1643 : La première famille arrivée à Montréal et la tête de l’homme mort: Montréal’s First Family and the Dead Man’s Head!

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The English version follows the French one.

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Lorsque les historiens rédigent l’histoire de la Nouvelle-France, ils portent beaucoup attention aux contributions des chefs politiques et religieux du temps. On entend beaucoup parler de Champlain, de Maisonneuve, de Marie de l’Incarnation et de Marguerite Bourgeois. Ils et elles ont beaucoup contribué à la création de notre pays cependant, si le pays avait dépendu de seulement de ces gens, il n’y aurait pas eu de survivance du peuple. Ces personnages historiques n’ont pas eu d’enfants qui ont contribué à l’accroissement de la population. On oublie l’importance d’avoir des petits, d’assurer leur bien-être et leur survivance et aussi de reconnaître les efforts extraordinaires déployés à la construction de foyers, de gîtes, et d’habitations.

Si notre pays existe aujourd’hui c’est plutôt grâce aux pères et mères qui ont donné naissance, ont élevé des enfants, ont construit des maisons, des villages et des villes. Malheureusement, lorsque l’on prend le temps d’avoir des enfants et d’assurer leur survivance nous n’avons pas le temps de rédiger des biographies, des journaux intimes ou des communiqués. Ceci est la raison primordiale pour laquelle nous parlons beaucoup de religieux et non de parents. Les religieux avaient le temps d’écrire des lettres et des journaux tandis que les mères de famille ayant 10 enfants ou plus se dévouaient à assurer la survivance et le bien-être de leurs enfants.

Aujourd’hui, je vous présente les membres d’une famille qui devraient être reconnus au même pied d’égalité que Maisonneuve et Bourgeois, il s’agit de la famille de Françoise Gadois et de Nicolas Godé!

Nicolas Godé (1590-1657) est né vers 1590, à Saint-Martin d’Igé, au Perche. Vers 1620, à Saint-Martin d’Igé, il épousa Françoise Gadois (1595-1689) de la même région. Françoise est née vers 1595. Nous ne connaissons pas le nom des parents de Nicolas et de Françoise. Cependant, nous savons que Françoise a un frère nommé Pierre Gadois marié à Louise Mauger qui est aussi venu en Nouvelle-France.

Françoise Gadois et Nicolas Godé sont parents de cinq enfants tous baptisés à Saint-Martin-d’Igé : François né le 6 mars 1621; Nicolas né le 26 janvier 1629, Françoise née le 30 août 1626 et Mathurine née le 31 janvier 1637. Un fils Louis est demeuré en France et nous avons peu de renseignements à son sujet.

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En 1641, Nicolas signe un engagement avec Jérôme Le Royer de la Dauversière pour la “Société de Notre-Dame de Montréal” à titre de maître-menuisier et le 9 mai 1641, il s’embarque avec sa famille, pour la Nouvelle-France. Il n’était pas prévu que des femmes se joignent au projet de la fondation de Montréal. Malgré ce fait, Françoise Gadois, ses filles Françoise Godé et Mathurine Godé, se sont présentées à l’embarquement à Dieppe en 1641.

Leur navire quitta Dieppe quelques semaines avant celui de Paul de Chomedey de Maisonneuve et celui de Jeanne Mance, tous deux partis de La Rochelle. Il comptait, outre l’équipage, 13 passagers, soit dix hommes et trois femmes et leurs enfants qui n’étaient pas comptés à ce temps lorsqu’ils accompagnaient leurs parents. Ils arrivent à Québec en août, mais doivent attendre les bateaux de Maisonneuve et de Jeanne Mance pour poursuivre leur route vers Ville-Marie (Montréal). Ils en profitent pour renouveler des liens avec le frère de Françoise, Pierre Gadois et son épouse Louise Mauger, qui avaient immigré quelques années auparavant.

Le bateau de Jeanne Mance arrive à Québec le 8 août 1641, alors que celui de Maisonneuve n’arrive que vers le 20 septembre à Tadoussac. La saison était déjà trop avancée pour permettre aux voyageurs de se rendre à Montréal.

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Le 8 mai 1642, Paul Chomedey de Maisonneuve ordonne que le groupe se rende à Montréal. Le 17 mai, après 9 jours de navigation à contre-courant, les pionniers arrivent à destination. Une cérémonie pour la fondation officielle de Ville-Marie est organisée. À la cérémonie, il y avait une cinquantaine de personnes présentes y compris les six membres de la famille Godé-Gadois et aussi le neveu de Françoise, Pierre Gadois âgé de 11 ans qui avait accompagné la famille à Ville-Marie. Donc, la famille Gadois-Godé est la première famille de colons établie à Ville-Marie (Montréal)

L’endroit défriché une trentaine d’années auparavant par Samuel de Champlain se trouve à la Pointe-à-Callière. Afin d’assurer la sécurité des colons, Maisonneuve fit rapidement ériger une palissade de pieux autour du petit campement, puis des habitations.

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Images: Wikipédia

Le 18 novembre 1647, Françoise Gadois épouse Jean Desroches. Le 11 janvier 1649, François épouse Françoise Bugon. Le 12 novembre 1658, Nicolas épouse Marguerite Picard. Le 25 septembre 1651 Mathurine épouse Jean de Saint-Père.

Une biographie existe au sujet de Jean de Saint-Père, dans le Dictionnaire biographique du Canada, “Jean de Saint-Père” www.biographi.ca/fr/bio/saint_…

Le 2 janvier 1649 , Maisonneuve octroie à Nicolas, devant le notaire Jean de Saint-Père (son futur gendre), une terre au nord de l’actuelle rue Saint-Paul, près de la présente rue Saint-François-Xavier dans le Vieux-Montréal. Nicolas Godé s’empresse de dégager le terrain et d’y construire une habitation avec l’aide de son beau-frère, Pierre Gadois, Louis Prud’homme et son futur gendre, Jean de Saint-Père.

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Source: Archiv-Histo

Françoise et ses filles étaient sans doute des femmes courageuses. Elle se sont établies à Ville-Marie lorsqu’il n’y avait aucune habitation. Le territoire n’était pas défriché et elles accompagnaient les hommes de la famille dans le but de s’établir et de fonder des foyers.

Le 25 octobre 1657, alors qu’il travaille à la réfection du toit de sa maison avec son gendre, Jean de Saint-Père et un domestique du nom de Jacques Noël, Nicolas Godé reçoit la visite d’une demi-douzaine  d’Onneiouts (Haudenosaunee). Les relations avec les Onneiouts sont tendues depuis 1609, lorsque Champlain s’est allié aux Hurons. Godé les invite à manger. Est-ce que Nicolas, Jean et Jacques connaissaient les invités? Après le repas, Godé et les deux hommes reprennent les travaux sur le toit. Dans un geste que les écrivains du temps ont qualifié de perfide, les Agniers attaquent les trois hommes et ils tuent les trois Français.

François Dollier de Casson (1636-1701), sulpicien et premier historien montréalais, relate en détail l’horrible drame:

Cet “…homme d’une piété aussi solide, d’un esprit aussi vif et tout ensemble […] d’un jugement aussi excellent qu’on ait vu ici” connu une fin tragique, le 25 octobre 1657. Alors que la paix régnait depuis peu entre les Français et les Iroquois, un groupe d’Onneiouts ; se présenta chez Nicolas Godé, lequel était occupé avec son gendre, Jean de Saint-Père et leur serviteur, Jacques Noël, à bâtir une maison. Les Français reçurent fort civilement les visiteurs, leur donnant même à manger. Venus sous le couvert de la paix et de l’amitié, mais nourrissant de perfides desseins, les Iroquois attendirent que leurs hôtes, remontés sur le toit, fussent à portée de leurs arquebuses pour les faire “tomber comme des moineaux”. Achevant leur oeuvre, les Onneiouts scalpèrent Godé et Noël, mais coupèrent la tête de Saint-Père qu’ils emportèrent “pour avoir sa belle chevelure”.

Nous ne savons pas si Françoise Gadois était à la maison mais, si elle y était, elle échappa au massacre.

Selon Marguerite Bourgeois, les assassins avaient pris la fuite. Certains de leurs compagnons furent arrêtés et emmenés au fort. Lorsque Françoise Gadois et Mathurine Godé apprirent ceci, par un sentiment de charité chrétienne, elles demandèrent à Maisonneuve de ne pas faire de mal aux prisonniers.

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Certificat de décès des trois hommes assassinés.

À cet épisode se rattache un dénouement bizarre, rapporté par Dollier de Casson, Marguerite Bourgeoys et Vachon de Belmont. Pendant que les Iroquois s’enfuyaient avec leur trophée macabre, la tête de Saint-Père se mit à parler “dans un fort bon Iroquois, bien que, de son vivant, Saint-Père eût toujours ignoré cette langue”, leur reprochant leur perfidie : “Tu nous tues, tu nous fais mille cruautés, tu veux anéantir les François, tu n’en viendras pas à bout, ils seront un jour vos maîtres et vous leur obéirez […]” Les Onneiouts  eurent beau éloigner la tête, la voiler ou l’enfouir, la voix vengeresse continuait de se faire entendre. S’étant enfin débarrassés du crâne, mais ayant conservé la chevelure, les Iroquois n’en entendaient pas moins, du côté où ils gardaient le scalp, la voix de Saint-Père. De son côté Marguerite Bourgeois écrit que la tête rapportait: “que les Iroquois envoyaient les Français au paradis”.

Cette histoire, nous informe Dollier de Casson, fut racontée par les Onneiouts eux-mêmes à des personnes dignes de foi. Marguerite Bourgeoys confirme la vérité de ce fait en citant Monsieur René Cuillerier, qui avait été prisonnier des Iroquois.

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Cette histoire bien qu’elle soit intéressante manque de beaucoup de crédibilité. Bien que Marguerite Bourgeois porte aujourd’hui le titre de Sainte, elle a fait l’erreur de ne pas vérifier l’authenticité ou la vérité de ses sources! René Cuillerier est arrivé en Nouvelle-France le 7 septembre 1659 presque deux ans après la mort des trois hommes, ce qui fait qu’il n’était pas un témoin.

Le 16 octobre 1681, Françoise Gadois est appellée à témoigner dans une cause impliquant Dominique de la Mothe. Il se plaint des injures proférées contre sa femme par Françoise Besnard épouse de Guillaume Bouchard.

Françoise Gadois est décédée le 24 décembre 1689, à Pointe aux Trembles. Nous ne connaissons pas la date précise du décès de son fils François. Nicolas fils, est décédé le 13 avril 1697 à Montréal; Françoise Godé, le 9 mars 1715 à Pointe-Aux-Trembles et Mathurine le 12 novembre 1672 à Montréal.

La Grande Paix de Montréal, qui mettra fin à une grande période de conflits, sera signée en 1701.

Il existe deux monuments qui honorent la mémoire de Nicolas Godé et de Françoise Gadois. Il s’agit du Monument aux Pionniers dans le Vieux Montréal et du monument de Jérôme-Royer-de-la-Dauversière (les noms de Nicolas et Françoise sont inscrits). De plus, Nicolas est honoré par la rue nommée Saint-Nicolas. Il est peut-être temps de nommer une rue Françoise Gadois!

Descendance de Nicolas Godé :

Nicolas Godé (1583 – 1657) et Françoise Gadois; leur fille Françoise Godé (1626-1715); son fils Nicolas Desrochers (1652-1737); sa fille Élisabeth Desrochers (1691-1781); son fils Pierre Marsan (Lapierre) (1712-1782); sa fille Marie des Anges Marsan (1763-1840);  son fils Joseph Venne (1791-..); sa fille Éloise Venne (1819-1872); son fils Israël Lepage 91846-19250; sa fille Célina Lepage (1866-1951); sa fille Maria Fortin (1903-1999); sa fille Huguette Marion (1933-1995); son fils Robert Bérubé.

La semaine prochaine: 1699: Elle a donné sa vie… Marie Madeleine Mathon (Matou) dit Labrie

1643 : Montréal’s First Family and the Dead Man’s Head!

When historians write the history of New France, they pay great attention to the contributions of political and religious leaders of the time. We hear a lot about Champlain, Maisonneuve, Marie de l’Incarnation and Marguerite Bourgeois. They did contribute a lot to the creation of our country, however, if the country had depended only on them, there would have not have been a survival of the people. These historical figures did not have children that have contributed to the increase of the population. We often forget the importance of having little ones, of ensuring their well-being and survival, and also recognizing the efforts of those who dedicated themselves to build homes, shelters, and dwellings.

If our country exists today it is rather thanks to the fathers and mothers who gave birth, raised children, built houses, villages and cities. Unfortunately, when we take the time to have children and ensure their survival, we do not have the time to write biographies, diaries or journals. This is the primordial reason why we speak a lot about religious people rather than parents. The religious had time to write letters and correspondence, while mothers with 10 or more children devoted themselves to the survival and well-being of their children.

Today, I introduce you to the members of a family who should be recognized on the same level as Maisonneuve and Bourgeois and this is the family of  Françoise Gadois and Nicolas Godé

Nicolas Godé (1590-1657) was born around 1590, in Saint-Martin d’Igé, Perche. Around 1620, in Saint-Martin d’Igé, he married Françoise Gadois (1595-1689) from the same region. Françoise was born about 1595. We do not know the names of the parents of Nicolas and Françoise. However, we know that Françoise had a brother named Pierre Gadois married to Louise Mauger who also came to New France.

Françoise Gadois and Nicolas Godé are the parents of five children all baptized in Saint-Martin-d’Igé: François born on March 6 1621; Nicolas, born on January 26, 1629, Françoise born on August 30, 1626 and Mathurine born on January 31, 1637. Louis remained in France.

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In 1641, Nicolas signed a contract (engagement) with Jérôme Le Royer de la Dauversière for the “Society of Notre-Dame de Montréal” as a master carpenter and on May 9, 1641, he embarked with his family for New France. It was not anticipated that women would be allowed to join the group of first settlers to Montréal. Despite this fact, Françoise Gadois, her daughters Françoise Godé and Mathurine Godé, presented themselves at the embarkation in Dieppe in 1641.

Their ship left Dieppe a few weeks before Paul de Chomedey de Maisonneuve’s and Jeanne Mance’s ships, both from La Rochelle. In addition to the crew, there were 13 passengers, ten men and three women and their children who were not counted, at that time, when they accompanied their parents. They arrived in Québec City in August, but had to wait for Maisonneuve and Jeanne Mance in order to continue on their way to Ville-Marie (Montréal). They took this opportunity to renew their ties with Françoise’s brother, Pierre Gadois and his wife Louise Mauger, who had immigrated a few years earlier.

Jeanne Mance’s boat arrived in Québec City on August 8,1641, while Maisonneuve’s ship did not arrive until September 20th in Tadoussac. It was to late in the season to travel to Montréal.

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On May 8, 1642, Paul Chomedey de Maisonneuve ordered the group to go to Montréal. On May 17, after nine days of sailing against the current, the pioneers arrived at their destination. A ceremony for the official foundation of Ville-Marie was organized. There were about fifty people present at the ceremony, including six members of the Gode-Gadois family and also Françoise’s nephew, Pierre Gadois, aged 11, who had accompanied the family to Ville-Marie. Thus, the Gadois-Godé family is the first settler family established in Ville-Marie (Montréal).

The place cleared of trees, thirty years before, by Samuel de Champlain is located at La-Pointe-à-Callière. In order to ensure the safety of the settlers, Maisonneuve and his men quickly erected a palisade of stakes around the small encampment and then around the dwellings.

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On November 18 1647, Françoise Gadois married Jean Desroches. On January 11 1649, François married Françoise Bugon. On November 12 1658, Nicolas married Marguerite Picard. On September 25, 1651 Mathurine married Jean de Saint-Père.

Following is an interesting article about Jean de Saint-Père  found in the “Dictionary of Canadian Biography” : http://www.biographi.ca/en/bio/saint_pere_jean_de_1F.html

On January 2, 1649, Maisonneuve granted Nicolas, in front of the notary, Jean de Saint-Père (his future son-in-law), a piece of land north of the present Saint-Paul street near the present Saint-François-Xavier street, in Old Montréal. Nicolas Godé hastened to clear the land and build a dwelling with the help of his brother-in-law, Pierre Gadois,  a neighbour Louis Prud’homme and his future son-in-law, Jean de Saint-Père.

Françoise and her daughters were undoubtedly courageous women. They settled in Ville-Marie when there were no dwellings and the land was not cleared, nor settled. They accompanied and assisted the men of the family in settling the area and creating homes.

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On October 25, 1657, while working on the roof of his house with his son-in-law, Jean de Saint-Père, and a servant named Jacques Noël, Nicolas Godé was visited by a half dozen Onneiouts (Iroquois). Relations with the Onneiouts had been tense since 1609, when Champlain allied himself with the Hurons. Godé invited them to eat. Did Nicolas, Jean and Jacques know the guests? After the meal Godé and the two men resumed work on the roof. In a gesture that the writers of the time described as perfidious, the Mohawks attacked and killed the three Frenchmen.

François Dollier de Casson (1636-1701), Sulpician and first Montréal historian, describes in detail the horrible drama:

This « man of such a solid and gifted piety, with such a lively mind … and a judgment as excellent as has been seen here, » had a tragic end on October 25, 1657. While peace had recently reigned between the French and the Iroquois, a group of Onneiouts; presented themselves at the house of Nicolas Godé, who was occupied with his son-in-law, Jean de Saint-Père, and their servant, Jacques Noel, in building a house. The French received the visitors very civilly, even giving them food. The Iroquois it seemed had come under a shadow of peace and friendship, but with their perfidious designs, waited until their hosts, who had climbed on the roof and who had come within reach of their arquebuses to make them fall like sparrows. Completing their work, the Onneiouts scalped Godé and Noël, and cut off the head of the Saint-Père, which they carried away « to have his beautiful hair. »

We do not know if Francoise Gadois was at home but if she was there, she escaped the massacre.

According to Marguerite Bourgeois, the assassins had fled. Some of their companions were arrested and taken to the fort. When Françoise Gadois and Mathurine Godé learned of this, in a feeling of christian charity, they asked Maisonneuve not to hurt the prisoners.

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This death certificate states that the three men were assassinated and were buried together.

To this episode is attached a strange dénouement, reported by Dollier de Casson, Marguerite Bourgeoys and Vachon de Belmont. While the Oneidas fled with their macabre trophies, the head of Saint-Père, began to speak in very good Iroquoian, although in his lifetime Saint-Père did not know this language. He was reproaching them for their perfidy: “You kill us, you make a thousand of cruelties to us, you want to annihilate the French, but you will never be able to do this to them , they will one day be your masters and you will obey them … “

In vain, the Oneida moved the head away, then put a veil on it and even buried it, but the vengeful voice continued to be heard. Having finally gotten rid of the skull but having preserved the hair, the Iroquois heard nonetheless, on the area where they guarded the scalp, the voice of Saint-Père. Marguerite Bourgeois wrote that the head stated: “that the Iroquois were sending the French directly to paradise.”

Dollier de Casson informs us, that this tale was told by the Iroquois themselves. Marguerite Bourgeoys confirms to the truth of this fact by quoting Mr. René Cuillerier, who had been a prisoner of the Iroquois.

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This interesting story, lacks much credibility. Although Marguerite Bourgeois now bears the title of Saint, she made the mistake of not checking  and verifying the veracity and honesty of her sources! Because, René Cuillerier arrived in New France on September 7, 1659 almost two years after the death of the three men and had not been there to witness the incident.

On October 16, 1681, Françoise Gadois was called to testify in a case involving Dominique de la Mothe. He complained of the abuse of his wife by Françoise Besnard, wife of Guillaume Bouchard.

Françoise Gadois died on December 24, 1689 in Pointe-Aux-Trembles. We do not know the exact date of her son François’ death. Her other son Nicolas died on April 13, 1697 in Montréal and her daughter Françoise, on March 9, 1715 in Pointe-Aux-Trembles. Mathurine died on November 12, 1672 in Montréal.

The Great Peace of Montréal, which put an end to a significant period of conflict was signed in 1701.

There are two monuments that honor the memory of Nicolas Godé and Françoise Gadois. One is the Monument to the Pioneers in Old Montréal and the  second monument is of Jérôme Royer de la Dauversière (the names of Nicolas and Françoise are inscribed). In addition, Nicolas is honored by the street named Saint-Nicolas. Maybe it is time to name a street after Françoise Gadois!

Descendants  of Nicolas Godé :

Nicolas Godé (1583 – 1657) and Françoise Gadois; Françoise Godé (1626-1715); Nicolas Desrochers (1652-1737); Élisabeth Desrochers (1691-1781); Pierre Marsan (Lapierre) (1712-1782); Marie des Anges Marsan (1763-1840);  Joseph Venne (1791-..);  Éloise Venne (1819-1872); Israël Lepage 91846-19250;  Célina Lepage (1866-1951);  Maria Fortin (1903-1999); Huguette Marion (1933-1995);  Robert Bérubé.

Next week: 1699 :  Marie Madeleine Mathon (Matou) dit Labrie : She gave her life…

 

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