Jan Jacques Bloem (Jean Jacquiés dit Leblond): Maître sculpteur: Jan Jacques Bloem. (Jean Jacquiés dit Leblond): Master Sculptor

rpcq_bien_93696_2000966

 

The English version follows the French one.

Pour les intéressées et intéressés, je vous encourage à vous inscrire à mon site Facebook! https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

Jan Jacques Bloem (Jean Jacquiés dit Leblond): Maître sculpteur

par Robert Bérubé

Cette semaine, je vous présente un ancêtre talentueux dans le domaine de la sculpture et de l’art Jan Jacques Bloem. (Jean Jacquiés dit Leblond)

Jan Jacques Bloem est né vers 1688, dans la paroisse de Sainte-Catherine à Bruxelles, en Belgique. Il est le fils de Luc Jacquiés et de Barbe Segris (Seygris). Il est aussi connu sous le nom de Jean Jacquiés dit Leblond.

Jean arrive en Nouvelle-France vers 1712. Il épousa Catherine (Chrétienne) Guillemot (Lalande), le 24 novembre 1715 à Montréal. Catherine est la fille de Marie Madeleine Dupont et de François Guillemot (Lalande). Catherine est née le 28 septembre 1695 à Montréal et elle a été baptisée le lendemain.

Jean et Catherine sont parents des enfants suivants:

Nom Naissance Mariage Décès Conjoint
Agnès 5 août 1720 Trois-Rivières 23 janvier 1746 Varennes 5 janvier 1770 Varennes Louis Mongeau
Michelle 18 novembre 1722

Trois-Rivières

8 avril 1723 Trois-Rivières
Geneviève 8 mars 1724 Trois-Rivières 21 janvier 1748 L’Assomption 22, 23 juin 1803 L’Assomption Pierre Marsan (Lapierre)

Au 17e siècle et au début du 18e, les communautés religieuses et les citoyens d’importance de la Nouvelle-France importaient des sculptures d’Europe. Un tabernacle commandé pour l’Hôtel-Dieu de Québec, en 1704, est arrivé au pays, 12 ans plus tard! Pour répondre aux besoins des communautés qui fondaient des paroisses et construisaient des chapelles, il fut décidé d’inviter des sculpteurs à venir s’établir dans la colonie.

Les sculpteurs d’Europe, les plus connus en Nouvelle-France sont Denis Mallet d’Alençon, Charles Chabouli de Saint-Rémi de Troyes et Jan Jacques Bloem (Jean Jacquiés dit Leblond), notre ancêtre de Bruxelles. Ces sculpteurs répondent aux besoins d’une communauté en émergence, et ils instaurent un système d’apprentissage dont le but est de former des sculpteurs nés en Nouvelle-France. Parmi les sculpteurs nés en terre d’Amérique, il y a Noël et Pierre-Noël Levasseur qui ont établi des liens avec Jacquiès dit Leblond et autres artisans.

92691_7766

Jean Jacquiés dit Leblond œuvra surtout dans la région de Trois-Rivières. En 1712, Jacquiès dit Leblond, un protégé de Noël Levasseur, fabrique le retable situé derrière l’autel de la chapelle du couvent des Récollets à Montréal. Ce retable se trouve aujourd’hui dans le choeur de l’église de Saint-Grégoire-de-Nicolet, en face de Trois-Rivières. Le site: “Musée Acadien du Québec et la section Répertoire des régions acadiennes du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand”, dans un texte rédigé par Jeanne-D’Arc Hébert et Barbara Dubuc, nous révèle le suivant: “En 1811, les marguilliers de la paroisse font l’acquisition du tabernacle de l’église des récollets de Montréal, une œuvre attribuée à Charles Chaboulié, et de son retable, pièce maîtresse de l’église, contre lequel le tabernacle est adossé. Cet ornement, créé en 1713 par le sculpteur flamand Jan Jacques Bloem, dit Leblond, vient enrichir le décor de l’église de Saint-Grégoire-le-Grand”.

 

aut21_166

Musée Acadien du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand

 

Le 2 juin 1713, Jacquiés s’engage à travailler pendant un an pour les récollets de Montréal

Nous apprenons dans un contrat signé par le père Joseph Denys, le 28 juin 1716 que Jacquiés dit Leblond est embauché pour sculpter l’autel des Ursulines de Trois-Rivières. Selon, Maurice Carrier dans le “Dictionnaire Biographique du Canada”: “Le curé de Saint-François-du-Lac, Jean-Baptiste Dugast, lui commanda, le 23 février 1721, un tabernacle semblable « à celui qu’icelui Leblond a ci-devant fait aux révérends Pères Récollets de cette ville [Trois-Rivières] et qui est à présent au maître-autel de leur église ». Outre le bois nécessaire, Jacquiés reçut 350# en monnaie et 20 livres de tabac”.

Avant 1721, Jacquiés, forme des tabernacles, pour les récollets. Il y en a un maintenant à l’église de Saint-Maurice (Champlain). En 1716, il oeuvre pour les Ursulines de Trois-Rivières et en février 1721, il construit un tabernacle pour l’église de Saint-François-du-Lac. Le tabernacle de Saint-François-du-Lac se trouve maintenant au musée d’art de Joliette. Vous pouvez voir une photo du tabernacle dans l’article “Le musée d’art de Joliette” de Laurier Lacroix à file:///C:/Users/Robert/Desktop/18521ac%20musée.pdf

Les sculpteurs du régime français ne se limitent pas aux oeuvres à caractère religieux. Ils reçoivent des commandes pour produire aussi des oeuvres profanes pour des édifices gouvernementaux ou des navires. Je n’ai pas trouvé d’oeuvres, du domaine laïque, que nous pouvons attribuer à Jacquiés.

 

Bécancour Église de Saint-Grégoire66

Musée Acadien du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand

 

Il reste peu de l’oeuvre de notre ancêtre sculpteur. En plus du retable à Saint-Grégoire de Nicolet, il semblerait que seuls deux bas-reliefs destinés à la première église de Yamachiche, représentant “Saint Joseph” et “Saint Simon” sont conservés. Certains affirment que des fragments du tabernacle de Saint-François-du-Lac sont la création de Jacquiés dit Leblond. Il est difficile d’identifier clairement les maîtres de certaines oeuvres, de ce temps.

On dit que les deux tableaux: “Marie-Madeleine repentante” et Madone tenant son enfant” existent encore aujourd’hui, mais je n’ai pas été capable de les trouver. Maurice Carrier raconte le suivant au sujet du style de l’artiste: “On y remarque une absence d’artifices et un certain raidissement qui rappellent en quelque façon la naïveté des maîtres du Moyen Âge. La statue de la Vierge est plus détaillée sans être fignolée. L’ascendance flamande de l’artiste est plus évidente en ses peintures, qui conservent encore une certaine rigidité de composition qu’atténuent agréablement les drapés compliqués et les tons bien distribués”.

Nous pouvons juger de ses talents de sculpteur en regardant la “Vierge à l ‘enfant”, propriété du musée du Québec.

 

106968c57f7eeb8c15b6acc9aaceb4ef Jacquiers

 Musée National des Beaux-Arts du Québec.

 

En ce qui touche le style des artisans de la Nouvelle-France, François-Marc Gagnon dans “Historica Canada: Sculpture” stipule le suivant: “Si les sculpteurs sur bois de la Nouvelle-France reconnaissent les modes et tendances ayant cours en France au XVIIe siècle, les quelques pièces conservées de cette époque nous permettent de croire que le style de la sculpture coloniale est quelque peu différent. Les formes riches et arrondies du baroque français sont généralement remplacées par une robustesse qui rend la sculpture canadienne unique en son genre. Cette caractéristique de la sculpture canadienne-française va perdurer pendant une bonne partie du XIXe siècle, et elle est aussi probablement liée aux qualités et aux limitations du bois, matériau utilisé en Nouvelle-France. À la différence des sculpteurs français, les sculpteurs de la Nouvelle-France ne travaillent pratiquement jamais la pierre”.

Beaucoup de peintures, de sculptures et d’autres oeuvres artisitiques de cette période n’ont pas survécu aux défis des temps. Si vous connaissez d’autres oeuvres de notre ancêtre, maître-sculpteur et peintre s.v.p. me le laisser savoir!

Jean est décédé le 26 décembre 1723, à Sorel, avant la naissance de sa fille Geneviève “d’une longue maladie”. Son épouse était enceinte de notre ancêtre Geneviève et elle était mère aussi d’une petite fille de trois ans, Agnès.

d13p_00910928

 

d13p_0091092899

Sculpteur …d’une longue maladie. 

 

Catherine est décédée le 23 novembre 1734 à Montréal et la sépulture a eu lieu le lendemain. Agnès avait 14 ans et Geneviève seulement dix ans.

Voici la lignée de Jan Jacquiés dit Bloem à moi

Jean Jacquiés fit Leblond (1688-1723)

Geneviève Jacques (1724-1803)

Marie des Anges Marsan (dit Lapierre) (1763-1840)

Joseph Venne (1791- )

Éloïse Venne (1819-1872)

Israël Lepage (1846-1925)

Célina Lepage (1866-1951

Maria Fortin (1903-1999)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

 

Un petit mot pour vous REMERCIER de lire mes textes! Pour ceux et celles qui m’encouragent, je vous remercie du plus profond du coeur! Je ne suis ni écrivain, ni historien! Je raconte des histoires! Je tente de les rendre aussi justes que possible par mes recherches. Cependant, il peut y avoir des erreurs. Certaines personnes m’ont fait remarquer diverses coquilles en privé et même publiquement et j’ai eu la chance de corriger les histoires pour les rendre plus congruentes. Je suis reconnaissant envers ces gens. Je remercie aussi les individus qui me demandent la permission avant de partager, copier, et répéter mes textes.

Pour les intéressées et intéressés, je vous encourage à vous inscrire à mon site Facebook! https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

 

rpcq_bien_93696_2000966

 

Jan Jacques Bloem. (Jean Jacquiés dit Leblond): Master Sculptor

by Robert Bérubé

For those  of you interested in receiving my stories automatically, I encourage you to subscribe to my Facebook site at    

 https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

This week, I present a talented ancestor in the field of sculpture and art, Jan Jacques Bloem. (Jean Jacquiés dit Leblond)

Jan Jacques Bloem was born around 1688, in the parish of Sainte-Catherine in Brussels, Belgium. He is the son of Luc Jacquiés and Barbe Segris (Seygris). He is also known as Jean Jacquiés dit Leblond.

Jean arrived in New France about 1712. He married Catherine (Chrétienne) Guillemot (Lalande) on November 24, 1715 in Montréal. Catherine is the daughter of Marie Madeleine Dupont and François Guillemot (Lalande). Catherine was born on September 28, 1695 in Montréal and was baptized the following day.

Jean and Catherine are parents of the following children:

Name Birth Mariage Death Husband
Agnès 5 aug. 1720 Trois-Rivières 23 jan. 1746 Varennes 5 jan.1770 Varennes Louis Mongeau
Michelle 18 november 1722

Trois-Rivières

8 april 1723 Trois-Rivières
Geneviève 8 march 1724 Trois-Rivières 21 jan. 1748 L’Assomption 22, 23 june 1803 L’Assomption Pierre Marsan (Lapierre)

In the 17th century, and also during the beginning of the 18th, religious communities and important citizens of New France imported sculptures from Europe. A tabernacle ordered for the Hôtel-Dieu de Québec in 1704 arrived 12 years later! To meet the needs of the communities that founded parishes and built chapels, it was decided to invite sculptors to come and settle in the colony.

The most famous sculptors that came from Europe are Denis Mallet from Alençon, Charles Chabouli of Saint-Rémi de Troyes and Jan Jacques Bloem (Jean Jacquiés dit Leblond), our ancestor from Brussels, Belgium. These sculptors respond to the needs of an emerging community, and they set up a learning system designed to train sculptors born in New France. Among the sculptors born on the American continent are Noël and Pierre-Noël Levasseur who have established links with Jacquiès dit Leblond and other artisans.

92691_7766

Jean Jacquiés dit Leblond worked mainly in the Trois-Rivières region. In 1712, Jacquiès dit Leblond, a protégé of Noël Levasseur, made the altarpiece behind the altar of the chapel of the Récollets convent in Montréal. This altarpiece is now in the choir of the church of Saint-Grégoire-de-Nicolet, opposite Trois-Rivières. The site: “Musée Acadien du Québec and the Directory of Acadian Regions of Québec: Church of Saint-Grégoire-le-Grand”, in a text written by Jeanne-D’Arc Hébert and Barbara Dubuc, reveals the following: “In 1811 , the churchwardens of the parish purchased the tabernacle of the church of the Récollets de Montréal, a work attributed to Charles Chaboulié, and his altarpiece, the centerpiece of the church, against which the tabernacle was leaned. This ornament, created in 1713 by the Flemish sculptor Jan Jacques Bloem, known as Leblond, enriches the decor of the church of Saint-Grégoire-le-Grand.

 

aut21_166

Musée Acadien du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand

 

On June 2, 1713, Jacquiés pledged to work for a year for the Récollets of Montréal.

We learn in a contract signed by Father Joseph Denys on 28 June 1716 that Jacquiés dit Leblond was hired to sculpt the altar of the Ursulines of Trois-Rivières. According to Maurice Carrier in the “Biographical Dictionary of Canada”: “The priest of Saint-François-du-Lac, Jean-Baptiste Dugast, commissioned him, on February 23, 1721, a tabernacle similar to that which Leblond “before the reverend Fathers Récollets of that city [Trois-Rivières], which is now at the high altar of their church.” Besides the necessary wood, Jacquiés received 350 livres (pounds) in money and 20 pounds of tobacco”.

Before 1721, Jacquiés builds tabernacles, for the Récollets. There is one now at the church of Saint- Maurice (Champlain). In 1716, he worked for the Ursulines of Trois-Rivières and in February 1721, he built a tabernacle for the church of Saint-François-du-Lac. The tabernacle of Saint-François-du-Lac is now in the Joliette Art Museum. You can see a picture of the tabernacle in the article “The Art Museum of Joliette” by Laurier Lacroix at file:///C:/Users/Robert/Desktop/18521ac%20musée.pdf

The sculptors of the French regime are not limited to the works of religious nature only. They receive orders to also produce secular works for government buildings or ships. I have not found works, of the secular domain, which we can attribute to Jacquiés.

 

 

Bécancour Église de Saint-Grégoire66

Musée Acadien du Québec: église de Saint-Grégoire-le-Grand

 

There remains little of the work of our ancestor the sculptor. In addition to the altarpiece of Saint-Grégoire de Nicolet, it would seem that only two “bas-reliefs” for the first church of Yamachiche, representing “Saint Joseph” and “Saint Simon” are preserved. Some claim that fragments of the tabernacle of Saint-François-du-Lac are the creation of Jacquiés dit Leblond. It is difficult to clearly identify the authors of certain works from that time period.

It is said that the two paintings: “Mary Magdalene Repentant” and “Madonna holding her child” still exist today, but I have not been able to find them. Maurice Carrier recounts the following regarding the style of Jacquiés “There is an absence of artifices and a certain stiffness that reminds us in some way of the naiveté of the masters of the Middle Ages. The Flemish ancestry of the artist is more evident in his paintings, which still retains a certain rigidity of composition which pleasantly attenuates the complicated draperies and well-distributed tones”.

We can judge his talents as a sculptor by looking at the “Virgin and Child”, owned by the Musée du Québec.

 

106968c57f7eeb8c15b6acc9aaceb4ef Jacquiers

Musée National des Beaux-Arts du Québec.

 

Regarding the style of the craftsmen of New France, François-Marc Gagnon in “Historica Canada: Sculpture” states the following: “If the wood carvers of New France recognize the fashions and trends in France during the17th century, the few preserved pieces of this period allow us to believe that the style of the colonial sculpture is somewhat different. The rich and rounded forms of French Baroque are generally replaced by a sturdiness that makes Canadian sculpture unique. This characteristic of French-Canadian sculpture continued on for much of the 19th century, and is also probably related to the qualities and limitations of wood, a material used in New France. Unlike French sculptors, the sculptors of New France hardly ever work the stone”.

Many paintings, sculptures and other artistic works of this period did not survive the challenges of the times. If you know other works of our ancestor, the master-sculptor and painter please let me know!

Jean died on December 26, 1723, at Sorel, before the birth of his daughter Geneviève “of a long illness”. His wife was pregnant with our ancestor Genevieve and she was also the mother of a three-year-old girl, Agnès.

d13p_00910928

 

d13p_0091092899

sculptor who died “from a long illness.

 

Catherine died on November 23, 1734 in Montréal and the burial took place the following day. Agnès was 14 years old and Genevieve only ten years.

Here is the line of Jan Jacquiés dit Bloem to me.

Jean Jacquiés dit Leblond (1688-1723)

Genevieve Jacques (1724-1803)

Mary of the Angels Marsan (Lapierre) (1763-1840)

Joseph Venne (1791-)

Eloïse Venne (1819-1872)

Israel Lepage (1846-1925)

Célina Lepage (1866-1951)

Maria Fortin (1903-1999)

Huguette Marion (1933-1995)

Robert Bérubé

For those  of you interested in receiving my stories automatically, I encourage you to subscribe to my Facebook site at      

https://www.facebook.com/groups/394084010943300/

A word to THANK all of YOU for reading my texts! For those of you who take the time to encourage me, I thank you from the bottom of my heart! I am neither a writer nor an historian! I tell stories! I try to make them as accurate as possible by doing a lot of research. However, there are sometimes errors.
Some people have pointed out to me some mistakes in private and even publicly, and I have had the chance to correct the texts to make them more accurate. I thank those individuals who took the time to help me out. I also thank the persons who ask me for permission before sharing, copying, and repeating my texts

 

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s