé
A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts.
For those  of you interested in receiving my stories automatically, I encourage you to subscribe to my Facebook site at       https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

Marie Mite8ameg8k8 is the ancestral matriarch of several Algonquins and Métis from Québec and Ontario. She is also the ancestress of many Québécois and Franco-Ontarians. In addition to the ethnos already named, she has a multi-ethnic descent: Haudenosaunee (Iroquois), Americans and Canadians, living all over the great continent of North America.

The Algonquin ancestors of Marie were the owners of a very large territory, including almost all of the eastern province of present day Ontario. This region was part of a larger geographical area that the first French people who migrated called “Pays-d’en-Haut” (Upper Country). This entity extended to the west, north and south in what is now considered Ontario, Québec and several American states. In this “Pays-d’en-Haut” lived numerous Amerindian clans.

Given the conflicts between the French and the English, the Haudenosaunee (Iroquois) and the Algonquins, and other Amerindian nations, the Algonquins were forced to abandon part of their country to take refuge further north in an area on both shores of the Ottawa river.

The way of life of the Amerindians being nomadic, we can envision that Marie, her parents and her ancestors had lived and traveled on the Ottawa River and the Saint-Lawrence River. We can imagine that this concept would also apply to her first husband Assababich and his ancestors.

The reason I mention Franco-Ontarians, Métis and Algonquins is that Marie and her children should hold an important place in the history books of Ontario and Québec, including French speaking Ontario. Most of the children of Marie Mite8ameg8k8 and Pierre Couc, their spouses and their children are among the first French-speaking and polyglot families to have lived and worked in the “Pays-d’en-Haut”. They have traveled, traded, explored and lived in the “Pays-d’en-Haut” so they should be celebrated as being among the first pioneers of French Ontario and Ontario.

Marie Mite8ameg8k8 was born around 1632 (according to the census of 1667). She was a child of the Ouionontateronon nation, a Weskarini band of the Algonquin tribe living in the area between the Ottawa rivers and the Saint-Maurice River. We have no written evidence to support this. Her ancestors probably traveled to the Nipissing area, in Mattawa and in the “Île-aux-Allumettes” region up to Ottawa, Montréal and Trois-Rivières.

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As a child, she was named Kakesik8k8e. She changed her name according to an Amerindian tradition during her baptism by assuming Marie as a Christian name and Mite8ameg8k8, reflecting her Algonquin heritage. We do not know the names of her parents. We must reject the name attributed to fictitious parents, seen on several websites and in some ancient documents.

About 1645, Marie married Assababich. They became parents of two children:

Catherine was baptized on November 1, 1652, in the church of Trois-Rivières. She was five. This means that she was born about 1647.

Pierre was baptized on May 6, 1650, in the same church.

On November 6, 1650, Marie was baptized in the Catholic Church in Montréal. She was about 18 years old. This reveals that Marie and Assababich traveled from Trois-Rivières to Montréal between May and November 1650.

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At the baptism of her daughter Marie on November 1, 1652, we learn that Assababich died. Moreover, I was not able to determine when Catherine and Pierre died. No document concerning Assababich, Catherine and Pierre has been found by researchers.

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On April 16, 1657, Marie married Pierre Couc in Trois-Rivières. Pierre was born around 1627, in Cognac in Saintonge and he is the son of Nicolas Couc and Elisabeth Templair. A marriage contract was drafted by Notary Ameau on November 15. Pierre arrived in New France before August 27, 1651, as a soldier. The “Journal des Jésuites” relates that soldier Pierre Couc was wounded by the Iroquois on May 21, 1652, on the St. Lawrence River in Trois-Rivières.

Pierre Couc traveled and stayed in Iroquoia in 1654. On his return, Pierre was recognized as an interpreter to the Amerindians. During his life Pierre owned a piece of land in Trois-Rivières, another at Cap de la Madeleine and a last one at Saint-François du Lac. The first children were born in Trois-Rivières. At the 1667 census, the family lived in Cap-de-la-Madeleine.

Marie and Pierre are parents of the following children:

Jeanne born on July 14, 1657, in Trois-Rivières.

Louis, born on November 27, 1659, in Trois-Rivières.

Angélique born before 1662, in Cap-de-la-Madeleine.

Marguerite born on June 1, 1664, in Trois-Rivières.

Isabelle (Elisabeth) was born before 1667.

Madeleine born before 1669.

Jean born before 1673.

There are several reference points concerning events that marked the life of the Mite8ameg8k8-Couc family. In addition to the censuses, there are notarized documents as well as court cases. On January 2, 1658, Pierre is the plaintiff who was wounded by Barthelemy Bertaut and the said accused Bertaut is ordered to pay 150 pounds. On July 14, 1659, Jacques Loyseau initiated a protest against Pierre Couc claiming to have been struck by the said Couc (Lafleur).

Pierre produced witnesses saying that Grandinier was drinking and insulting Couc, who was asking for a “weight” piece that Grandinier denied having had. It was ordered that the parties and witnesses be taken out of court and the trial be without costs and that Grandinier finds the lost weight. In addition, documents that indicate the purchase of land at Cap-de-la-Madeleine and another purchase on the island of Fort in the seigneury of Saint-François are available. Several documents are claims of debts, small neighborly feuds and rental of land.

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The lives of Marie Mite8ameg8k8 and Pierre Couc and their family was shattered by a tragic accident.

Jeanne, their eldest daughter, was born on July 14, 1657, in Trois-Rivières and was baptized under the name of Jeanne Lafleur. On October 23, 1679 during a fight on the island of the Fort, a quarrel where there were several participants, Jeanne and Pierre Couc were brutally beaten. Following this assault, Jeanne was transported to Trois-Rivières where she died as a result of the injuries inflicted. The person responsible for Jeanne’s assassination was Jean Rattier. She was buried on October 25, 1679 in Trois-Rivières. Pierre Couc being seriously wounded it was Marie and her daughter Angélique who took care of Jeanne’s body and her funeral.

The death certificate reveals certain information:

“The twenty-third of the month of October 1679 died in the communion of our holy mother the Church, Jeanne Couc daughter of Pierre Couc, commonly known as Lafleur, and Marie Sauvagesse, Algonquin, inhabitants of Saint Francois, (for) 20 years, after receiving the Holy Sacrament of Penance and two days later buried in the cemetery of this parish, in the presence of her aforesaid mother who declared she could not sign and of her sister Angélique.” Angélique signed the document.

A week later, on October 31, in Trois-Rivières, the trial was already over and Jean Rattier was found guilty of the fatal blow and sentenced to death by hanging. Rattier immediately appealed to the Sovereign Council of Québec regarding the sentence of death.

In an application, on November 19, 1679, Pierre Couc, a victim of assault, accused Jean Crevier, Pierre Gilbert, Jacques Dupuis and other defendants on account of the excesses and violence perpetrated against him. The Sovereign Council examined the testimonies and finally, only Jean Crevier was accused and sentenced to pay compensation for the assault to the victim.

On December 31, 1680, the Sovereign Council of Québec ruled on Rattier’s appeal: “… the said Rattier duly attained and convicted of having killed Jeanne Couc …”. The sentence of death by hanging was maintained. However, they needed an executioner in Québec City and they gave Rattier a choice, either hanging or taking on the role of the hangman. He chose to become the executioner.

On March 21, 1681, Jean Crevier was ordered to pay an amount to Pierre Couc to compensate him for the injuries caused by him. Moreover, the Sovereign Council took care to defend Pierre Couc from reproaching Jean Crevier because the court considered that the assault that had been inflicted to him had no connection with the death of his daughter. It is difficult to understand this reasoning!

During the trials Pierre had to travel to Québec in search of justice for his daughter’s death and also for a reparation for excessive violence committed against him. Only Jean Rattier is convicted of homicide and only Jean Crevier is convicted of the acts of violence.

Pierre Couc passed away between 5 April and 18 May 1690 in Saint-François du Lac.

Life is difficult in New France, during this period of time because of attacks by the Haudenosaunee (Iroquois). After Pierre’s death, and for reasons of security, Marie had left her land and the people who occupied her properties did not pay their accounts. On March 1, 1694, there was an ordinance concerning Marie Miteouamegoukoué “widow of the late Pierre Couc Lafleur de Coignac, who died four or five years ago, who lives in extreme old age and poverty with other Indians in the woods since her children can not make her subsist, for lack of means, so that she can enjoy the goods of 2 concessions Of her late husband, one at Saint Francois and the other at Cap-de-la-Madeleine, given to an inheritance lease, and of which she has received nothing since the death of the said Lafleur. “ Her son-in-law, François Delpé de Saint-Cerny, was appointed curator of the estate of the deceased Pierre Couc to obtain what was owed to Marie.

Since Saint-Cerny (the son-in-law) took care of her mother-in-law, the comment “since her children can not make her subsist” is unfair because Saint-Cerny obtained compensation for Marie following the order. I suggest that the comment should rather be interpreted as follows: Given the absence of some of her children in the region (except one daughter and son-in-law), the son-in-law is appointed. It must also be understood that during this period of time, it was almost impossible for her children to return to the region because of conflicts between the French, the English and the Amerindians. There were other repairs and rehabilitation made concerning the last will and testament of Pierre Couc, but they are of lesser importance.

Marie Marie Mite8ameg8k8 died on January 8, 1699. Her death record designates her as Madame Lafleur, “Indian widow” [“veuve sauvagesse”] of Mr. Lafleur.

The Mite8ameg8k8-Couc dit Lafleur children:

There are some people who make interesting distinctions between the French, the English and the Canadians during the historical period of New France. For them the French and the English are the people in power who exploit the country with the aim of benefiting themselves personally or for the European homelands while the Canadians are the locals, the Amerindians, the Coureurs de bois, the Métis, Voyageurs and all people who live in the country. A Québec chronicler maintains that we should call these people the “Canayens” as some of our ancestors did.

Often these Canayens were marginalized by the parties in power, especially those who did not obey “the order”. I sought to give a name to the inhabitants of the Pays-d’en-Haut. “Paysan d’en Haut” (Upper Land Peasant) does not sufficiently reflect the essence of these brave people, so I gave myself a certain liberty by naming them the “People of the Waters” because these ancestors spent a good part of their lives navigating the rivers, lakes and the Great Lakes of our great continent.

Since Jeanne died young, she could not flourish as most of her sisters and brothers did. What is remarkable with the children, and their spouses (and even some grandchildren) of Marie and Pierre are the following characteristics. They are almost all polyglots. A large part of them were interpreters. Most of them have played important roles in the “Pays-d’en-Haut” region at the political, historical and economic levels.

These adventurers traveled the St. Lawrence River, the Ottawa River, Lake Nipissing, the French River, the Great Lakes; Superior, Huron, Erie, Ontario and Michigan, and they walked along the shores of these waters in Québec, Ontario, Michigan, Pennsylvania and New York. These people would easily deal with the various Native American tribes and the English and the French. Some of them were perceived as rebels. In reality, they were precursors who took care of people rather than enriching those in power.

The history of the “People of the Waters” is not well known because they lived most of the time far from the Laurentian region and from Acadia. In discovering the lives of the children of Marie Mite8ameg8k8 and Pierre Couc, I realized that there are great heroes and heroines who are not known in the history of Québec, Ontario, Canada and even the United States.

Louis (known as Montour)

The first son was born on November 27, 1659 in Trois-Rivières. He had a child with Madeleine Sacokie in 1681 and he married Jeanne Quiquetig8k8é, on January 7, 1688 in Saint-François-du-Lac. Louis is the father of two children born of natural unions before his marriage. Louis and Jeanne Quiquetig8k8é are parents of three children. Around 1681, Louis worked in the fur trade as a registered voyageur and seasoned translator.

His excursions took him to several parts of the Pays-d’en-Haut. In 1688 Louis was in the Bay des Puants region (Green Bay, Wisconsin) and in 1692 he was an “engageur” for the Ottawa region (Outaouais). In addition, with a few partners, he formed a company that organized a trip to the Outaouais and elsewhere. (Michilimackinac Region and Saint Ignace, Michigan).

For several years, Louis lived with the Mississaugas. Around 1706 or 1707, Louis and his sister Isabelle Couc, because of difficulties caused by the administration of Fort Pontchartrain de Détroit, went to live with several soldiers and others in the Grand River area on Lake Erie. It should be noted that they had several beaver pelts in their possession!

The fur trade was competitive. When a person decided to go and bargain with the competitors, the administrative power tried to either defeat the person’s reputation, imprison them or exile them. In the history of New France, there are several, explorers, voyageurs and coureurs de bois who have been declared outlaws and criminals including several of our ancestors. It would seem that when people did not comply with the standards of the administration of the colony they were deemed pariahs. In the case of Louis, the French accused him of being a deserter and a fugitive.

It is evident that Louis, on account of his talents, prowess, and knowledge, had become an opponent too powerful for the French. As a leader, negotiating with the Amerindian Nations of the West and the People of the Waters, he threatened the economy of New France by trading with the people of the English colonies. Philippe de Rigaud de Vaudreuil, the governor of New France decided to eliminate the competition and sanctioned the assassination of Louis Couc dit Montour.

In the spring of 1709, before the end of April, Louis accompanied the Native Americans to Albany, New York for the purpose of fur-trading. Louis did not make it to Albany because he was killed in the Great Lakes region of New York. The Amerindians and the People of the Waters lost a great leader.

It should be noted that despite this loss, Louis’s sister, Isabelle and his wife pursued their goals and reached Albany. Isabelle repeated the trading voyage following year.

Angélique

She was born around 1662 in Cap-de-la-Madeleine. She married François Delpé dit Saint-Cerny, August 30, 1682 in Saint-Pierre de Sorel. In the Couc-Montour family, Angélique seems to be the most sedentary girl. She spent most of her life in Trois-Rivières. A few times she was a midwife and she also took care of her children. She also traveled to the English colony of New York. Her husband François Delpé dit Saint Cerny was hired as a voyageur to travel to Fort Saint-Louis in Illinois in 1692. François Delpé dit Saint-Cerny, was the son-in-law who acted as curator of the estate of Pierre Couc to see what was owed to Marie Mite8ameg8k8.

In 1723, Angélique sold the properties of Trois-Rivières, that had belonged to her parents, with the consent of her sisters.

She died on January 7, 1750, at Pointe du Lac.

Marguerite

She was born June 1 and was baptized on June 5, 1664 in Trois-Rivières. In 1682, she married Jean Fafard dit Maconse in the Pays d’en Haut, before December 31, 1686. Jean was a voyageur and an interpreter of many languages.

We know that Marguerite and Jean Fafard dit Maconse were in Michilimackinac for a period of time during the 1690s. Fafard died around 1705 in Detroit (or Fort Saint Joseph). In her second marriage, she married Michel Massé, a blacksmith and a voyageur, before the end of December 1705. She lived in Detroit until the beginning of the year 1716. Michel Massé and she moved to Fort Saint Joseph between 1716 and 1720. Michel Massé died on June 21, 1730 in Montréal.

We do not know Marguerite’s date of death.

Isabelle (Elisabeth)

The life and biography of Isabelle Couc dit Montour should be included in all history books about New France. It is impossible for me to relate and explain all the achievements and challenges overcome by this woman. In a few words one can not speak of her courage, talents and intelligence. At the end of the present text, I enumerate very good references concerning works of research regarding Isabelle!

She was born before April 1667, in Trois-Rivières. She married Joachim Germaneau on April 30, 1684 in Sorel. He died around 1699. Joachim Germaneau was a voyageur who sailed on the Great Lakes as early as 1687. During the years 1692 to 1694, he assumed the duties of engaging in expeditions to the Pays-d’en-Haut. He also devoted himself to the fur trade. In 1699, they were in Michilimackinac. He died between 1699 and 1700. Isabelle and Joachim are parents of one child.

Around 1695, Isabelle gave birth to a daughter. The father of the child may be Antoine de Lamothe, Sieur de Cadillac. The relationship between Lamothe de Cadillac and Isabelle deteriorated and at one point he accused her of having relations with different men. (Not proven). For a period of time Isabelle was the interpreter of Lamothe de Cadillac. In addition to French and English, she knew how to communicate in several Native American languages or Amerindian languages.

She married Pierre Téchenay (Tichenet) about 1704. Pierre died in June 1706, during a conflict between the Ottawa-Miami and Fort Pontchartrain. The same year Isabelle had an interview with Charles Joseph Amiot and Louis Laporte regarding the actions of Cadillac at Fort Pontchartrain of the Detroit. This interview may be one of the causes leading to disputes between Cadillac and Isabelle.

As mentioned earlier, Isabelle left Detroit with her brother to live on the shores of Lake Erie. After the death of her brother, Isabelle became an interpreter for the governor of New York. Around 1711, she married Carandawana an Oneida chief also known as Robert Hunter. Carandawana and Isabelle are the parents of two children André (Andrew) and Margaret. Around 1727, Isabelle lived in Pennsylvania. She died before 1750 in Pennsylvania.

In historical documents Isabelle is also known by the name of Elisabeth and is also called Isabelle Couc, La Germaneau, Tichenet and Madame Montour. Names that reflect aspects of a woman who lived in Trois-Rivières, Pointe-du-Lac, Sorel, Michilimackinac, Fort Pontchartrain of the Detroit, the shores of Lake Erie, near the Grand River, And Pennsylvania. Many of the descendants of Isabelle are very famous people in the history of the American colonies. I encourage you to read the story of her children and grandchildren.

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Madeleine

Madeleine is our ancestor and she was born about 1669, in Cap-de-la-Madeleine. About 1684, she married Maurice Ménard, son of Jacques Ménard and Catherine Forestier in Michillimakinac. Maurice was a voyageur and interpreter at Fort Michillimakinac. Madeleine her husband and children lived for a while in Michilimackinac. It is clear that Madeleine and her sisters, Marguerite and Isabelle made the circuit of the Ottawa River, Lake Nipissing, the French River, the Great Lakes and also the Saint Lawrence. One can identify Madeleine and her sisters as being among the first Francophone women to have traveled and lived in the Pays-d’en-Haut.

We do not know Madeleine Couc’s date of passing.

Jean

He was born around 1673. He married Anne, an Amerindian woman in Lachine, before November 24, 1706. I did not find much information about Jean except that in 1733 he was in Pennsylvania.

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The importance of Marie, Pierre and their children to the Algonquins, Métis and Franco-Ontarians:

Some descendants of Marie are considered Algonquins and Métis and others not. The criteria for considering someone as an Algonquin from Ontario were established by the tribe and the governments of Ontario and Canada. To be eligible, the person or an ancestor must have lived on the designated land for a period of time, at a specific time interval. The applicant must be a descendant of an Algonquin identified in genealogical and historical documents. The person must make the choice of wanting to be Algonquin and also to make application and be accepted by the tribe. In the case of our family, our grandfather Alexandre Bérubé and his mother, Marguerite Blain had lived on the territory, our ancestor is Marie Mite8ameg8k8 and some of us have applied and are recognized as belonging to the Mattawa- North Bay. Similar criteria apply to requisition from the Métis Nation of Ontario. Many people who are not accepted, or who have not applied, who live in this area consider themselves Franco-Ontarians. Negotiations for a treaty are underway with both governments and the process could take several years. Some people consider themselves Franco-Ontarian and Algonquin.

From Marie Mite8ameg8k8 to me!

Marie (Kakesik8k8e) Mitae8ameg8k8e (1631-1699)

Madeleine Couc (1669-1725)

Marguerite Ménard (1683-1763)

René Boileau (1707-1772)

Pélagie Boileau (1753-1805)

Josephte Bombardier (1784-1856)

Zoé Quay (Éthier Dragon) (1820-1885)

Marguerite Blain (1857-1925)

Alexandre fils Bérubé (1882-1969)

Eugène Bérubé (1926-1992)

Robert Bérubé

Sources, acknowledgments and thanks:

For more than forty years, I have been doing research. Often my success in finding information is due to the hard work done by others who have worked very hard and for several years to get to know our ancestors. I encourage history enthusiasts to read the research done by these people. (See references below)

I thank Suzanne Boivin Sommerville and Diane Wolford Sheppard for their contributions to research on several of my ancestors, including Marie Mite8ameg8k8, Pierre Couc and their descendants. (in English)

I also thank Norm Léveillé (in English) and Gilles Parenteau (in French) who also shared interesting information on their sites.

Suzanne Boivin Sommerville © 2014. All Sources Are Not Created Equal The Couc / Montour Family of Nouvelle France and the English Colonies 2009 / 2014 version: The French-Canadian Heritage Society of Michigan. http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Couc_-_Sources_Compiled_2014.228140631.pdf (en anglais)

Diane Wolford Sheppard – © 2014, 2015 – All Rights Reserved Detroit River Region métis Families – Part 2 – Caldwell – Couc Diane Wolford Sheppard The French-Canadian Heritage Society of Michigan. (en anglais) http://habitantheritage.org/yahoo_site_admin/assets/docs/Part_2_-_Caldwell_-_Couc.29105502.pdf

Norm Léveillé :Mite8ameg8k8 Narrative account or Documented facts http://www.leveillee.net/ancestry/d296.htm (en anglais)

Gilles Parenteau, Montréal Lot no 25 Île du Fort Pierre Couc en 1673 http://saint-francois-du-lac.com

Gilles Parenteau, Montréal Bagarre Mortelle et Voie de Fait http://saint-francois-du-lac.com

Next week: 1685: Nicolas Marion’s Wig

 

 

1690: Qui sont les héros et les héroïnes de la bataille de Rivière-Ouelle? Who are the Heroes and Heroines of the Battle of Rivière-Ouelle?

 

The English text follows the French one!
Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour eux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi juste que possibles par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer certaines erreurs en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les textes pour les rendre plus justes. Je remercie ces personnes. Je remercie aussi les gens qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

Pour les intéressées et intéressés, je vous encourage à vous inscrire à mon site Facebook! https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

 

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Qui sont les Héros et les Héroïnes de la bataille de Rivière-Ouelle? par Robert Bérubé

La première fois que j’ai lu au sujet de la Bataille de Rivière-Ouelle, j’étais très content de savoir que j’avais des ancêtres de la famille de mon père et aussi de celle de ma mère qui ne s’étaient pas “laissé manger la laine sur le dos” une expression souvent répétée par mon père. Comme beaucoup de gens, je ne portais pas grande attention aux noms dans la liste établie par Casgrain. Lorsque j’ai décidé de rédiger le présent article, je me proposais de donner un bref historique au sujet de mes ancêtres et de célébrer leur victoire! En peu de temps, j’ai découvert que la liste n’était pas juste donc, au lieu d’effectuer des biographies, j’ai décidé de tenter d’identifier avec justesse (ou justice?), le nom des gens présents à la Bataille de Rivière-Ouelle. En vérifiant différents sites, j’ai remarqué que les gens répétaient la liste de Casgrain, sans la questionner. Ce que je vous présente aujourd’hui est le fruit de plusieurs heures de recherches. Je ne suis pas un historien et il se peut qu’il y ait des erreurs. J’espère que les gens partageront avec moi leurs découvertes et leurs critiques. Cette nouvelle liste, je vous la présente comme un début de recherches qui avec le temps et la participation de plusieurs, identifiera les héros et les héroïnes de Rivière-Ouelle. Je ne voudrais pas que cette nouvelle liste soit copiée et affichée sans questionnement. Je voudrais que les gens aient la chance de soutenir ou de rejeter mes conclusions. Cette liste est un catalyseur et non une fin.

Un peu d’histoire

Le 29 octobre 1672, l’intendant Jean Talon concède à Jean-Baptiste Deschamps de Boishébert un fief sur le bord du fleuve Saint-Laurent de chaque côté de la rivière Ouelle, nommé la seigneurie de La Bouteillerie. Les premiers censitaires sont Damien Bérubé, Michel Bouchard, Galleran Boucher, Pierre Dancosse, Pierre Hudon, Robert Lévesque et Jacques Thiboutot. Le premier curé résident est l’abbé Pierre Francheville. Il a exercé ses fonctions de 1689 jusqu’en 1691.

1690 Hiver

Trois expéditions formées de Français et d’Amérindiens sont mises sur pied par le gouverneur Frontenac dans le but d’attaquer la Nouvelle-Angleterre au début de l’hiver 1690. Les trois attaques se terminent en victoire. Depuis plusieurs années, les Anglais des colonies anglaises et les Français de la Nouvelle-France se font la guerre. Les Anglais sont assistés des Iroquois qui sont responsables des massacres, entre autres, de Lachine et de Lachenaie (1689). Les Français et les Anglais luttent depuis longtemps afin d’obtenir le monopole du commerce de la traite de fourrures en Amérique. De plus, en 1689, la France et l’Angleterre sont encore en guerre. Suite à ces invasions, les Anglais sont offusqués, insultés et hérissés de cet affront. En revanche, ils préparent une contre-attaque.

Le général William Phips se rend en Acadie. Le gouverneur et les gens de l’Acadie sont surpris et ne peuvent résister à l’attaque et ils capitulent le 21 mai 1690. Par la suite les Anglais ont détruit une église, brûlé près de 30 maisons, ont rasé des fermes et ravagé des jardins. En somme, ils ont saccagé les côtes de l’Acadie et William Phips est retourné à Boston vainqueur! Mais pour lui cette victoire n’est qu’un début!

Le 20 août 1690, le commandant William Phips quitte Boston avec une flotte de 32 navires transportant 2000 miliciens. Son but est de détruire la ville de Québec. Il faut préciser qu’il y a seulement cinq ou six navires de la flotte qui sont des navires de guerre.

Nat'lGeographic

Phips se prépare à effectuer des gestes de malice en brûlant, pillant et ravageant les villages des côtes du Saint-Laurent dont Rivière-Ouelle. Des messagers de Québec préviennent les gens de la côte, le curé Pierre Francheville et les habitants de Rivière-Ouelle, de la montée des vaisseaux anglais et du fait que les soldats de Phips risquent de détruire leur village. Il semblerait selon Henri-Raymond Casgrain dans son livre: “Une paroisse canadienne au 17e siècle” que le seigneur de la Bouteillerie et la milice sont absents. Donc, le curé Francheville et les gens préparent une défense pour affronter les assaillants. Le but était d’empêcher le débarquement des Anglais.

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En utilisant les mots de Casgrain qui a recréé une histoire selon les us et coutumes de son temps, nous comprenons quand même la sévérité de ce qui attend nos ancêtres. Il admet avoir raconté son histoire avec une légère variante cependant, il cite aussi les informations écrites dans “l’Histoire de l’Hôtel-Dieu de Québec” rédigée par la mère Juchereau de Saint-Ignace. Casgrain fait parler Francheville:

Je ne vous reconnaîtrais pas si vous vous montriez assez lâches pour laisser débarquer ici ces mécréants de Bostonnais sans coup férir. Vous savez ce qui vous attend si vous les laisser approcher: ils brûleront vos maisons, votre église, profaneront les vases sacrés comme ils l’ont déjà fait ailleurs, et vous traîneront tous en captivité, vous vos femmes et vos enfants. Souvenez-vous que ces hommes sont les ennemis de Dieu aussi bien que les nôtres. Prenez donc tous les armes et tenez-vous prêts au premier signal”. p.8

En octobre 1690, les Anglais jetèrent l’ancre au large près de Rivière-Ouelle et six chaloupes occupées par 150 hommes s’approchent du rivage à la marée haute. Près de quarante personnes étaient aux aguets et cachés dans les bois, avec leurs fusils chargés. Lorsque les Anglais furent à la portée, le curé Francheville donne l’ordre de faire feu. L’équipage de la première embarcation tombe sous les balles, les autres doivent rebrousser chemin et les Anglais sont repoussés. Ils ne pouvaient estimer le nombre de leurs assaillants. En grande panique et en situation de catastrophe, les soldats regagnèrent leur navire. Donc, Rivière-Ouelle a été épargnée à cause du groupe de Canadiens et d’Amérindiens qui ont réprouvé la flotte anglaise. Phips a continué son chemin à Québec le 16 octobre où il est défait. Mais cette histoire est pour un autre à raconter…

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L’histoire a donné à ces hommes le titre de “Héros de la Rivière-Ouelle”

Pour ceux et celles qui pensent que cette bataille est une légende, ils sont faux car le fait historique a été rapporté dans les Annales de l’Hôtel Dieu de Québec par les soeurs Juchereau et Duplessis et dans d’autres documents. De plus, l’histoire a été répétée et imagée parfois avec des nuances faussées par plusieurs historiens et conteurs.

Casgrain dans son livre “Une paroisse canadienne au 17e siècle” a déterminé une liste des héros en inscrivant les noms des pères de famille et les noms des garçons en âge de porter une arme. Cependant, il y a plusieurs listes qui circulent depuis et lorsque l’on compare les listes, on remarque des différences! Nous devons conclure qu’aucune liste nous donnera un nombre exact de personnes présentes à la bataille car la liste initiale n’a pas été établie par ceux et celles qui ont vécu l’événement.

Paul-Henri Hudon dans son livre: “Rivière-Ouelle 1672-1972” contredit l’énoncé de Casgrain en ce qui a trait à l’absence de la milice. À la liste des hommes, il faudrait selon lui ajouter, en plus des colons de Rivière-Ouelle, ceux de Sainte-Anne de la Pocatière et voire même de Saint-Roch et la petite troupe de miliciens de Charles Lemoyne sieur de Longueil. Il faut sérieusement considérer ces propos.

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Casgrain supprime les noms des pionniers suivants car ils sont décédés: Damien Bérubé, Jacques Thiboutot et Jacques Miville. Il affirme que Jean-Baptiste Deschamps de Boishébert, le seigneur est absent car il est à Québec.

Finalement, Casgrain oubli le noms des femmes, des hommes âgés et des enfants. Il faudrait peut-être les considérer comme des héroïnes et des héros aussi, étant donné qu’elles et ils ont surement vécu les craintes et les traumatismes lors de la préparation des attaques. Se pourrait-il aussi que certaines femmes et certains enfants ont contribué et aider à l’attaque et ont fait partie d’un plan stratégique de première, de seconde et même de tierse défense? Elles et ils ne sont pas reconnus car on parle rarement de l’implication des femmes, des enfants et des vieillards. Pourtant lorsque l’on étudie des conflits de guerre où les communautés et non le militaire attitré s’impliquent, les femmes ont toujours eu un rôle important, même s’il est différent, à jouer. Elles ne tirent peut-être pas les armes mais elle participe à la lutte à leur manière.

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Paul-Henri Hudon avance la prémisse que Francheville est perçu comme le héros car il était possiblement le premier à raconter les événements aux religieuses de l’Hôtel-Dieu. Casgrain a déterminé les héros en utilisant le recensement de 1681 et en ajoutant les noms des hommes qui sont arrivés après le recensement et avant 1690.

Ne sachant pas trop comment inclure les femmes et les enfants dans son scénario, et aussi en étant contraint par les exigences de son époque, Casgrain nous présente une histoire imaginée:

Il est facile d’imaginer quelles durent être les inquiétudes et les craintes des femmes et des enfants, lorsqu’ils se virent seuls dans les maisons après le départ des hommes… p.98 . Est-ce un scénario véridique? Il faut peut-être imaginer un déroulement et un argument où les femmes et les enfants s’attendaient au pire et avaient développé des stratégies pour survivre au cas où les Bostonnais se seraient installés!

Les noms des défenseurs de Rivière-Ouelle ont été transmis de génération à génération. Il est peut-être temps de remettre en question la liste, d’effectuer de nouvelles recherches concernant cet événement historique et d’inclure les noms de tous les habitants y compris les femmes, les personnes âgées et les enfants.

Certains affirment que les deux frères Deschamps qui font partie de la liste le sont à tort car la famille était en France à ce temps mais ils ne fournissent pas de preuves à l’appui. Je ne peux contredire ou prouver cette affirmation.

Voici la liste, des noms des héros, créé par Casgrain. Il parle de 39 hommes.

François Autin

Sébastien Boivin

Étienne Bouchard

François Bouchard

Michel Bouchard

Pierre Bouchard

Galleran Boucher

Pierre Boucher

Philippe Boucher

Pierre Dancosse

François Deschamps

Joseph Deschamps

Mathurin Dubé

Nicolas Durant (pére)

Nicolas Durant

Pierre Émont

Jean Gauvin (père)

Jean Gauvin

Pierre Hudon

Jean de Lavoye

Jean Lebel (père)

Jean Baptiste Lebel

Robert Levesque

Claude Lisot

Guillaume Lisot

Jean Mignot dit Labrie

Charles Miville

Jean Miville

Abraham Ouellet

Grégoire Ouellet

Joseph Ouellet

Mathurin Ouellet

René Ouellet père

René Ouellet

Jean Pelletier

Noël Pelletier

Joseph Renault (père)

Joseph Renault

Pierre de Saint Pierre

J’ai décidé de procéder à une réplication des données à savoir si elles étaient justes. J’ai pris sa liste des noms (39 combattants) à ceci j’ai ajouté le nom du curé Francheville. Casgrain avait établi une deuxième liste dans laquelle se trouvait le nom de trois Amérindiens: Pierre Oustabany, Gabriel Keskabogouet et Guillaume Méokérimat. J’ai décidé d’ajouter les noms de ces braves hommes qui sont souvent oubliés. Le total se chiffre à 43. Je me suis référé au recensement de 1681, et à la deuxième liste de Casgrain qui parle des arrivées entre 1681 et 1689. J’ai ensuite consulté le registre de Rivière-Ouelle. (39 + 4 = 43)

La prochaine étape était de comparer les noms des hommes avec les informations trouvées dans le PRDH. Je n’ai pas été capable de trouver des renseignements précis concernant les Amérindiens mais j’ai décidé de les retenir quand même sur la liste.

Casgrain a indiqué qu’il retenait les noms des hommes capables “d’assumer les armes”. À ce temps, il semblerait que, l’âge requis pour prendre en charge un rôle soit dans la milice soit dans l’armée était d’entre 16 ans à 60 ans. Il y avait des exceptions faites si les personnes étaient en santé. Casgrain semblait inclure plusieurs garçons de 15 ans donc, j’ai fait de même. J’ai aussi ajouté un homme âgé de 63 ans. Il faut se souvenir que la situation étudiée en était une de guérilla plutôt que de conflits entre militaires.

En vérifiant les noms, les âges ainsi que l’épellation des noms, j’ai été surpris de découvrir un bon nombre d’erreurs.

Après vérification, une modification de certains noms s’avérait nécessaire:

Sébastien Boivin devrait se lire Sébastien Bonin.

Galleran Boucher peut aussi se lire Jean Galleran Boucher.

Joseph Deschamps devrait se lire Charles Joseph Deschamps.

François Deschamps devrait se lire Jean Baptiste François Deschamps.

Nicolas Durant père devrait se lire Jean Nicolas Durant. Il est l’époux de Marguerite Huot (Saint Laurent). Casgrain le confond avec Nicolas Durant, époux de Marie Renouart, qui n’a pas vécu à Rivière-Ouelle.

Pierre Hudon devrait se lire Pierre Hudon Beaulieu.

Jean Baptiste Lebel devrait se lire Nicolas Lebel. Jean Baptiste n’existe pas. De plus, Nicolas et Jean sont frères et non père et fils. Le père de Nicolas et Jean, qui se nomme Nicolas est décédé.

Claude Lisot devrait se lire Nicholas Claude Lizotte.

Jean Miville pourrait se lire Jean (Bernard) Miville.

Joseph Ouellet pourrait se lire Abraham Joseph Ouellet.

Nous devons ajouter le nom de six personnes qui ont été oubliées par Casgrain.

Gabriel Bouchard: 15 ans, fils de Michel Bouchard et de Marie Trottin.

Mathurin Dubé père: 59 ans, époux de Marie Campion.

Charles Lecanteur: 15 ans, fils de Jeanne Chevalier et beau-fils de Robert Lévesque.

Nicolas Lecanteur: 18 ans, fils de Jeanne Chevalier et beau-fils de Robert Lévesque.

Jean Pelletier dit Globoteur père: 63 ans, époux d’Anne Langlois. Malgré son âge je suggère Jean car il était un homme habitué aux gros ouvrages. Jeune, il avait été un donné aux Jésuites. De plus, son déménagement à Rivière-Ouelle était récent.

Charles Pelletier: 19 ans, fils de Jean Pelletier dit Globoteur et d’Anne Langlois.

De plus. Casgrain avait inscrit le nom de personnes qui n’existent pas ou qui ne vivaient pas à Rivière-Ouelle à ce temps. Nous devons enlever les personnes suivantes:

Nicolas Durant fils. Cette personne n’existe pas. Si c’était un fils possédant un autre nom, il serait trop jeune.

Enlever les noms des deux Jean Gauvin. Le père Jean Gauvin est l’époux d’Anne Magnan et il n’a pas vécu à Rivière-Ouelle. Le fils Jean Gauvin est venu après les faits lorsqu’il a épousé la veuve de Pierre Dancosse, Madeleine Bouchard.

Enlever le nom d’Abraham Ouellet et de René Ouellet fils. Casgrain dit que René Ouellet père est allé à la bataille avec ses cing fils, ce qui est faux. Casgrain a fait l’erreur de diviser les noms composés de Mathurin-René et d’Abraham-Joseph. Ce qui serait plus juste, serait de dire que René Ouellet est allé à la bataille avec ses trois fils, enfants d’Anne Rivet et ses deux beau-fils, Nicolas Lebel et Jean Lebel fils de sa deuxième épouse Thérèse Mignot (veuve de Nicolas Lebel, père).

Dans son livre, Casgrain mentionne que certaines personnes sont décédées, ce qui est juste. Ils sont Damien Bérubé, Jacques Thiboutot et Jacques Miville. Les enfants de Jacques Miville sont mentionnés et nous savons que son épouse Catherine de Baillon est décédée le même jour que lui. La veuve de Jacques Thiboutot, Marie Boucher s’est remariée à François Autin et ses enfants sont trop jeunes. Cependant, Casgrain oublie les beaux-enfants de Damien Bérubé. Bérubé est le beau-père de Pierre Soucy qui est le fils de Jean Soucy dit Lavigne et de Jeanne Savonnet, veuve de Damien Bérubé, en deuxième noces. Donc, nous ajoutons le nom de Pierre Soucy qui est âgé de 17 ans.

Étant donné que le certificat de mariage d’Agnès Grondin épouse de Pierre Émond précise que les parents de la mariée sont de la paroisse de Rivière-Ouelle et le mariage est le 31 janvier 1690, j’ai décidé d’ajouter le nom de Jean Grondin, époux de Sainte Mignault. Jean Grondin a 60 ans.

La famille de Nicolas Huot dit Saint Laurent et de Marie Fayet est aussi à Rivière-Ouelle. Nous devons ajouter le nom de Nicolas Huot, le père, âgé de 59 ans, et de son fils Laurent Huot âgé de 17 ans et de son autre fils Joseph Huot âgé de 15 ans.

Le 7 novembre 1689, Charles Aubert de la Chesnaye loue une terre à François Miville et à son fils Joseph à Rivière-Ouelle pour une période de neuf ans. Donc, nous devons ajouter le nom de François Miville âgé de 56 ans et de Joseph Miville âgé de 21 ans et de son autre fils Jacques Miville âgé de 15 ans.

Donc, nous avons 52 hommes qui sont des combattants.

Certains chercheurs ajoutent le nom de notre ancêtre André Mignier-Lagacé et de son épouse Jacquette Michel et ils affirment que la famille est venue s’établir à Rivière-Ouelle en 1685. Je n’ai PAS été capable de trouver des documents attestant ce fait. La première mention documentée et repérable de la famille Mignier-Lagacé est le 28 juin 1692, lorsque André et son fils louent une terre de Charles Aubert de la Chesnaye à la Grande-Anse. Donc, je ne peux inclure à ce moment-ci les Mignier-Lagacé faute de preuves.

J’ai choisi de ne PAS inclure le nom de Charles Lemoyne, sieur de Longueil et les miliciens faute de preuves importantes.

Il y a peut-être des serviteurs qui n’ont pas été comptés.

Certains affirment que les deux frères Deschamps qui font partie de la liste le sont à tort car la famille était en France à ce temps mais ils ne fournissent pas de preuves à l’appui. Je ne peux contredire ou prouver cette affirmation.

Lorsque j’ai lu la petite section dévouée aux femmes et je cite: “De temps en temps, on s’approchait des fenêtres pour voir si les ennemis n’arrivaient pas. Le respiration était arrêtée dans les poitrines en entendant le bruit de la fusillade, au bord de la grève. Chaque détonation pouvait être le coup de mort d’un mari, d’un enfant ou d’un frère”, je me suis dit que ce monsieur Casgrain connaît mal les femmes! Je doute fort qu’elles attendaient près du feu!

Il faut considérer que les femmes les plus âgées de Rivière-Ouelle avaient traversé l’Atlantique en tant que filles à marier, filles du roi, ou de migrantes arrivées avec leur famille. Il y avait aussi celles qui avaient traversé lorsqu’elles étaient enfants. Certaines de ces femmes avaient été orphelines en Europe et elles étaient habituées à prendre soin d’elles-même. Elles étaient débrouillardes. En plus, dans le groupe de femmes, il y en a nées en Nouvelle-France qui étaient aussi orphelines de père ou de mère. Plusieurs d’entre elles avaient enterré des conjoints donc, je doute qu’elles étaient le genre de femmes à regarder à travers les fenêtres et attendre. Il est vrai que Marie Trottin était décédée mais si ses filles avaient un peu le caractère de leur mère, les soeurs Bouchard étaient très capables de se défendre. Il faut se rappeler qu’en 1667, Marie Trottin, accompagnée de Catherine Caron, de Suzanne Rocheleau et d’Anne Saint-Denis avaient battu Nicolas Huot à coups de bâton!

En repérant les femmes de Rivière-Ouelle, j’ai découvert qu’il y avait 23 femmes qui étaient des épouses, y compris Catherine Macard l’épouse du seigneur Deschamps, deux veuves; Madeleine Dubé, veuve de Charles Bouchard et Jeanne Savonnet, veuve de Jean Soucy et de Damien Bérubé. Deux orphelines sont aussi identifiées Catherine Miville et Marie Soucy. Je reconnais aussi huit filles qui sont âgées de 15 ans et plus et qui sont célibataires. Certains voudraient peut-être ne pas compter Thérèse Mignot étant donné qu’elle était soit enceinte ou elle accouchait ou elle a donné naissance lors de cette période de temps. Si tel est le cas, j’affirme qu’elle était la personne la plus brave.

Voici ma liste révisée des héros et des héroïnes de Rivière-Ouelle.

Les personnes dont le nom est en gras sont mes ancêtres.

Liste des Héros et de Héroïnes de la Bataille de Rivière-Ouelle de 1690 (préparé par Robert Bérubé)

François Autin

Sébastien Bonin

Étienne Bouchard

François Bouchard

Gabriel Bouchard

Madeleine Bouchard

Marguerite Bouchard

Michel Bouchard

Pierre Bouchard

Anne Boucher

Jean Galleran Boucher

Madeleine Boucher

Marie Boucher

Pierre Boucher

Philippe Boucher

Sainte Boucher

Marie Campion

Jeanne Chevalier

Pierre Dancosse-

Jean Baptiste François Deschamps

Charles Joseph Deschamps

Madeleine Dubé

Mathurin Dubé père

Mathurin Dubé

Jean Nicolas Durant (pére)

Pierre Émont

Marie Fayet

Pierre Francheville

Marie Gerbert

Marie Gobeil

Agnès Grondin

Jean Grondin

Louise Charlotte Grondin

Marie Grondin

Pierre Hudon Beaulieu

Charlotte Huot (Saint-Laurent)

Geneviève Huot (Saint-Laurent)

Joseph Huot (Saint-Laurent

Nicolas Huot (Saint-Laurent)

Laurent Huot (Saint-Laurent)

Madeleine Huot (Saint-Laurent)

Marguerite Huot (Saint-Laurent)

Marie Anne Huot (Saint-Laurent)

Gabriel Keskabogouët

Anne Langlois

Madeleine Laporte

Jean de Lavoye

Jean Lebel

Nicolas Lebel

Charles Lecanteur

Nicolas Lecanteur

Marie Leclerc-

Marie Lehoux

Robert Levesque-

Françoise Lizotte

Nicolas Claude Lizotte

Guillaume Lizotte

Catherine Macard

Guillaume Méokerima

Jean Mignot dit Labrie

Madeleine Mignot

Sainte Mignot

Thérèse Mignot

Anne Miville

Catherine Miville

Charles Miville

François Miville

Jacques Miville

Jean (Bernard) Miville

Joseph Miville

Grégoire Ouellet

Abraham Joseph Ouellet

Mathurin-René Ouellet

René Ouellet père

Pierre Oustabany

Anne Pelletier

Charles Pelletier

Charlotte Pelletier

Jean Pelletier dit Globoteur (père)

Jean Pelletier

Noël Pelletier

Joseph Renault (père)

Joseph Renault

Pierre de Saint Pierre

Jeanne Savonnet

Anne Soucy

Marie Soucy

Pierre Soucy

Voici une liste qui associe le noms des ancêtres avec un de mes grand-parents.

Alexandre Bérubé

Lucienda Fréchette

Thomas Marion

Maria Fortin

Madeleine Bouchard
Michel Bouchard
Jean Galleran Boucher
Philippe Boucher
Pierre Dancosse
Mathurin Dubé père
Mathurin Dubé
Marie Fayet
Marie Gerbert
Jean Grondin
Nicolas Huot (Saint-Laurent)
Anne Langlois
Marie Leclerc
Guillaume Lizotte
Sainte Mignot
Thérèse Mignot
Anne Miville
Charles Miville
François Miville
Grégoire Ouellet
René Ouellet père
Anne Pelletier
Jean Pelletier dit Globoteur (père)
Jean Pelletier
Pierre de Saint Pierre
Jeanne Savonnet
Pierre Soucy
Madeleine Bouchard
Michel Bouchard
Marie Campion
Pierre Dancosse
Mathurin Dubé père
Mathurin Dubé
Marie Fayet
Nicolas Huot (Saint-Laurent)
Anne Langlois
Anne Miville
François Miville
Jean Pelletier dit Globoteur (père)
Jeanne Savonnet
Pierre Soucy
Jean Galleran Boucher
Philippe Boucher
Marie Campion
Jeanne Chevalier
Madeleine Dubé
Mathurin Dubé père
Marie Gerbert
Marie Gobeil
Pierre Hudon Beaulieu
Anne Langlois
Marie Leclerc
Robert Levesque
Françoise Lizotte
Guillaume Lizotte
Thérèse Mignot
Jean (Bernard) Miville
Abraham Joseph Ouellet
Mathurin-René Ouellet
René Ouellet père
Anne Pelletier
Jean Pelletier dit Globoteur (père)
Jean Pelletier
Pierre de Saint Pierre
Jeanne Savonnet
Pierre Soucy

La semaine prochaine: Marie Mite8ameg8k8

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A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those people who took the time to help me out. I also thank the people who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts.
For those  of you interested in receiving my texts automatically, I encourage you to subscribe to my Facebook site at       https://www.facebook.com/groups/394084010943300/
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1690: Who are the Heroes and Heroines of the Battle of Rivière-Ouelle? by Robert Bérubé

The first time I read about the Battle of Rivière-Ouelle, I was very happy to know that I had ancestors in both my father’s and my mother’s families who had not let themselves be defeated. Like many people, I did not pay much attention to the names in Casgrain’s list. When I decided to write this article, I planned to give a brief history of my ancestors and to celebrate their victory! In no time at all, I discovered that the list was not accurate, so instead of making biographies, I decided to try to identify all the names of the people present at the Battle of Rivière-Ouelle. By checking different sites, I have noticed that people were repeating Casgrain’s list without questioning it. What I am presenting to you today is the result of several hours of research. I am not a historian and there may be some mistakes. I hope that people will share with me their discoveries and criticisms. This new list, I present it to you as a beginning. That, with the participation of many, a proper list identifying all the heroes and heroines of Rivière-Ouelle may be accomplished. I do not want this new list to be copied and posted without questioning. I would like people to have the chance to support or reject my conclusions. This list is a catalyst and not an end.

A little bit of history:

On October 29, 1672, intendant Jean Talon conceded to Jean-Baptiste Deschamps de Boishébert a fief on the banks of the St. Lawrence River on either side of the river Ouelle, named the seigneury of La Bouteillerie. The first colonists were Damien Bérubé, Michel Bouchard, Galleran Boucher, Pierre Dancosse, Pierre Hudon, Robert Lévesque and Jacques Thiboutot. The first resident priest was Abbé Pierre Francheville. He held office from 1689 until 1691.

1690 Winter

Three expeditions of French and Native Americans were set up by Governor Frontenac to attack New England in the early winter of 1690. The three attacks ended in victory for the French. For several years, the English colonies and the French of New France have been waging war. The English are assisted by the Iroquois who are responsible for the massacres, among others, of Lachine and Lachenaie. The French and the British have long struggled to obtain a monopoly on the fur trade in North America. Moreover, in 1689, France and England are still at war. Following these invasions, the English are offended, insulted and bristling with this affront. So they prepared a counterattack.

In reaction to this strike, General William Phips went to Acadia. The governor and the people of Acadia were surprised and could not resist the assault and capitulated on May 21, 1690. Subsequently, the English destroyed a church, burned about 30 houses, razed farms and ravaged gardens. In short, they sacked the shores of Acadia and William Phips returned to Boston a champion! But for him this victory was only the beginning!

On August 20, 1690, Major William Phips left Boston with a fleet of 32 ships carrying 2000 militiamen. His purpose is to destroy the city of Québec. It should be noted that there are only five or six vessels in the fleet that are warships.

Nat'lGeographic

Phips is prepared to make malicious acts by burning, pillaging and ravaging the villages along the St. Lawrence coast, including Rivière-Ouelle. Messengers from Québec City are warning the people of the coast, including Father Pierre Francheville and the inhabitants of Rivière-Ouelle of the arrival of English ships and the fact that the soldiers of Phips risk destroying their village. According to Henri-Raymond Casgrain, in his book “A Canadian Parish in the 17th Century” the Seigneur (lord) of the Bouteillerie is absent. So the priest Francheville, and the people prepare a defense to confront the assailants. The object was to prevent the landing of the English.

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Using the words of Casgrain who recreated a story influenced by the customs and social mores of his time, we still understand the severity of what awaits our ancestors. He admits to having written his story with slight variations, however, he also quotes the information written in “History of the Hôtel-Dieu de Québec” written by Mother Juchereau of Saint-Ignace. Casgrain has Francheville state:

I would not recognize you if you showed yourself cowardly enough to allow these disbelievers of Bostonians to land here without striking a blow. You know what awaits you if you let them come near. They will burn your houses, your church, profane the sacred vases as they have done elsewhere, and drag you and your wives and children into captivity. Remember that these men are the enemies of God as well as ours. So take all the weapons and stand ready at the first signal. ” P.8

In October 1690 the English, anchored offshore near Rivière-Ouelle and six boats occupied by 150 men, approached the shore at high tide. Nearly forty people were on the alert and hidden in the woods, with their loaded rifles. When the English were within reach, Curé Francheville gave the order to fire. The crew of the first boat falls under the bullets, the others must turn back and the English are repulsed. They could not estimate the number of their assailants. In great panic and disaster, the soldiers returned to their ship. So Rivière-Ouelle was spared because of the group of Canadians and Amerindians who repudiated the English fleet. Phips went on his way to Québec City on October 16, he was defeated. But this story is for another person to tell…

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History has given these men the title of Heroes of Rivière-Ouelle.

For those who think that this battle is a legend, they are false because the story has been recorded in the annals of the Hôtel-Dieu de Québec by the Sisters Juchereau and Duplessis and also in other documents. In addition, the story has been repeated and sometimes illustrated with shady nuances by several historians and storytellers.

Casgrain in his book “Une paroisse canadienne au 17e siècle” (A Canadian Parish in the 17th Century), has established a list of heroes by using the names of fathers and the names of boys capable of bearing arms according to their age. However, there are several lists that circulate since that one was made and when one compares the lists one observes differences! We must conclude that any list will not give us the exact number of people present at the battle because the initial list was not established by those who experienced the event.

Paul-Henri Hudon in his book “Rivière-Ouelle 1672-1972” contradicts Casgrain’s statement regarding the absence of the militia. He states that in addition to the settlers of Rivière-Ouelle, the list of men should include those of Sainte-Anne de la Pocatière and even of Saint-Roch and the small group of militiamen of Charles Lemoyne, Sieur de Longueil. These remarks must be seriously considered.

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Casgrain removed the names of the following pioneers because they are deceased: Damien Bérubé, Jacques Thiboutot and Jacques Miville. He says that Jean-Baptiste Deschamps of Boishébert, the “seigneur” is absent because he is in Québec City.

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Casgrain forgot the names of women, older men and children. They might have to be seen as heroines and heroes as well, since they probably experienced the fears and traumas in the preparation of the attacks. Could it be that some women and some children contributed and helped in the attack and were part of a strategic plan of first, second and even third party defense? They are not known because historians rarely talk about the involvement of women, children and old people. Yet when we consider conflicts of war or communities and when the military is absent, women have always had an important role, although different, to play. They may not fire the weapons, but they participate in the struggle in their own fashion.

Paul-Henri Hudon puts forward the premise that Francheville is perceived as the biggest hero because he was the first to share the details of the events to the nuns of the Hôtel-Dieu. Casgrain determined the heroes using the 1681 census and by adding the names of the men who arrived after the census and before 1690.

Not knowing too well how to include women and children in his scenario, and also by being constrained by the traditions of his time, Casgrain presents us with an imagined story:

“It is easy to imagine what the worries and fears of women and children must have been when they were alone in the houses after the men had left …” p98.

Is this a true scenario? Perhaps it is necessary to imagine a process and an argument where women and children expected the worst and had developed strategies to survive in case the English landed!

The names of the defenders of Rivière-Ouelle were transmitted from generation to generation. It may be time to question the list, to conduct further research on this historic event and to include the names of all residents including women, the elderly and children.

Some claim that the two Deschamps brothers who are on the list are mistaken because the family was in France at that time but they do not provide any evidence to support it. I can not contradict or prove this statement. Here is the list of names of the heroes established by Casgrain. He lists 39 men.

François Autin

Sébastien Boivin

Étienne Bouchard

François Bouchard

Michel Bouchard

Pierre Bouchard

Galleran Boucher

Pierre Boucher

Philippe Boucher

Pierre Dancosse

François Deschamps

Joseph Deschamps

Mathurin Dubé

Nicolas Durant (pére)

Nicolas Durant

Pierre Émont

Jean Gauvin (père)

Jean Gauvin

Pierre Hudon

Jean de Lavoye

Jean Lebel (père)

Jean Baptiste Lebel

Robert Levesque

Claude Lisot

Guillaume Lisot

Jean Mignot dit Labrie

Charles Miville

Jean Miville

Abraham Ouellet

Grégoire Ouellet

Joseph Ouellet

Mathurin Ouellet

René Ouellet (père)

René Ouellet

Jean Pelletier

Noël Pelletier

Joseph Renault (père)

Joseph Renault

Pierre de Saint Pierre

I decided to replicate his research to find out if it was accurate. I started with his list of 39 names.  To this I added the priest, Francheville. Casgrain had a second list in which were the names of three Amerindians: Pierre Oustabany, Gabriel Keskabogouet and Guillaume Méokérimat. I decided to add the names of those brave men who are often forgotten. The total is 43. I then referred to the census of 1681, and to the second list of Casgrain which speaks of arrivals between 1681 and 1689. I then consulted the register of Rivière-Ouelle.

The next step was to compare the names of men with the information found in the PRDH (Programme de recherches en démographie historique). I was not able to find much information about the Amerindians, but I decided to keep them on the list.

Casgrain said he retained the names of men capable of bearing arms. At that time, it would appear that the age to assume a role either in the militia or in the military was between 16 years to 60 years of age. There were exceptions made if people were healthy. Casgrain appeared to include several 15-year-old boys so I did the same. I also added a 63-year-old man. It should be remembered that the situation researched was one of guerrilla warfare rather than of military conflict.

After checking the names, I was surprised to discover a lot of mistakes.

After verification, a modification of certain names was necessary:

Sébastien Boivin should read Sébastien Bonin.

Galleran Boucher can also be read Jean Galleran Boucher.

Joseph Deschamps should read Charles Joseph Deschamps.

François Deschamps should read Jean Baptiste François Deschamps.

Nicolas Durant father should read Jean Nicolas Durant. He is the husband of Marguerite Huot (Saint Laurent). Casgrain confuses him with Nicolas Durant husband of Marie Renouart who did not live in Rivière-Ouelle.

Pierre Hudon should read Pierre Hudon Beaulieu.

Jean Baptiste Lebel should read Nicolas Lebel. Jean-Baptiste Lebel does not exist. Moreover, Nicolas and Jean are brothers and not father and son. The father of Nicolas and Jean, who was called Nicolas is deceased.

Claude Lisot should read Nicholas Claude Lizotte.

Jean Miville could read Jean (Bernard) Miville.

Joseph Ouellette could read Abraham Joseph Ouellet.

We must add the names of six people who were forgotten by Casgrain.

Gabriel Bouchard: 15 years old, son of Michel Bouchard and Marie Trottin.

Mathurin Dubé father: 59 years old, husband of Marie Campion.

Charles Lecanteur: 15 years old, son of Jeanne Chevalier and stepson of Robert Lévesque.

Nicolas Lecanteur: 18 years old, son of Jeanne Chevalier and stepson of Robert Lévesque.

Jean Pelletier dit Globoteur father: 63 years old, husband of Anne Langlois. Despite his age, I suggest Jean because he was a man accustomed to hard work; young, he had been a “donné” (given to) to the Jesuits. In addition, his move to Rivière-Ouelle was very recent.

Charles Pelletier: 19 years old, son of Jean Pelletier dit Globoteur and Anne Langlois.

Moreover, Casgrain had inscribed the names of persons who did not exist or who did not live in Rivière-Ouelle at that time.

We need to remove the following people:

Nicolas Durant son. This person does not exist. If he were another son with a different name, he would be too young.

Remove the names of both Jean Gauvins. Father Jean Gauvin is the husband of Anne Magnan and he did not live in Rivière-Ouelle. The son Jean Gauvin came after the events when he married the widow of Pierre Dancosse, Madeleine Bouchard.

Remove the name of Abraham Ouellet and René Ouellet son. Casgrain said that René Ouellet’s father went to battle with his five sons, which is false. Casgrain made the mistake of dividing the compound names of Mathurin-René and Abraham-Joseph. What would be more accurate would be to say that René Ouellet went to battle with his three sons, children of Anne Rivet and his two stepsons, Nicolas Lebel and Jean Lebel, sons of his second wife Thérèse Mignot (widow of Nicolas Lebel father).

In his book, Casgrain mentions that some people had previously died, which is true. They are Damien Bérubé, Jacques Thiboutot and Jacques Miville. The children of Jacques Miville are mentioned and we know that his wife Catherine de Baillon died the same day as him. The widow of Jacques Thiboutot, Marie Boucher was remarried to François Autin and her children are too young. However, Casgrain forgets Damien Bérubé’s stepchildren. Bérubé is the stepfather of Pierre Soucy, who is the son of Jean Soucy dit Lavigne and Jeanne Savonnet, widow of Damien Bérubé in a second marriage. So we add the name of Pierre Soucy, who is 17 years old.

Given that the marriage certificate of Agnes Grondin wife, of Pierre Émond states that the parents of the bride are from the parish of Rivière-Ouelle and the marriage is January 31, 1690, I decided to add the name of Jean Grondin, husband of Sainte Mignault. Jean Grondin is 60 years old.

The family of Nicolas Huot dit Saint Laurent and Marie Fayet is also in Rivière-Ouelle. So we have to add the name of Nicolas Huot, the 59-year-old father, and his son, Laurent Huot, aged 17, and his other son, Joseph Huot, aged 15.

On November 7, 1689, Charles Aubert de la Chesnaye rented land to François Miville and his son Joseph at Rivière-Ouelle for a period of nine years. So we must add the name of François Miville, aged 56, and Joseph Miville, aged 21, and his other son, Jacques Miville, aged 15.

So we have 52 men who could be combatants.

Some researchers add the name of our ancestor André Mignier-Lagacé and his wife Jacquette Michel and they say that the family came to settle in Rivière-Ouelle in 1685. I was not able to find documents attesting to this fact. The first documented and traceable mention of the Mignier-Lagacé family is June 28, 1692, when André and his son rented land from Charles Aubert de la Chesnaye at Grande-Anse. So, I did not include the Mignier-Lagace at this time for lack of evidence.

I did not include the name of Charles Lemoyne, Sieur de Longueil, and the militiamen for lack of important evidence.

There may be some servants who have not been counted.

Some claim that the two Deschamps brothers who are on the list are mistaken because the family was in France at that time, but they do not provide any evidence to support it. I cannot contradict or prove that.

When I read the little section devoted to women, and I quote: “From time to time, they approached the windows to see if the enemies did not arrive. The breathing was stopped when hearing the noise of the shooting, at the edge of the shore. Each detonation could be the death sentence of a husband, a child or a brother “, I thought that this Mr. Casgrain knows little about women! I doubt very much that they were waiting near the fire.

It must be remembered that the elder women of the community had crossed the Atlantic either has girls to be married, as daughters of the king or migrant women who had arrived with their families. There were also those who had crossed when they were children. Some of these women had been orphaned in Europe and were used to taking care of themselves. They were resourceful. In addition, in the group of women, there were some born in New France who were also orphaned because of the death of a parent.

Several of them had buried spouses so I doubt they were the kind of women to look through the windows and wait. It is true that Marie Trottin had died, but if her daughters had the character of their mother, the Bouchard sisters were very capable of defending themselves. It must be remembered that in 1667, Marie Trottin, accompanied by Catherine Caron, Suzanne Rocheleau and Anne Saint-Denis, had beaten Nicolas Huot with a stick!

When I identified the women of Rivière-Ouelle I discovered that there were 23 women who were wives, including Catherine Macard, the wife of Seigneur Deschamps, two widows Madeleine Dubé widow of Charles Bouchard and Jeanne Savonnet widow of Jean Soucy and Damien Bérubé. Two orphans are also identified Catherine Miville and Marie Soucy. I also identified eight girls who are aged 15 and over and are single.

Here is my revised list of heroes and heroines of Rivière-Ouelle.

People whose names are in bold are my ancestors.

List of Heroes and Heroines of the Battle of Rivière-Ouelle of 1690 (prepared by Robert Bérubé)

François Autin

Sébastien Bonin

Étienne Bouchard

François Bouchard

Gabriel Bouchard

Madeleine Bouchard

Marguerite Bouchard

Michel Bouchard

Pierre Bouchard

Anne Boucher

Jean Galleran Boucher

Madeleine Boucher

Marie Boucher

Pierre Boucher

Philippe Boucher

Sainte Boucher

Marie Campion

Jeanne Chevalier

Pierre Dancosse

Jean Baptiste François Deschamps

Charles Joseph Deschamps

Madeleine Dubé

Mathurin Dubé père

Mathurin Dubé

Jean Nicolas Durant (pére)

Pierre Émont

Marie Fayet

Pierre Francheville

Marie Gerbert

Marie Gobeil

Agnès Grondin

Jean Grondin

Louise Charlotte Grondin

Marie Grondin

Pierre Hudon Beaulieu

Charlotte Huot (Saint-Laurent)

Geneviève Huot (Saint-Laurent)

Joseph Huot (Saint-Laurent

Nicolas Huot (Saint-Laurent)

Laurent Huot (Saint-Laurent)

Madeleine Huot (Saint-Laurent)

Marguerite Huot (Saint-Laurent)

Marie Anne Huot (Saint-Laurent)

Gabriel Keskabogouët

Anne Langlois

Madeleine Laporte

Jean de Lavoye

Jean Lebel

Nicolas Lebel

Charles Lecanteur

Nicolas Lecanteur

Marie Leclerc

Marie Lehoux

Robert Levesque

Françoise Lizotte

Nicolas Claude Lizotte

Guillaume Lizotte

Catherine Macard

Guillaume Méokerima

Jean Mignot dit Labrie

Madeleine Mignot

Sainte Mignot

Thérèse Mignot

Anne Miville

Catherine Miville

Charles Miville

François Miville

Jacques Miville

Jean (Bernard) Miville

Joseph Miville

Grégoire Ouellet

Abraham Joseph Ouellet

Mathurin-René Ouellet

René Ouellet (père)

Pierre Oustabany

Anne Pelletier

Charles Pelletier

Charlotte Pelletier

Jean Pelletier dit Globoteur (père)

Jean Pelletier

Noël Pelletier

Joseph Renault (père)

Joseph Renault

Pierre de Saint Pierre

Jeanne Savonnet

Anne Soucy

Marie Soucy

Pierre Soucy

Here is a list of those that are ancestors of my grandparents.

Alexandre Bérubé Lucienda Fréchette Thomas Marion Maria Fortin
Madeleine Bouchard

Michel Bouchard

Jean Galleran Boucher

Philippe Boucher

Pierre Dancosse

Mathurin Dubé père

Mathurin Dubé

Marie Fayet

Marie Gerbert

Jean Grondin

Nicolas Huot (Saint-Laurent)

Anne Langlois

Marie Leclerc

Guillaume Lizotte

Sainte Mignot

Thérèse Mignot

Anne Miville

Charles Miville

François Miville

Grégoire Ouellet

René Ouellet père

Anne Pelletier

Jean Pelletier dit Globoteur (père)

Jean Pelletier

Pierre de Saint Pierre

Jeanne Savonnet

Pierre Soucy

Madeleine Bouchard

Michel Bouchard

Marie Campion

Pierre Dancosse

Mathurin Dubé père

Mathurin Dubé

Marie Fayet

Nicolas Huot (Saint-Laurent)

Anne Langlois

Anne Miville

François Miville

Jean Pelletier dit Globoteur (père)

Jeanne Savonnet

Pierre Soucy

Jean Galleran Boucher

Philippe Boucher

Marie Campion

Jeanne Chevalier

Madeleine Dubé

Mathurin Dubé père

Marie Gerbert

Marie Gobeil

Pierre Hudon Beaulieu

Anne Langlois

Marie Leclerc

Robert Levesque

Françoise Lizotte

Guillaume Lizotte

Thérèse Mignot

Jean (Bernard) Miville

Abraham Joseph Ouellet

Mathurin-René Ouellet

René Ouellet père

Anne Pelletier

Jean Pelletier dit Globoteur (père)

Jean Pelletier

Pierre de Saint Pierre

Jeanne Savonnet

Pierre Soucy

Next week: Marie Mite8ameg8k8

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